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Le Député d’Arcis/Partie 2/Chapitre 06

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Librairie nouvelle (p. 151-160).


CHAPITRE VI

LA COMTESSE DE L’ESTORADE À MADAME OCTAVE DE CAMPS


Paris, mars 1839.

L’immense digression biographique par laquelle je vous ai fait passer, chère madame, j’en avais puisé les éléments dans une lettre toute récente de monsieur Marie-Gaston.

En apprenant l’héroïque dévouement dont il venait d’être l’objet, son premier mouvement avait été d’accourir à Paris pour serrer la main de l’ami incomparable qui se vengeait si noblement de son oubli.

Malheureusement, la veille de son départ, un cruel empêchement lui était survenu.

Par le coup d’une sympathie singulière, tandis que, pour lui, monsieur Dorlange se faisait blesser à Paris ; à Savarezza, en visitant l’une des plus belles carrières de marbre qui s’exploitent aux environs de Carrare, lui-même faisait une dangereuse chute et se luxait une jambe. Obligé d’ajourner son voyage, de son lit de douleur il avait écrit à monsieur Dorlange pour lui exprimer sa vive gratitude ; mais par le même courrier me parvenait aussi une volumineuse lettre ; en m’y racontant tout le passé de leur liaison, monsieur Marie-Gaston me suppliait de voir son ancien ami de collège et de me faire auprès de lui son avocate.

Il ne lui suffisait pas, en effet, d’avoir pu constater par un éclatant témoignage la place qu’il occupait encore dans les affections de monsieur Dorlange ; sa prétention est de lui démontrer que cette place, malgré toutes les apparences contraires, jamais il n’a cessé de la mériter.

Cette démonstration pour monsieur Marie-Gaston devenait difficile parce que, à aucun prix, il n’aurait consenti à faire remonter jusqu’à leur véritable auteur les torts qu’il a semblé se donner.

Là pourtant est tout le nœud de sa conduite avec monsieur Dorlange. Sa femme l’avait voulu à elle seule et avait mis à l’isoler de toute autre affection un acharnement singulier. Mais rien ne saurait le décider à reconnaître et à avouer l’espèce d’infériorité morale que révélait cette jalousie désordonnée et furieuse. Louise de Chaulieu, pour lui, a été la perfection même, et, par les côtés les plus excessifs de son imagination et de son caractère, elle lui paraissait encore adorable. Tout ce qu’il pourrait concéder, c’est que la personnalité et les actions de cette chère despote ne peuvent pas être pesées à la même balance que les actions et la personnalité des autres femmes. Il tient que Louise a été dans son sexe une exception glorieuse et qu’à ce compte, pour être comprise, elle peut avoir besoin d’être expliquée. Or, qui, mieux que moi, pour laquelle elle n’eut jamais de secret, pouvait se charger de ce soin ? J’étais donc priée de vouloir bien faire, à l’usage de monsieur Dorlange, cette espèce de travail d’illustration, car, une fois l’influence de madame Marie-Gaston justifiée et admise, tout le procédé de son mari se trouvait naturellement amnistié.

Pour entrer dans le désir de monsieur Marie-Gaston, ma première idée fut d’écrire un mot à son ami le sculpteur et de l’engager à passer chez moi. Mais, tout bien réfléchi, il était à peine remis de sa blessure, et puis, dans cette convocation qui aurait d’avance un but déterminé, mon rôle de médiatrice ne prenait-il pas une solennité étrange ? Je m’avisai d’une autre forme : tous les jours on va visiter l’atelier d’un artiste. Accompagnée de Naïs et de mon mari, je pouvais, sans être annoncée, arriver chez monsieur Dorlange, sous le spécieux prétexte de renouveler les instances qui déjà lui avaient été faites pour obtenir le concours de son talent. En ayant l’air de vouloir peser dans ce sens, du poids de mon influence féminine, j’avais une transition toute faite pour arriver au sujet véritable de ma visite ; ne m’approuvez-vous pas, chère madame, et les choses, comme cela, ne paraissent-elles pas très-bien arrangées ?

