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La Comtesse de Lesbos/Chapitre 12

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(p. 164-186).

CHAPITRE XII.
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Tendres adieux, agréable surprise, au revoir.


Le lendemain, sur la recommandation de la comtesse, j’arrive de bonne heure. C’est Lola qui m’introduit. Quand nous sommes sur le premier palier, elle s’arrête, me saute au cou, plante ses ardentes lèvres sur les miennes, pendant que sa main interroge ma baguette et y pelote mes rouleaux. Je glisse ma main sous ses jupes ; j’empoigne le chat à pleine main ; il est brûlant ; je m’agenouille, et je viens l’embrasser, enfoui dans le tas de jupons ; dès que je lui ai donné l’accolade, il s’entr’ouvre sous mes lèvres, et à peine ai-je pris dans ma bouche le petit bouton, que je le sens pleurer de joie sous les coups de fouet de ma langue, et que Lola s’affaisse pantelante. Ça avait été si vite fait, que je veux recommencer sur-le-champ ; mais la mignonne se retire, relève les jupes, les tient dans ses mains, et, s’adossant au mur, m’invite à pousser une pointe dans l’aimable réduit. Je m’avance, la verge au poing, elle écarte les cuisses, pousse son ventre en avant, m’aidant à la pénétrer, tandis que, ployé sur mes genoux, je dirige la quille vers l’orifice entre-bâillé. Quand elle est dedans, je me redresse, j’entoure son corps de mes bras, je lui donne mes lèvres, et je joue vigoureusement des reins, imprimant un mouvement accentué de va-et-vient à la verge, dont le frottement s’exerce ainsi sans cesse sur le clitoris ; aussi bien que ce soit son second voyage à Cythère, la mignonne y arrive encore avant moi, et, quand je l’y rejoins, bien vite par exemple, elle est toujours plongée dans le ravissement. Nous nous détachons, et la mignonne me conduit dans un cabinet de toilette, où nous faisons disparaître les traces de notre entrevue avant d’entrer chez la comtesse.

La comtesse était seule avec Cécile. Je leur souhaite la bienvenue accoutumée sur les lèvres. La blondinette était ravissante dans son costume de satin crème, avec gilet de broché blanc ; ses longs cheveux blonds, dénoués, descendant jusqu’au bas du dos, la gorge bombe le corsage qui l’enferme, les bras pleins et ronds, les épaules carrés, les reins souples et cambrés garnissent l’étoffe, qui les emprisonne, d’une chair ferme, que je palpe avec plaisir. La comtesse veut profiter de notre solitude pour distraire un peu notre gentille amie, comme elle est là, en toilette de ville, tant pis si on la chiffonne. Suivant ses conseils, je rabats ma culotte, je m’installe sur une chaise, et j’attends, la verge en l’air, quillée, comme si elle était à jeun. La comtesse relève ses jupes, et, comme son pantalon pourrait la gêner, elle fait signe à Cécile de venir le lui retirer. La blondinette se précipite, s’agenouille, détache le pantalon, le fait glisser, fait lever le pied gauche, le pied droit, jette le vêtement sur un fauteuil, et, plongeant sous la chemise, elle disparaît un moment sous les jupes qui retombent : le temps sans doute de dire bonjour au chat de sa maîtresse, laquelle se laisse faire volontiers, si volontiers même, que bientôt, en un rien de temps, elle donne des signes si évidents du plaisir qu’elle ressent, que, la culotte à la main, je me précipite vers elle, pour boire sur ses lèvres les soupirs enchantés qu’elle exhale. Quand la blondinette reparaît, rouge, essoufflée, haletante, la comtesse la remercie d’un long baiser.

