L’Encyclopédie/1re édition/HIBLA

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Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand (Tome 8p. 200).

HIBLA, (Géogr. anc.) Il y avoit trois villes de ce nom en Sicile, selon Etienne le géographe, qui les distingue par les surnoms de grande, moindre & petite. Hibla major, ou Hibla la grande, étoit située assez près, & au midi du mont Etna, vers l’endroit où est la Motta di sancta Anastasia. Hibla minor, ou Hibla la moindre, étoit dans les terres de la partie méridionale de la Sicile ; on la nommoit aussi Heræa. Cluvier met cette Hibla à Ragusa ; ses ruines doivent se trouver entre la Vittoria & Chiaramonte. Hibla parva, ou Hibla la petite, étoit une ville maritime de Sicile, sur la côte orientale ; on la nommoit le plus souvent Mégare. De-là vient que le golfe, au midi duquel elle est située, prenoit le nom de Megarensis sinus : ses ruines sont entre les deux ruisseaux nommés Cantaro fiume, & fiume san Cosmano. C’est dans cette derniere Hibla que l’on recueilloit le meilleur miel, selon Servius, sur ce vers de Virgile, eclog. 1. v. 55.

Hiblæis apibus florem depasta salicti.


(D. J.)