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La Chronique de France, 1900/Appendice

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Imprimerie A. Lanier (p. 237-274).

APPENDICE

HACHETTE ET Cie

79, boul. Saint-Germain. PARIS



DERNIERS VOLUMES PARUS :

Pascal, par M. Émile Bontroux, membre de l’Institut. — Bossuet, par M. Alfred Rebelliau. (Collection des Grands Écrivains Français). 2 fr. le vol.

L’Alpinisme au Spilzberg, par Sir Martin Convay. — La frontière Indo-Afghane, par M. Henri Foucher. — Voyage en Patagonie, par le comte Henri de la Vaulx, vol. illustrés, 4 fr. — L’Afrique Australe, par Élisée Reclus. 1 vol. 10 fr. — Aragon et Valence, par Me Jane Dieulafoy. 1 vol. illustré. 7 fr. 50, — Voyage du général Galliéni (cinq mois autour de Madagascar). 1 vol. illustré, 7 fr. 50.— Florence et la Toscane, par M. Müntz, membre de l’Institut. 1 vol. illustré. 15 fr.

Le XIXe siècle, les mœurs, les arts, les idées. 1 vol. illustré, 30 fr. — Au Pays de Don Quichotte, par M. Aug. Jaccaci, 1 vol. illustré, exemplaires numérotés : 250, 150, 100 et 40 fr. — Reynolds par Sir Walter Armstrong, 1 vol. illustré 125 fr.

La Marine et le Progrès, par MM. Maurice Loir et de Caqueroy, 1 vol. 3 fr. 50. — Œuvres de Molière, tomes xii et xiii.— La vie de Pasteur, Îar M. René ValleryRadot, 1 vol. avec portrail, 7 fr. 10.— Histoire de ’rance depuis les origines jusqu’à la Ilévolulion, par M. Ernest La’ visse, el un groupe d’ïiislorieus, parait par fascicules do 1 fr. 50 à raison de deux par mois. — L’Epopée byzantine à la fin du dixième siècle, Hazile 11, le tueur de Bulgares, par M. G. Schlumberger, membre de l’Institut, 1 vol. illustré, 30 fr. — L’Image de la Femme, par M. A. Dayot, inspecteur des Beaux-Arts, 1 vol illustré 30 fr. — Rubens, sa vie, son œuvre el son temps, par M. Emile Micliel, membre de l’Institut, 1 vol. illustré, 40 fr. — Le Drame des Prisons, d’après les .rchives do la Uasiillc, par .W. F. Funck Brentano, 1 vol. 3 fr. 50. — Montaigne, Eludes et fragments par Guillaume G«i :o/, publié par .V. A. Salles, 1 vol. 3 fr. 50. — Le plus beau royaume sous le ciel, par M. Onèsime Reclus, 1 vol. 12 fr. — Histoire ancienne des peuples de l’Oi ient, ()ar M. G Maspero, mcndjre de l’Inslilul, tome III, les Empires. 1 vol. 30 fr. — Etudes sur l’antiquité grecque, jtar M. Henri Weil, membre de rinslitiil, 1 vol. 3 fr. 50. — Leçons d’Hisloire grecque, par M. Bouché- Lee lercq, membre de rinslilut, 1 vol. 3 fr. 50.

Dictionnaires : géographique et administratif de la France, 5 vol. — des Antiquités grecques et romaines — de Géographie universelle, 10 vol. 294 fr. — de Chimie pure el appliquée de Wurlz (2’ supplément).

PUBLICATIONS PÉRIODIQUES :

Le Tour du Monde, Journal des Voyages (28 fr. par au). - Le Journal de la Jeunesse, (22 fr. par an). — Mon Journal (pour les jeunes enfants : 10 fr. par an). — Les Lectures pour tous, mensuel, illustré (’J fr. par an).

CALMANN-LÉVY, Editeur

Rue Auber, 3, PARIS

PRINCIPAUX OUVRAGES PUBLIES DEPUIS LE 1^<^ DECEMBRE 1899 Alexandre Dumas. Los Trois Mousquetaires. ’2 y o. in-8 ill. 50 fr. Pierre de Ségur. La jeunesse du maréchal de Luxembourq. Un vol. in-8 7 fr. 50

Paul Lafond, Garai (17G2-1823). Un vol. in-8 7 fr. 50 Anatole France. Ciio. Un vol. ill. in-16 colombier 6 fr. Prince B. Karageorgevitch. Notes sur l’Inde. Un vol. ill. grand in 18 4 fr.

Meilhac et Halévy (de l’Académie française). Théâtre. Tomes I, II et 111. Chaque vol. in-18..*. 3 fr. 50 Auteur de «( Amitié amoureuse ». Le Doute plus fort que l’Amour, Un vol. in-18 3 fr. 50 Dmitry Mérejkowsky. Lm. mort des Dieux. Un vol. in-18 3 fr. 50 A. Le Braz. Le Gardien du feu. Un vol. in-18 3 fr. 50 Eugène Le Roy. Jacquou le Croquant. Un vol. in-18 3 fr. 50 Guy Ghantepleure. Fiancée d’Avril. Un vol. in-18 3 Ir. 50 L. de Tinseau. Mensonge blanc. Un vol. in-18 3 fr. 50 Jacques Normand. Du Triste au Gai. Un vol. in-18 3 fr. 50 Gyp. Trop de chic. Un vol. in-18 3 fr. 50 H. Sienkiewicz. Sam dogme. Un vol. in-18 3 fr. 50 Heldeu. .4k Tableau. Un vol. iu-18 3 fr. 50 Lucien Perey. Fiiiures du temps passé. Un vol. in-18... 3 fr. 50 Augustin Filon. Sous ’a Tyrannie. Un vol. in-18 3 fr. 50 Hugues Le Roux. Le Fils à papa. Un vol. iu-18 3 fr. 50 Max O’Rell. Femme et artiste. Un vol. in-18 3 fr. 50 M™e Lescot. Le Romaa d’un petit vieux. Un vol. in-18. . 3 fr. 50 Richard O’Monroy. it’sAmici rfe nos (jmi5. Un vol. in-18. 3 Ir. 50 N. Schilder. Histoire anccdotique de Paul 1". Un vol. in-18. 3 fr. 50 H. Sudermann. Les Noces d’Yolanlhc. Un vol. in-18 3 fr. 50 Mathilde Serao. Ou Giovanino ou la Mort ! Un vol. in. 18. 3 fr. 50 La " REVUE DE PARIS " paraît le 1" et le 15 de chaque mois Prix de l’uboDiiement :

in an Six moL" Trois mois

Paris 48 » 24 » 12 »

Seine et Seine-elOise 51 » 25 50 12 75 Déparlements 54 » 27 » 13 50

Etranger (Union postale) 60 » 30 » 15 » Prix de la livraison : 2 fr. 50

PARIS, 85 l’i", Faubourg Saint-llouorc, 85 1»" PLON, NOURRIT ET C^e ÉDITEURS

8, Rue Garancière. — PARIS

Parmi les récentes puliliciilions de la Maison Ploii, il convient de citer les livres suivants (ln-8 à 7 fr. 50 ou 8 fr. le volume) : Le duc de Bourgogne el le duc ’le Beauvillier, lettres inédites par le Marquis de Vonuc. — Le Tome 11 de lUistoirc de la Marine Française, par Cliarles de la Koncière. — Le Tome III de l’Histoire Contemporaine de Samuel Denis.— Le mariage de Louis XV, par //. Gauthier- Villars,

— L’Indépendance Grecque et l’Europe, par Gaston Isambert. — Le Tome 1" du Journal Intime de Cuvillter Fleury. — Les Mémoires du Général d’Andigné. — La Mission secrète de Mirabeau, par //. Welschingcr. — Trois femmes de la liévolulion, par Léopold Licour. — Le Tribunal révolutionnaire, pur Henri Wallon. — L’Odyssée d’un Ambassadeur, par Albert Vandal. — L’Histoire de la Littérature Française, par Emile Faguel. — Les Etudes de Littérature allemande, par Arthur Cliuquet. — Et pour la littérature d’imagination (in-ltià 3 fr. 50) : La Mort de Corintho et les Portraits de Jeunes Filles d’André Lichlenberijer, {’Héritage des Kerlouan il’Ernest Daudet, Zoby il’Henry Gréville, la Solulion de Jean de la liréte. A signaler encore les admirables Lettres du Père Didon.

Ouvrages en cours de [jublirution :

ŒUVRES COMPLÈTES DE PAUL BOURGET

UK l’académie FRAMjAISi :

En douze volumes in-8* vendus séparément Prix de chaque voliune : 8 fr.

PARIS DK 1800 A 1900

La vie Parisiomie à travers le XIX^ siècle d’iprfs Its tslaopei et Its mtooires du leops 3 beaux vol. in-8 de 700 pages environ : l’rix de chaque vol. 15 fr. La Maison Pion publie LA REVUE HEBDOMADAIRE (romans, histoire, voyages et supplément illustré ;, dont fabounneraent est aux conditions suivantes : Trois mois six mois un an

Paris 5 Ir. 25 9 tr. 50 18 fr.

Départements... 5 fr. 75 10 fr. 50 20 fr. Etranger 7 fr. 13 fr. 25 fr.

Enooi gratuit d’un numéro fpécimen

81

LIBRAIRIE CHARLES DELAGRAVE

i5, Rue Soufjîot, RARIS

Fondée en 1839 par MM. Dezobry et Magdeleine, la maison DELAGRAVE n fait fairede grands progrès à la pédagogie française. Entre autres ouvrages importants, elle a édité au cours de cette année : Le Secret de Sainl-Lonis, par Emile Moreau, roman historique très commente, orné de magnifiques eaux-fortes (prix : 40 fr.) ; Lfs filleuls de Napoléon, par le capitaine Danrit, histoire d’une famille de soldats (1807- 1870), également illuslré (prix relié : 10 fr.) ; Trois vieilles Farces françaises illustrées par Ge(froy et Boulet de Mouvel ; le Langage équestre, par M. Pellier, nouvelle édition revue et augmentée (’25 fr.) ; les Impressions musicales el littéraires de C. Bellaigue (3 fr. ôOj ; le Transvaal, par Ed. Poiiicr (3 fr. 50), et parmi les livres d’enseignement, les morceaux choisis de Victor Hugo (Théâtre), par iV. //. Varigaux (3 fr. 50) ; les morceaux choisis du XVI’ au XLÏ’ siècles, par MM. Brunetière el Pellisson, les Lettres choisies du XVII’ siècle, par MM. Ikrriol cl Bouslan, enliu l’Atlas colonial de MM. Mallcterre et Legendre, composé de <’inq volumes consacres à l’Océan Indien et à l’Indo Chine, à la Méditerranée, à l’Océan Pacilique, à l’Afrique, à l’Océan Atlantique. Mais l’événement bibliographique de l’année en ce qui concerne la Maison Delagrave a été l’achèvement et la mise en vente du Dictionnaire général de la Langue française

de MM. llalzfeld et Darmesteler, avec le concours de M. A. Thomas En deux volumes (prix : 30 fr,)

ET DU

Nouveau DiclioDnaire des Sciences el de leurs applicaliors par M. Ed. Perrier, Directeur du Muséum, membre de l’institut, avec le concours de MM. Poiré, A. Joannis et U. Perrier. Ce dernier ouvrage parait en 48 fascicules de 1 franc chaque. Prix d’ensemble : 40 francs.

