La Détenue de Versailles en 1871/5

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chez l’auteur, 7, impasse Hélène (p. 59-73).


CHAPITRE V


Les agglomérations. — Indifférence ou parti pris. — La thérapeutique d’un major. — Les médecins fédérés : science et modestie. — Les sages-femmes aux chantiers. — La morale humaine. — Les geôliers de l’ordre moral. — Naissance au Grenier. — Le supplice du poteau. — Exploits d’un Corse. — Pour une lettre. — L’incarcérée de Versailles. — À toi Figaro.


Tant d’émotions, de secousses, avaient altéré la santé des plus robustes. L’air ambiant du Grenier continuait l’œuvre d’extinction lente à laquelle on semblait nous vouer. La vie s’échappait là par tous les pores, à dose insensible mais croissante. Un poison volatil rendu chaque jour plus dense imprégnait l’atmosphère où s’agitaient ces 400 femmes. Il pénétrait l’être par les yeux, l’odorat, l’ouïe, le contact ; les poumons n’en étaient point seuls imprégnés ; sentiments, facultés, force morale, l’être entier dans ce milieu s’abîmait dans une gradation stupéfiante.

Les agglomérations ont ceci d’endémique : que la moindre pustule y fait promptement plaie. Étroitement cloîtrées dans leur prison, ces quatre cents femmes devaient subir, souillées dans leur chair et leur âme, l’affreux supplice de leur déchéance. Impuissantes à guérir l’ulcère qui les envahissait, il leur fallut sentir contre elles la bave des larves nées de la corruption sociale, et, le cœur plein de révolte contenue, ne rien dire !

Pourtant une sélection préalable était facile à l’autorité. Détentrice des dossiers, elle connaissait les antécédents ; mais il lui parut plus habile de tout confondre. Elle se disait que l’opinion, simpliste par nature, et qui, volontiers, condamne en bloc, ne manquerait point d’appliquer la même épithète outrageante à l’universalité des détenues…

Indifférence ou jésuitisme, ce procédé d’assimilation et de fusion a tout l’odieux d’un outrage aux mœurs. L’histoire en devra tenir compte aux pouvoirs de ce temps-là.

On comprend quel aliment devait offrir à la maladie cette masse en proie aux mille assauts de la misère. Chaque jour envoyait à l’ambulance quelques-unes de mes pauvres compagnes. Tout moyen propre à prévenir les complications, faisait absolument défaut, la moindre indisposition dégénérait vite en affection grave. Il y avait bien un médecin aux Chantiers, mais étant donnés le régime et le milieu, c’est en vain qu’il eût décuplé tout ce qu’il pouvait avoir de science, les résultats n’en eussent pas moins été nuls. Or, l’honorable praticien pratiquait le moins possible… Ses visites avaient lieu une fois par jour, et voici la thérapeutique, peut-être savante, mais, croyons-nous, par trop anesthésique dont le major usait et même abusait :

La malade. — Docteur, je souffre de maux d’estomac.

Le docteur. — Donnez un flacon, que j’y verse quelques gouttes de laudanum !

— J’ai la migraine, docteur : du laudanum.

— Des douleurs articulaires : du laudanum.

— Une névralgie : laudanum, laudanum !

Tant, que le surnom : Laudanum, lui resta.

Évidemment, l’Esculape en képi mettait le codex en cette formule unique. S’il y glissait au hasard quelques grammes d’aloës, c’était par pure hérésie.

Une nuit, l’atmosphère était suffocante : plusieurs femmes et enfants tombèrent malades. Appelé immédiatement, le major se dérangea ? Erreur. On eut alors recours à ses confrères de Versailles : même succès. MM. de la science conservatrice auraient cru se compromettre.

Des femmes allaient peut-être mourir faute de secours, quand le directeur se souvint qu’à l’Orangerie se trouvaient deux médecins prisonniers : il alla les chercher lui-même, et ceux-là se hâtèrent d’accourir. C’étaient le docteur anglais R***, fort connu dans le 17e arrondissement, et le fils de la dame espagnole. Trois gendarmes les protégèrent dans le parcours de l’Orangerie, aux Chantiers, comme nous-mêmes l’avions été par nos cinq gardes. Ils ne perdaient point de temps. Le directeur Marcerou, accompagné du capitaine-directeur de l’Orangerie les suivait à quelques pas.

Une femme râlait, un petit enfant se mourait dans les convulsions. M. R*** s’occupa de la femme, le jeune espagnol prit l’enfant. L’ayant couché sur le bitume, il lui fit d’une petite lancette deux légères incisions aux jambes et aux cuisses ; aucune goutte de sang ne jaillit. Cependant au bout d’une heure de soins intelligents il rendait le petit être à la vie. Sa mère pleurant de joie pressait avec effusion la main du jeune docteur ému lui-même. L’enfant sauvé, l’Espagnol porta son dévouement sur les femmes.

