La France Juive (édition populaire)/Livre 6/Chapitre 3

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Victor Palmé (p. 439-462).


CHAPITRE TROISIÈME

LES JUIFS (suite)


Paul Bert et ses mensonges. — Les éditeurs juifs des Manuels. — Petits Juifs. — Michel Bréal. — Camille Sée et la loi sur l’enseignement des filles. — Le Juif et l’école. — Les dénonciations du Paris. — Challemel-Lacour. — Les Juifs et la pornographie. — Les publications obscènes. — Ce qu’on voit dans la rue. — Léo Taxil et les Juifs. — La longanimité des catholiques. — Les infamies de la Lanterne. — Le Talmud du ruisseau. — La persécution légale. — Les agents juifs. — L’affaire Clovis Hugues. — Une audience de cour d’assises en 1885. — L’apologie de l’assassinat.


I


Avec sa rapacité légendaire, ses virements obscurs au ministère de l’Instruction publique. Paul Bert était de la même catégorie.

J’ai pris l’homme en flagrant délit de mensonge, la main dans le sac.

Dans la deuxième édition de son Manuel, je lis cette phrase, page 156, lignes 14 et suivantes : « Je suis lieutenant de Dieu, disait Louis XIV dans son Testament, je possède la vie et la fortune de mon peuple en toute propriété. Lorsque je prends une résolution, Dieu m’envoie son esprit. »

La phrase m’étonna un peu ; elle était donnée cependant comme absolument authentique, puisqu’elle était écrite non seulement en italiques, mais placée entre guillemets. Avec la signature de tout autre, on n’aurait pas même eu l’idée d’y aller voir ; mais Bert est de ceux qu’on ne croit pas sur parole. Je relus le Testament de Louis XIV. Paul Bert avait tout bonnement inventé la phrase, c’était un simple faux. Malgré son aplomb, Paul Bert fut obligé de retirer ce mensonge des éditions suivantes.

N’est-il pas vrai que c’est bien bas, que cela peint bien une époque et un homme, ce ministre de l’Instruction publique falsifiant un texte comme celui-là, mentant à des enfants pour essayer de déshonorer la mémoire d’un grand roi ?

Voilà les livres mensongers que l’on force les parents à mettre entre les mains de la jeunesse !

Ce manuel calomnieux est une entreprise absolument juive. Les éditeurs Picard-Bernheim sont des Juifs, et mettent à lancer l’affaire la double âpreté qu’inspirent l’espoir de l’argent à gagner et la prespective du mal à faire.

Tous les livres approuvés par le ministère, et destinés à détruire le sentiment religieux dans de jeunes esprits, sont publiés par des Juifs.

C’est un Juif, les Archives Israélites nous l’apprennent, que ce Giedroye qui fabrique ce livre singulier, la Gerbe de l’Écolier, dont la presse républicaine elle-même a fait des gorges chaudes, et dans lequel le nom de Dieu est supprimé de tous les passages d’auteurs classiques où il figurait.

Petit poisson deviendra grand
Pourvu que Dieu lui prête vie.

Ainsi parle La Fontaine.

Petit poisson deviendra grand
Pourvu qu’on lui laisse la vie.

Ainsi s’exprime Giedroye, qui obéit, lui aussi, à l’instinct de sa race en déshonorant et en mutilant les chefs-d’œuvre que la France a produits quand les Juifs, grâce à Dieu, n’avaient pas accès chez nous.

Parmi les meneurs de l’œuvre de destruction entreprise contre tout ce qui rappelle la Patrie d’autrefois, une place à part doit être réservée au Juif allemand Michel Bréal. Celui-ci se chargea de poursuivre la vieille France dans ces belles-lettres, ces humanités, humaniores litteræ, qui rendent l’homme plus humain, plus civilisé. Il fut l’instrument de ce besoin qu’a le Juif de tout abaisser, de tout niveler, dont nous avons parlé si souvent dans ce livre.

Grâce aux méthodes pédagogiques allemandes, que Michel Bréal fît adopter en France, les pauvres cervelles de nos enfants, brouillées par mille notions confuses, devinrent incapables d’aucun effort sérieux. Le niveau des études classiques baissa rapidement ; et les candidats au baccalauréat en arrivèrent à ne plus savoir l’orthographe.

Les Facultés sont unanimes dans leurs rapports à se plaindre de cette lamentable décadence.

Partout vous retrouvez le Juif essayant de détruire directement ou indirectement notre religion. Le divorce est d’institution juive : le Juif Naquet fait passer le divorce dans nos lois.

C’est un Juif, Camille Sée, qui organise les lycées de jeunes filles, de façon à en exclure tout enseignement religieux.

Des Français, même peu zélés dans leur foi, disent à cet homme : « Voyons, vous allez donner à ces jeunes filles une culture raffinée, une éducation bien supérieure à leur position dans le monde, leur apprendre la musique, les arts d’agrément. Vous savez combien l’on a de la peine à vivre en courant le cachet. Placées entre le déshonneur et la pauvreté, qui leur semblera plus rude qu’à des natures moins cultivées, ces enfants d’employés, de vieux soldats, de bourgeois, auront bien des tentations. Pourquoi ne pas leur mettre au cœur une de ces croyances qui soutiennent dans la vie, un idéal qui élève, qui console, qui empêche les défaillances ? »

L’autre sourit de cet air impertinent et fat qui a fini par dégoûter jusqu’aux électeurs de Saint-Denis. Après boire, il avoue sa pensée secrète. À ces banquiers, à ces enrichis d’hier, à ces Juifs frottés de civilisation, ne faut-il pas des compagnes de la main gauche qui puissent les distraire, des Klipolh (filles non juives), qui soient en état de bercer ces hypocondres, comme David apaisait avec sa harpe la démence de Saül ?