Les périodiques de la Maison Delagravc sont : La Revue pédagogique (23* année, paraissant le 15 de chaque mois, abonnement d’un an : France, Vl fr., Etranger, 13 fr, 50) ; La Revue de Gèogra^ phie (’Ib’ année, abonnement : Paris, 25 fr,, France et Union postale, 28 fr.) ; L’Ecole nouvelle, revue hebdomadairt ; de l’enseignement primaire avec deux su|)pléments ; La lecture en clause, choix de lectures variées, paraissant tous les samedis, au prix de fr. 10 el convenant particulièrement aux étrangers qui veulent se perfectionner dans la langue française ; Le Courrier des examens primaires, paraissant ileux fois par semaine pendant les périodes d’examens (abonnement : 12 francs par an, ; enlin deux revues enfantines illustrées, le Saint-lSu’olas el VEcolier illuslré paraissant le jeudi de chaque semaine cl coulant, l’un 18 fr,, l’autre 4 fr, pur au.

108, Boulevard Saint-Germain, PARIS

M. Félix Alcan se consacre principalemenl aux publications d’enseignement supérieur dans les branches suivantes : Sciences médicales, pliysitjues el nulurelles, philosophie, histoire. Entre 1889 el 1900 il a publié |)liis de 150 volumes de Médecine portant les signatures des plus illustres professeurs et praticiens de France et de l’éiranger. Sa Bibliothèque scientifique internationale, fondée en 1874, cotiiprend acliicllenient 93 volumes, sa Bibliothèque de philosophie contemporaine et sa Bibliothèque d’histoire contemporaine en comprennent l’une 418 el l’autre 97. Parmi les plus récents ou rages classés sous ces deux rubriipies, il convient de citer : La France au point de vue moral, par A. VouilUe (7 fr. 50 ; ; la Philosophie d’Auyuste Comte, par L. Uvy-Bruhi (7 fr. 50) ; les Eludes dans la Démocratie, par A. Bertrand, professeur à l’Université de Lyon (5 fr ) ; le Problème de la Mémoire, par le D’ Paul Sollier (3 Ir. 75) ; l’Essai sur l’imaqinalion créatrice, par Th. lUbol (5 fr.) ; les Formes littéraires de la Pensée, grecque, par //. Ouvré, professeur à l’Université de Bordeaux ; les ceuvrvs philosophiques de Lirhnitz, par Paul Janet (20 fr.) ; l’Histoire du Parti républicain en France (181^1-1870 ), par le professeur Weill {[0 fr.) ; l’Histoire de la Roumanie contemporaine, par F. Damé (7 fr.) ; Nlisloire de la liberté de conscience en France, par G. tionet Maury (5 fr.), etc. l’Ius deux annuaires, l’année philosophique et l’année sociologique. M Alcan éditi ; encore une Bibliothèque générale des sciences sociales où ont paru nolanmicnt, sous le titre de Morale sociule, les leçons profcsséi-s au collège libre des Sciences sociales à F’aris, une Collection historique des grands écrivains, une Encyclof )édie populaire coui|ireuant 122 volumes, diverses publications aites sous les auspices de la Faculté des Lettres de l’Université de Paris cl de la Commission îles archives di|domatiques, divers ouvrages d’actualité, tels ijue le Drame chinois, uar Marcel Monnier (2 fr. 50) ; Bismarck, par H. Welschinqer (2 fr. 50) ; le Fédéralisme économique, par P. Bonconr (avec préface de M. Waldeck- Rousseau) ; enfin de très nombreux et très importants périodiques, parmi lesquels : La /férue historique (25* année), dirigée par G. Monod. Un au : 33 francs (étranger).

La Revue philosophique (23* année), dirigée par Th, Kibol. Un an : 33 francs.

La Revue de Médecine et la Revue de Chirurgie, dirigées par les professeurs Bouchard et Ollier. Les deux Hevues réunies, un an (étranger) : TjO francs.

Les Annales de l’Ecole libre des sciences politiques (15’ année). Un an : 19 francs.

Le Journal de l’Anulomie (35’ année). Un an : 33 francs. Les Annales d’électrobioloyie, la Revue de l’Ecole d’Anthropologie de Paris, la Revue de Thérapeutique, etc., etc.

5, Rue de Mézières, PARIS

Le Catalogue de la librairie Armand COLIN & C’^, fondée en 1870, est l’un des plus riches el des plus variés de toute la France. On y relève de véritables monuments historiques et littéraires, notamment :

L’Histoire Générale du IV^ Siècle à nos Jours publiée sous la direction de MM. Ernest i.avissc cl A. Uamhaud, membres de l’Institut, en 12 volumes iPrix du volume 12 fr.). L’Histoire de la Langue et de la Littérature Françaises des Origines i i’JOO

publiée sous la direction de M. Petit de Julleville, en 8 volumes (Prix du volume 16 francs)

L’AiInn PAMnvnl ^ Vidal-Lablache, avec ses 342 caries et son Alias uSneidl index de 30,000 noms. L’Histoire des Littératures (Russe, Anjîlaise, Japonaise, Espagnole, Scandinave, etc..) en cours de publication.

La maison (]OLIN a créé en outre une Bibliothèque de Romam Historiques et une Bibliothèque de Romans pour les Jeunes Filles ; elle a édité des Pages choisies des grands écrivains el des auteurs contemporains. — Elle publie les intéressantes séries de critique littéraire de liston Deschamps, La Vie el les Livres, et celles du vicomte d’Avenel, Le Mécanisme de la Vie moderne. — Puis les Discours et Opinions de Jules Ferry ^ les attachantes études de morale familière de C. Wagner, les œuvres du vicomte E.-M. de Vogué, iVEmile Faguet, d’Adolphe Brisson, de Victor Bérard. Parmi ses publications de grand luxe il convieat de citer : L’Evangile de l’Enfance de Catulle Mendès, illustré magniiiipienient par Carlo/ Schwab ; la Méditerranée pittoresque de Pierre de Loubeau et les Scènes et Episodes de l’Histoire nationale, ornées de 60 compositions signées d’artistes aussi illustres que Détaille, Flameng, J.-P. Laurcns, Lumiuais, L. Olivier Merson, etc. Enlin. les pério(li(|ues de la Maison Colin sont : L’importante el déjà célèbre Revue Politique et Parlementaire (30 francs par an), dirigée pav Marcel Fournier el résumant la polilii|iie universelle de cha(|ue mois. — La Revue Générale des Sciences (25 francs par an), si connue tant par les travau.x qu’elle publie que par les voyages scientilinues qu’elle organise. — La Revue de Métaphysique et de Morale (15 francs i)ar au), la Revue d’Histoire Littéraire de la France (25 francs par an), les Antiales de Géographie (25 francs par an), la Revue l’niversitaire (12 francs par an), le Bulletin de l’Office du Travail, édité chaque mois sous les auspices du Ministère du Commerce (3 fr. 50 par au), enlin un journal hebdomadaire pour les Insliluteurs intitulé le Vidume [7 francs |)ar an) et un autre pour les écoliers, également hebdomadaire, le Petit Français illustré (7 francs par on).

LIBRAIRIE LAROUSSE, 17, rue Montparnasse— PARIS Snrcursale : 5S, nie des Ecoles (Sor bonne) GRAND PRIX EXPOSITION UNIVERSELLE 1900 GRAND DICTIONNAIRE LAROUSSE

en dix-sept rolumet^

Le Grand Dictionnaire Larousse est l’eucyclopcdie la plus complète qui existe en France. Cet ouvrage célélire a été établi sur le plan le plus lar^’C qui ait jamais été coni ;u ; il coujprendtous les mots (ic la lanj,’ue fraii(,aisc et cnglohe dans ses cent mille colonnes toutes les connaisances humaines. Il est indispensable aux écrivains, aux journalistes, aux hommes d’études, dans les hibliothéqucs publiques, cercles, etc.

17 gros vol., grand in-4 (2 1.500 pages). Broché 650 fr. Helié 750 fr. NOUVEAU LAROUSSE ILLUSTRÉ

(’/( sept roluines

Le Nouveau Larousse illustré est destiné à donne satisfaction aux |iersonnfs qui ne peuvent acquérir le Grand Dictionnaire Larousse en raison de son prix élevé, et qui désirent posséder en un petit nombre de volumes un dictionnaire encyclopédique sérieux, complet et réellement moderne. Au courant des plus récents progrès de la science et de l’érudition, ce magnifique ouvrage est illustré à profusion de gravures de toute sorte et contient de nombreuses cartes et de œagnili<pies |)lanches en couleurs. H compte déjà à l’heure actuelle plus de cent mille souscripteurs et constitue le plus grand succès de librairie de notre époqae. Les trois premiers volumes sont en vente ; le tome IV paraîtra en février lilQl.

Le prix de la souscriplioa à forfait est actuellement (Janvier 1901) : 190 francs en lascicules ou volumes brochés. — 225 francs en volumes reliés.

REVUE UNIVERSELLE

U plus intérrssatilr el II plus sgbstiolielle des Rtues fna ;altes La Revue Universelle a jiour objet de consigner en un recueil unique toutes les manifestations de ractivilé humaine ù notre époque. Elle est tout à la fois littéraire, artistique, sclcntillque, pollllciue, etc., et réunit de la sorte toutes les revuen en une ieule. Elle est indispensable aux étrangers qui veulent suivre le mouvement Intégral des idées en France. Abonnement, un an : France, 25 francs. Etranger, 30 francs. Le numéro 50 centimes

Ouvrages de Pierre Larousse, Claude Auge, etc., pour l’étude de la langue française. {Demander le catalogue complet). 21.

FIRMIN-DIDOT ET

56, rue Jacob, Paris

La maison Didot, vieille de plus de deux siècles, est encore dirigée par les descendants du fondateur. C’est la sixième généralion qui en a aujourd’hui la gérance. EWo est probablement la seule au monde, ipii ail groupe dans ses ateliers, toutes les branches de la typographie et de l’industrie du livre, depuis la fabrication du papier jusqu’il la reliure. Ses éditions sont restées célèbres par la perfection et la finesse de l’impression et des illustrations. Parmi les derniers ouvrages parus, il convient de citer : L’Empire cohnial de la France, magnifique publication qui comprendra cinq volumes et dont le premier déjà en vente est consacré à Madagascar. (Prix actuel pour les cinq volumes : 90 fr. — chaque volume, 22 fr.).