Je reviens m’installer sur la chaise, la queue au vent ; la comtesse relève ses jupes, m’enjambe, prend la quille dans sa main droite, entr’ouvre les bords de la grotte, et toute seule, s’enfonce l’engin dans l’étui en s’asseyant dessus. Cécile a mis deux chaises à droite et à gauche de nos jambes, elle monte sur l’une, passe une jambe sur l’autre, entre nos deux poitrines écartées, et reste toute droite, le derrière sur mon nez, le devant sur celui de Mercédès. Relevant ses jupes sur les reins, la mignonne s’exhibe en pantalon ; le pan de chemise, qui flotte à travers la fente du pantalon, me dérobe les gros appas, qui bombent l’étoffe d’agréables rotondités. Je repousse la chemise dans le haut, j’écarte la fente, et la moitié de la mappemonde apparaît encadrée comme à une fenêtre, où je vais lui donner mes soins ; de son côté, Mercédès, qui a écarté la chemise, va prodiguer ses caresses au joli chat de la mignonne, tout en chevauchant sur ma quille. En effet, la voilà qui part à l’amble. Après mille baisers sur toute la surface encadrée, j’écarte les beaux globes satinés, que j’ai sous les yeux, et je laisse courir mes lèvres tout le long de la raie qui les sépare, stationnant dans le bas, où mon menton frôle celui de la comtesse, qui travaille dans le voisinage. Je larde la petite tache noire, qui sautille sous mes coups de langue ; et quand, à une allure échevelée, l’écuyère m’emporte à Cythère, où nous entrons ensemble, j’enfonce ma langue, pointue comme un dard dans le réduit, dont les bords, qui se contractent, la tirent comme pour l’avaler ; la blonde mignonne ne finissait pas de pousser de tendres soupirs.

Cet état de jouissance prolongée, l’aise que je ressens, je ne sais quoi enfin, entretenait dans mon priape une vigueur inhabituée. La comtesse en profite pour rester en selle, et recommencer un petit voyage sur ma monture. Seulement Cécile, par une volte adroite, intervertit l’ordre des objectifs, présentant la mappemonde à la comtesse, et m’offrant son joli chat noir au poil frisé, un peu court, un poil de deux ans, mais fourni, mais fin, mais haut et large, promettant pour plus tard une toison remarquable ; en attendant, elle fait telle quelle mon admiration, et je la caresse volontiers ; mais la comtesse a repris le trot, et si je m’amuse aux bagatelles de la porte, je risque de faire manquer le train à la mignonne ; écartant donc les petites lèvres qui l’enferment, je découvre le tout petit clitoris, encore tout palpitant de sa dernière émotion, tout petit, tout mignon, à peine développé, mais déjà d’une sensibilité exquise, car au premier coup de langue il tressaille et bondit, et, pour le maintenir sous ma langue, je dois l’enfermer dans ma bouche, collant mes lèvres en rond tout autour ; je le maintiens dans le petit four immobile, je le fouette vivement, je le suce, je l’aspire, je le lèche, je le contourne ; puis, reprenant le coup de fouet, je le caresse d’une langue agile, infatigable, sous laquelle il tremble, s’agite, et pleure enfin des larmes d’amour, tandis que la mignonne, secouée par des convulsions spasmodiques, s’abîme sur nous, augmentant nos transports par le spectacle enchanteur de sa violente pâmoison.

L’heure de la venue du trio se rapproche ; la comtesse et Cécile, celle-ci, après m’avoir longuement embrassé, disparaissent. Bientôt la comtesse revient seule, et quelques minutes après, le timbre retentit, annonçant les visiteuses attendues que les soubrettes introduisent, entrant à leur suite. La princesse russe, après avoir salué la maîtresse de céans, s’avance vers moi, la main tendue, l’œil souriant, en m’appelant bourreau. — « À votre service, » lui dis-je. — « Pas aujourd’hui, répondit-elle, mais je ne dis pas non, à l’occasion. Vous vous acquittez à merveille de ces délicates fonctions, et vous avez deviné la dose qui me convient ; seulement, je crois que vous m’avez un peu marquée hier, et s’il y paraît aujourd’hui, gare à vous ! » Voulant me rendre compte sur-le-champ, je trousse la dame, j’écarte la fente du pantalon, et, relevant la chemise, j’inspecte la place ; la belle mappemonde avait repris tous ses lis, sans garder la moindre rose ; par exemple j’eus tôt fait d’y semer des roses d’une main preste et dure. La princesse, impassible, quand j’ai laissé retomber les jupes, me regarde d’un air narquois, et les reprenant dans ses mains, les relève sur ses reins, se penche en avant, me présente la mappemonde tendue, et me dit : « Ce n’était pas la peine de vous mettre en frais pour si peu ; continuez donc la salve. » Le pantalon, me gênant, je le rabats, je le lui retire, je lui donne la chemise à tenir avec ses jupes, et je lui administre à tour de bras la fessée qu’elle réclame, sans qu’elle fasse un mouvement pour s’y dérober, et sans qu’elle laisse échapper un gémissement. Lola, que ce spectacle affriolant émoustille, se jette à genoux devant la princesse, se glisse sous les jupes, et vient fêter le mignon ; la comtesse, à son tour, s’élance vers Sophie, et vient la becqueter. Pendant que les deux charmeresses s’ingénient à hâter le moment de l’extase, je continue à appliquer des gifles retentissantes sur la mappemonde, qui se couvre de marbrures roses sur toute sa surface ; et quand le cul s’agite en soubresauts convulsifs, je suspends la fessée, et, à genoux devant le cul fumant, je dépose mon offrande au bas de la raie, venant augmenter la dose de volupté de la gamahuchée, qui s’assied pantelante sur mon nez en pissant de plaisir.

