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La photographie aérienne par cerf-volant/1

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Gauthiers-Villars et fils (p. 5-6).

I.

Avantages du cerf-volant sur le ballon.

Comme nous le disions en commençant, le seul obstacle à la propagation de la Photographie aérienne ne réside que dans le ballon. Encombrant et coûteux, cet appareil demande encore un temps relativement long pour être mis en état de s’élever dans les airs ; d’où manque de réussite dans les opérations, par suite du défaut de lumière, si l’ascension est trop retardée. Nous citerons à l’appui le récit de l’expérience faite par MM. Lair et Gillon le 15 février 1884 et rapportée par M. Tissandier[1]. « Le ballon n’ayant pu être gonflé assez rapidement, c’est à quatre heures seulement que les opérateurs ont pu faire l’expérience. »

Supprimer une cause d’insuccès en ayant sous la main un véhicule toujours prêt à enlever l’appareil photographique, voilà ce que l’usage du cerf-volant offre aux opérateurs. Mais, dira-t-on, le vent est nécessaire au cerf-volant et, avec le calme plat, toute opération devient impossible. Nous répondrons que l’inverse a lieu avec le ballon, du moins lorsque celui-ci est retenu captif, ce qui est le cas le plus habituel. On nous accordera donc que le cerf-volant pourrait, en tout cas, être considéré comme un suppléant du ballon captif lorsque le vent empêche celui-ci de s’élever. Nous croyons pouvoir affirmer que, même par temps calme, il est possible de faire monter un cerf-volant, si ce n’est à une grande hauteur, tout au moins d’une manière suffisante pour prendre une vue cavalière assez étendue. Nous reviendrons du reste sur ce sujet.




  1. Tissandier (Gaston), La Photographie en ballon, p. 26.