— Les Aventures vicrfeillcuses de H non de Bordeaux , par Gaston Paris, de l’Académie française (15 fr.), de jolis volumes d’étronnes tels que Les Veillées bretonnes, d’Edmond Iluard (3 Ir. 50), Le Musicien aveugle de Korolenko, traduit du Husse, (5 fr.), etc.... puis la Vie amiricaini, de Paul de Itonsiers (30 fr.), les Monuments de l’Inde, et la Civilisation arabe, du D’ Gustave Le Bdu (1’J5 fr ), i’//i^/oire de la Sculpture grecque, de M. Collignon, membre de rinslitut, en 2 volumes. — Ij Histoire du Cardinal de Ri-chelieu, de G. Hauotaux, de l’Académie française, enfin les romans illustrés de Walter Scott et de Fenimore ("ooper et la splendidc et célèbre collection Paul Lacroix, dite du bibliophile Jacob, consacrée aux Arts, aux Sciences et aux Lettres du Moyen-Age, delà Ucnaissance et des xvii’ et xvin* siècles.

Les principales publications périodiques de la maison Firmin-Didot sont : La Science sociale, Hevue mensuelle, dirigée par M. Edmond Demolins (20 et 25 fr. |>ar an) qui applique la méthode de Le Play, à l’étude des Sociétés humaines et des événements contemporains. — La Chasse illustrée, journal hebdomadaire des Chasseurs et de la vie à la campagne (33* année, abonnement : 30 fr. par an). — La Mode illustrée, journal hebdomadaire comportant 4 éditions jdus ou moins illustrées (abonnements : de 17 à 30 fr. par an, selon l’édition). — La Hini.ioTni’iQUE universelle, revue mensuelle qui entre dans sa 106’ année d’existence et traite tous les sujets de littéialure, de politi(pie, de science, etc. (un an 25 fr.). La maison Firmin-Didot poursuit eu outre la publication des OuTRiERs UES Deux Monmes. rccueil de monographies ouvrières rédigées sous la direction de la Société d’Economie sociale, d’après la méthode de Le Play. (^Prix de chaque monographie ; 2 fr., de cliaipie volume : 15 (r.). Les dernières mono^iraphies publiées sont celles du Manœuvre coolie de Pnom- Penh (Cambodge), du Métayer de la (^orrèze, du Fermier normand de Jersey, du Pécheur de Forl-Mardyck, MASSON et C", Editeurs

Libraires de l’Académie de Médecine, 120, B’ S -Germain, PARIS La Librairie de MASSON & Qie a été fondée en 1804 ; depuis celte époque elle n’a cessii de se consacrer à la publication des livres scicnliriqucs cl l’on |)cul dire que nulle part ne se trouve réunie sur un niinie catalogue une collection [dus considérable d’ii’uvres aiagislrales, dout renscndde coniprend : toute la médecine contemporaine, traitée par les collaborateurs les plus compétents ; les Sciences pures dans leurs différentes branches ; l’Enstiynement à tous ses degrés, depuis rKiiseignemcnl supérieur et l’Ensciguemenl ôccondaire sous toutes ses formes, jusqu’à l’EnseignemeuI primaire, Kulin les l’ublicalions périodiques se sont niullipliées sur son catalogue, en même temps que la science se spécialisait : elles sont aujourd’hui au nombre de quarante, et parmi elles nous citerons « La Nature » arrivée à sa 28"* année et universellement connue. Parmi les principaux ouvrages publiées en l’année 1900 par la librairie MASSON et C’e, on peut cHer : Traité de Médecine, publié par les Professeurs Cliarcol, Bouchard l’I brissuud Ikudième édition comprviimil 10 volumes gr. in-8 avec nombreuses ligures. 150 fr.

Traité de Chirurgie, publié par les Professeurs Duplay et Iteclus. Deudiénic édilion comprenant 8 volumes gr. in-8, avec nombreuses ligures. 150 fr.

Traité de Pathologie générale, publié par le Professeur Bouchard, comprenanl 6 volumes gr. in-8, avec figures dans le texte. 120 fr.

La Pratique Dermatologique, par les D" Besnier, Brocq et Jacijuet, comprenant 4 volumes gr. in-8, avec nombreuses ligures et planches en couleurs, relié toile. 140 fr. Traité de Chirurgie d’urgence, par le D’ Félix Lejars. Deuxième édilion. 1 volume gr. iu-8, avec 617 figures dans le texte, relié toile. 25 fr.

Précis d’Histologie, par le Professeur Malhins-Duml. Deuxième édition. 1 vol. grand in-8, avec 427 ligures dans le texte. 18 fr. Traité d’anatomie humaine, par les D" l’oiner et Charpy. 5 vol. grand iu-8, avec ligures en noir et en couleurs. 150 fr. Leçons sur les maladies du sang, par le Professeur Hayem. 1 vol. gr. in-8, avec planches eu couleurs. 15 fr. Superstition, crime et misère en Chine, par le D’ Maliijnon. 1 vol. in-8, avec ligures. 6 fr.

Traité de Microbiologie, par le Professeur Duclaux. 7 volumes in-8, chacun 15 ir.

Traité de Géologie, par A. de Lapparent. 3 volumes in-8, avec figures. 35 fr.

Les travaux de l’Exposition de 1900, par A. da Cunha. 1 vol. in-8, avec ligures. 4 fr.

La Lozère, Guide du touriste, du naturaliste et de l’archéologue, par MM. Cord et Viré. 1 vol. in-t6, avec nombreuses figures et cartes, relié toile. 4 fr. 50

Etc., etc.

UNsiflirP ^^^^^ ^^^ Sciences et de ses appli- 11 a LUI O. cations aux arts et à l’industrie. Directeur : Henri de Parville.

La ISature est le journal de vulgarisalion scienlilique le mieux informé, le plus lu et le plus répamlu. Elle est illustré de nombreuses et belles gravures. Elle publie tous les samedis un numéro (le 16 pages grand in-8, avec un supplément de 4 pages. Abonnement pour l’Union postale : Un an, 26 fr. ; Si-x mois, 13 fr. Ufîonnranhîo Bulletin de la Société de Géo-UCUyi apiliC. graphie de Paris, public tous les mois par MM. le baron Hulot et Chartes Rabot. La Géographie, parait le 15 de cha(pie mois dans le formai gr. in-8. Chaque numéro, de 80 pages environ, comprend des mémoires originaux, un bulletin donnant le mouvement géographi(pie, un index bibliographique et le compte-rendu des séances de la Société. Il est accompagné de cartes en noir et en couleurs, et de figures dans le texte.

Abonnement pour l’Union postale : Un an, 28 francs. L’An-fhrnnAinnîo Rédacteurs en chef : MM. Houle et MIILMI UpUlUyiC. ft-n/mu. Publie tous les deux mois un nuiiiiMO de t’28 pages contenant des mémoires originaux de MM. d’Acy, Boule, Cartailhac, Collignon, Denikcr, Hamy, l-aloy, Montano. de Nadaillac, Pietle, Salomon Heinach, Uolaud Bonaparte, Topiuard, Verneau, Valkow, etc , cic Chaque numéro contient aussi un mouvement scientifique, une bibliograppie, des nouvelles et correspondances. L’Anthropologie est brillamment illustré de planches hors texte et de figures.

Abonnement annuel pour l’Union postale : 28 francs. Parmi les autres périodi(|ues de la Librairie Masson, il convient de citer : les Annales Aijronomiqw !,. le Hullelin de l’Ai-.drmie de Médecine, les Annalen de l’Inslilul l’uKleitr, le liulletin du Museutn d’Histoire Naturelle, les Bévues de VAvronaulique. de Gynvcolofiie, iVHyqiène et de l’olire Sanitaire. ’ Orthopédie , de la Tuberculose, les bulletins des soric-d’^ .b- hioloqie, de Chivunjir, di- Dernialolot/ie, etc.

68, Bouleoard Saint-Germain. — PARIS

La Librairie NONY et Cie, qui s’est fait une spécialité des publications scientifKiues, fait paraître trois journaux de mathématiques répondant aux divers besoins de renseifçneinent : L’Education inatlii-matiqm ; (3* année), publiée par Ch. BiOcHE, professeur agrégé aux lycée Louis-le-Gnmd, et H. VuiBERT. (Un an, France, 5fr. ; Etranger, (i f r ) ; Le journal de Mdt/ii ;innti</ues élénifnùiire.i (25* année), publié par H VuiitKUT. {Vn an. France, 5 fr. ; Etranger, 6 fr.) ; La Ihnme de Matlii’inatiqucs tipéi-inics (11’ amiée), rédigée par K. HumueiîT et G. Papki.ieh, avec la collaboration de MM CuARauiT, Dkssenon, Lamaihe, Hivikke, anciens élèves de l’Ecole normale supérieure, professeurs agrégés, et H. VuiBERT. (Un an, France, 8 fr. ; Etranger, 9 fr.). Parmi les ouvrages de mathématiques publiés cette amiée, la librairie Nony et Cie a fait paraître : 1" Les Eléments de Mélhodoloiiie mathématiques, par M. Dauzat. (Un vol. in-8 de viu-llOt pages, 1U fr.). Cet important ouvraf,’e comprend des considérations générales sur les matliénialii|iies élémenlaires et leir eusi ;if ;nement ; un résumé raisonné des ihéories ariliHuéli(|ues, algi’bri<iues cl goomélriiiues ; un exposé des méthodes cl des procéiles de ilémonslralion et de résolution des questions élémentaires de mutliémali(|ues ; de nombreuses applications de ces méthodes.

2° Leii Eléments de Mat/iéniatiques supérieures, par H. VoGT, professeur à I Université de Nancy. (Un fort vol. gr. in-8, 12 fr.).

Ouvrage destiné aux ingénieurs, aux physiciens, aux ciiimistes et aux jeunes gens (pii visent à ces carrières. Beaucoup de ces jeunes ^’ens éprouvent une giande dillicullé à suivre les cours de l)liysi(|uc et de chimie npplii[uées. d’électricité, d’électrolechnie, etc., purcequ’ils n’ont |>as poussé leurs études malhémaliques audelà des étéments. Ils nonl cependant jtas le temps de sinvre pendant toute une année un cours de mathématiques spéciales dont les deux tiers des matières leur sont inutiles, ni les cours beaucoup trop complets de calculs dilférenticl et intégral des Universités. L’ouvrage de M. Vogl leur viendra en aide en ne leur fournissant que les connaissances mathématiques nécessaires, mais indispensables, à leurs études du mathématiques ap|iiiquées. A côt(’ de collections classiques très appréciées, la librairie Nony publie YAn/ii«(ire de la jeunesse, par H. VuiBERT. (Vol. in-12 de 11(10 pages, 3 fr.).

