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Le P. Jean de Cronstadt/Introduction

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Le P. Jean de Cronstadt, archiprêtre de l’Église russe
Traduction par Dom Antoine Staerk, o.s.b..
P. Lethielleux (I. Son ascétisme, sa morale. — « Ma vie en Jésus-Christ »p. iii-xv).


INTRODUCTION




Caractère du livre. — Je ne fais pas précéder mon livre d’une préface : qu’il parle lui-même en sa faveur ou défaveur. Il ne contient que le reflet de la grâce divine dont le Saint-Esprit a daigné m’éclairer aux moments d’une profonde et scrupuleuse analyse de mon état d’âme, surtout aux heures de la prière. Je notais, quand je le pouvais, ces pensées et ces émotions bienfaisantes, et ce sont ces notes datant de nombre d’années, qui ont formé ce volume. Le contenu en est très varié, comme pourront le voir les lecteurs, si toutefois il y en a. C’est à leur avis que je m’en rapporte pour tout ce qui regarde l’appréciation de mon livre.

J. Serguieff, Archiprêtre.


Telle est la préface que notre Auteur place en tête de son livre, qui n’est pas un traité, ni un livre dans le sens que les modernes ont l’habitude d’attacher à ce mot. La seule pensée d’écrire un livre est incompatible avec le caractère de cet homme, que l’on appelle habituellement le Père Jean de Cronstadt[1]. Celui qui en commencerait la lecture dans l’intention de trouver en face de lui un livre et un auteur, s’exposerait à des mécomptes. Ce n’est pas à dire qu’il n’y ait des pages revêtues de la plus pure splendeur littéraire, mais cette splendeur vient, non de la volonté de l’écrivain qui n’y a jamais songé en confiant au papier ses notes rapides et fugitives, écrites évidemment à la hâte et à des moments différents, mais du sujet et des pensées.

Or le rôle joué par le Père Jean au chevet de mort de l’empereur de Russie Alexandre III, sa réputation de sainteté sortant tout-à-coup de l’intimité du théâtre modeste d’une province pour voler sur les ailes des journaux jusqu’aux extrémités du monde, nous ont fait penser qu’une étude sur sa vie intérieure était appelée non seulement à faire du bien aux âmes de bonne volonté, mais encore à favoriser la réconciliation des deux Églises. Cette grande pensée, en effet, si bien exprimée dans la liturgie gréco-slave[2], nous a encouragé encore davantage à publier notre travail. Dans tous les cas, et quel que puisse être le succès de l’entreprise, les catholiques ou les chrétiens orthodoxes qui liront ces lignes ne pourront nous refuser cette indulgence qu’on a pour les ouvriers de bonne volonté.

Voyage à Livadia. — C’était en Octobre 1894. Le Père Jean reçut un télégramme de la Cour impériale[3]. Il l’ouvrit.

Le télégramme venait de la part de Son Altesse Impériale la Grande Duchesse Alexandra Josephowna, qui l’invitait au nom de Sa Majesté à partir avec elle et la reine de Grèce, en compagnie de leur suite, pour Livadia[4] dans le train express Impérial. Quel heureux hasard ! se dit-il, j’aurai l’occasion de voir pour la première fois notre Auguste Souverain, mais hélas ! dans des conditions pénibles pour lui et pour sa famille, de même que pour la Russie entière. Mais, se dit-il encore, j’aurai pourtant le temps de rester un jour à Moscou et de revenir avec le train-courrier de demain. Sur ces entrefaites il partit, mais il oublia entièrement de répondre à son Altesse, absorbé qu’il était par la surprise que lui avait causé cette nouvelle.

