La Sœur de Gribouille/VI

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Hachette (p. 77-93).



VI

explications


En retournant chez elle, elle rencontra Mlle Rose, qui la salua d’un air moqueur. Caroline passa sans la regarder, et, en rentrant chez elle, elle ferma la porte, alla se jeter à genoux près du lit vide de sa mère, et éclata en sanglots. Gribouille la regardait avec étonnement.

« Pourquoi pleures-tu si fort, pauvre Caroline ? lui dit-il en essayant de la soulever.

caroline, tressaillant.

Tu es là, Gribouille ? Je me croyais seule.

gribouille.

Pourquoi pleures-tu ? Dis, ma sœur, pourquoi pleures-tu ?

caroline.

Parce que Mme Delmis croit que je l’ai trompée ; que je ne sais pas travailler ; que j’ai manqué ses robes ; que c’était maman qui les taillait. Elle dit qu’elle ne me payera pas le travail de toute la semaine dernière ; qu’elle ne me fera plus travailler.

gribouille.

Tu pleures pour cela ! Tu sais pourtant bien que cela n’est pas vrai !

caroline.

Oui, mais ça fait de la peine de s’entendre accuser de tromperie quand on est honnête.

gribouille.

Vraiment ! Eh bien ! c’est drôle : moi, ça ne me fait rien. Quand on m’a dit un jour : « Gribouille, tu as volé des pommes ; il m’en manque beaucoup », j’ai ri, moi, et j’ai répondu : « Je ne vous ai rien volé du tout ; cherchez le voleur ailleurs ; ce n’est pas moi ». Si Mme Delmis me disait : « Gribouille, tu as mal bêché mon jardin, les pois ne lèvent pas… », je répondrais sans me troubler : « Madame, j’ai bien bêché votre jardin. Si les pois ne lèvent pas, prenez-vous-en à Mlle Rose, qui pourrait bien m’avoir joué un méchant tour. » Et si elle disait : « Tu es un méchant, tu es un ingrat », je dirais, toujours sans me déferrer : « Madame se trompe, je suis bon et reconnaissant ; madame devrait être honteuse d’avoir de mauvaises pensées comme elle en a ». Si tu veux, ma sœur, je vais aller dire à Mme Delmis que tu es honnête, que tu travailles parfaitement, que tu n’as pas manqué ses robes, que c’est elle qui est une voleuse en ne te les payant pas, et que c’est tant pis pour elle si elle ne te fait plus travailler. Veux-tu ? j’y vais tout de suite.

caroline.

Non, non, Gribouille, je t’en prie ; ne lui dis rien ; laisse-la garder son argent. J’ai bien d’autres pratiques qui me feront travailler ; j’espère ne pas manquer d’ouvrage ; je commence à en avoir plus que je n’en peux faire. J’ai encore des robes et du linge à finir pour la femme de l’adjoint, et puis pour la maîtresse d’école et pour quelques autres encore.

gribouille.

Mais tu ne vas plus pleurer ?

caroline.

Non, je te le promets ; je vais me mettre à l’ouvrage.

gribouille.

À la bonne heure. Tu sais que M. le curé nous dit qu’il faut être content de tout ce que le bon Dieu nous envoie. Je suis toujours content, moi…

caroline, souriant.

Excepté quand tu t’ennuies près de ton linge à laver.

gribouille, riant.

Ah ! oui ; c’est vrai ! J’ai été bête ce jour-là, mais… j’ai réfléchi depuis, et je n’ai pas perdu mon temps, je t’assure. »

Pendant que Gribouille parlait, quelqu’un frappait à la porte.

« Entrez, dit Caroline, Tiens, c’est Thomas !

— Pardon, mam’zelle ; c’est moi qui viens de la part de Mme Grébu, l’épouse de l’adjoint, pour vous demander ses robes.

caroline.

Je ne les ai pas encore commencées, mon petit Thomas ; je vais m’y mettre tout de suite.