Héimprimé chaijue année depuis onze ans et mis constamment à jour, cet ouvrage présente un tableau fidèle de toutes les écoles el de tous les enseignenienls existant en France ; il est indispensable à ceux qui veulent se rendre un compte exact de l’organisation scolaire française à tous ses degrés. La librairie Nony et Cie a suivi de très près, étape par étape, révolution sûre et progressive du mouvement qui orientait les études scolaires vers la techniquo et la pratique : aussi a-t-elle fondé le Bulletin de l’en.feigncinant technique (3* année), publié sous les auspices du Ministère du commerce et de l’industrie. (Un an, 6 fr., Etranger, 7 fr.). En outre des diverses publications scolaires se rattuch ait ù cet ordre d’enseigiiement, elle vient de faire paraître des Etudes sur les Ecoles pratiques de commerce et d’industrie en France, par M. SouBEiRAN. (Vol. in-18, 3 Ir. 50).

Enfin, la librairie Nony ne se borne pas aux publications classiques ou administratives. Elle a fait ]iaraitro, pour le grand public et guidée un peu par ractualité, les Etudes d’Economie coloniale, par M. Hauser, professeur à l’Université de Clermont ; celte série d’Etudes est ouverte par un 1" fascicule consacré aux Colonies allemandes impériales et spontanées (vol. in-8 avec croquis, 2 fr. 50) ; puis, inaugurant une collection de saine vulgarisation scientilique. elle a publié, à l’occasion de l’ouverture de l’Exposition de 1900 on l’Iillectricité apparut comme une fée toute puissante dans notre monde moderne, un ouvrage luxueux, A tracers l’Electricité (un vol. gr. in-4, avec 361 gravures, broctié. 10 fr. ; relié toile, fers spéciaux, 14 fr. ; dos maroquin, coins et tète dorée, 16 fv.), ouvrage si bien accueilli qu’il a été presque immédiatement réimprimé et traduit à l’étranger.

Dans cette colloclion vient enliu de paraître un splendide ouvr.ige sur l’O/- (br., 10 tr. ; relié toile, 14 fr. ; dos man^piin, 16 fr.), par M. Hauser, où ce savant et érudit professeur étudie cette palpitante question de l’or, étornellemont à l’ordre du jour, et dont l’intérêt s’accroît encore, s’il est possible, jjarde sensationnelles découvertes comme celles du KIondike, ou des événements sociaux coiisi(l(’ial)les comme la guerre du Transvaal.

REVUE DES DEUX MONDES

(70* a II liée)

15, rue de l’Université. — PARIS

Dirigée par M. Ferdinand BRUNETIÈRE, de l’Acadèmie-Française l’araissanl le 1" el le 15 de chaque mois

ABONNEMENT POUR L’ÉTflÀNGER :

Un an, 62 fr. — Six mois, 32 l’r. — Trois mois, 17 fr. A roievcr parmi los vingl livraisons parues «nlrc le 1" janvier et le 1" décembre 1900, outre les remurqunblps chroniques politique (le quinzaine écrilcs par M. Francis Charmes, la Kevue littéraire, (le M. René Doumic et les études de littérature étrangère de M. de Wyzewa : trois romans de MM. Edouaid Hud, André Theuriel, Paul el Victor Manjuerille ; de liclles si-ries liislori(|ues de jtf. le due de Broyiie, sur la révolution helge de 1880, ses conséquences inlernalionalcs et rétablissement dr la neulraiilé de la Helgique, de M. Alberl Vandal, sur les causes directes du t8 brumaire, de M. Emile OUivier, sur la translormation libérale du Second Empire, de M. te comte d’Haussonville, sur la duchesse de Uourgogne et l’alliance savoyarde sous Louis IV ; puis la revue des cotes et ports français passée |tar M. Lenthéric, la suite des études du vicomte d’Avenel, sur le mécanisme de la vie moderne et la critique de l’art à l’exposition de ItlOO, par M. de la Sizeranne. On a remarqué en outre : l’article dn L’-colonvl Lyuuley sur le rôle colonial de l’armée, le voyage au Japon de M. Audrc Bellessort, el celui de M’^' Isabelle Massieu à travers le Laos et le Mékong, la consullalion de .V. le D’ Kinjper. député aux lilals généraux de Hollande, sur la crise Sud-Africaine et celle de M. Arthur UesjarJins sur le même sujet envisage au point de vue du droit des gens, l’étude de M. Daslre sur le système nerveux, les articles de M. Uepelley sur les cables télégraphiques en temps de guerre, de M. le vieomle d’Adhimar sur les rajqiorls de l’art el de la science, de M. E. Seilliére sur liniluence française dans la littérature allemaude contemporaine, de M. Charles Le Goffii : sur le moiivenjent pancellique, de M. André Lebon sur la pacilicalion de Madagascar, de M. Etienne Lamy, intitulés « Kn émigration » et « L’Apostolat », de M. Alfred Itambaud sur la guerre de races entre les Hellènes et les Bulgares au X’ siècle, de .V. Awiuslin Filon sur les colonies sociales el les collèges ouvriers eu Angleterre, de M . Amelineau sur les fouilles d’Abydos, de M. Iloussaye sur le baron de Méneval, secrétaire de Napoléon 1", de M. Suarés, « une visite à Pascal », etc. Enlin quatre essais de M. Ferdinand Brunetière consaciés à la Héforme de la Syntaxe, à la Littérature européenne, à Uabelais et à un épisode de la vie de Uousard.

COMPAONIE

PARIS-LYON-MËDITERRANÉE

Siège social : 88, Rue Sainl-Lazare. — PARIS Un réseau deprès delO.OOO kilomètres, plu8de4i0 millions de recettes par an, un actif au 31 décembre 1899 d’environ 5 milliards en chiffres ronds, 65. 450/^20 voyageurs et 26 millions 1/2 de tonnes de marchandises transportés en un an (1899), voilà des chiffres qui donnent une idée de l’importance et de l’activité de la Compagnie P.-L.-M., l’une des premières du monde. Il est moins aisé de se rendre compte d’un coup-d’œil des beautés naturelles, des richesses artistiques qui parsèment son réseau, tant elles y sont multiples et variées. Ce réseau traverse la Bourgogne, l’Auvergne, la Provence, la Savoie, le Dauphiné, relie entre elles les deux plus grandes villes de France ; Paris et Lyon, dessert le premier de nos ports commerciaux, Marseille. — De cette artère principale, se détachent une infinité de lignes secondaires qui pénètrent à droite dans le centre de la France et atteignent à gauche les frontièi3S de Suisse et d’Italie.

Sans quitter cess régions, le touriste peut consacrer plusieurs semaines à admirer les fameuses abbayes de Cluny, de la Chaise-Dieu, d’Haulecombe, de Brou, de la Grande-Chartreuse, des Saintes-Mariés de la Camargue, à visiter les musées et monuments de Nevers, de Dijon, d’Avignon, les Arènes et la Maison carrée de Nimes, le Pont du Gard, l’Amphithéâtre d’Arles, le Théâtre et l’Arc triomphal d’Orange, les Pèlerinages célèbres de Parayle-Monial, de Fourvières et de N.-D. de la Garde, les firodigieux remparts d’Aigues-Mortes... il peut parcourir es montagnes du Forez et de l’Auvergne, le Jura, gravir les cimos du Mont-Blanc, de la Mèje, etc. ; il peut s arrêter au bord des lacs de Genève, du Bourget et d’Annecy, connaître Vichy, Aix-les-Baina, Kvian, Uriage, AUevard, Brides, Vais, Chatelguyon, Salins, Divonne, ces villes d’eau justement réputées ; il peut enfin contempler ce paradis terrestre de la région méditerranéenne qu’on nomme la Cote d’Azur et dont Nice, Cannes, Hyères, Saint-Baphat5l, Menton, Monaco sont les stations aux noms ôvocateurs de visions enchantées. Il aura aperçu ainsi, comme en raccourcis, l’histoire et la géographie de la France dont toutes les époques et tous les aspects y sont merveilleusement synthétisés.

Mois c’est le mérite de la Compagnie P.-L.-M. de no s’être pas borné à faciliter aux touristes l’accès de cette belle portion du sol Français : il ne lui a pas suffi de mettre Lyon à 7 heures de Paris, Aix à 8 heures 1/2, Genève à 10, Marseille à 12, Nice à 15et Monte-Carlo à 16 ; iî ne lui a pas sulfi davantage de construire d’excellentes voitures à couloir, confortables et bien suspendues : elle s’est en quelque sorte annexé par d’inpénieuôes et économiques combinaisons, la Suisse, l’Italie, l’Algérie et la Tunisie. L’une des premières, en efïet, elle a créé des billets circulaires à prix réduits, d’accord avec les Compagnies françaises et étrangères de chemin de fer et de navigation.

Ces billets sont de diverses sortes : d’abord les voyagea à itinéraires fixes avec parcours en France, en Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Sicile, Algérie et Tunisie, puis les billets internai ionauas, d’aller et retour, valables jusqu’à deux mois de temps et permettant ainsi des villégiatures lointaines et peu coûteuses, puis les billets collectifs, offrant aux familles de plus de trois personnes des réductionsallanl jusqu’àSO pour lOOsur lesprix du tarit ordinaire ; enfin, les carnets d coupons fombinablcK à prix réduits, dont l’itinéraire est fixé par les voyageurs et dont la durée de validité, susceptible de prolongations, varie entre 30, 45 et 60 jours, suivant le nombre de kilomètres Earcourus. Une publicité très complète permet d’obtenir l’avance tous les renseignements de nature à aider le touriste dans ses choix. Un Livret-Guide ofïiciel édité par la Compagnie P.-L.-M., avec cartes, tracés et gravures, est envoyé à domicile pour fr. 85 cent, à toute personne qui en fera la demande. Ea même temps des Syndicats d’initiatioe qui fonctionnent à Grenoble, Annecy, Chambéry. Thonon, Lons-le-Saunier et Clermont-Ferrand, fournissent des renseignements sur toutes les excursions dont ces Villes sont les centres et envoient gratuitement des brochures illustrées. 22

COMPAONIE

DU CHEMIN DE FER D’ORLÉANS

Siège social à Paris : i, Place Valhubert Conseil d’Administration : 8, Rue de Londres Le réseau d’Orléans est un des plus étendus de la France. Il présente un développement de 6.864 kilomètres dont l’établissenient a coûté 2.300.000.000 de francs et dont l’exploitation nécessite l’emploi de 33.500 agents. Il dessert une vaste région de l’ouest et du sud-ouest de la France et aboutit à Paris, non plus à la gare d’Austerlitz située trop loin du centre de la ville, mais à la splendide gare du quai d’Orsay, inaugurée récemment et à laquelle est annexé un Hôtel-Terminus pourvu du plus luxueux confort. La ligne a été prolongée à cet effet d’environ 4 kilomètres à travers Paris : les trains sont amenés de la gare d’Austerlitz à celle du quai d’Orsay par une locomotive électrique. C’est la première application qui ait été faite en Europe de ce mode de traction à la conduite des trains lourds.