Arrivé à Moscou, il reçoit un second télégramme qui lui enjoint de se trouver à Strelna pour le départ du train Impérial. Il répondit, cette fois, qu’il y serait à l’heure indiquée. À Strelna, une heure après son arrivée, il vit venir Sa Majesté la reine de Grèce avec ses plus jeunes enfants, son Auguste mère la Grande Duchesse Alexandra Josephowna, Son Altesse le Grand Duc Dimitri Constaninowitch et l’entourage de la Reine et de la grande Duchesse. Dans le wagon où le Père Jean montait, le Grand Duc s’installa dans un compartiment à côté de celui qu’il occupait. Ils partirent à 6 heures du soir. Le Père Jean fit un signe de croix et se mit mentalement sous la protection du Seigneur, formant les vœux les plus sincères pour le rétablissement de la santé de l’Auguste Malade. À 8 h. du soir, le Père fut invité à dîner dans la salle à manger du train et il eut l’honneur d’être placé à côté de S. M. la Reine. Je me sentis émotionné, écrit-il, de l’amabilité et de la prévenance de Sa Majesté et de tout le personnel. Leur bonté pour moi excédait mon admiration. Après le dîner, vers 10 h. du soir, un télégramme de Livadia vint leur annoncer de la part du prince royal de Grèce que l’état de S. M. l’Empereur avait empiré et que des symptômes dangereux s’étaient déclarés. Cette nouvelle alarmante fit naître en eux des craintes pour la vie du malade. Ils prièrent tous en secret, demandant au Seigneur qu’il daignât prolonger les jours du Souverain pour le bonheur de la Russie. Les dépêches arrivaient tous les jours, les nouvelles variaient, tantôt la maladie empirait, tantôt le malade allait mieux.

Enfin le 8 octobre à 9 h. du matin, ils arrivèrent à Yalta sur le bâtiment de guerre Souvenir du Mercure. Les Augustes voyageurs furent accueillis au port par Son Altesse Impériale le Grand Duc héritier, le Prince Royal de Grèce et le personnel de la suite de S. M. l’Empereur. Pendant que les personnes de la famille impériale quittaient le bateau et adressaient les compliments d’usage, le Père Jean prit congé et partit directement dans une voiture qui l’attendait pour le conduire à la chapelle du palais, où il devait dire une messe de recommandation pour l’Empereur, conjointement avec l’Archimandrite Épiphane. À un moment donné de la messe, le Père Jean récita une prière pour la guérison de l’Auguste Malade.

L’Empereur se sentit mieux pendant les jours suivants et, d’après ce que le Grand Duc héritier lui fit savoir après le déjeuner du dimanche auquel il fut invité, Sa Majesté aurait dit qu’elle avait senti la force de sa prière.

Cependant le Père Jean attendait une invitation pour se présenter chez Sa Majesté. Ce fut le quatrième jour après son arrivée, c’est-à-dire le 11 octobre, qu’il fut appelé auprès d’Elle, à 11 h. du matin. À son entrée dans le cabinet de travail de l’Empereur, Sa Majesté le reçut debout, en manteau militaire. Le Père le salua profondément et lui dit : « Sire, j’appelle sur vous la bénédiction de Notre-Seigneur Jésus-Christ dont l’avènement manifestera en son temps celui qui doit être souverainement heureux ; il est le seul puissant, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ; Lui seul possède l’immortalité ; Lui seul habite une lumière inaccessible, que nul des hommes n’a vue et ne peut voir ; à Lui honneur et pouvoir dans l’éternité. Amen.[5] » Puis il remercia l’Empereur d’avoir bien voulu lui permettre de venir à Livadia et de le recevoir. Sa Majesté lui répondit qu’il n’avait pas osé l’inviter lui-même à venir dans un pays si éloigné. « Mais, ajouta-t-il, lorsque la Grande Duchesse Alexandra Josephowna me proposa de vous prier de venir ici, j’acceptai avec joie et vous remercie d’être venu. » À quoi le Père Jean répondit que cette invitation était allée au devant du désir de son cœur qui était de prier pour sa précieuse santé, surtout maintenant qu’il le voyait si malade. « La Russie entière, lui dit-il encore, adresse ses prières au ciel pour votre guérison. » Là-dessus, l’Empereur passa dans une chambre à côté, invita le Père Jean à prier et s’agenouilla. La prière achevée, Sa Majesté se leva, remercia le Père Jean et le congédia.