On se met en tenue d’exercice. Blanche, Sophie, et Agnès, armées de godmichés, vont faire l’homme. Elles s’installent sur des chaises, la verge au vent, à l’exception de Sophie, qui se couche sur le tapis, le ventre en l’air, entre ses deux compagnes ; Mina et Lison enfourchent leurs montures, s’enfoncent la machine dans le ventre, et se tiennent sur la pointe des pieds, prêtes à chevaucher ; Lola enjambe Sophie, s’embroche, et s’étend sur elle de tout son long. Je m’assieds à mon tour sur le gros fessier de Lola, les jambes serrées ; la comtesse vient prendre place sur mes cuisses, à cheval sur la quille, qui rentre dans sa gaine. Mercédès mène le train, donnant, à chaque coup de reins, une impulsion au cul, qui me sert de siège ; à droite et à gauche, les deux amazones chevauchent en cadence, se fixant sur la comtesse. Pendant deux minutes c’est une allure lente, mesurée, puis un peu plus accélérée, et enfin, chacune suivant son caprice, elles perdent toute mesure, et vont à la diable. Je me laisse mener, tendrement ému, entre ce tas de chairs palpitantes, qui me brûlent la peau ; mes cuisses pressées par ces cuisses satinées, mon ventre frôlé par le plus doux velours, mon postérieur agréablement bercé sur son siège moëlleux, qui se trémousse, me procurent les plus douces sensations. Mercédès se colle à moi, me mord les lèvres, et bientôt, incapable de faire un mouvement ascendant, elle se remue sur mes cuisses, qu’elle serre nerveusement entre les siennes, aspirant dans son vagin contracté la chaude liqueur, que lance mon priape ravi, tandis que nos voisines et les succubes que nous tassons, roucoulent délicieusement.

Quand la princesse se relève, rouge, palpitante, elle détache son godmiché, se précipite sur Lola, lui passe la main entre les cuisses, essaie de la soulever, sans pouvoir lui faire perdre terre ; elle se jette alors sur son corps, l’enlace, la serre dans ses bras, se frotte à elle, se livre enfin à une pantomime de rut échevelée. Lola s’en débarrasse, la prend sous les fesses, l’enlève comme une plume, la tient un moment en l’air, élevée au-dessus de sa tête, la bouche sur la fente ; puis, la renversant, la tête en bas, elle lui fait reposer les mains par terre, et plongeant sa figure entre ses cuisses, elle se met à lui bouffer le chat, la maintenant les jambes en l’air, écartées. Agnès se précipite vers le couple, se couche sur le dos, de sorte que sa tête se trouve entre les pieds de Lola et son mignon, à deux doigts des lèvres de Sophie, qui se met en devoir de le fêter tendrement. Blanche, prise à son tour d’une douce envie, enjambe la figure d’Agnès, s’accroupit, et présente son conin aux lèvres de son amie ; son visage est tourné vers la grotte de Lola, qui est vraiment trop près de sa bouche, pour qu’elle résiste au désir de nouer des relations de bon voisinage avec le clitoris. Le quatuor exécute le morceau avec un ensemble si parfait, qu’il se termine à l’unisson sur un point d’orgue, soupire en mourant, suivi de plusieurs soupirs et d’un long silence.