Thomas.

Non pas, non pas, mamz’elle ; Mme Grébu demande son robes en pièce ; elle pensait bien que vous n’aviez pas encore eu le temps de les faire ?

caroline.

Elle ne veut donc pas que je les lui fasse ?

thomas.

Faut croire que non, mam’zelle.

caroline.

Et pourquoi ? le sais-tu ?

thomas.

Je ne sais pas, mam’zelle. Je passais devant la maison de Mme la mairesse : Mme Grébu, qui était dedans, m’appelle par la fenêtre ; j’approche ; elle me dit : « Thomas, cours vite chez Caroline ; demande-lui mes robes ; qu’elle me les rende finies ou pas finies, et tous les morceaux avec ; j’espère qu’elle ne les a pas encore commencées. »

caroline.

Et Mme Delmis était avec elle ?

thomas.

Non, il n’y avait que Mlle Rose, qui riait, qui riait de si bon cœur que le rire m’a gagné aussi, moi : et je suis parti courant et riant.

caroline.

C’est bien, mon petit Thomas, Gribouille, va chercher les robes en pièce qui sont dans la grande armoire du cabinet ; enveloppe-les dans un papier gris que tu trouveras en haut de l’armoire, et donne-les à Thomas ; ne te trompe pas. »

Gribouille, très empressé d’obéir à sa sœur, courut à l’armoire, prit les robes après les avoir bien examinées, les enveloppa dans le papier et les remit à Thomas.

« Adieu, mam’zelle, dit Thomas en emportant le paquet. Bonsoir, Gribouille.

— Encore une méchanceté de Rose, pensa Caroline ; pourvu qu’elle ne me fasse pas perdre ainsi toutes mes pratiques ! »

Caroline, qui avait beaucoup d’autres ouvrages à terminer, alla, après quelques instants de tristes réflexions, chercher du linge à coudre. La première chose qui frappa ses regards en ouvrant l’armoire, fut le paquet des robes en pièce de Mme Grébu.

« Gribouille, Gribouille ! s’écria-t-elle effrayée, qu’est-ce que tu as donné à Thomas ? Voici les robes de Mme Grébu que je retrouve dans l’armoire.

gribouille.

J’ai donné les robes en pièces, comme tu m’as dit.

caroline.

Quelles robes donc ? Je n’en avais pas d’autres, et les voici.

gribouille.

Ce n’est pas celles-là que j’ai données ; elles sont neuves ; j’ai donné les vieilles vieilles, celles que tu as serrées ici l’autre jour, parce qu’elles étaient en pièces et que tu ne pouvais plus t’en servir.

caroline.

Miséricorde ! Qu’as-tu fait ? Ils vont croire que je veux les voler. Cours, mon pauvre Gribouille, rattrape Thomas, ramène-le, dis-lui que tu t’es trompé, que j’ai les robes.

gribouille.

J’y vais, ma sœur, j’y vais ! C’est-y du malheur que Caroline dise toujours une chose pour une autre ! Et puis on dit que c’est moi qui suis bête ! »

Gribouille pensait ainsi tout en courant ; il eut beau se presser, Thomas, qui avait couru aussi, était arrivé avant lui. Il avait remis le paquet à Mme Grébu, qui poussa un cri en l’ouvrant.

« Tenez, ma chère, voyez ce qu’elle m’envoie en place de mes belles robes neuves, dit-elle en faisant voir à Mme Delmis trois vieilles robes en loques, qu’elle étalait avec indignation.

madame delmis.

Mais c’est abominable, ça ! C’est à la faire arrêter, monsieur Delmis. Monsieur Delmis, continua-t-elle, venez donc par ici, dépêchez-vous ; c’est pressé.

— Qu’y a-t-il ? dit M. Delmis en sortant de son cabinet de travail.

madame grébu.