En conséquence, moi et l’escorte que je viens de vous dire, le lendemain de ma belle résolution prise, nous arrivons à une petite maison d’agréable apparence, située rue de l’Ouest, derrière le jardin du Luxembourg, dans un des quartiers les plus retirés de Paris.

Dès l’entrée, des fragments de sculpture, des bas-reliefs, des inscriptions gracieusement enchâssées dans les murs, témoignent du bon goût en même temps que des occupations habituelles du propriétaire.

Sur le perron, décoré de deux beaux vases antiques, nous sommes reçus par une femme dont déjà monsieur de l’Estorade m’avait touché un mot. Le lauréat de Rome, à ce qu’il paraît, n’aurait pas voulu quitter l’Italie sans en ramener avec lui quelque agréable souvenir.

Espèce de Galathée bourgeoise, tantôt gouvernante et tantôt modèle, représentant ainsi le pot-au-feu et l’art, cette belle Italienne, si l’on en croit certains propos indiscrets, serait appelée à réaliser dans le ménage de monsieur Dorlange l’idéal le plus complet de la fameuse femme pour tout faire, sans cesse annoncée par les Petites-Affiches. Pourtant, je dois me hâter de le dire : rien absolument dans l’apparence extérieure qui donne à deviner cet étrange cumul !

Une politesse sérieuse et un peu froide ; de grands yeux noirs veloutés, un teint légèrement orangé, une coiffure en bandeaux qui, par l’ampleur et le savant agencement de tresses luxuriantes, donne à deviner la plus magnifique chevelure ; des mains un peu fortes, mais d’une forme élégante et dont la blancheur dorée ressort sur le fond noir de la robe ; celle-ci simple, mais ajustée de façon à faire valoir la remarquable beauté de la taille ; enfin, planant sur tout cet ensemble, un je ne sais quoi de fier et presque de sauvage, auquel on m’a toujours dit qu’à Rome se reconnaissent les femmes du Transtevère : tel est le portrait de notre introductrice, qui nous fait pénétrer dans une galerie encombrée d’objets d’art par laquelle est précédé l’atelier.

Pendant que la belle gouvernante annonçait monsieur le comte et madame la comtesse de l’Estorade, monsieur Dorlange, dans un costume d’atelier assez pittoresque, et nous tournant le dos, se hâtait de ramener un ample rideau de serge verte sur une statue à laquelle il travaillait avant notre venue.

Au moment où il se retourne et avant que j’aie eu le temps de l’envisager, imaginez mon étonnement en voyant Naïs se précipitant vers lui, et avec une naïveté tout enfantine se jeter presqu’à son cou, en s’écriant :

— Ah ! c’est vous le monsieur qui m’a sauvée !

— Comment ! le monsieur qui l’a sauvée ? Mais à ce compte monsieur Dorlange se trouverait donc être ce fameux inconnu ? — Oui, madame, et tout d’abord, comme Naïs, je constatai que c’était lui. — Mais, s’il était l’inconnu, il était aussi le fâcheux. — Oui, madame, le hasard, qui est bien souvent le plus habile des romanciers, avait voulu que monsieur Dorlange fût tout cela, et dès ma dernière lettre, à ce qu’il me semble, vous auriez dû vous en douter, rien qu’à la manière un peu prolixe dont je vous déduisais sa vie. — Mais alors, vous, ma chère comtesse, tombée ainsi dans son atelier !… — Moi ! madame, ne m’en parlez pas, émue, tremblante, rougissant, pâlissant, un moment je dus offrir le spectacle du dernier désordre qui se puisse imaginer.