Chair à impôt, chair à plaisir, chair à canon, n’est-ce pas la destinée du Chrétien, de sa fille, de ses sœurs ? Voilà pourquoi l’on peut hardiment écrire École des filles sur le fronton de ces lycées, d’où sortiront tant d’infortunées, trop peu religieuses pour qu’un honnête foyer s’ouvre devant elles, trop instruites pour se contenter de la misérable condition faite aux femmes dans notre société désorganisée…

Dans le journal de Valentin Simond, l’Écho de Paris, un ancien soldat de la Commune, M. Edmond Lepelletier, en constatant que cinquante mille jeunes filles, dont trois mille seulement avaient été reçues, s’étaient présentées en une année aux examens d’institutrice, traçait de l’existence de ces malheureuses Klipoth un tableau instructif, malgré sa forme brutalement réaliste.


Et elles se ruent, écrivait-il, les malheureuses, à l’assaut des places promises. On en a distribué, l’an dernier, trois mille. C’est beaucoup, direz-vous ? Hélas ! les demandes s’élevaient à cinquante mille. Que feront, que font actuellement, sans parler de celles qui ont échoué à l’examen, ces quarante-sept mille institutrices sans emploi, sans espoir d’en avoir ? Où les retrouverons-nous ?

Nous savons déjà qu’il est inutile de chercher à l’atelier ou au magasin. Elles ne sauraient déroger à ce point. Oui, en cherchant bien, nous les retrouverons, ces déclassées réfractaires, parmi leurs congénères les poètes lyriques sans courage, les journalistes sans journaux, les avocats qui ne plaident pas, les officiers défroqués et les curés déserteurs. C’est dans la fumée des brasseries que nous apercevons leur silhouette ironique et moqueuse ; dans le tapage des bocks qu’on choque et des absinthes qu’on bat, nous les entendons déblatérer contre la société ; nous les verrons pérorer, ayant une salle de café pour chaire et des filles alcooliques pour clients, ces produits inutiles des écoles normales supérieures de jeunes filles. Paris en est déjà empoisonné[1].


Partout vous rencontrez le Juif pour diriger et envenimer les débats religieux.

Prenez cet épisode de la seconde expulsion des Bénédictins de Solesmes, qui eut un caractère particulièrement révoltant.

Ces pauvres gens, mis à la porte une première fois, sont rentrés petit à petit chez eux. Ils n’ont pas de fortune, en effet ; ils ne peuvent vivre en dehors du monastère où ils ont installé leur vie, où leur bibliothèque est restée, où ils ont ces habitudes de travail qui sont, chacun de nous le sait, si importantes pour les lettrés.

Parmi les radicaux, même violents, beaucoup, sachant cela, auraient gardé le silence, en se disant que les représentants de cet ordre qui a sauvé la civilisation au moyen âge, qui a recueilli dans les cloîtres les chefs-d’œuvre de l’esprit humain, sont un peu nos confrères.

Le journal Paris organisa une véritable campagne de délation contre ces religieux qui unissaient la science et la foi, l’amour de Dieu et l’amour des lettres. Il connaissait le caractère de Freycinet : il savait que ce Pilate cède toujours, qu’il est toujours prêt à sacrifier le Juste, et qu’il n’hésiterait pas, pour avoir la paix, à se déshonorer, en expulsant des hommes dont il avait été l’hôte, le protégé, l’obligé ; il le mit en demeure d’agir.

Voilà ce dont il faut qu’on se souvienne, car la race se peint là tout entière. Nous sommes incapables d’actes de cette nature. Quand les Juifs seront de nouveau au ban de l’Europe, nous saurions que des rabbins se réunissent pour myauder que nous ne les dénoncerions pas.

Officiers qui m’avez fait par centaines l’honneur de m’écrire, faites lire ce passage à vos camarades. Quand on se présentera pour mettre Veil-Picard et ses congénères à la porte de chez eux, ils protesteront ; ils parleront de la tolérance, de l’inviolabilité du domicile. Répondez à Veil-Picard : « Juif, voilà ce que tu as fait. Ces bons Pères qui cherchent de vieux textes, ne te gênaient en rien ; tu as demandé qu’on les expulse. A ton tour maintenant ! Patere legem quam fecisti. »


II


Cette transmission par l’hérédité des haines religieuses ou des instincts antisociaux, est un des spectacles qui nous ont le plus frappé dans le cours de cet ouvrage. Sans accorder à l’hérédité le caractère fatal que lui attribue la science moderne, il faut admettre qu’elle joue un rôle considérable dans la constitution des êtres. Il y a de véritables prédestinations diaboliques. En 1790, le marquis de Rochefort, seigneur de Coulanges-la-Vineuse, gentilhomme ruiné devenu partisan de la Révolution, fait planter dans la cour de son château le premier arbre de la liberté qu’on eût vu en Bourgogne. L’arbre est béni par le curé Pyat. Le gentilhomme a été le grand-père d’Henri Rochefort. Quant au curé Pyat, il épousa une religieuse, et il eut d’elle deux enfants, dont l’aîné fut Félix Pyat. N’est-il pas étrange de retrouver ces deux noms dans la Commune ?