Le réseau d’Orléans qui aboutit ainsi au cœur de la capitale, relie avec elle et entre eux, des centres commerciaux très importants. Il traverse des régions extrêmement fertiles, les vignobles du Cher et du Bordelais, les prairies du Nivernais, les riches plaines de la Beauce et de la Limagne et cette vallée de la Loire si bien cultivée, Ïu’elle a fait surnommer la Touraine le jardin de la rance : réseau essentiellement agricole et propre à favoriser les progrès de l’agriculture en ouvrant de nouveaux débouchés à ses produits, mais réseau des mieux dotés également au point de vue pittoresque. Les principaux centres d’excursion qu’il dessert sont lei bords de la Loire, la Bretagne et le Plateau Central.

Sur les bords de la Loire s’élèvent des monuments auxquels se rattachent de nombreux souvenirs historiques et qui s’imposent à l’admiration de tous. Ce sont : le château de Blois groupant en un grandiose ensemble des constructions de quatre époques successives, puis celui de Chambord construit par François I", une merveille de la Renaissance enclavée dans la forêt de Boulogne ; le château de Chaumont dont l’origine remonte au x’ siècle et dont l’aspect sst encore rehaussé par sa belle situation sur un coteau dominant la rive gauche du ileuve ; l’ancien ehéiteau royal d’Amboise avec ses énormes tours et son aspect imposant ; enfin celui de Cbenonceaux aussi célèbre par sa bizarre et pittoresque situation que par son exquise architecture Renaissance.

Tout le monde sait l’intérêt que présente la Bretagne avec ses plages innombrables, ses étranges monuments des premiers âges, son antiquité géologique, l’incomparable poésie de ses paysages et de ses légendes. Quant au plateau Central, il recèle le Cantal, cet admirable massif volcanique dont un chef-d’œuvre de l’art hardi des chemins de fer permet aujourd’hui la traversée. La nature a prodigué là ses merveilles. La compagnie d’Orléans prenant en mains l’avenir du Cantal a fait construire au centre même du Massif, à Vic-sur-Cère et au Lioran, deux hôtels appelés à se compléter, l’un comme lieu de séjour et de repos, l’autre comme centre d’excursions et de courses en montagne. Non loin est Rocamadour, un des sites les plus fantastiques de la France, en même temps qu’un pèlerinage célèbre •. le village semble i^crasé sous une énorme masse de roches en surplomb qui porte accrochés à son flanc les antiques sanctuaires, tandis que tout en haut l’ancien château apparaît comme suspendu dans le vide. A 10 kilomètres plus loin, vers l’est, s’ouvre le « Gouffre de Padirac » découvert en 1889 et accessible aux touristes depuis, 1898 : c’est à 103 mètres de profondeur que se trouvent les fameuses grottes et la rivière souterraine qui attirent tant de visiteurs. Ceux-ci en profitent pour explorer plus avant, au sud, les « Gorges du Tarn » qui s’étendent sur une longueur de plus de 50 kilomètres et sont devenues si justement célèbres.

Enfin le réseau d’Orléans dessert une quantité de villes d’eaux très réputées : la Bourboule, dans la belle vallée que dominent les montagnes des Dores ; puis le Mont-Dore, dans une des plus grandioses situations de l’Auvergne ; l’élégante Royat, dans sou frais vallon, Nérisles-Bains, Bourbon-l’Archambault, etc.. Tous ces voyages sont rendus faciles par les billets à prix réduits que la compagnie d’Orléans met à la disposition du public : billets d’excursions, de bains de mer. billets circulaires, billets de famille... La visite d’une des régions les plus attrayantes de la France se trouve ainsi h la portée de toutes les bourses.

COMPAONIE

DES CHEMINS DE FER DE L’EST

Siège Social à Paris : Place de Strasbourg Fondée en 1845 pour la construction et l’exploitation des 662 kilomètres de Paris à Strasbourg, d’Epernay à Reims et de P’rouard à Metz et ô la frontière prussienne, la Compagnie des chemins de fer de l’Est exploite actuellement un réseau de 4.835 kilomètres, déduction faite des lignes d’Alsace-Lorraine, de Suisse, de Belgique et du Luxembourg, dont elle a du abandonner la concession ou la location en 1871, moyennant une indemnité forfaitaire de 325 millions de francs.

Le capital afTecté h l’établissement du réseau de l’Est, y compris les lignes cédées, s’élevait au 1" janvier 1900, â la somme totale de 2.083.753.828 fr., représentés par f)84.000 actions de 500 francs, toutes émises au pair et par 5.227.814 obligutions de divers types, d’une valeur nominale de 2.676.364.7U0 fr.

Disposant d’un personnel de 3(î.O0O agents et d’un matériel roulant qui comprend 1.387 locomotives. 3.695 voitures à voyap :eurs, 1.568 fourgons, trucks et écuries et 32.600 wagons à marchandises, la Compagnie de l’Est dessert par ses 877 gares, stations et haltes, les villes historiques ou curieuses de Reims, Méziôres, Charleville. Givet, Epernay, Châlons, Bar-le-Duc, Toul, Nancy, Troyes, Chaumbnt, Langres, Belfort, Gray, Sedan, Verdun, Epinal. etc., la fertile contrée agricole de la Brie, les vastes plaines et les célèbres vignobles de la Champagne et de la Haute-Bourgogne, les riantes vallées de la Meuse et de la Moselle, les riches bassins miniers de Longwy, de l’Orne et de Briey, les pittorestiuos régions montagneuses et boisées de l’Argonne, des Ardennes et des Vosges, avec les importantes stations thermales ou estivales de Martigny-les-Bains, Vittel, Contrexéville, Plombières, Bourbonne-les-Bains, Gérardmer, Bussang, etc.

Parmi les divers éléments de l’exploitation du réseau de l’Est, le trafic international des voyageurs est un de ceux (jui se développent le plus, grAce au confortable et à la rapidité des trains, û la beauté et ô la variété des itinaires. ainsi qu’à la multiplicité et au bon marché des combinaisons offertes au public pour les billets d’aller et retour, les excursions individuelles ou collectives et les voyages circulaires.

Pendant la belle saison, pour le service des villes d’eaux ou des stations de montagnes et pendant toute l’année pour les autres services internationaux, des trains quotidiens dans chaque sens, formés avec le matériel de luxe de la compagnie des wagons-lits ou avec les excellentes voitures à intercirculation de la Compagnie de l’Est assurent les relations directes des voyageurs : Arec la Suif<se (via Belfort) : de Paris à Baie en 8 heures ; à Berne ou ô Lucense en 11 heures 1/2 ; à Zurich en 11 heures ; à Thusis (Engadine) en 17 heures 3/4 ; de Londres à Bâie (par Calais, Amiens, Laon, Chaumont et Belfort), en i4 heures 1/2.

Avec l’Italie (via Belfort, Bâle, Saint-Gothard) : De Paris ft Milan, en 17 heures 1/2 ; à Florence, en 27 heures 1/4 ; à Rome, en 33 heures 1/2.

Avec le Luxembourg : de Paris à Luxembourg, en 7 heures 1/2.

Acec l’Allemagne : de Paris à Francfort (par .Strasbourg et Carlsruhe), en 11 heures 1/2 ou par Metz, en 13 heures ; à Munich (par l’express d’Orient), en 14 heures 1/4. Avec r Autriche- Honfi rie : de Paris à Vienne (par l’express d’Orient), en ’il heures 3/4 ou par le rapide, en 29 heures 1/2 ; à Budapesth (par l’express d’Orient), eu 27 heures ; ô Carisbad (par Nuremberg), en 21 heures 1/4 ; h Innsbruck, en 20 heures 3/4.

Aeec la Roumanie, la Serbie, la Bulgarie et la Turquie : de Paris à Constantinople (par l’express d’Orient), en 60 heures 3/4.

La recette totale du réseau de l’Est s’est élevée, en 1899. à 179.130.000 francs dont 56.757.000 francs provenant des voyageurs, 102.328.700 francs des marchandises de petite vitesse et 20. 044.300 francs des bagages, messageries, etc.. La dépense de l’exploitation (non compris les charges de capital) a été de 96.305.800 francs. Les résultats de l’exercice ont permis de distribuer un dividende de 35 francs 50 par action et de rembourser à l’Etat un excédent de produit net de 4.351.000 francs. 22.

COMPAONIE

DU CHEMIN DE FER DU NORD

La Gare de Paris Nord, située au centre des affaires est le point de départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Italie, la Côte d’Azur, les Indes, l’Egypte, etc..

Avec l’Angleterre, de Paris à Londres, par Calais ou Boulogne, voies les plus rapides, les relations sont assurées journellement par 4 services rapides dans chaque sens. Deux d’entre eux assurent les services postaux officiels. Ces trains circulent comme suit : PARIS-NORD A LONDRES :

  • 1.2. cl. *i.2. cl. *1.2. cl. 1.2.3. cl.

Via Calais Via Boulogne Vlâ Calais Via Calais Paris-Nord. dép. 9 30 m. 10 30 m. It 50 m. 9 » s. Londres.... arr. 4 50 s. 5 50 s. 7 30 s. 5 30 m. LONDRES A PARIS-NORD :

  • 1.2.cl. *1.2. cl. *1.2. cl. 1.2.3. cl.

Vlâ Calais Via Boulogne Via Calais Via Calais Londres dép. 9 » m. 10 » m. Il » m. 9 » s. Paris-Nord. arr. 4 45 s. 5 f’O s. 7 » s. 5 50 m.

  • Trains composés avec les nouvelles voitures à couloir

sur bogies, de la Compagnie du NorJ, comportant watercloset et lavabos.

Avec l’Allemagne, entre Paris, Cologne. O^blence et Francfort-su r-le-Mein, les services rapides (l.et’2. classes) sont assurés comme suit :

as (Paris-Nord dép. 1 h. 50 s. 9 h. 2.t s. t»J ) Cologne arr. 11 h. ’JO s. 7 h. 51 m, j ) Coblence arr. 2 h. 52 m. 10 h. 5’2 m. "< ( Francfort-s.-Mein. arr. 6 h. .^’2 m. midi 17 « ( Francfort-s.-Mein. dép, 8 h. 25 m. 5 h. 48 s. § 5 Coblence dép. 11 h. 16 m. 8 h. 39 s. h i Cologne dép. 1 li. 45 s. 11 h. 21 s. " ( Pari.s-Nord arr.. 11 h. 17 s. 8 h. ’20 m. En utilisant le Nord-Express, 1. et 2. classes, entre Paris et Liège et le train do luxe Ostende- Vienne, entre Liège et Francfort-sur-Mein, le trajet Paris-Nord à Coblence s’effectue en 10 heures, et celui de Paris-Nord h Francfort-sur-Mein en 12 heures, par les itinéraires ci-dessous :

[Nord-Express 1. 2. classe»)

l Paris-Nord départ.. 1 h. 50 soir. ^ [ ( arrivée . 7 h. 06 soir.

y I Liège < [Ostende- Vienne, train de luxe) j < ( départ.. 8 h. 08 soir.