Le 17 octobre, le Père Jean porta le Saint-Sacrement à l’Auguste Malade. « Voici le Roi de gloire qui fait son entrée ! dit-il en arrivant auprès de Sa Majesté. Voici l’oblation mystérieuse et consommée qui arrive glorifiée ! Approchons avec foi et amour, afin de participer à la vie éternelle. » Puis aux paroles de la prière : Je crois Seigneur et je confesse[6], l’Empereur répéta distinctement et d’une voix émue chaque parole de la prière et communia avec un pieux et profond recueillement ; une larme d’attendrissement tomba de ses yeux. Sa Majesté éprouva une grande consolation par l’effet de la grâce divine. Il était 9 h. du matin lorsque le Père Jean se retira.

Le 18 octobre, l’état du malade s’étant aggravé, le Père fut de nouveau invité par l’Impératrice et l’héritier à venir prier pour le malade, ce qu’il fit dans une chambre adjacente devant une image de la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus. Toute la famille impériale était présente et priait à genoux en versant des larmes. Enfin, le 20 octobre, de grand matin, le Père Jean fut invité pour les 8 h. chez le Grand Duc héritier. Arrivé au palais, à l’heure fixée, il ne trouva pas Son Altesse dans ses appartements, car elle avait été appelée des 7 h. chez l’Empereur qui commençait à éprouver de violents accès de suffocation. Tous les enfants de l’Empereur furent appelés auprès de lui ; quant à l’Impératrice, elle s’y trouvait déjà depuis longtemps.

Dès le soir le temps avait changé. Le baromètre tomba sensiblement, l’air devint froid, une tempête s’éleva, la mer mugissante roulait d’énormes vagues. Ce changement de temps exerça une funeste influence sur l’état de l’Auguste Malade, dont les forces baissaient à vue d’œil, tandis que la respiration s’accélérait. Ayant longtemps attendu en vain le Grand Duc héritier pour recevoir ses ordres, le Père se décida à aller à Oryanda, où il devait dire la sainte messe, selon le désir de la Grande Duchesse Alexandra Josephowna ; mais à peine l’avait-il terminée, qu’il fut appelé au plus vite auprès de l’Auguste Malade qui était pris de suffocation. Lorsque le Père entra, il vit l’Impératrice assise à côté de son époux, le Grand Duc héritier et sa fiancée placés en face du malade et lui faisant respirer de l’oxygène. On invita le Père Jean à prier. Celui-ci récita en toute piété les prières pour l’Auguste Malade et demanda ensuite à l’Empereur la permission d’oindre avec de l’huile bénite les parties malades de ses pieds. Quant à l’extrême onction ou à la communion, elles ne lui furent plus administrées ce jour-là, car dans la matinée l’Auguste Malade ayant exprimé le désir de recevoir le Saint-Sacrement, l’Archiprêtre de la Cour, le R. P. Jean Yanicheff, venait de le faire.

Quand le Père Jean eut fini les onctions, Sa Majesté le pria de placer ses mains sur sa tête ; et quelque temps après, l’Empereur, qui se trouvait en pleine connaissance, lui dit de se reposer, à quoi le Père répondit qu’il ne sentait aucune fatigue. — « Mes mains, lui demanda alors le Père Jean, que je tiens depuis longtemps appuyées sur votre tête, ne fatiguent-elles pas votre Majesté ? » — « Au contraire, répondit l’Empereur, je me sens mieux pendant que vous les tenez ainsi ». Puis le malade lui dit encore : — « Le peuple russe vous aime ». — « Oui Sire, répondit le Père, votre peuple m’aime en effet ». — « C’est parce qu’il sait, reprit l’Empereur, qui vous êtes et ce que vous êtes ». — « Il se peut, écrit le Père Jean, que l’on trouve trop hardi de ma part de redire ces paroles dans mon récit ; mais connaissant combien le peuple russe tient à chaque parole prononcée par son Souverain sur son lit de mort, paroles propres à montrer le caractère de son âme pleine de grandeur, d’humilité, de bonté et de compassion, je n’ai pas cru devoir les taire, quoique moi-même je ne sente que trop que j’en suis indigne et ne les mérite pas de la part d’un Souverain aussi grand et aussi magnanime. » Bientôt après, ses bras et sa tête retombèrent en arrière sur le dos du fauteuil dans lequel il était assis, et il expira tranquillement et sans agonie. Tous les membres de la famille impériale se mirent à genoux sans bruit, en silence, acceptant avec résignation la volonté de Celui qui tient dans ses mains la vie de toutes les créatures.