Un fils de forçat peut-il être un saint ? Oui, dit l’Église. Mais le sociologue, en acceptant cette affirmation, est obligé de reconnaître que, pour rester dans le chemin de la vertu, il lui faudrait plus d’efforts qu’à d’autres. S’il a reçu de l’éducation, l’homme né dans ces conditions évitera tout ce qui heurte de front la loi ; il abritera son action mauvaise derrière des phrases, des mots de progrès, de guerre au cléricalisme ; il s’appuiera sur une collectivité comme la Franc-Maçonnerie, mais il restera fils de forçat. C’était un psychologue plus fort que Bourget, que celui qui a dit : « Les parents ont des enfants qui ressemblent au fond de leur cœur. »

Voyez Challemel-Lacour. Nous n’aurions peut-être pas publié de nous-même les pièces relatives à ses ancêtres, mais elles sont dans le domaine public ; tout le monde les a lues et relues : il est donc permis au philosophe et au penseur d’en tirer les conclusions qui lui semblent justes[2].

YL— LA PERSÉCUTION JUIVE. 447

S’il n’avait reçu aucune instruction, l’ancien chef du Foreign-Office français aurait probablement pillé Calluire lui-même : normalien distingué, rhéteur habile, il se contente de le faire piller, et se tire d’affaire avec des dommages-intérêts qu’il ne paie pas. Né dans les rangs du peuple, il aurait dit à M. de Oarayon-Latour : « Je vas te tuer ! » Poli et lettré, sans que ce vernis ait pu faire disparaître le tempérament originairement pervers, il écrit : « Fusillez-moi tous ces gens-là ! » La culture, pour lui, n’a été qu’un moyen de faire plus de mal à autrui, et de se faire plus de bien à lui-même[3].

A toutes ces machines de guerre, à tous ces moyens d’attaque contre Jésus-Christ et son Église, le Juif a joint la propagande antireligieuse par le journal à scandales, la publication obscène, la pornographie[4]. En tout ce qui touche à Tordure, le Juif est passé maître, il aie génie porcin. Toussenel n’a pas été trop loin lorsqu’il a écrit : « Le porc est l’emblème du Juif, qui n’a pas honte de se vautrer dans la bassesse, dans l’ignominie, dans l’usure, pour augmenter son capital ; qui ne trouve pas de spéculation infâme, dès qu’il y a du profit à faire. »

Là encore l’hérédité apparaît avec un caractère en quelque sorte impérieux. Cette crasse du ghetto, cette saleté proverbiale, dans laquelle le Juif a vécu pendant des siècles, semblent l’avoir imprégné à tout jamais. L’horreur d’Isaîe Levaillant pour la propreté n’est pas une exception ; il y a évidemment une forme de la névrose, un commencement de pica et de malaxie, dans l’incroyable torrent d’immondices imprimées ou dessinées que les Juifs ont fait couler à travers la France depuis quelques années. Ils ont véritablement rétabli dans cette France qui fut chrétienne, le culte des Phallophories antiques, sans le côté artistique, qui se mêlait, à Rome et à Athènes, à ces exhibitions publiques d’images impudiques et d’attributs cyniquement promenés par la ville.

C’est une véritable sentine juive que cette rue du Croissant, cette halle aux journaux pornographiques, où les échoppes Israélites, pressées les unes contre les autres, luttent entre elles à qui aura les imaginations les plus dévergondées. L’historien de l’avenir qui dressera le catalogue de ce qu’on a mis d’horreurs en circulation depuis six ans, avec la complicité des scélérats du gouvernement, n’en pourra croire ses yeux.

Scènes de crapuleuse débauche, moines roulant ivres avec des filles, prêtre fouettant une femme nue, comme dans l’affiche des Débauches d’un confesseur, groupes impudiques, tout est là. Jadis les pères de famille, les hommes du peuple, auraient fait un mauvais parti au préfet de police, qui tolère et qui encourage ces turpitudes ; aujourd’hui l’on aperçoit, dans les quartiers populeux, des familles entières, pères, jeunes fillettes, gamins, regardant et commentant longuement ces Priapées. Voilà où a roulé la France.

Ignotus, avec son don de voir et de rendre le spectacle de la rue, a tracé un saisissant tableau de ce Musée secret devenu public, de cette scatologie s’étalant en plein jour.


Devant chaque devanture d’imagier, il y a des groupes d’hommes, de femmes, de petites filles. Tout le monde rit — excepté peut-être les petites filles, qui regardent sérieuses et d’abord comme effarouchées. J’ai entendu et noté les réflexions de ce public.

« Tiens, regarde donc cet évêque ! » Il s’agit de la caricature de Mgr Freppel. « Regarde son calice, où il y a un roquet qui crache… » Le public se contentait de détailler tout haut la vision qui était devant lui, comme il le fait quand il assiste à un spectacle dans une baraque de foire, « Tiens !… un curé qui fait la quête à domicile. Il est reçu par une femme en chemise… Ce monsieur, avec des cornes, qui les regarde par un trou, c’est le mari de la bourgeoise… »

« Ah ! ah ! ce cure qui fouette une petite fille !... et cet évêque qui est à côté de lui avec sa mitre !...

Le plus gros succès était pour une lithographie, très grande, dont les couleurs violemment heurtées raccrochaient les passants.