La comtesse nous ayant fait signe qu’elle a quelque chose à nous communiquer, on fait cercle autour d’elle. Elle nous annonce que nos réunions allaient être suspendues pendant quelques jours, qu’elle devait faire en Espagne un petit voyage de trois semaines, pour lequel elle partait le lendemain. L’annonce de ce brusque départ souleva un haro. Un mois sans se voir ! Moi-même, qui n’étais prévenu de rien, je la trouvais mauvaise, et je me creusais la cervelle pour deviner la cause de ce départ précipité, autant qu’imprévu. Les soubrettes restaient impassibles, mais les trois visiteuses n’en revenaient pas, et manifestaient hautement leur humeur. Ce n’était pas possible ! C’était une épreuve ! Et, que deviendraient-elles pendant cette mortelle absence ? Où se réunir ? Où se voir ? Où s’embrasser ? Où s’aimer enfin ? Qu’on les emmène alors ! Toutes parlaient à la fois. Mercédès répète simplement qu’elle doit s’absenter trois semaines, sans donner la moindre explication, en leur promettant toutefois, qu’à son retour d’Espagne, elle les retrouverait avec le plus grand plaisir du monde, et que leurs relations reprendraient de plus belle. Il fallut bien accepter ce qu’elle nous disait. Après avoir monté et descendu toutes les gammes des récriminations, les dames en prirent leur parti, demandant que, puisqu’elles allaient être sevrées d’amour si longtemps, on les en saturât aujourd’hui. On répéta en leur honneur les divers exercices, qui faisaient le charme de nos réunions, la comtesse et moi les gavant, tout en ménageant nos forces le plus possible. À minuit, fatiguées mais non rassasiées, on leur sert le coup de l’étrier. Ce fut le plus touchant, elles pleuraient de deux côtés à la fois. Enfin, elles reprennent leurs vêtements ; nous aussi, pour les accompagner jusqu’à leurs voitures. Au bas de l’escalier on se saute au cou pour un dernier adieu ; on s’embrasse, on se becquète, on s’échauffe si bien que les soubrettes, voyant le trio palpiter, tombent à leurs pieds, et disparaissent sous les jupes. Ce dernier adieu dura trois minutes, au bout desquelles les trois amies, qui se donnaient la main, secouées comme par un frisson électrique, s’affaissant pantelantes, en poussant des cris de rage amoureuse.

Quand nous sommes seuls dans la chambre à coucher, la comtesse, sans attendre que je lui en demande l’explication, me met au courant de ce brusque départ. Elle voulait consacrer quelques jours à sa passion du moment, à l’exclusion de ses relations extérieures ; au retour, on pourrait les reprendre. « Si donc, ajouta-t-elle, vous voulez être des nôtres, nous partirons demain pour l’Andalousie. J’ai à Séville un petit hôtel, où nous vivrons en famille ; car si vous êtes du voyage, je n’aurai rien à désirer entre Cécile et vous, et, bien entendu, mes bien-aimées soubrettes, dont je ne saurais me séparer. Quand nous serons las de cette existence, je compte trois semaines, nous reviendrons à Paris reprendre nos joyeux passe-temps. » — Libre de ma personne et de ma fortune, enchanté de passer trois semaines dans un aussi aimable tête-à-tête, je me hâtai d’accepter, trop heureux de ne pas me séparer de mes adorables amies.

La comtesse me laissa seul un moment, et revint bientôt avec la gentille blondine, qui avait passé un fin peignoir de flanelle crème. La mignonne, en arrivant, se jette à mon cou. Je la tiens un moment sur mon cœur, serrant avec délice ce beau corps potelé, dont le sein palpite sur le mien.

Après avoir procédé à notre toilette de nuit, nous nous couchons tout nus. Mercédès s’étend sur Cécile et veut la posséder comme un homme ; la bouche sur la bouche, la gorge sur la gorge, le mont de Vénus sur le mont de Vénus, elle se démène, faisant tous les mouvements du mâle ; le cul retombe comme pour pousser en avant une verge imaginaire. Je dois rester simple spectateur et les aider de mes caresses. Agenouillé auprès de ces deux corps superposés, je passe ma main entre leurs cuisses, appuyant fortement sur les petites lèvres, en même temps que je la fais glisser dans un va-et-vient régulier ; cette réunion de caresses, produit bientôt son effet, les mignonnes se pâment, répandant une douce rosée qui mouille ma main, occupée dans ces parages.