Il y a, monsieur, qu’il faut faire arrêter Caroline Thibaut comme voleuse : elle a gardé deux robes en pièces que je lui avais données à faire, et voilà ce qu’elle m’envoie en place.

le maire.

Pas possible ! il y a quelque méprise là-dessous.

madame grébu.

Quelle méprise voulez-vous qu’il y ait ? Je lui demande mes robes ; elle m’envoie ce que vous voyez. C’est par trop fort en vérité !

monsieur delmis.

C’est, précisément parce que c’est trop fort, que je dis et maintiens qu’on s’est trompé, qu’il y a erreur.

madame delmis.

Vous êtes toujours comme ça, monsieur Delmis : vous n’écoutez personne, vous ne croyez personne ; il semblerait qu’il n’y ait que vous de sensé dans le monde. Moi, je dis qu’il y a vol et je vous somme, comme maire, au nom de mon amie madame l’adjointe, de faire arrêter la voleuse. »

M. Delmis sourit en levant les épaules ; au moment où il allait répondre, Gribouille entra précipitamment dans la chambre, suivi ou plutôt saisi par Mlle Rose, qui le retenait, de toutes ses forces et dont il cherchait à se débarrasser à coups de pied et à coups de poing.

Les deux femmes poussèrent un cri suivi de plusieurs autres. « À l’assassin ! criaient-elles, à l’assassin ! C’est le frère de la voleuse ! Il égorge Rose ! Au secours !

— Taisez-vous donc ! cria d’un ton impérieux M. Delmis : vous allez ameuter toute la ville.

— C’est ce que nous voulons, puisque vous n’avez pas le courage d’arrêter les coupables, riposta Mme Delmis.

monsieur delmis.

Silence ! Rose, lâchez Gribouille ; laissez-le parler ! Que veux-tu, mon garçon ?

gribouille.

C’est ma sœur qui m’envoie, monsieur le maire, pour vous dire qu’elle s’est mal expliquée, comme elle en a l’habitude avec moi ; elle m’a dit : « Va chercher dans l’armoire les robes en pièce de Mme Grébu ». Moi, je comprends que les robes en pièce sont des robes en pièces,… en morceaux,… n’est-ce pas, monsieur le maire ?

— Continue, Gribouille, dit le maire en souriant ; car il commençait à comprendre.

gribouille.

Je prends les robes les plus déchirées, les plus en pièces, comme elle l’avait dit elle-même ; je les enveloppe dans le papier gris, comme elle me l’avait dit, et je les donne à Thomas, toujours comme elle me l’avait dit. Mais voilà qu’après être restée un moment, tout comme une statue, sans bouger, sans sourire, toute pâle, elle va à l’armoire et crie : « Ah ! mon Dieu ! Gribouille ! Miséricorde ! les robes ! les voilà ! les voici ! Cours vite ! Elles diront ! elles croiront ! Dis que tu t’es trompé ! que j’ai les robes !… » Et je ne sais quoi encore de voleuse, de Thomas, de le rattraper. Et alors, monsieur le maire, j’ai couru, couru ; mais Thomas avait couru plus vite que moi. Et puis ne voilà-t-il pas que Mlle Rose me barre le passage ! « Tu n’entreras pas, me dit-elle. — J’entrerai, que je lui réponds. — Tu n’iras pas. — J’irai. » Bref, elle me saisit par ma veste ; je lui lance un coup de pied ; elle m’assène un coup de poing,… et fameux, encore… Je me débats de mon mieux, je joue des pieds et des mains, et me voici, toujours pour obéir à ma sœur. »

Le maire, que le récit de Gribouille avait beaucoup amusé, se tourna vers les dames.