Elle représente une sorte de chaîne de forçats. Les forçats sont habillés en curés, — comme dit le peuple. Chacun des forçats a au-dessous de sa tonsure, sur le dos, un large écriteau. On y lit en caractères très nets ces diverses inscriptions : Condamné pour viol d’une petite fille. — Condamné pour deux cent vingt attentats à la pudeur sur des enfants...

Je passe sous silence d’autres motifs de condamnations qui ne peuvent s’écrire ici — et qui pourtant sont étalés là, devant les petits garçons, les petites filles... Cette image a le plus grand succès de curiosité.


Cette guerre pornographique saisit toutes les occasions, se sert de tous les moyens.

Par l’exécution, les Billets de la Sainte-Farce de Léo Taxil, fort soignés de tirage, se rapprochent presque de l’art ; les collectionneurs, plus tard, seront heureux de les trouver comme un témoignage de ce qu’on pouvait faire impunément à notre époque. De chaque côté, des religieuses et des prêtres sont représentés dans une attitude ignoble ; au-dessus figure un saint Pontife, un souverain prisonnier, mais avec lequel la France n’a point rompu encore tout rapport diplomatique ; il est coiffé d’un bonnet de galérien sur lequel on lit le chiffre 13. L’œuvre porte la signature d’Ernest Renan, Encaisseur des anathèmes, et ces mots : Vu pour le contrôle, Léo Taxil.

Comme on tombe ! pense-t-on en voyant le nom de l’ancien élève de Saint-Sulpice imprimé sur ces saletés, qu’il n’a jamais osé désavouer ! Quel châtiment vaudrait ce dégoût perpétuellement renouvelé, qui prendra les chercheurs futurs en fouillant dans toutes ces hontes pour écrire enfin ce récit définitif que nous ne faisons qu’esquisser aujourd’hui !

Supérieur par le caractère à Renan, Léo Taxil, du moins, a su s’arracher à ces fanges. Il a eu honte d’être l’homme des Juifs, et il a bravé leurs colères en se séparant d’eux. Ce sont les Juifs et les Francs-Maçons, il le reconnaît lui-même, qui l’avaient conduit dans la voie où il était ; ce sont les Juifs qui l’appuyaient, le préservaient de tout risque, lui garantissaient qu’il pouvait tout oser sans danger. C’est le Juif Strauss qui a été le premier éditeur de Léo Taxil ; c’est ce nom que l’on trouve au bas de la première édition d’A bas la calote ! C’est Mayer qui donne en prime le Manuel des confesseurs, qui proteste lorsque les honnêtes gens indignés arrachent des murailles les affiches immondes annonçant les Amours secrètes de Pie IX.


III


Les Juifs ont une grande force pour eux : l’honnêteté de leurs adversaires, qui les empêche d’user de représailles. Supposez, en effet, que j’aie l’idée d’écrire quelque inconvenance sur Mlle de Rothschild ; figurez-vous l’accueil que réserveraient à mon projet les religieux qui veulent bien m’honorer de quelque amitié, mes amis catholiques, le plus humble des fidèles : « Ne faites pas cela ; laissez en dehors des insultes ce qui est pur, ce qui est chaste, ce qui est faible. »

Les Juifs de la Lanterne n’ont pas de ces scrupules ; ils vous racontent tranquillement, avec force détails à l’appui, qu’une religieuse, la Sœur Saint-Charles, a mis au monde un enfant dans le train d’Aix. Ils en sont quittes pour quelques centaines de francs d’amende et de dommages-intérêts. Encore les dommages-intérêts sont-ils vivement combattus par le ministère public, représentant de la morale. Il serait fâcheux de ne point donner le nom de ce magistrat de Martin-Feuillée qui répond à l’appellation de Morin. Goûtez le raisonnement de cet homme étonnant : « Il est inutile, dit-il, d’accorder des dommages-intérêts ; il y a eu diffamation, sans doute, mais la Sœur Saint-Charles est une personne respectable et bien connue ; or le préjudice causé est d’autant moindre, que la personne qui en souffre est plus respectée et plus estimée[5]. »

Je me tromperais fort si « l’acacia n’était pas connu » de ce magistrat paradoxal et farceur, et s’il n’avait pas un tablier maçonnique sous sa robe de procureur. Ce que je dis de la Sœur Saint-Charles, se peut d’ailleurs appliquer à tous les scandales montés par les Juifs.

Supposez que Camondo ou un Juif quelconque ait été malheureux en ménage. Se sentant mourir, il enlève à la femme qui l’a trompé, la garde de son fils, il prie la vieille mère qu’il vénère, d’élever honnêtement cet enfant. Un rabbin vient consoler cet homme, apporter quelque espoir d’une vie supérieure dans cette famille cruellement frappée.

Croyez-vous qu’un journal catholique se serait mêlé à ce drame intime, aurait attaqué cette grand’mère, insuite ce rabbin ? Assurément non. Voyez, au contraire, ce que la presse juive, le Paris, de Veil-Picard ; la Lanterne, de Mayer ; le Voltaire, de Laffitte et de Strauss, ont tiré de cette affaire de Chaulnes, en haine de cette noble duchesse de Chevreuse, coupable de porter un des plus beaux noms de France[6].

L’erreur des catholiques est de placer leurs sentiments d’hommes du monde, d’hommes bien nés, de gentlemen, au-dessus de la responsabilité qu’ils ont de veiller sur les pauvres, sur les simples, sur les naïfs, qu’on égare avec de pareilles publications.