Heureusement mon mari se lança dans un compliment assez compliqué de père heureux et reconnaissant. Pendant ce temps, j’eus le loisir de me remettre, et quand à mon tour je dus prendre la parole, j’avais installé sur mon visage un de mes plus beaux airs de l’Estorade, comme il vous plaît de les appeler ; vous savez, je marque alors vingt-cinq degrés au-dessous de zéro et ferais geler la parole sur les lèvres du plus ardent des amoureux. J’espérais ainsi tenir monsieur l’artiste à distance et faire obstacle à ce qu’il s’avisât de prendre avantage de ma sotte présence chez lui.

Quant à monsieur Dorlange, il me parut bien moins troublé que surpris de la rencontre ; puis, comme si, au gré de sa modestie, nous le tenions trop longtemps sur le chapitre de notre gratitude, pour couper court, changeant brusquement de propos :

— Mon Dieu ! madame, me dit-il, puisque nous sommes plus que nous l’avions pensé en pays de connaissance, oserai-je me permettre une curiosité ?

Je crus sentir la griffe du chat s’apprêtant à jouer avec sa proie ; aussi répondis-je :

— Les artistes, si je suis bien informée, ont souvent des curiosités assez indiscrètes.

Et je mis, à accentuer cette allusion, une nuance bien marquée de sécheresse qui me sembla devoir en compléter le sens.

Je ne vis pas que notre homme se démontât.

— J’espère, reprit-il, qu’il n’en sera pas ainsi de ma question ; je voulais seulement savoir si vous aviez une sœur ?

Bon, pensai-je, une porte de sortie ! faire passer sur le compte d’une ressemblance l’audacieuse continuité de son obsession ; voilà le jeu que nous allons jouer. Mais m’eût-il convenu de lui laisser cette échappatoire ? En présence de monsieur de l’Estorade, la liberté de mentir ne m’était pas laissée.

— Non, monsieur, repartis-je donc, je n’ai pas de sœur ; pas que je sache du moins.

Et cette réponse, je la laissai tomber d’un petit air narquois, de manière à bien constater qu’on ne me prenait pas pour dupe.

— Il n’était pas impossible, reprit cependant monsieur Dorlange de l’air du monde le plus naturel, que ma visée eût quelque réalité. La famille dans laquelle j’ai rencontré une personne qui avait avec vous bien de la ressemblance est entourée d’une certaine atmosphère mystérieuse qui rend à son endroit toutes les suppositions possibles.

— Et votre famille, y a-t-il quelque indiscrétion à vous demander son nom ?

— Pas la moindre, ce sont des gens que vous avez pu connaître à Paris de 1829 à 1830 ; ils tenaient un grand état de maison et donnaient de très-belles fêtes ; moi, je les ai rencontrés en Italie.

— Mais leur nom ? demandai-je avec une instance qui certes n’avait rien de charitable.

— La famille de Lanty, me répondit monsieur Dorlange sans embarras et sans hésitation.

Et dans le fait, chère madame, il y a eu à Paris, à l’époque où je ne l’habitais pas encore, une famille de ce nom, et vous devez, comme moi, vous rappeler avoir ouï sur son compte de bien étranges histoires.

Tout en répondant à ma question, l’artiste s’était dirigé du côté de sa statue voilée.

— La sœur que vous n’aviez pas, me dit-il brusquement, je me suis permis, madame, de vous la donner, et j’ose vous prier de voir si vous vous trouverez avec elle un peu d’air de famille.

En même temps, il enlève l’étoffe sous laquelle était recélée son œuvre, et alors, chère madame, je m’apparais, sous la figure d’une sainte, ayant autour de ma tête une auréole ; le moyen, je vous prie, de se fâcher.