De son côté, l’Anglais obtenait de bons résultats. La malade qu’il soignait avait une esquinancie. En peu d’instants il eut fixé au bout d’une aiguille à tricoter un petit tampon de toile qu’il imbiba d’eau salée : l’ayant à plusieurs reprises introduit dans la gorge de la malade, le docteur fit boire à celle-ci un demi-verre d’eau également saturée de sel. Presque aussitôt la femme rendit des…… en abondance et fut soulagée. Le lendemain, M. R*** prescrivit un purgatif qui devait achever la guérison, quand notre major survenant crut devoir envoyer la convalescente à l’ambulance de Satory : bon major[1] !

Parmi les prisonnières des Chantiers se trouvaient plusieurs sages-femmes. De bonnes âmes y voudront voir une attention de la Providence pour les femmes enceintes ; nous y voyons, nous, un pur effet du coup de filet si intelligemment jeté sur la capitale après Mai.

On sait qu’en général ces citoyennes, relativement savantes, marchent avec le progrès ; il n’est point surprenant qu’un certain nombre d’elles se soient mêlées au mouvement communaliste au moins à titre d’ambulancières. Elles n’en sont plus d’ailleurs à compter leur dévouement au peuple. Initiées dès longtemps aux secrets du foyer, c’est de visu qu’elle jugent des misères du travailleur. Aussi ne faut-il pas leur demander de vaines paroles, incrédules qu’elles sont à l’efficacité des formules pour soulager des souffrances réelles. La cabalistique béate les fait sourire : sachant qu’on ne guérit qu’avec et par la science, elles vont droit au mal et l’attaquent hardiment. « Tu souffres, femme, voici mon savoir et mon bras. » Combien d’entre elles, devant le dénûment des pauvres accouchées, ont laissé leur bourse en se retirant !

Ancrée aux règles des statuts strictement observés, qu’est la compassion machinale de la sœur de charité près du dévouement senti, voulu, raisonné de cette libre-sœur, vivant dans et de la vie sociale, qu’on trouve à toute heure au secours de la nature en lutte avec soi, et qui puise dans le seul amour de l’humanité le courage d’accomplir une tâche rude entre toutes ?

On sait que des femmes enceintes n’avaient point trouvé grâce auprès du vainqueur. Elles étaient plusieurs aux Chantiers. Que leur présence dans ce milieu, que l’insuffisance d’aliments malsains, que tant d’émotions diverses enfin aient eu pour effet d’épuiser leurs forces et par suite d’aggraver en elles le travail de la gestation, c’est un fait à la portée des moins savants ; — mais que les geôliers de l’ordre moral, n’aient point senti qu’ils devaient à ces femmes au moins une cellule à part, et pour garde une d’entre nous, c’est ce qu’aucun homme civilisé ne voudra croire. Cela fut pourtant. Mme Nivert, détenue elle-même, dut à l’improviste, la nuit, procéder à l’accouchement de la femme X… qui se tordait dans les douleurs.

Rien n’avait été préparé pour recevoir le petit être ; rien pour donner à la mère les breuvages indispensables. Point de linge, point de feu, point de médicaments, rien !

Madame Nivert emporta le nouveau-né dans son tablier et le soigna comme elle put durant cette nuit. Quant à l’accouchée, dans un état de fièvre qui pouvait avoir de terribles suites, elle dut attendre le jour.

Nous devons cette justice au directeur des Chantiers, qu’informé le matin de l’évènement il fit donner à cette femme tous les secours nécessaires. Ses compagnes à l’envie, se prirent d’émulation, et pour une mère, l’enfant en eut dix prêtes à lui donner leurs soins.

On ne crut pas devoir séparer le petit être de sa mère ; elle put l’allaiter et lui prodiguer sa tendresse, mais, au Grenier même et dans les conditions d’hygiène qu’on sait.

L’ordre de transporter les mères de famille en centrale ne vint que plus tard, et la femme dont nous parlons y dut elle-même rester six mois… pour purger sa condamnation.

Toutefois cet évènement donna lieu à de vives protestations contre le régime des Chantiers. Irrités des lenteurs de la procédure, plusieurs d’entre nous accusaient hautement l’autorité de haines systématiques dans ses façons de procéder et le choix de ses instruments. Il n’en fallait pas tant pour réveiller la brutalité des gardiens.

On sait que des poteaux étayaient de distance en distance le plafond du grenier : c’est à ce genre de pilori qu’on n’eut point honte d’attacher par les jambes et les mains les raisonneuses. « Prendront leur place les g… qui s’aviseraient de prêter secours aux coupables, » tel était l’ordre du chef.

Nonobstant la menace, les victimes auraient été délivrées ; mais la présence des gendarmes s’y opposait. Nos pauvres compagnes durent subir le supplice tout le temps que M. le directeur était au café.

