Le Jardin des dieux/Le Golfe entre les palmes/Ce soir, le vent brûlant des ruines…

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CE SOIR, LE VENT BRÛLANT DES RUINES…



Ce soir, le vent brûlant des ruines promène
Leur séculaire odeur au-dessus des yuccas,
Et la mer, agitant l’anse où tu débarquas,
Mêle au vivant silence un bruit de foule humaine.

Ici, gît une ville où s’étend cette plaine
Marquée au dur talon des soldats de Barca.
Mais l’homme injurieux en proférant « raca ! »
Insulte à ses crachats la poussière romaine.


Ô ma terre éternelle où, du fond du passé,
Tant de races, jadis, siècle à siècle, ont poussé
Leur houle sur ces bords désormais solitaires,

Quelle fiévreuse ardeur j’éprouve en te foulant,
Toi qui mêles dans l’or de tes sables brûlants
La citadelle turque aux victoires aptères.