^ / Cologne arrivée, il h. 51 soir.

    • • f Coblence arrivée. 1 h. 22 matin.
Francfort-s.-Mein . arrivée. 3 h. 33 matin. 

{Vienne-Osltnde, train de luxe)

IF’rancfort-s.-Mein . départ., minuit 36. Coblence départ.. 2 h. 49 matin.

Cologne départ.. 4 h. 16 matin.

^ / ( arrivée . 5 h. 59 matin.

g / Liège I (1. 2. chssen)

pj [ ( départ.. 6 h. 30 matin.

Paris-Nord arrivée, midi 50. 

Les relations entre Paris, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne, la Russie, le Danemarck, la Suède et la Norwège sont assurées chaque semaine par : 5 Express sur Hruxellen (trajet en 4 h. 30) — 3 sur La Haye (trajet en 9 h.) — 3 sur Amsterdam (trajet en 10 h.) — 4 sur Francfort-sur-Mein (en 12 h.) — 5 sur Cologne (en 8 h.)

— 4 sur Berlin (en 18 h.) par le Nord-E.xpress en 17 h. — 2 sur Saint-Pétersbourg (en 51 h.) par le Nord- Express bi-hebdoraadaire en 46 h. — 1 sur Moscou (en 62 h.). — 2 sur Copenhague (en 28 h.). — 2 sur Stockholm (ea Hh.)

— 2 sur Christiana (en 53 h.).

LES TRAINS DE LUXE suivants circulent sur le réseau du Nord : Nord-Express tous les jours et toute l’année entre Paris-Nord et Herlin avec continuation, 2 fois par semaine, sur Saint-Pétersbourg et 1 fois sur Varsovie. — Calais-Pétersbourg. toute l’année, 2 fois par semaine de Londres et Calais pour Berlin et St-Pétersbourg.— Péninsulaire-Express, toute l’année, 1 fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie, Bologne et Brindisi. — Calais-Méditerranée-Ezpress, en hicer, 4 fois par semaine de Londres et Calais pour Nice, Vintimille et San-Reiuo. — Méditerranée-Express, en hicer, 3 fois par semaine entre Paris-Nord, Nice, Vintimille et San-Remo.

— Rapide-Quotidien, en hicer, entre Paris-Nord, Nice, Vintimille vcoiuposé de voiture de l" cl., lits-salons et Sleepintr-cars). — Galais-Engadine-Express, en été, 4 fois par semaine en juillet et tuus les jours du 1" août au milieu de septembre, de Londres et Calais pour Lucerne et Coire.

COMPAONIE

DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST

Adminislration : 20, Rue de Fiome. — PARIS Parmi les Compagnies Françaises de chemins de fer, la Compagnie de l’Ouest esl une des plus anciennes ; en effet, la première de ses lignes, celle de Paris à St-Germain était livrée à l’exploitation dès le ’26 août 1837 ; la Compagnie de l’Ouest compte donc aotuellement 63 années d’existence et le développement de ses lignes atteint aujourd’hui 5590 kilomètres.

Le capital aiïecté à l’établissement du réseau de l’Ouest s’élevait, au 1" janvier 1900, à la somme de 1.927. 952. 8S3 francs leprésentés par 300.000 actions d’une valeur nominale de 500 fr. et par 5.246.116 obligations de divers types.

Pour assurer le transport des 96.229.530 voyageurs, des 181.930 tonnes de bagages, des 10. 068.740 colis-postaux, des 2.271.596 animaux divers et des 12.004.418 tonnes de marchandises de petite vitesse qui ont circulé sur les 5590 kilomètres qu’elle exploitait en 1899, la Compagnie de l’Ouest a dû utiliser, d’une part, un personnel de 27.264 agents auxquels sont venus s’ajouter 9.368 supplémentaires à la journée et 3.954 femmes (garde-barrières, receveuses, etc.), soit un total de 40.586 personnes et d’autre part un matériel roulant comprenant 1.524 machines locomotives, 4.r)36 voitures à voyageurs et 27.260 fourgons, trucks, écuries et wagons à marchandises.

Les recettes du réseau de l’Ouest se sont élevées en 1899 à 182.050.837 francs dont 77.511.000 francs provenant des voyageurs, 79.666.571 des marchandises de petite vitesse et 24.873.266 des bagages, messageries, etc. Le réseau de l’Ouest, par ses grandes artères de Paris au Havre, de Paria à Cherbourg, de Paris à Granville et de Paris ô Brest avec embranchement sur Angers et Saint-Nazaire, dessert les vieilles provinces de la Normandie et de la Bretagne ; il met aussi Paris en relations avec les ports de Dieppe, Le Havre. Cherbourg, Granville, Saint-Mnlo, Morlaix, Brest et Salnt-Nazaire. Le réseau de l’Ouest est, par exoellence^ le réseau des bains de mer. De Dieppe à Brest, en effet, la côte n’est qu’une suite ininterrompue de stations balnéaires, depuis les plages mondaines de Dieppe, Trouville, Cabourg, Saint-Malo et Dinard, jusqu’aux « petits trous pas ciiers » si pittoresques de la Bretagne. On peut même dire que grâce aux facilités chaque jour plus grandes qu’elle donne aux voyageurs par l’amélioration de ses horaires, de la vitesse de ses trains, du confortable de ses voitures et surtout par les réductions de prix qu’elle consent, la Compagnie de l’Ouest a mis la Bretagne h la portée de la population parisienne qui peut y aller chercher le bon air marin et la santé à des prix abordables pour toutes les bourses.

Au point de vue du trafic international, la Compagnie de l’Ouest a créé un service direct entre F’aris et Londres par Dieppe et Newhaven, au moyen d’une Hotte rapide et confortable. Deux fols pur jour, le matin à 10 heures et le soir à 9 heures, 2 trains rapides parlent de Paris et de Londres et, après un trajet pittoresque ô travers la Normandie, amènent les voyageurs à Paris ou à Londres en 9 heures ; 176.000 voyageurs ont traversé par cette voie en 1890. Enfin la Compagnie de l’Ouest dessert une partie du fratic avec l’Amérique par les ports du Havre et de Saint-Nazaire. De Paris des trains directs amènent les voyageurs à destination de New-York au pied même de l’échelle des paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique et les y prennent pour Paris, à leur arrivée de New-York.

Une des caractéristiques du réseau de l’Ouest, c’est le transport des voyageurs. Le mouvement total sur ses lignes s’est élevé comme il a été dit ci-dessus, en 189^, à 96.229.530 voyageurs, dont 62.125.254 sur la banlieue. Pendant l’Exposition Universelle, ces chiffres se sont encore accrus et l’Ouest a eu à faire face à un transport de foules comme il ne s’en était pas encore produit. Ainsi, sur la seule gare du Champ-de-Mars qui desservait l’Exposition, le mouvement des voyageurs a été, pendant la durée de l’Exposition seulement, de 10.256.000, et il s’est élevé dans une seule journée juscju’à 172.883, le tout sans préjudice du service ordinaire de la banlieue, déjà très important. Le réseau de l’Ouest est le seul, en France, qui ait ù assurer — et il le fait avec le plus grand succès — un aussi formidable mouvement de voyageurs.

COMPAONIE

DES CHEMINS DE FER DU MIDI

Le réseau du Midi dessert la région adossée à la chaîne des Pyrénées qui s’étend entre l’Océan et la Méditerranée, de la vallée de la Garonne et des Cévennes à la frontière d’Espagne. Cette région est particulièrement intéressante, tant au point de vue de ses nombreuses stations hivernales et balnéaires, qu’en raison de ses excursions multiples à faire dans les Pyrénées et les Cévennes.

Après s’être arrêté à Bordeaux, l’une des premières villes de France par son étendue, sa population, le mouvement de son port, la variété et la richesse de ses monuments, le touriste traverse sur le littoral du Golfe de Gascogne, trois stations balnéaires importantes : Arcachon, admirableTient située sur les bords du bassin du même nom, au milieu de magnifiques forêts de pins ; Biarrits, connue et aimée de l’Europe entière pour sa beauté et sa gaieté ; Saint-Jnan-de-Lus eniia, célèbre par ses plages de sable fin et l’exceptionnelle douceur de son climat.

Arcachon, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz sont fré quentées l’hiver comme l’été. Parmi les autres stations hivernales desservies par le réseau du Midi, Pau, Dax, Cambo et Amélie-les-Bsins sont les plus connues. Quant aux villes d’eaux, il convient de citer Bagnères-de-Luchon, Bagnères-de-BIgorre, Cauterets, Barèges, les Eaux-Bonnes, Salie-de-Béarn, Auluss, Axles-Thermes, Alet, Lamalou, Vernet-les-Bains, etc. ; ce sont autant de centres d’où l’on peut faire de magnifiques excursions dans les montagnes environnantes. Lourdes mérite une mention spéciale à cause de sa grotte miraculeuse, de ses sanctuaire» connus de toute la chrétienté, et Carcassonne à cause de ses remparts, un des plus beau. spécimens de construction militaire du Moyen-Age. Enfin les touristes visitent, de plus en plus nombreux, la pittoresque région des Gorges du Tarn.

De grandes facilités sont ofïertes au public par la Compagnie du Midi qui s’est entendue à ce sujet avec les autres réseaux. Elle a créé des billets circulaire» à itinéraires fixes ou facultatifs, des billets d’aller et retour Individuels ou de famille, à prix réduits et à longs délais, etc. De plus, la Compagnie envoi franco à toute personne qui en fait la demande à son .Service Commercial, 54, boulevard Haussraann, à Paris, un livret de 250 pages contenant tous les renseignements utiles pour guider le choix des touristes dans les excursions è faire.