« Vous voyez ! qui avait raison de nous deux ? »

Ensuite, se tournant vers Rose, qui était restée à la porte, rouge et haletante :

« Rose, si jamais vous recommencez ce que vous avez fait aujourd’hui, vous quitterez mon service immédiatement. »

S’adressant ensuite à Gribouille :

« Prends ton paquet de robes, mon pauvre garçon, et dis à ta sœur qu’elle ne s’afflige pas, qu’elle renvoie à Mme Grébu ce qui lui appartient, et que, si elle a besoin de moi, je suis prêt à lui rendre service. Toi, tu es un bon garçon, très bon,… très honnête ; je m’intéresse à toi et à ta sœur. Dis-le à Caroline. »

Gribouille, enchanté, salua M. le maire, Mme Delmis et Mme Grébu.

« Ces dames ont-elles quelques ordres à me donner ? leur dit-il de son air le plus aimable.

— Va-t’en et ne mets plus les pieds chez moi », répondit Mme Delmis.

Gribouille la regarda d’un air étonné, ne répondit pas et sortit en adressant un dernier salut au maire.

« Qu’avez-vous donc contre ce pauvre Gribouille ? dit M. Delmis en souriant.

madame delmis, avec humeur.

J’ai ce que j’ai : cela ne vous regarde pas ; il ne vaut pas mieux que sa sœur.

monsieur delmis.

Je croyais sa sœur une de vos grandes favorites : c’est à elle que vous donnez à faire toutes vos robes.

madame delmis.

Je donnais : je ne donne plus.

monsieur delmis.

Pourquoi cela ? Est-ce parce qu’elle a perdu sa mère et qu’elle a plus besoin que jamais de gagner son pain ?

madame delmis.

Parce qu’elle m’a si bien manqué mes dernières robes, que je ne peux pas les porter.

monsieur delmis.

Je croyais qu’elle travaillait bien.

madame delmis.

Oui, tant que sa mère a vécu, parce que c’était sa mère qui taillait et préparait l’ouvrage.

monsieur delmis.

Qui est-ce qui vous a dit cela ?

madame delmis.

C’est Rose.

monsieur delmis.

Ah ! ah ! c’est Rose. Et comment l’a-t-elle su ?

madame delmis.

Elle l’a su, parce qu’on le lui avait dit ; elle l’a cru parce qu’elle a vu mes robes allant horriblement.

monsieur delmis.

Qui est-ce qui vous a apporté vos robes à essayer ?

madame delmis.

C’est Rose.

monsieur delmis.

Depuis quand les avait-elle ?

monsieur delmis.

Depuis cinq minutes.

monsieur delmis.

Ah !… Alors c’est différent !

monsieur delmis.

Différent ! Quoi, différent ? Qu’est-ce que vous pensez ?

monsieur delmis.

Je croyais, si elle les avait eues de la veille, qu’elle les aurait retaillées, retravaillées, par méchanceté contre Caroline, qu’elle déteste.

madame delmis.

Qu’elle déteste ? Mais, au contraire, elle l’aime assez ; elle me le disait encore ce matin.

monsieur delmis.

Pendant qu’elle perdait Caroline dans votre esprit ! Mes rapports de police me font savoir positivement qu’elle la déteste et que c’est une mauvaise femme. Êtes-vous bien sûre que les robes n’avaient pas été apportées de la veille ?

madame delmis.

Elle me l’a dit ; je n’ai pas pria d’autres informations, comme vous pensez. »

M. Delmis ne dit plus rien, et, saluant Mme Grébu, il rentra dans son cabinet.

Ces dames, restées seules, se regardèrent.

« Qu’en pensez-vous ? dit enfin Mme Grébu.

madame delmis.

Je n’en sais rien ; je ne sais que croire. Tenez, ma chère, faisons une chose : prenons les robes et allons les montrer à Caroline, comme pour les faire arranger.

madame grébu.

Je ne demande pas mieux ; allons. »

Mme Delmis fit un paquet de ses deux robes et alla chez Caroline, accompagnée de Mme Grébu. Quand ces dames entrèrent, Caroline, surprise et effrayée, se leva précipitamment.

madame delmis.