— Vous êtes coupable et bien coupable, disais-je à l’un d’eux, de ne pas vous servir de tous les moyens pour combattre le mal. Parmi les cent cinquante mille lecteurs de la Lanterne, dix mille, relativement très honnêtes, subissent l’influence du papier imprimé, et sont absolument convaincus que les moines de Solesmes passent leur vie à perpétrer tous les crimes. A la prochaine révolution, ils croiront très bien faire en fusillant les religieux qui leur tomberont sous la main.

Je suis parfaitement convaincu, pour ma part, que si l’on fondait une librairie antijuive sur le plan de la librairie anticléricale, on arriverait, au bout d’un an, à supprimer complètement, non point la discussion même violente des questions religieuses, discussion parfaitement légitime, mais l’outrage aux prêtres, aux Sœurs de Charité, aux cérémonies du culte.

Similia similibus... Les Juifs aiment la boue : donnez-leur-en, et ils vous laisseront tranquilles.

Quelles risées ne s’élevèrent pas des bancs de la gauche, lorsque M. de Lanjuinais vint se plaindre à la tribune des honteuses exhibitions du Musée républicain, qui promène de ville en ville des tableaux de torture où figurent des moines ? N’aurait-il pas mieux fait de réunir quelques fonds, et d’organiser un spectacle où l’on aurait vu l’assassinat du petit enfant de Metz par Raphaël Lévy, le martyre du P. Thomas à Damas ou l’affaire de Tisza Elslar ? Les Juifs auraient hurlé, M. de Rothschild aurait montré les dents, Naquet et David Raynal se seraient agités, et le méprisable Valtesse-Rousseau, qui persifla si agréablement M. de Lanjuinais, serait monté à la tribune pour déclarer que tout ce qui était respectable devait être respecté, et que la concorde entre citoyens lui avait toujours semblé le plus enviable des biens pour un gouvernement sincèrement républicain.


IV


Je n’ai pas l’intention, bien entendu, de remuer toutes les immondices du journalisme juif, de rappeler toutes les injures, toutes les ignominies qu’ils ont versées sur les Chrétiens. Tout prétexte est bon pour frapper sur ce qu’ils nomment l’ensoutané. Les plus belles, les plus touchantes cérémonies de notre culte, celles qui ont fait longtemps, même au point de vue des yeux, la joie de l’ancienne France, sont des occasions de blasphèmes et de grossièretés. Les processions sont des exercices funambulesques, des mascarades, des comédies cléricafardes, des promenades de ferblanterie religieuse. Le Saint-Sacrement s’appelle la pendule de M. le curé.

Voilà les aimables procédés de gens qui, sous l’Empire, ainsi que je l’ai raconté, s’indignaient qu’on donnât le nom de Juif à un usurier dans une pièce moyen âge ; de gens qui, il y a quelques années, faisaient condamner à quinze jours de prison un jeune homme qui, dépouillé par les Juifs, avait publié dans le Furet, de Montpellier, une satire en vers intitulée : le Juif.

Comment les trouvez-vous ? Sont-ils assez chatouilleux avant ? sont-ils assez insolents, assez intolérants après le triomphe ?

Ce qui stupéfait dans tout cela, c’est l’absence totale de toute originalité.

Prenez les journaux juifs, et vous n’y trouverez pas une idée nouvelle, pas une infamie inédite. C’est le Talmud versé dans le ruisseau, c’est le blasphème hébraïque traduit en argot. Là encore s’affirme la pauvreté d’imagination du Juif.

Pour la presse juive comme pour le Talmud, la prédication est un aboiement, Nabuab ; les saints sont des libertins, Kedeschim ; les saintes, des courtisanes, Kedeschot ; les églises sont des mauvais lieux ou des latrines, Bet moschab, ou Betkyce ; les croix, une abomination, Tœba ; l’eau bénite, de l’eau sale, Mayim temeim ; la bénédiction, une malédiction, Kelala ; FEucharislie, un sacrifice impur, Zabu temi.

A toutes ces formes de l’attaque il faut ajouter la persécution terrible, insaisissable, indéfinissable, qui s’exerce du haut en bas de l’échelle sociale, maintenant qu’on a chassé les honnêtes gens de toutes les fonctions.

Où commence, où finit cette persécution ? Il est presque impossible de le dire. Elle est de tous les jours, de tous les instants ; elle se produit de mille manières, par d’innombrables agents affiliés à la police franc-maçonnique et juive, et parfois ne se rendant même pas compte nettement de ce qu’ils font ; elle dénonce, elle calomnie, elle salit, elle tend des pièges, elle organise des scandales, elle déshonore ceux contre lesquels elle ne peut réunir assez de faux témoignages ; elle conduit les uns à la folie, les autres au suicide, et, dès qu’on veut l’étreindre, elle glisse entre les mains, elle vous défie de la désigner par un nom. L’agent de cette œuvre épouvantable s’appelle Légion ; il est né sur la pourriture des nouvelles couches, chères à Gambetta ; il prend tous les déguisements, il revêt toutes les formes, il tire cinq ou six moutures de son sac.