« Essuie tes larmes », s’écrie le Père Jean en terminant son récit, « essuie tes larmes, ô Russie, et cesse de t’affliger ? Si les prières ont été impuissantes auprès de l’Éternel pour rendre la vie à ton Souverain bien-aimé, elles lui ont procuré une mort tranquille et chrétienne, qui a couronné la gloire de sa vie. C’est cette pensée consolante qui doit t’être le plus chère ! Reporte donc l’amour que tu avais pour le défunt monarque sur son fils, l’Empereur actuel Nicolas II, celui qui a reçu de son auguste père, comme un legs suprême, le conseil de marcher sur ses traces. »

Cette narration si touchante dans sa naïveté et sa simplicité nous révèle la vraie physionomie de ce prêtre. Aussi le peuple russe attribue à sa prière le don même des miracles, et nous le voyons accourir, des points les plus reculés du pays, à Cronstadt, en quête de ses prières ou tout au moins de sa bénédiction. Les pauvres se pressent en foule sur son passage. Il est, pour ainsi dire, leur providence visible dans sa patrie. Que faut-il penser de cet homme extraordinaire ? Nous le dirons dans une prochaine étude, qui sera comme le complément du présent ouvrage. Nous y examinerons non seulement les faits merveilleux qu’on lui attribue, mais encore sa doctrine et les changements qu’il a introduits dans la discipline et la liturgie. Pour le moment nous nous contentons de faire connaître par des extraits de son livre son ascétisme et sa morale.

Terminons toutefois cette introduction en faisant simplement remarquer deux moyens dont se sert le Père Jean pour opérer ces faits merveilleux dont nous parlons.

En nous disant naïvement que, pendant qu’il tenait ses deux mains sur la tête de l’Auguste Malade, celui-ci n’éprouvait aucune douleur, le Père a soin d’ajouter à sa relation (Cf. Revue eccl. de Saint-Pétersbourg, 1894), qu’il venait de célébrer les saints Mystères et de prendre part au corps et au sang de Jésus-Christ. « Oui, Seigneur, vous êtes avec nous, s’écrie-t-il, oui, Seigneur, vous êtes avec nous, tous les jours ! Sans vous, sans votre présence, nous ne saurions vivre, ne fût-ce qu’un seul jour. Vous êtes avec nous surtout dans le Saint-Sacrement, dans ce mystère de votre corps et de votre sang. Oh ! combien je me sens pénétré de la croyance que le Saint-Sacrement vous contient véritablement et substantiellement ! Pendant chaque messe, Seigneur, vous revêtez un corps pareil au nôtre… et vous nous fortifiez de votre chair ! Par le Saint-Sacrement vous entrez pleinement en nous ! Votre chair s’unit à notre chair et votre esprit à notre âme ! Nous ressentons, nous acceptons cette vivifiante, cette douce et paisible union ! Oui, nous éprouvons qu’en nous unissant à vous dans la sainte Eucharistie, nous devenons un même esprit avec vous, selon les paroles de l’apôtre : Celui qui demeure attaché au Seigneur est un même esprit avec lui (1 Cor. vi, 17). »