En présence de la prodigieuse ressemblance qu’ils avaient sous les yeux, mon mari et Naïs n’avaient jeté qu’un cri d’admiration. Quand à monsieur Dorlange, entreprenant sans plus tarder l’apologie de ce coup de théâtre :

— Cette statue, nous dit-il, est une sainte Ursule, commandée pour un couvent de province. Par des circonstances qu’il serait trop long de vous raconter, le type de cette personne, dont je vous parlais il n’y a qu’un moment, était resté profondément gravé dans mon souvenir. Vainement j’eusse essayé, par l’imagination, d’en créer un autre qui fût plus complètement l’expression de ma pensée. J’avais donc commencé de modeler avec ma mémoire ; mais un jour, madame, à Saint-Thomas-d’Aquin, je vous aperçus, et j’eus la superstition de vous prendre pour une contre-épreuve que m’envoyait la Providence. Dès lors, je ne travaillai plus que d’après vous ; et comme je ne pouvais penser à vous prier de venir poser dans mon atelier, du mieux qu’il me fut possible je multipliai mes chances de vous rencontrer. J’évitai d’ailleurs avec soin de savoir votre nom et rien de votre position sociale : c’eût été vous matérialiser et vous descendre de l’idéal. Si le malheur eût voulu que mon assiduité à me trouver sous vos pas eût été remarquée par vous, vous m’eussiez pris pour un de ces oisifs qui s’en vont par les rues, courant les aventures, et pourtant je n’étais qu’un artiste consciencieux, prenant, comme dit Molière, son bien où il le trouve, et tâchant à ne m’inspirer que de la nature, ce qui donne toujours des résultats bien plus complets.

— Oh ! moi, j’avais bien remarqué que vous nous suiviez, dit alors Naïs d’un petit air capable.

Les enfants, chère madame, quelqu’un y comprend-il quelque chose ? Naïs avait tout vu ; lors de son accident, il eût été naturel qu’elle parlât, à son père ou à moi, de ce monsieur dont l’assiduité ne lui avait pas échappé, et pourtant, pas un mot ! Élevée par moi avec tant de soin et ne m’ayant presque jamais quittée d’un moment, la plénitude de son innocence ne fait pas pour moi un doute. Il faudrait donc croire que la nature seule, dès l’âge de treize ans, donne aux petites filles l’instinct de certains secrets ; cela n’est-il pas vraiment effrayant à penser ?

Mais les maris, chère madame, ce sont eux surtout qui vous épouvantent, quand par moment on les voit livrés à une sorte de stupide prédestination !

Le mien, ce semble, aurait dû vivement dresser l’oreille au récit de la manière osée dont ce monsieur avait fait de moi un modèle ; monsieur de l’Estorade, d’ailleurs, ne passe pas pour un sot ; en toute rencontre, il a au plus haut degré le sentiment des convenances, et je le crois très-disposé, si jamais je lui en donnais le moindre sujet, à se montrer ridiculement jaloux ; mais d’avoir vu sa belle Renée, comme il m’appelle, exécutée en marbre blanc sous la figure d’une sainte, l’avait jeté, à ce qu’il paraît, dans une admiration à ne se plus connaître. Avec Naïs, il n’était occupé qu’à bien inventorier la fidélité de la copie : que c’était bien ma pose, bien mes yeux, bien ma bouche et bien aussi les deux fossettes de mes joues.

Enfin, je crus devoir prendre à mon compte le rôle dont monsieur de l’Estorade semblait tout à fait donner sa démission, et d’un air très-sérieux :

— Ne pensez-vous pas, monsieur, dis-je à l’impertinent artiste, que s’approprier sans permission, tranchons le mot, que voler ainsi la figure des gens, pourrait bien leur paraître un procédé un peu étrange ?

— Aussi, madame, me répondit-il d’un ton respectueux, ma soustraction frauduleuse n’aurait-elle été poussée que jusqu’au point où vous l’auriez soufferte. Bien que ma statue soit destinée à aller s’enfouir dans un oratoire de religieuses, je ne l’eusse pas mise en route sans avoir obtenu de vous l’agrément de la laisser dans l’état où elle était venue. J’aurais su, quand je l’aurais voulu, votre adresse, et vous confessant l’entraînement auquel j’avais cédé, je vous aurais suppliée de venir visiter mon œuvre. Une fois en sa présence, dans le cas où une ressemblance trop exacte eût paru vous désobliger, je vous aurais dit ce que je dis encore aujourd’hui : qu’avec quelques coups de ciseau, je me charge de dérouter les yeux les plus exercés.