Quand un prêtre a déplu à la Maçonnerie dans un village, l’agent vient dans les cabarets recueillir de quoi échafauder une accusation d’attentat aux mœurs ou d’assassinat, que la presse juive se charge de propager ; si, par la même occasion, il constate qu’une auberge un peu isolée est tenue par un vieillard, il devient d’indicateur politique indicateur criminel, il donne les éléments d’une affaire aux rôdeurs de Paris, qu’il connaît. Quelle prise a-t-on contre lui ? Si on le surprend blotti dans une église ou relevant les empreintes des serrures, il déclare qu’il est sur la piste d’un gros crime commis par un curé, et la magistrature d’aujourd’hui est trop bien dressée pour nuire à l’action d’un ennemi du cléricalisme. Quinze jours après, on pille l’église ; mais la police, qui s’est bien gardée de découvrir les malfaiteurs qui avaient dévalisé le Trésor de la basilique de Saint-Denis, a trop d’esprit pour chercher le vrai coupable. Notre homme, d’ailleurs, ne se contente point de surveiller les méfaits du cléricalisme dans les églises ; il suit ses manœuvres, il entre dans les casernes, il visite les forts sous prétexte de voir si on n’y a pas réservé de local aux aumôniers, et, en souvenir du Kulturcampf, sans doute, ne néglige pas de faire profiter l’Allemagne de ses observations militaires.

Où qu’on l’arrête, il est sûr de l’impunité. Tout ce monde se tient, en effet. L’agence Tricoche et Cacolet a un grand chef, qui est le préfet de police. Jadis, dit-on, dès l’aube, quand les valets de tripots et les garçons de lupanar commençaient à balayer les salles, et à faire entrer un peu d’air dans ces bouges où flottaient partout des vapeurs de corruption, un émissaire matinal venait remettre à Fouché le rouleau de louis qu’il prélevait sur les produits de la débauche. Aujourd’hui Fouché n’est plus seul à palper ; il partage le gain des agences interlopes avec tout un monde de républicains, affamés en attendant qu’ils soient gavés. Il est comme le président honoraire, je veux dire le président à honoraires d’un immense tripot. La maison Tricoche et Cacolet a été déclarée établissement d’utilité publique ; elle fait tout ce qui concerne son état : elle espionne les curés, elle épie tout ce qui pourrait les compromettre ; elle fournit des renseignements excellents sur des commissionnaires en marchandises comme les frères Bloch, qui se sont enfuis en 1883, après avoir volé six cent mille francs aux négociants parisiens ; elle protège le Vice et persécute la Vertu.

Parfois il y a un malentendu. On s’attaque par mégarde à la femme d’un député radical. Alors on entend un joli vacarme. Comme la liberté de conscience d’un Dreyfus, l’honneur d’une républicaine est, paraît-il, d’une essence particulière, c’est une pièce rare ; on s’en occupe, et les journaux conservateurs, qui ne défendraient pas les leurs, font un tapage infernal autour de cet honneur précieux. Ce n’est pas mauvais, d’ailleurs : la boue remuée pue davantage que lorsqu’elle reste stagnante, et le chimiste social peut s’instruire en étudiant la composition des vapeurs méphytiques qu’elle dégage. Il faut se hâter, par exemple : à peine, par l’ouverture béante, a-i-on aperçu le cloaque qui est au-dessous de notre Paris républicain, que tout le monde crie : « Remettez la plaque ! »


V


Dieu me garde de manquer de respect à une mère de famille calomniée ! je ne crois pas qu’on puisse trouver dans ce livre violent une allusion qui puisse même effleurer l’honneur d’une honnête femme. Il est permis cependant de regarder et de juger la pièce à grand spectacle qu’on a montée à l’occasion de l’affaire Hugues.

Quelle salle plus faite pour inspirer les républicains que celle du 8 janvier 1885 ! Terrifié d’avance à l’idée d’être en butte aux attaques de la presse radicale, le président Bérard des Glajeux s’est dessaisi, avec une prudence peu héroïque, du droit de maintenir le bon ordre ; il a délégué tous ses pouvoirs à Lunel, le chef des gardes du Palais.

Ce Lunel est-il parent de l’agent de change juif de ce nom ? Je ne sais. En tous cas, après avoir été congédié, il a été réintégré dans son emploi, grâce à l’appui énergique de la Lanterne et de l'Intransigeant. Les billets d’entrée sont aux plus offrants ; on les met aux enchères aux environs du Palais de Justice, et les gamins poursuivent les passants de leurs offres.

Les souteneurs et les prostituées ont envahi le prétoire ; ce monde ignoble se mêle aux jurés, chasse les avocats de leurs bancs. Une fille publique, à moitié déshabillée, se montre, le corsage ouvert et la mine provocante, entre le chef du jury et l’avocat général Bernard. Un magistrat, en regardant son voisin, reconnaît un voleur qu’il a condamné le 12 mai précédent. Le président, pressé entre des rôdeurs de barrières et d’anciens galériens, ose à peine faire un mouvement pour ne pas déranger ses assistants.

Le soir vient. Toute cette foule excitée et énervée commence à échanger des propos grivois. Les femmes se prêtent aux attouchements, vident des fioles de Champagne, donnent à haute voix des rendez-vous dans les hôtels du voisinage ; puis, fatiguées de l’attente, n’osant quitter leurs places, sacrifient publiquement à la nature sur le parquet qu’elles souillent[7].

C’est devant ce public bien digne d’eux que paradent les défenseurs de la Vertu outragée.

M. Henri Rochefort s’était chargé du prologue dans son journal. Qui ne se rappelle avec quel esprit féroce 11 s’est acharné sur la pauvre reine Hortense ? il a répété cent fois qu’elle avait été la maîtresse de l’amiral Verhuel ; il a traité l’Impératrice Eugénie de la façon la plus outrageante : il a affirmé que le Prince Impérial était un bâtard ; il a renouvelé sur l’infortunée Marie-Antoinette l’attentat que le bourreau commit, dit-on, sur Marie-Stuart ; il a ramassé les calomnies d’Hébert, pour accuser cette reine de mœurs sans nom, et souffleté cette tête coupée, que l’exécuteur n’avait pas osé prendre par les cheveux pour la montrer au peuple. Maintenant, il déclare que l’honneur d’une femme est chose sacrée et que ceux-là sont vils qui osent y toucher.