La comtesse veut que je profite de l’occasion ; le conin de la mignonnette, encore endolori, qui bâille lubréfié, sera plus facile à pénétrer, et la pauvrette souffrira moins d’une occupation immédiate. Je prends la place de la comtesse, et, grâce à l’aide qu’elle me prête, j’occupe bientôt le gîte, sans trop de difficulté. Mercédès, qui vient avoir part à la fête, vient recommencer sur mon dos l’exercice auquel elle vient de se livrer sur Cécile. Elle se couche sur mes reins, allongé, les seins reposant entre mes épaules, le mont de Vénus sur mes fesses, les jambes sur les miennes, m’entourant le haut du corps de ses bras, les mains sous les reins de Cécile. Dès qu’elle est en place, elle donne le signal, en se laissant retomber sur mes fesses, me poussant en avant ; puis elle reste collée sur mes reins, ne bougeant plus, que je pousse ou que je me retire, se frottant le chat sur ma chair. Je continue à bercer le doux fardeau, dont le poids me fait entrer plus profondément. Délicieusement remué par la chair palpitante, qui s’insinue à mon corps, je poursuis ma douce besogne avec une ardeur sans égale. Parfois elle se détache, se soulève, et retombe rudement sur mes reins pour s’y recoller, recommençant de temps en temps ses bonds. Enfin, elle s’y colle étroitement, ne bougeant plus, serrant nerveusement mes fesses entre ses cuisses qu’elle tient écartées, m’obligeant à accélérer la manœuvre ; et quand je décharge dans le sanctuaire, en même temps que la blondinette se tord pâmée, et que je crois que la comtesse va rester en route, je sens mes fesses inondées de la chaude rosée qu’elle répand en abondance.

Après une causerie, mêlée des plus tendres caresses, maître Jacques a repris sa belle forme ; la comtesse qui l’a dans la main, l’invite à visiter son palais. Elle se met sur le bord du lit, les pieds sur le rebord, les cuisses écartées. Elle se couche sur les reins, je dois descendre pour la pénétrer debout. La blondine s’accroupit sur sa figure, lui mettant la grotte d’amour sur les lèvres, gardant le corps droit, et me faisant face, de façon à me donner sa petite langue. Je me penche vers la mignonne, et tandis que la comtesse la gamahuche tendrement, je prends ses lèvres dans les miennes, suçant son petit bec rose, et tirant sa langue en même temps que je fourrage le vagin brûlant de Mercédès. D’une main je presse les jolies petites pommes d’amour, blanches et dodues, dont le contour, ferme et dur, est du plus doux velours ; de l’autre main je me tiens à l’épaule de la mignonne, pour garder l’équilibre, pendant que je fouille l’aimable asile, où Maître Jacques est bien aise d’être ainsi chaudement logé. Les deux chères belles palpitent déjà ; un frisson, avant-coureur de la volupté, court sur l’épiderme ; la gorge de Cécile s’agite, se gonfle, repoussant la main qui l’emprisonne, sa petite langue m’échappe, ses quenottes s’entre-choquent ; je prends ses lèvres, j’y pose un long baiser, et tous les trois nous jouissons, délicieusement transportés.

Après une nuit de repos bien gagné, nous nous levons le matin pour le bain. Il va sans dire que nous le prenons de compagnie. Les soubrettes nous apportent bientôt le linge chaud, nous épongent, nous essuient et se disposent à nous masser. Pour cette opération je passe le premier ; mais à peine les cinq folles amoureuses ont commencé à promener leurs douces menottes sur toutes les parties de mon corps, que maître Jacques se gonfle à éclater, dur comme un bâton, fouettant l’air de sa tête rutilante. Les masseuses sont en admiration devant cette superbe tenue. La comtesse, prise d’un caprice subit, veut qu’il perce sur-le-champ le cul de Cécile.

La mignonne, malgré tout son courage et son dévouement aux ordres de sa maîtresse, frémit à la pensée que ce redoutable instrument va forcer son pauvre petit trou de cul. Cependant, pâle, résignée, et sur l’assurance que la volupté, ainsi distillé avec tous les condiments, est ineffable, elle consent à se prêter à l’expérience. Maître Jacques, comme s’il eût compris l’agréable surprise qu’on lui réserve, prend la superbe prestance d’un triomphateur, et se tord, gonflé d’orgueil. Cependant on prépare la mignonne, on lubrifie l’entrée de l’huis, toutes les lèvres y passent, viennent l’humecter, et quand c’est mon tour, et que j’enfonce dans le point noir un pouce de langue, je sens qu’il tremble affreusement. Je contemple un moment la superbe mappemonde aux lis immaculés, faite de deux demi-globes en forme de pomme, blancs, potelés, ronds et fermes, doux au toucher comme le plus fin velours. La petite tache noire, ronde et grande comme une pastille de cermés, trouée d’un tout petit point noir, qui semble inabordable, fixe longtemps mon œil ravi ; je recommence à la couvrir de mes lèvres, à y enfoncer ma langue, puisant une nouvelle ardeur dans ces doux préliminaires.