AUTRES COMPAGNIES

En outre des grandes Compagnies il convient de citer encore parmi les chemins de fer Français : LES CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT

dont le réseau a été constitué en 1878, par le rachat des lignes de la Vendée, de Bressuire à Poitiers, de Saint-Nazaire au Croisic, d’Orléans à Châlons, de Glermont à Tulle, d’Orléans 6 Rouen, de Poitiers ô Saumur, etc., qui appartenaient à diverses compagnies. Le directeur relève immédiatement du Ministère des Travaux Publics. Les excédents de recettes sont versés au Trésor, qui a encaissé de ce chef, en 1898, la somme de 13,838,832 francs Le siège administratif est h Paris, 42, rue de Chateaudun. LES CHEMINS DE FER DU SUD DE LA FRANCE dont les lignes de Saint- Raphaël à Hyères, de Nice à Draguignan et à Puget-Théniers, ont rendu accessibles aux touristes des régions admirables et qui jusqu’alors demeuraient en dehors des tracés d’excursions. Nul ne doit passer sur la côte d’azur sans visiter les sites merveilleux que parcourt l’ingénieux réseau du Sud. LE MÉTROPOLITAIN DE PARIS

si longtemps attendu et qui, dès son apparition, a conquis le succès. Avec sa traction rapide, son matériel élégant, ses gares souterraines si spacieuses et son resplendissant éclairage, le Métropolitain incarne, ô tous ègai’ds, le triomphe de l’électricité.

Les CHEMINS DE FER DE CEINTURE DE PARIS qui entourent la capitale d’un double cercle, l’un à l’intérieur de son enceinte fortiOée, l’autre, à quelque distance de ses murailles, et qui, réunis sous une administration unique, permettent la communication des réseaux des grandes compagnies entre eux.

Puis viennent les Chemins de fer Régionaux des Bouches-du-Rhône, le Chemin de fer de Caen à la Mer, la Société des Chemins de Fer départementaux et celle des C/iemins de fei économiques, les Chemins de fer de L’Hérault, des Landes, du Médoc, de l’Est de Lyon et de Lyon à la Croix-Rousse, la Compagnie française des noies ferrées économiques.

Enlin. le réseau algérien qui comprend les importantes compagnies de Bône-Guelrna, de l’Est Alijérien, Franco-Alyérienne et de l’Ouest Algérien et dans nos autrescolouies les Chemins de fer garantis des Colonies Fran< ;aises ’ et le Chemin de fer de Dakar d Saint-Louis du Sénégal.

Compagnie des Messageries Maritimes Siège social : i, Rue Vignon, i, PARIS Fondée en i85i pour recueillir l’exploitation de lignes postales de la Méditerranée, assurée jusqu’à lors par les bâtiments de l’Etat, la Compagnie de Messageries Maritimes, dont le Siège est à Paris I, rue Vignon, est la plus ancienne des grande entreprises de navigation que possède la Franc( Elle est également une de celles qui se recommar dent le plus à l’attention par l’importance de sa flott et le développement qu’elle a donne à ses services Dès 1854, l’expédition de Grimée avait nécessit d’importantes modifications dans l’organisation d son réseau. Appelée à participer au transport de troupes qui ont pris part à cette expédition, 1 Compagnie avait déjà, à ce moment, fourni le preuves d’une activité qui ne devait plus se ralenti par la suite. Elle a eu, pendant dix-sept ans, de i8S à 1871, en vertu de conventions avec le Gouverni ment, l’ensemble des services de l’Algérie et de 1 Tunisie. En 1860, elle établissait la ligne postal transatlantique du Sud desservant le Portugal, 1 Sénégal, le Brésil et la Plata. Deux années plu tard, en 18O2, furent inaugurées les relations ave rindo-Clune française et les ports de la Chin( complétées, quelques années après, par l’extensio du service français jusqu’au Japon. C’est au concoui de la môme Compagnie que le Gouvernement de 1 République fit appel, en 1882, lorsqu’il eut reconn la nécessité d’ouvrir plus directement au commert national le débouché du Continent australien et d relier la Nouvelle-Calédonie à la Métropole. Le 3o Juin 188G, une nouvelle convention, que deva compléter un acte addi tionnel passé le 5 Novembre 189^ assura le d(Woloppomcnt pratique des réseaux de 1 Compagnie parle remaniement des parcours aifcrenl aux services maritimes postaux de la Médilerranéi de la Mer des Indes, de la Chine et du Japon, de l’An tralie et de la Nouvelle-Calédonie, de la Côte Orienta d’Afrique et l’introduction de stipulations spéciale au service du Brésil et de la Plata.

Par les détails qui précèdent, on a pu se rendre compte gue cinq lignes principales sont desservies par les Messageries Maritimes. A l’exception de celles du Brésil et de la Piata, qui sont rattachées à Bordeaux, toutes ont Marseille pour port d’attache. Sur cet important réseau postal sont venus se greffer, à mesure que les besoins commerciaux en ont révélé la nécessité : une ligne desservant Madagascar, des services facultatifs dans la direction de IViarseille au Havre et à Londres et sur la Côte Est de Mozambique jusqu’à Lourenço-Marquez et Natal ; enfin, au service obligatoire vers l’Extrême-Orient, la Compagnie a ajouté des voyages commerciaux périodiques, au moyen de grands cargo-boats et intercalés entre les départs réglementaires des courriers chargés du service postal. En nous référant au Rapport dont le Conseil d’Administration de la Compagnie a donné communication, au mois de mai de l’année courante, à l’Assemblée Générale des Actionnaires, nous relevons que le mouvement du trafic transporté par les paquebots qui composent sa (lotte a porté, en 1899 sur iÔ*3.8io personnes et sur 684.818 tonnes de marchandises. D’autre part, les voyages accomplis au cours de cette môme période représentent, dans l’ensemble, une navigation qui n’a pas été inférieure à 967. 7G8 lieues marines. Quant à la flotte de la Compagnie, elle ne comprend pas moins de 62 paquebots de différents tonnages et 10 chaloupes à vapeur. Presque tous ces navires ont été mis en chantiers et construits par la Compagnie elle-même dans ses ateliers de La Giotat (Bouches-du-Rhône). Il est presque superflu d’ajouter gue les paquebots de type récent sont de très grands bâtiments (Y Armand-Béhic, entre autres, mesure i48ra5o entre perpendiculaires), munis de machines puissantes et pourvus des appareils les plus perfectionnés et de toutes les commodités qui peuvent assurer le bien-être des voyageurs pendant un long voyage. Ajoutons, en terminant, qne le personnel de la Compagnie, tant à bord qu’à terre, compi’cndplusde 11.000 personnes et que les Messageries Maritimes ont créé et soutiennent tout un ensemble d’institutions dans l’intérêt de leur personnel : Caisse de prévoyance, Caisse de secours, habitations ouvrières, etc.. 23

Chargeurs Réunis

Compagnie Française de Navigation à Vapeur Société Anonyme au capital de 12,500,000 francs. SIÈGE SOCIAL : 11, Boulevard des Italiens, 11 PARIS

Parmi les grandes entreprises françaises, la Compagnie des « Chargeurs Réunis » est assurément une de celles dont le développement a été le plus constant et dont la marche en avant offre l’exemple le plus typique de l’essor progressif que peut prendre une affaire industrielle prudemment et intelligemment administrée. La Compagnie des « Chargeurs Réunis » a été fondée en 1872, par un groupe français, composé en majeure partie de négociants en relations avec l’Amérique du Sud, qui trouvaient insuffisants les moyens de transport mis à leur disposition pour l’expédition de leurs marchandises et prévoyaient la substitution à brève échéance de la vapeur a la voile dans la navigation de commerce. Créée au capital de 8,000,000 de francs la Compagnie des « Chargeurs Réunis » a porté, en 1883, son fonds social à I2, ?)00,000 francs. Elle débute modestement avec une flotte de 8 navires h vapeur, jaugeant ensemble 15,000 tonneaux. Dix ans plus tard, en 1883, nous la retrouvons avec 17 steamers, d’une jauge totale de 34,500 tonneaux. En 1888, le nombre de ses vapeurs s’élève à 23 et sa jauge globale h 52,000 tonneaux. En 1893, les « Chargeurs Réunis » possèdent 30 navires, jaugeant 7(i,000 tonneaux. EnUn leur matériel est aujourd’hui de 31 vapeurs donnant un total de 90,000 tonnes ot ils ont sur chantiers 6 grandscargo-boatsreprôsentant ensemble 32,000 tonneaux, A l’exception de trois navires achetés en Angleterre, pour parer à des besoins urgents, toute la flotte actuelle de cette société a été construite en France. Jusqu’en 1889, la Compagnie applique tous ses efforts au développement exclusif de ses services réguliers sur le Brésil et la Plata ; notons à partir de 1887 l’installation, sur un certain nombre de ses navires, de machines frigorifiques pour le transport des viandes congelées, de la Plata. Elle est, jusqu’à présent, la seule ligne française qui mette, sur ses navires, des chambres froides ô la disposition de cette branche importante de l’industrie Argentine. La Compagnie des « Chargeurs Réunis » compte aujourd’hui six navires pourvus de cales réfrigérantes, pouvant transporter annuellement de Buenos-Ayres en Europe, 10.000 tonnes de viandes congelées. En 1889, elle commence à élargir son champ d’action en devenant concessionnaire, pour une période de 15 années, du service maritime postal entre le Havre, Bordeaux, et nos possessions de la côte Occidentale d’Afrique. En 1894, a la suite de la conquête de Madagascar, son Conseil d’Administration inaugure une nouvelle ligne entre la Franca et la grande île Africaine, avec escale à Lourenço-Marquès.

Enfin, les « Chargeurs Réunis » vont organiser incessemment un service régulier entre le Nord de la France et rindo-Chine Française (|Saïgon et Haïphong). Mentionnons, en terminant, que la Compagnie des « Chargeurs Réunis » a pris une part importante aux transports de troupes et de matériel nécessités par les expéditions du Tonkin, du Dahomey, de Madagascar et tout récemment par notre intervention en Chine. Elle a transporté plusieurs milliers d’hommes, de chevaux et de tonnes de matériel et d’approvisionnements, pour le compte et à l’entière satisfaction du Gouvernement.

TL.J. :BEiTSrEiI3IC37I3NrEi

de

FÉGAMP

Le 29 Juillet 1900, la ville de Fécamp était en fête pour l’inauguration des nouveaux bâtiments de la Bénédictine et du monument élevé à la mémoire de M. Le Grand, le fondateur de cette entreprise désormais illustre. Ce qui faisait l’extrême originalité de cette cérémonie, c’est qu’elle réalisait l’alliance parfaite de l’Art et de l’Industrie. La Bénédictine, en efïet, n’est pas seulement une usine d’une étourdissante prospérité, c’est un musée admirable qui attire chaque année, ô Fécamp, des milliers de visiteurs.