Mais Anatole de la Forge vient d’entrer en scène. Il a félicité sans doute Mayer, « son vieil ami », lorsqu’il a accusé une Sœur de Charité d’avoir accouché en wagon ; et le voilà, lui aussi, qui entonne son grand air sur l’honneur des femmes[8]). N’essayez pas de faire comprendre à ce chevalier que la calomnie contre une femme est aussi infâme chez Mayer que chez Morin ; ce galant homme vous répondrait cyniquement : « Morin n’était pas utile à ma candidature, et Mayer l’est infini ment ; si Morin avait eu un journal républicain, je l’aurais appelé « mon vieil ami ».

Celui qui s’indigne le plus haut, c’est Me Gatineau, qui détestait tant l’armée qu’il fut frappé depuis d’apoplexie en sortant de l’atelier d’Yvon, où il avait été voir le portrait du général Forgemol. Jamais plus effronté diffamateur n’a déshonoré le barreau français, qui compte cependant de beaux spécimens dans ce genre.

La bête immonde, pour tous ces démocrates, c’est le pauvre hère crotté qui s’en va, pour quarante sous, chercher des arguments qui rapportent dix mille francs aux avocats lorsqu’ils les présentent aux juges, en leur donnant une gravité qu’ils n’auraient pas dans la bouche d’un Morin.

L’opinion publique en France a tellement perdu la perception du juste et de l’injuste, qu’elle est incapable de se rendre compte de tout ceci ; pour elle, tout se réduit à des jeux scéniques : elle applaudit quand c’est bien joué, et c’est tout.

Supérieurs à tout, les républicains peuvent tout oser. Si une Chrétienne exaspérée par les persécutions, s’était permis de recourir au revolver, les journaux amis de M. Hugues l’auraient dénoncée avec ensemble, et la loi aurait épuisé ses rigueurs sur elle. Vous avez vu, au contraire, l’attitude du juge Atthalin devant Mme Hugues, soudain transformée de déesse de la Liberté en furibonde Euménide : il l’accable de politesses, il embrasse le bas de sa robe en lui demandant sa protection ; il refuse de confronter l’accusée avec le cadavre de sa victime, ce qui est une formalité obligatoire, et cela sous prétexte d’épargner une émotion à une femme qui peut avoir toutes les qualités, mais qui ne ressemble certainement pas à une sensitive, s’il faut en juger par le sang-froid avec lequel elle a ajusté son ennemi.

  1. Écho de Paris, du 11 août 1884.
      Ce qu’il y a d’amusant, c’est qu’un journal religieux d’Auvergne, le Dimanche des Familles, ayant constaté à son tour ces navrantes évidences, la Lanterne, qui ne supposait pas qu’un journal républicain eût pu avoir un jour, par hasard, l’idée de dire la vérité, accusa la feuille catholique de calomnie, et la dénonça naturellement aux juges francs-maçons dont elle est sûre. Voilà en quels termes polis elle s’exprimait, sans se douter qu’elle s’adressait directement, non à un conservateur, mais à un républicain éprouvé comme Edmond Lepelletier.
      « L’abominable gredin qui diffame ainsi tout un corps honorable, donne à ses inventions mensongères des conclusions plus odieuses encore.
      « Voilà les polissonneries qu’on ose publier dans une feuilla soi-disant religieuse.
      « Le lâche bandit qui commet ces jolies choses, se cache sous une signature de fantaisie ; mais il y a un libraire éditeur, un imprimeur. Laissera-t-on passer ces infamies sans infliger à ce Basile auvergnat la correction qu’il mérite ? »
  2. Voici ces pièces, qui, en se plaçant au point de vue de Zola, dans son Histoire d’une famille, constituent un document humain d’une considérable importance. D’après une lettre adressée au Français, le 23 février 1882, l’acte de décès du grand-père de l’ancien ministre des Affaires étrangères, mort à l’hôpital maritime de Brest, c’est-à-dire, au bagne, figure à l’état civil de Brest et à celui de la Ferté-Macé, lieu du domicile du forçat, ainsi qu’aux mairies et aux greffes des tribunaux de Brest et de Domfront. Il paraît, en outre, qu’il a eu un parent guillotiné sous Louis-Philippe.
    Le père

    On lit dans le Journal de Granville, du 12 mai 1838 :
      « FAILLITES. — Par jugement du tribunal civil de Granville (Manche), du 11 mai 1838, le nommé Armand-Fidèle-Constant CHALLEMEL-LACOUR, épicier à Avranches, a été déclaré en état de faillite.
      « M. Théroulde a été nommé juge commissaire, et Lefrançois, huissier à Avranches, syndic de ladite faillite.
      « Le jugement ordonne en outre que la personne de Armand-Fidèle-Gonstant Challemel-Lacour sera gardée à vue par Legros, huissier à Avranches. »

    Le grand-père et le grand-oncle

    On lit dans le Journal d’Alençon, du 14 mai 1815 : « Arrêt rendu par la cour d’assises du département de l’Orne. séant à Alençon, pendant la session du premier trimestre de 1815.
      « Les 20 et 21 avril. — Alexandre-Fortuné-Armand CHALLEMEL-ROCOUX, ci-devant huissier, demeurant à Joué-du-Bois, arrondissement d’Alençon ; François CHALLEMEL, marchand de toiles, demeurant à la Ferté-Macé, arrondissement de Domfront ;
      « Convaincus de complicité de faux en écriture de commerce,
      « Ont été condamnés, savoir :
      « Le premier à vingt années et le second à six années de travaux forcés, à La flétrissure de la marque des lettres T. F., et solidairement aux frais. »

    Le fils
    Cour d’appel de Dijon.
    Audience du 24 janvier 1879. — Arrêt.