Ainsi liées, les poignets au dos, le moindre effort des patientes afin de desserrer les cordes dégénérait en douleurs des plus vives ; mais telle était leur colère, qu’à ce prix même elles les auraient voulu briser.

Enfin M. le directeur parut et donna l’ordre de les détacher.

Les femmes lui montrèrent leurs poignets meurtris. « Il ne fallait pas vouloir rompre vos liens, » prononça-t-il en passant outre.

Aussi pourquoi voulaient-elles rompre… il valait bien mieux plier !…

Pareille punition fut infligée à d’autres détenues pour avoir répliqué avec impertinence au sieur Frassani, le gendarme, qui, le plus souvent ivre, mettait sa gloire à vomir contre nous les plus grossières injures.

C’est par cet homme des plus vils qu’un jour nous vîmes éventrer d’un coup de pied un pauvre garçon : le crime de cet enfant avait été de dépasser, en jouant dans la cour avec ses camarades, le périmètre qu’on leur avait assigné.

Le coup était si violent, que les intestins du petit malheureux pendaient sortis du ventre. Je le vois encore, étendu sur le dos, poussant des cris lamentables et s’efforçant de retenir ses entrailles. Il appelait au secours. Mme Nivert, la sage-femme, et quelques autres accoururent pour le soigner. Malheureusement on ne pouvait lui donner des soins aux Chantiers. Il fut envoyé à l’ambulance et nous ne le revîmes plus.

Si l’enfant survécut à ses blessures, pourquoi le demander ? Un de plus ou de moins à l’hécatombe de mai, qu’est-ce que cela fait !

Cependant cet acte monstrueux avait soulevé contre le Frassani une véritable fureur. Il eût certainement payé cher son crime sans la présence de ses collègues armés qui le protégèrent à temps.

Sous l’impression des scènes qui précèdent, une jeune femme ex-cantinière des fédérés avait écrit au député de son pays, qui déjà l’était venue voir aux Chantiers.

Vraie au fond, mais peut-être exagérée dans les termes, sa lettre exposait au député les justes griefs des prisonnières, et, les étayant des faits qu’on vient de lire, en dénonçait énergiquement leurs auteurs. Les violences du directeur, pas plus que les brutalités de ses subalternes, n’avaient échappé à sa vindicte.

La lettre fut remise à l’autorité militaire par le député, qui s’éleva vivement contre de tels procédés et demanda la révocation immédiate du chef de dépôt, révocation qu’on lui promit. Son devoir accompli et comptant sur cette promesse, le représentant se retira ; mais la lettre oubliée par lui fut envoyée sans retard au directeur des Chantiers : si l’on y joignit l’expression d’un blâme, je l’ignore : en tout cas il ne fut point révoqué.

Quand le directeur reçut le billet à sa charge, il entra dans une fureur apoplectique. Un instant je le crus atteint d’un de ces accès de délire qui proviennent de l’abus des liqueurs fortes.

Pourpre, les yeux injectés, il sacrait et jurait à casser les vitres, tout en cherchant d’un regard terrible l’auteur de la lettre. Oh ! malheur à elle, pensait-on, si elle a signé. Cela n’était que trop vrai !

Ayant aperçu la jeune V*** parmi nous, il s’arrêta devant elle, la fixa un moment et d’un geste impérieux et brusque lui fit signe d’avancer :

« — C’est vous ! V***, qui avez écrit cela ?

« — C’est moi ; prononça-t-elle hardiment. Je n’ai dit que la vérité…

Il lui coupa la parole.

« — Qui a fait parvenir cette lettre ?

Mme V*** ne répondit pas.

« — Le nom ! mille tonnerres ! le nom !… ou je…

Même silence. Le visage du directeur devenait blême.

« — Ah ! je vous forcerai bien à le dire, cria-t-il. Encore une fois, le nom de votre complice ?

« — Je ne dénoncerai pas qui m’a rendu service. Faites ce que vous voudrez…

« — Gendarmes, attachez-moi cette gredine au poteau, et ne l’en délivrez pas qu’elle n’ait avoué le nom de sa complice. »

Les gendarmes obéirent.

La malheureuse, étroitement garrottée, endura deux heures cette question d’un genre nouveau, pleurant de douleur ; mais n’avouant toujours pas.

La nuit survint. Comme la jeune femme persistait dans son mutisme, le directeur la fit conduire au cachot, cave suintant goutte à goutte l’humidité. Il pensait obtenir de la frayeur l’aveu qu’il n’avait pu tirer de la souffrance.