Il s’agissait bien, vraiment, d’atténuer la ressemblance ! Mon mari, apparemment, trouvait qu’on ne l’avait pas serrée d’assez près, car, en ce moment, s’adressant à monsieur Dorlange :

— Monsieur, lui dit-il béatement, ne trouvez-vous pas que dans le nez de madame de l’Estorade il y a quelque chose de plus fin ?

Bouleversée que j’étais par tout cet imprévu, j’aurais, je crois, très-mal plaidé la cause de monsieur Marie-Gaston ; mais dès les premiers mots que j’en touchai à monsieur Dorlange :

— Je sais, madame, me répondit-il, tout ce que vous pourriez me dire à la décharge de mon infidèle. Je ne lui pardonne pas, mais j’oublie. Les choses ayant tourné à ce que je manquasse de me faire tuer pour lui, il y aurait vraiment trop peu de logique à vouloir lui garder rancune. Néanmoins, pour ce qui est du monument de Ville-d’Avray, rien ne me décidera à m’en charger. J’ai déjà dit à monsieur de l’Estorade un empêchement qui, de jour en jour, se dessine pour moi plus absolu ; je trouve d’ailleurs misérable que Marie-Gaston s’étudie ainsi à ruminer sa douleur, et je lui ai écrit dans ce sens. Il faut enfin qu’il soit homme, et qu’il demande à l’étude et au travail les consolations qui toujours peuvent en être attendues.

Le sujet de ma visite était épuisé et je n’avais pas, pour le présent, l’espérance d’aller au fond de toutes les obscurités qu’il me faudra pourtant pénétrer. Au moment où je me levais pour partir :

— Puis-je compter, me demanda monsieur Dorlange, que vous n’exigerez pas à ma statue des dégradations trop considérables ?

— C’est à mon mari, bien plus qu’à moi, à vous répondre ; d’ailleurs, nous en reparlerons, car monsieur de l’Estorade espère bien que vous nous ferez l’honneur de votre visite.

Monsieur Dorlange s’inclina en signe d’acquiescement respectueux, et nous sortîmes.

Comme il nous reconduisait jusqu’à notre voiture, sans avoir osé, je pense, m’offrir son bras, je vins à me retourner pour appeler Naïs qui s’approchait imprudemment d’un chien des Pyrénées, couché dans la cour. J’aperçus alors, derrière le rideau d’une des fenêtres, la belle gouvernante, avidement occupée à me suivre des yeux. En se voyant surprise dans cette curiosité, elle ferma le rideau avec une brusquerie marquée.

— Allons, pensai-je, voilà cette fille jalouse de moi ; craindrait-elle, par hasard, qu’au moins comme modèle, je ne lui fasse concurrence ?

En somme, je sortis d’une humeur massacrante ; j’étais outrée contre Naïs, contre mon mari, et je fus sur le point de lui faire une scène à laquelle, bien certainement, il n’eût rien compris.

Qu’en pensez-vous, chère madame ? Cet homme est-il un des fourbes les plus adroits que l’on puisse rencontrer, ayant su, tout d’un coup, pour se tirer d’un mauvais pas, inventer la fable la plus ingénieuse, ou bien, n’est-ce réellement qu’un artiste, m’ayant prise en toute naïveté pour la vivante réalisation de son idéal ? C’est ce que je saurai, du reste, d’ici à quelques jours, car, plus que jamais, voilà le cas de rentrer dans mon programme, et demain, pas plus tard, monsieur le comte et madame la comtesse de l’Estorade auront l’honneur de prier monsieur Dorlange à dîner.