La vallée de la mort/08

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Police Journal Enr (Aventures de cow-boys No. 4p. 20-21).

CHAPITRE VIII

… DRAME !


Le lendemain matin, comme les 2 chefs jasaient, deux indiens pieds-noirs entrèrent au poste.

Ils s’identifièrent comme ŒIL DE BOUC et PIED DE BICHE.

Verchères leur demanda sévèrement :

— L’AIGLON ne vous a-t-il pas averti de ne point quitter votre réserve ?

— Oui, mais…

— Mais… ?

— Mais quoi ? — L’AIGLON, notre grand chef est mort…

— MORT ?

— Oui, assassiné par l’étrangleuse blanche.

Pied de Biche dit :

— Il y a aussi autre chose.

— Quoi ?

— Le cadavre décomposé d’AIGLE ROUGE reposait près de celui de son fils.

— Vous êtes sûrs qu’il s’agit bien d’Aigle Rouge ?

— Oui.

— Comment ?

— Nous avons reconnu comme siens les vêtements qui restaient.

J. B. interrogea.

Lagueux questionna.

Peu à peu les fragments du récit prirent leurs places comme les pièces d’un casse-tête…

La nuit précédente, Pied de Biche et Œil de Bouc avaient été éveillés par un cri d’horreur.

La plainte d’épouvante venait du wigwam de l’Aiglon.

Ils se précipitèrent.

À leur arrivée une grosse forme vêtue d’une longue mante et d’une cagoule blanches, sortait.

Pied-de-Biche se saisit de la mante.

Tira.

Un morceau de toile blanche lui resta dans la main.

La forme s’enfuit, galopant dans la nuit.

Les indiens entrèrent et découvrirent les deux morts.

L’Aiglon avait été étranglé avec une fine cordelette de soie.

Voilà pourquoi ils avaient baptisé l’assaillante l’ÉTRANGLEUSE BLANCHE.

L’Étrangleuse.

Pourquoi pas l’Étrangleur ?

Parce que, dans sa longue robe blanche, la forme avait l’air d’une femme et non d’un homme.

Ils sortirent, indiens et chefs.

Les premiers avaient apportés les 2 cadavres sur une troisième monture.

Charlie demanda :

— Qu’allons-nous en faire ?

J. B. suggéra.

— Les indiens pourraient aller reporter les restes du vieux chef dans sa sépulture violée de la vallée.

— Oui, et l’AIGLON ?

— Celui-là nous le gardons.

— Ici ?

— Oui.

— Pourquoi ?

— Parce que nous en aurons besoin comme corpus delicti dans la cause de meurtre centre l’étrangleuse blanche.