On conduit la fillette dans la chambre à coucher. La comtesse la renverse en avant sur le bord du lit, les pieds à terre, étalant ainsi sa belle croupe. Mina d’un côté, Mercédès de l’autre, s’installent pour tenir les fesses écartées, et entr’ouvrir les bords, tandis que Lola humecte mon gland, qu’elle a pris dans sa bouche. Je m’avance, la verge à la main. Lola et Lison sautent sur le lit, empoignent la mignonne à bras le corps pour la maintenir immobile. Je suis devant la forteresse ; la comtesse, pendant que Mina tient les fesses écartées, tire sur les bords de l’anus ; la pointe de mon gland touche le point noir, à peine agrandi ; j’essaie de l’y faire glisser doucement, mais l’huis se referme, et le gland reste à la porte. Mercédès se reprend à tâter sur les bords, la pointe pénètre, la patiente pousse un cri, et donne un coup de cul, qui fait rentrer tout le gland. Devant ce succès, je pousse sans secousse mais vigoureusement ; la verge pénètre, élargissant les parois, sans que la patiente laisse échapper une plainte et bientôt s’y loge tout entière ; la mignonne n’a poussé qu’un cri. Quand ma victoire est complète, que je suis au cœur de la place, je soulève le doux fardeau dans mes bras, je l’emporte au milieu de la chambre, la déposant debout, toujours empalée, devant une glace.

La comtesse s’agenouille devant le verger de Cypris, Mina et Lison s’emparent des seins, qu’elles couvrent de baisers, Lola se cramponne à la bouche, prenant dans ses lèvres sensuelles les lèvres purpurines de la mignonne, chacune faisant pénétrer les effluves amoureux dans ce corps charmant, celle-ci par la bouche, organe si propre à donner et à recevoir l’amour, celles-là par les seins, l’insufflant dans le cœur qui bat de dessous, la comtesse par le centre des délices, où trône le dieu du plaisir, tandis que de mon côté je mordille la nuque, en même temps que je pousse l’amour, violent, viril, dans l’obscur réduit, séparé par une mince cloison du tendre voisin, auquel il communique son ardeur. D’un côté, le velours des lèvres féminines, la douceur ineffable, de l’autre, l’attente brutale du mâle, unissant leurs vertus pénétrantes, vont faire suer à ce corps palpitant, la volupté par tous les pores. Je sens bientôt la douce victime trembler comme une feuille, et si elle n’était pas retenue par dix bras amoureux qui l’enlacent, elle s’écroulerait anéantie, quand, sous les cinq ardentes bouches qui la dévorent de leurs baisers de feu, et sous la verge qui l’inonde de sa liqueur brûlante, elle voit les anges et connaît les joies divines. Elle reste longtemps plongée dans une pâmoison extatique, car mon membre, étranglé dans son étroit réduit, y recommence et y termine une nouvelle carrière, sans que la mignonne ait cessé de se tordre dans les transports les plus voluptueux ; et quand je me retire, elle reste pantelante dans les bras de Lola.

Du massage il n’en fut plus question. Cécile, après les ablutions nécessaires, revenue dans la chambre, vient me sauter au cou. Les yeux, luisant de luxure, racontent éloquemment les joies paradisiaques qui viennent de la diviniser. La comtesse sourit, heureuse du bonheur de sa tendre amie ; et quand je m’en vais : « N’oubliez pas l’heure du train, me dit-elle ; c’est par l’exprès de huit heures vingt que nous partons ce soir. Soyez ici à six heures, pour le dîner. »

Le soir, confortablement installés dans un sleeping-car, retenu à notre intention, nous roulions vers l’Espagne, la comtesse, Cécile, les trois inséparables soubrettes, et…

Votre serviteur.

N.B. Si nos chers lecteurs et nos aimables lectrices désirent nous rejoindre à Séville, ils nous retrouveront dans :

« LÈVRES DE VELOURS. »


pour faire suite à :

LA COMTESSE DE LESBOS.


FIN.