Celui, dont on consacrait ce jour-là la mémoire, A. Le Grand aîné, naquit à Fécamp en 1830. A vingt ans, il se trouvait à la tête d’un commerce de vins et spiritueux et déjà son imagination ardente et son puissant instinct d’initiative le portaient ù chercher le secret de quelque grande entreprise qui put enrichir et glorifier à la fois sa famille et sa ville natale. En 1862, devenu propriétaire d’un livre de recettes médicales d«s moines Bénédictins de cette antique abbaye de Fécamp détruite par la Révolution, il e mit à y chercher la recelte d’un elixir auquel il rêvait de procurer une renommée universelle. Un an plus tard, il avait découvert la « Bénédictine » et en commençait la fabrication. Les débuts furent laborieux ; il engagea toute sa fortune dans l’alïaire, dut lutter contre des contrefaçons, se trouva compromis par la faillite de ses banquiers ; enfin n’écoutant que son patriotisme, il abandonna son industrie en 1870 pour courir au secours de la France ; puis, de nouveau, en 1871, la nouvelle des événements dont Paris était le théâtre, l’arracha à ses travaux ; on sait que ce îut lui qui, à la tôte d’une compagnie de sapeurs-pompiers sauva des flammes Jlumées par la CommuDe, le Falaisde-Justice et la mei veilleuse Salnte-Cbapelle ; cette action d’éclat lui valut la croix de la Légion d’honneur. En 1876 fut fondée la Société anonyme qui prit en mains l’alïaire désormais assurée d’un brillant avenir. M. L : Grand en fut le principal actionnaire et le Directeur général. Depuis lors, la Bénédictine a, pour ainsi difi, conquis le monde ; la vente annuelle qui était de ’213.000 bouteiiles en 1880 a passé dans le dernier e.xftrcice à 1. ’244.000 ; la production a donc sextuplé en moins de 20 ans. Des entrepôts ont été fondés à Passages et à Hambourg où la liqueur est fabriquée et manutentionnée par des ouvriers venus de Fécamp, de façon que la création de ces agences étrangères ne fasse rien perdre à la maind’œuvre française.

En 1892, un violent incendie détruisit les bûtiments de la Bénédictine, M. Le Grand qui vivait encore, accourut du Midi où il se trouvait et sa première parole fut pour dire à son fils qui venait au-devant de lui : « L’hiver est rude ; tu vas annoncer aux ouvriers que.quelle que soit la durée du chômage, ils seront payés intégralement ». Rien ne peint mieux la constante préoccupation de M. Le Grand à l’égard de son personnel. Aussi à la lecture du Palmarès des récompenses accordées aux ouvriers de la Bénédictine, les assistants n’ont pas été surpris, le 29 juillet dernier, d’entendre à chaque instant, la mention de 15, ’20, 30 et jusqu’à 35 années de service, suivre la proclan alion du nom de chaque lauréat. Des institutions sociales et de prévoyance, ingénieuses et variées, fonctionnent autour des usines. Dès 1874, une caisse de secours fut créée et dès 1880, des retraites furent assurées au.x travailleurs âgés, sans aucune retenue sur leurs salaires. Les fils et successeurs de M. Le Grand sont restés fidèles aux traditions généreuses de leur père 6’, la paix sociale règne autour d’eux. Les bâtiments actuels de la Bénédictine occupent une énorme superficie. On y a accès par une merveilleuse cour d’honneur bordée sur trois côtés par des bûtiments d’un style Renaissance très riche et fermée fur le quatrième par des grilles en fer forgé d’un superbe dessin. Au milieu, un escalier monumental conduit au musée qui se compose de nombreuses salles abritant 23.

la magnifique collection d’objets anciens fournis par M. Le Grand et «ans cesse accrue depuis sa mort. La salle gothique avec sa toiture de chêne sculpté, la salle du Dôme, la Salle Renaissance, celle des archives, enfin l’Oratoire avec ses dentelles de pierre retiennent longtemps les regards du visiteur qui s’attarde encore à contempler la salle des Abbés, de 225 mètres carrés et contenant les statues des seize principaux abbés de Fécamp, dont l’un devint le pape Clément VI ; des vitraux et des lustres de toute beauté ornent ces salles. Les façades extérieures, la tour du clocher avec son campanile de cuivre et dans le square, la fontaine en fer forgé captivent ensuite l’attention. La visite de l’usine comprend le vaste laboratoire dont les foudres contiennent cinq cent mille litres de liqueurs, les caves, le magasin des bouteilles, puis les salles de dépotage, de rinçage, le magasin de la publicité, enfin les tireuses automatiques qui permettent de remplir de 5 à 10.000 bouteilles par jour. Les bouteilles pleines sont alors transportées, à l’aide d’un monte-charge électrique, à l’étage supérieur, où les jeunes filles de l’orphelinat de la Bénédictine procèdent au cachetage, au poinçonnage et à l’étiquetage. L’emballage a lieu, de nouveau, au rez-de-chaussée ; le stock permanent prêt à être expédié est de 15 à 20.000 caisses. Les macliines et les ateliers de scierie et de menuiserie pour la confection des caisses sont, bien entendu, une des curiosités de l’établissement. Telle est, résumée en quelques lignes, l’œuvre admirable, industrielle, sociale et artistique, jadis rêvée par le modeste négociant de Fécamp et réalisée par lui et par ses 61s, h force d’intelligence et de savoir, d’expérience et de volonté.

COMPTOIR NATIONAL ci’E2scorxa.p>te DE PARIS Au Capital de 150,000,000 de Francs Siège Social : 14, Rue Bergère, 14, PARIS Fondé par décret du gouvernement provisoire en date du 8 mars 1848, pour venir en aide au commerce parisien cruellement éprouvé par la crise financière qui suivit la Révolution, le Comptoir national d’Escompte de Paris est le premier établissement de crédit qui ait fonctionné en France. Il commença ses opérations avec un capital réalisé en espèces de 1.683 ;. 021 francs sur l’ensemble du capital nominal de garantie de 20 millions dont les deux tiers étaient fournis par l’Etat et la ville de Paris. Il prit un si rapide développement que dès i853, il put augmenter son capital et dégager progressivement l’Etat et la Ville de la garantie accordée. Après une longue ère de {>rospérité survinrent en 1889 des incidents qui orcèrent le Comptoir à entrer en liquidation. Mais, réorganisé aussitôt sur l’initiative de M. Denormandie, sénateur et ancien gouverneur de la Banque de France, le Comptoir entra dans une nouvelle phase de succès. Sa constitution actuelle est celle d’une société anonyme. Une Commission de contrôle, émanant directement de l’Assemblée Générale des actionnaires, exerce une surveillance permanente sur la gestion sociale.

Le capital a subi depuis lors, d’incessantes augmentations. Il était d’abord de ^o millions dont moitié versée, divisé en 80.000 actions de 5oo francs chacune. 60.000 parts de fondateurs représentaient en outre l’apport des anciens actionnaires. Dès les premiers mois les dépôts et le chiffre d’affaires atteignirent des montants si considérables que le capital dût être porté de 40 à 80 millions par la création de 80.000 actions nouvelles qui lurent émises à 53o francs le î23 Novembre 1889. En 1892, nouvelle augmentation par suite d’une entente avec la Banque des Dépôts et Comptes courants, laquelle en s’absor-, bant dans le Comptoir d’Escompte lui apporta avec sa clientèle et son local un capital intact de i5 millions. En 1895, le capital fut porté à cent millions par la création d’actions nouvelles émises à 55o francs. Enfin le a6 avril 1900 une dernière émission à 5^5 francs éleva le capital à i5o millions do francs.

Le Comptoir national d’Escompte possède, en dehors de son siège central de la Rue Bergère à Paris et de sa succux’sale de la Place de l’Opéra, vingt bureaux secondaires dans Pai’is même et 4 dans la banlieue ; le nombre de ses agences en France est de 84 ; il en possède en outre, 7 en Tunisie, en Algérie, au Maroc et à Madagascar ; ses agences étrangères sont celles de Londres, de Liverpool, de Manchester et, hors d’Europe, de Bombay, Calcutta, San-Francisco, Chicago, New-Orléans, Melbourne et Sydney ; une importante agence a fonctionné i l’Exposition de 1900. Le Comptoir d’Escompte est de plus le correspondant à Paris des Banques de l’Algérie, de rindo-Chine, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de la Réunion et du Sénégal ; il a des relations suivies et étroites avec la Banque Russo-Chinoise, la Banque Française du Brésil, le Credito Italiano, etc.... Les opérations du Comptoir d’Escompte sont nombreuses autant que variées ; il escompte le Papier de commerce sur Paris, la Province et Etranger, se charge de l’encaissement des effets, reçoit en compte de dépôt des fonds qui sont constamment à la disposition des déposants auxquels est servi un intérêt d’1/2 pour cent. II renseigne sur toutes les valeurs cotées ou non cotées ; il consent des avances sur titres, sur les rentes d’Etat, les obligations de chemins de fer, etc., délivre contre provision préalable, des chèques et des mandats ; il transmet tous ordres de paiement, exécute gratuitement, c’est-à-dire sur simple remboursement des frais réclamés par les agents de change, les ordres de bourse que ses clients lui adressent et dont la couverture lui est faite. Il se charge de l’exécution des ordres d’achat et de vente sur toutes les places, moyennant commission et frais de transport des titres

— de la souscription sans commission à toutes les émissions faites à Paris — de la garantie contre les risques de remboursement des titres cotés au-dessus du pair. . . . Mais surtout il prend soin des intérêts des voyageurs. Il délivre des lettres de crédit sur tous les pays ainsi que des lettres de crédit circulaires payables dans le monde entier ; ces lettres de crédit sont accompagnées d’un carnet d’identité et d’indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités en même temps qu’une sécurité incontestable. Enlîn il a ouvert à sa Succursale de la Place de l’Opéra, un service spécial pour le paiement des lettres de Crédit avec Salons de lecture et de correspondance, cabine téléphonique, boite postale, etc., non seulement le Comptoir se charge de la correspondance de ses clients mais il reçoit pour eux et leur fait parvenir les paquets postaux.

Outre la perfection de son outillage, le Comptoir national d’Escompte de Paris a donc pour lui sa très grande et très rapide prospérité. En dix ans, alors qu’il ne disposait à ses débuts que de 20 millions versés, de 25 millions de dépôts, d’un seul siège à Paris, de 3 agences en province et de 13 agences hors de France, il a pu atteindre un capital de 150 millions et le chiffre de 128 sièges divers. Les bénéfices ont passé de 2.924.000 francs en 1890 à 4.025.000 francs en 1894 et à 6.013.000 francs en 1899. Le dividende régulièrement distribué entre 1893 et 1897 a été de 25 francs ; celui de 1898 a été porté à 26 francs 25 et celui de 1899 à 27 francs 50.

Le Conseil d’Administration du Comptoir est composé de huit à quinze membres nommés pour six ans et devant être propriétaires de 50 actions chacun. Le Conseil compte actuellement onze membres présidés par M. Denormandie, ancien gouverneur de la Banque de France. Le Directeur général de l’établissement, est M. Alexis Rostand, officier de la Légion d’Honneur. L’Assemblée générale, composée de tous les actionnaires possesseurs d’au moins dix actions, se réunit une fois par an. Elle peut être convoquée extraordinairement s’il y a lieu.