Mme V*** est frêle, d’une santé délicate, et d’ailleurs brisée par l’émotion. C’était peut-être la mort qu’une nuit à passer dans ce carcero glacial nommé la Correction. Toutefois elle s’y laissa conduire, croyant qu’on voulait seulement l’épouvanter et qu’on l’en tirerait bientôt. Mais une heure s’écoula sans que personne vînt. Seule dans l’obscurité, entre ces quatre murs, l’esprit encore rempli des meurtres de la semaine sanglante, elle eut peur, cria, cria tant qu’on la fit sortir.

Alors, elle avoua tout.

Toutes les femmes ne sont pas des Louise Michel.

Elle dit que la lettre avait été portée au député par le neveu de madame R***, lequel était venu quelques jours avant voir sa tante. Cette dame alors dut payer pour deux, le directeur commença par lui supprimer les visites de ses proches, seule consolation qu’eussent les prisonnières. Appelée devant le capitaine-instructeur, et se doutant bien qu’on ne lui pardonnerait pas sa courageuse entremise, elle répondit d’une manière et sur un ton qui lui valurent à elle aussi, la correction, et plus tard la déportation dans une enceinte fortifiée.

Cependant madame R*** n’était qu’une bourgeoise de caractère et d’éducation, qui au début se sentait quelque peu froissée au contact de la vile multitude ; ce contact la heurtait et l’indignait. Pourtant il eut au moins un avantage pour elle : car il lui permit de se faire une exacte opinion de la valeur des vaincus gens de rien, et des vainqueurs gens de bien.

Il est à supposer en effet que la manière dont ceux-ci comprirent le bien à son égard a pu modifier en elle l’idée de justice et de bonté qu’elle s’était peut-être plu à voir incarnée en eux.

Au reste et sans parler de la dame espagnole, madame R*** n’était point, tant s’en faut, restée seule de sa condition dans l’horrible prison des Chantiers.

Nous nous souvenons entre autres d’une marquise du noble faubourg (sic)[2] et de la femme d’un rédacteur figariste (oui, du Figaro délateur) qui fut arrêtée, celle-ci, pour avoir, paraît)il, défendu une barricade !…

Versailles se souvient encore des démarches du pauvre homme près des juges militaires pour recouvrer sa femme. La justice conservatrice resta longtemps sourde aux supplications de l’infortuné, et si, touchée à la fin, elle consentit à lui rendre sa moitié coupable, ce ne fut que bien et dûment amendée par la pénitence et le jeûne.

Aussi qui dira la plaie politique ouverte au cœur de ce mari modèle ? qui dira surtout s’il collabore toujours à l’honnête Figaro ?

NOTE DE LA PAGE 73

(1) Au milieu des femmes arrêtées comme ayant participé aux actes de la Commune se trouvait une comtesse du faubourg St Germain.

Cette dame eut beau dire qu’elle avait été arrêtée à sa porte en allant rendre visite à l’une de ses amies, elle demeura pendant quelques semaines prisonnière de l’armée de Versailles et du gouvernement de M. Thiers.

Mais un jour un député de haute noblesse, examinant curieusement les détenues aux Chantiers, aperçut la comtesse X. qu’il avait connue dans le monde. « Quoi ! s’écria-t-il est-ce possible ? vous, Mme la comtesse, ici ? »

« Oui moi-même, mon cher ami, qu’en pensez vous ? »

Le surlendemain la noble dame rentrait dans son appartement. Cependant, combien d’autres était dans le même cas ? Des 400 prisonnières le quart au moins étaient sans dossier. Il y avait là depuis 3 mois une mère de quatre enfants qui n’avait pas sa raison. Elle criait ou priait jour et nuit. Appelant à son secours alternativement la Reine du ciel et son fils, criant : « Au feu ou à l’assassin. » Sa faible tête avait été bouleversée à la vue des incendies : elle s’était sauvée dans la rue, courant au hasard, éperdue, laissant ses enfants à sa mère et à son mari. Acte qui dénotait déjà l’égarement de son cerveau ! Jamais une mère qui possède sa lucidité d’esprit n’abandonne ses enfants dans le danger, fût ce pour les confier à leur père.

Une autre prisonnière était la femme d’un brave docteur qui avait donné tous ses soins aux blessés fédérés. Mme X. avait été arrêtée en même temps que son mari. Traînée à St-Lazare puis aux Chantiers, et enfin à l’ambulance de Satory, à peine âgée de 30 ans, elle en sortit, laissant là sa santé et son bonheur, éternellement troublés par cette atroce torture de plusieurs mois.

Je pourrais citer de nombreux exemples de ce genre ; mais le lecteur connaît ces choses, et d’ailleurs dans une publication prochaine je me propose de raconter l’histoire de quelques héroïnes de la détention de 1871.


Paris. — Typ. Collombon et Brûlé, rue de l’Abbaye, 22.
  1. Cette dame, qui habite la rue St Antoine, est allée depuis remercier le docteur chez lui. Elle l’a trouvé entouré de sept jeunes enfants.
  2. Voir la note à la fin du volume1.