    La Cour,
    . . . . . . . . . . . . .
      Attendu que les faits ci-dessus constituent de véritables attentats contre les personnes et les propriétés.
    . . . . . . . . . . . . .
    Attendu que, dans l’espèce, les faits sur lesquels repose la demande constituent non seulement des quasi-délits, mais des délits et même des crimes ; qu’il s’agit, d’ailleurs, d’atteintes portées à la liberté individuelle et à la propriété, qui, l’une et l’autre, sont placées sous la sauvegarde de l’autorité judiciaire par les principes fondamentaux de notre droit constitutionnel.
    . . . . . . . . . . . . .
      Condamne solidairement Challemel-Lacour, Vassel, etc., etc.

  3. Presque tous les hommes politiques de la gauche ont ainsi dans leur famille, des antécédents fâcheux, qui les ont fait tenir en suspicion par les honnêtes gens au pays et les ont jetés corps et âme dans les bras de la Franc-Maçonnerie, qui n’est pas difficile dans le choix de ses recrues.
      Le père de Gomot, ancien Ministre de l’Agriculture, fut assez habile pour échapper à la rigueur des lois, mais il fut l’objet de considérants déshonorants. Tous les journaux ont publié le jugement rendu, le 13 août 1847, dans une affaire de soustraction frauduleuse au détriment d’une faillite, affaire à laquelle était mêlé Gomot (Martin-Gilbert).
  4. D’après le Talmud, c’est un heureux présage que de rêver d’excréments. Presque toutes les publications sadiques sont éditées par les Juifs. Un libraire juif, millionnaire aujourd’hui, a commencé en vendant Justine»
  5. Tribunal correctionnel de Grenoble, décembre 1882.
      Si l’on se plaçait au point de vue de ce Morin, il faudrait donc admettre que le tribunal a fait peu de cas de la réputation de Mme Hugues, puisqu’il lui a accordé 2,000 francs de dommages-intérêts et qu’il n’a condamné la Lanterne qu’à cent cinquante francs de dommages-intérêts envers la Sœur Saint-Charles. Je me hâte de dire que ce serait là une conclusion forcée : il ne faut voir dans la disproportion des deux chiffres qu’une nouvelle preuve de la servilité de la magistrature épurée envers les députés de la gauche.
  6. Toute cette campagne, déclamations sur la maternité, apitoiements sur la mère privée de ses enfants, aboutit naturellement à procurer une affaire à une Juive. Toutes les fois que vous verrez la presse parisienne partir tout à coup en guerre à propos d’une catastrophe ou d’un scandale, dites-vous : « Il y a un brave Israélite qui a envie de gagner quelques louis. » Les Delpit s’agitent, les Juifs les mènent.
      C’est une Mme Gerst qui est chargée de porter les diamants de la duchesse de Chaulnes au Mont-de-Piété, et il est permis de penser qu’elle a tiré quelque rémunération de sa peine. La Lanterne du 9 mars 1883 nous a donné le portrait de cette femme dévouée :
      « Mme Gerst est marchande à la toilette et demeure Chausséed’Antin, à côté de la République française. Elle a là une grande boutique, où l’on voit entassés les objets les plus hétéroclites, depuis les dentelles de grand prix, depuis les pièces d’argenterie, jusqu’aux bibelots les plus insignifiants, les plus inattendus. C’est ainsi qu’à côté d’une soupière d’argent qu’a failli acheter M. Gambetta, et qui est cotée dix mille francs, l’on voit accroché un minable cor de chasse tout bosselé, qui vaut bien soixante-quinze centimes, et dans lequel est passé un volant de Chantilly. La maîtresse du logis est une petite femme au type Israélite très accentué, universellement connue dans le quartier de la Chaussce-d’Antin, où tout le monde la désigne sous le nom de la Juive.
  7. Voir, sur toutes ces scènes incroyables, que nous atténuons, les journaux de l'époque, depuis le Figaro jusqu’à la Justice, et un tableau très vivement brossé de cette orgie en pleine salle d’audience dans la Revue générale. C’est là qu’il faudra puiser pour se rendre compte de ce qu’était la justice en France en 1885.
  8. Anatole de la Forge, on s’en souvient, se livra à une chaleureuse apologie de l’assassinat.
      Le président, malgré sa faiblesse, qui avait une peur bleue des journaux juifs, eut un mouvement de protestation ; il comprit ce qu’avait de corrupteur pour un pays ce fait d’un représentant de la nation venant solennellement affirmer le droit de tuer ; il essaya de ramener le témoin à la pudeur.
      De la Forge, sous cette flétrissure si méritée, parut éprouver un mouvement de honte ; puis, devant les œillades de toutes les pierreuses qui étaient là, le vieux Beau se redressa : « C’est mon sentiment, » dit-il.