N’ayez pas peur, Caroline ; on m’avait dit ce matin que vous ne saviez, pas faire les robes, que c’était votre mère qui les taillait ; je l’ai cru parce que mes robes étaient manquées, et je vous les apporte pour que vous voyiez si vous pouvez les arranger.

caroline.

Je remercie bien madame ; je n’osais pas le demander, d’après ce que madame avait dit ce matin.

Et Caroline, défaisant le paquet, examina une robe, puis l’autre.

caroline.

Les corsages et les manches ont été retouchés, madame : on les a retaillés.

madame delmis.

C’est impossible ! je les ai essayées cinq minutes après que vous les avez apportées.

Caroline parut surprise.

caroline.

Madame me permettra-t-elle de lui demander, quand elle les a essayées ?

madame delmis.

Ce matin, à dix heures.

caroline.

Je les ai apportées hier, avant quatre heures de l’après-midi.

madame delmis.

J’y étais : pourquoi ne me les avez-vous pas montées ?

caroline.

Mlle Rose n’a pas voulu ; elle nous a dit que madame était occupée.

— C’est très singulier, dit Mme Delmis.

caroline.

Madame veut-elle voir ? Voici des points défaits ; voilà des morceaux d’étoffes coupés. Que madame voie comme c’est mal cousu ; madame sait que je n’ai pas l’habitude de livrer de l’ouvrage mal fait.

madame delmis.

C’est vrai. Votre ouvrage est toujours propre et fait avec soin.

caroline.

Si madame veut me laisser ces robes, je tâcherai de les arranger, en y mettant des morceaux du mieux qu’il me sera possible. Seulement je prierai madame de venir les essayer ici.

— Bien, très bien dit Mme Delmis en souriant : je devine ce que vous craignez… Gribouille, est-ce que Rose aime ta sœur ?

gribouille.

Non, madame, elle la déteste.

madame delmis.

Pourquoi cela, et depuis quand ?

Gribouille raconta à Mme Delmis l’aventure de la robe, la colère de Mlle Rose, ses menaces au sujet des robes faites par Caroline. Mme Delmis, surprise, écoutait, tantôt riant des naïvetés de Gribouille, tantôt indignée de la méchanceté de Rose.

madame delmis.

J’aurai soin que ces mauvais procédés ne recommencent pas, ma pauvre Caroline ; Mlle Rose aura son paquet à mon retour.

gribouille.

Madame veut-elle que je le lui porte ?

madame delmis, riant.

Non, non, Gribouille ; le paquet que je veux lui donner sera une bonne gronderie et un avertissement de chercher une autre maison que la mienne pour exercer ses méchancetés.

Mme Delmis dit adieu à Caroline et à Gribouille, et sortit pour retourner chez elle, accompagnée de Mme Grébu, qui n’avait pas dit une parole.

madame delmis.

Je m’étonne, ma chère, que vous n’ayez pas parlé ; je croyais que vous alliez dire à Caroline de faire vos robes.

madame grébu.

J’aime mieux attendre que les vôtres soient arrangées, pour me bien convaincre que c’est vraiment elle qui les fait.

madame delmis.

Comment ! vous croyez encore ce que nous a dit cette méchante Rose ?

madame grébu.

Pas tout à fait, mais un peu ; j’ai besoin d’une preuve, et vos robes en seront une.

Ces dames rentrèrent ; Rose était sortie. Peu de temps après, Mme Delmis reçut la visite de plusieurs amies, qui toutes venaient la consulter sur ce qu’elles devaient faire au sujet de Caroline, qui avait abîmé les robes de Mme Delmis, et qui devait les manquer toutes, ne sachant pas les tailler.

« De qui tenez-vous ce mensonge ? demandait Mme Delmis.

— De Rose », répondaient toutes ces dames.

Mme Delmis justifiait Caroline, et défaisait ainsi le mal qu’aurait voulu lui faire son ennemie.