Le père Jean regarde aussi la prière comme le lien d’or entre le chrétien et Dieu ; car l’âme, venant de Dieu, doit toujours aspirer à son Créateur. « La prière, dit-il, est d’un grand profit pour celui qui la fait : elle soulage l’âme et le corps »[7]. Mais le principal dans la prière, la condition que nous devons y remplir avec le plus de soin, c’est une foi vive et lumineuse dans le Seigneur. « Figurez-vous vivement, écrit-il encore, qu’il est devant vous et en vous, et demandez alors à l’Esprit-Saint, au nom de Jésus-Christ, tout ce que vous voudrez et vous l’aurez. Ce que vous avez à demander, demandez-le simplement, sans douter, et Dieu qui opère en un instant les œuvres les plus éclatantes et les plus lumineuses, sera tout à vous. »[8]. — Aussi le Père obtient-il ses guérisons par le moyen de la prière, comme il l’écrit lui-même : « Par l’effet de la miséricorde infinie du Seigneur et de ma prière indigne, les enfants Paul et Olga ont été guéris d’une maladie à laquelle ils étaient en proie. La maladie du petit Paul disparut pendant son sommeil ; quant à la petite Olga, la tranquillité d’esprit lui revint soudain et son visage délicat, au teint jusqu’alors livide, reprit ses couleurs. Je suis allé prier neuf fois auprès d’eux avec une espérance absolue et une témérité filiale, persuadé que je n’aurais pas la honte d’être refusé, que l’on ouvrirait à celui qui frappe, que le Seigneur m’accorderait ce que je lui demandais, convaincu que si un juge connu pour son injustice a fini par céder à la requête d’une femme qui l’importunait, à plus forte raison le juge universel, le juge le plus juste, accèderait à ma prière indigne en faveur de pauvres petits innocents. Enfin j’avais un ferme espoir qu’il jetterait un regard bienveillant sur ma fatigue, sur mes allées et venues, sur mes paroles et mes prières, sur mes supplications à genoux, ainsi que sur ma témérité et sur mon espérance, et le Seigneur m’a exaucé ! Il m’a épargné la honte d’une défaite, malgré mes péchés ! Je vins voir les enfants la dixième fois — les enfants étaient guéris. Je rendis grâces au Seigneur et à Celle qui est le prompt secours de tous les affligés »[9]. Sur ce même sujet, le Père dit encore que nous ne prions jamais en vain Notre-Seigneur ou la très sainte Vierge ou les Anges et les Saints, mais que nous obtenons toujours ce que nous demandons et ce qui est utile à notre salut. C’est de Dieu que descendent continuellement la guérison et les secours de toute espèce. Notre-Seigneur est un Seigneur qui dispose de toute sorte de puissance ; notre Dieu est un Dieu qui prend en pitié et qui sauve. De même la Mère toujours Vierge du Dieu-Verbe incarné est comme son divin Fils remplie du même amour que lui pour le genre humain. Elle prie pour nous et ne cesse de déverser sa puissance sur ceux qui croient en elle. Nous ressentons cette puissance permanente et bienfaisante de la Sainte Vierge et nous lui disons : « Nous ne cesserons jamais, ô Sainte Mère de Dieu, tout indignes que nous sommes, de louer votre puissance ; car si vous ne nous assistiez pas de vos prières, quel est celui qui nous aurait délivrés de nos calamités. »[10].



  1. Otetz Johann.
  2. Ὑπὲρ εὐσταδείας τῶν ἁγίων τοῦ Θεοῦ ἐϰϰλησιῶν, ϰαὶ τῶν πάντων ἐνώσεως τοῦ Κυρίου δεηθῶμεν.
  3. Cf. Serguieff : Mon voyage et mon séjour à Livadia en octobre 1894.
  4. En Crimée.
  5. Cf I. Timoth. vi, 15. 16.
  6. Werouiou Hossopodi i isspowedouiou, iako Ty iessi woisstinou Chrisstoss, Ssinn Boha jiwawo, etc. Cette belle prière est attribuée à Saint-Jean Chrysostome et se dit au moment de la réception du Précieux Sang. Voici la traduction du texte original : « Je crois Seigneur et je confesse que vous êtes en vérité Jésus-Christ, le fils du Dieu vivant, venu dans le monde pour sauver les coupables, dont je suis le premier. Je crois encore que ceci est votre très pur corps et votre très vénéré sang, je vous supplie donc, ayez pitié de moi et pardonnez mes péchés volontaires ou involontaires, que j’ai commis en parole et en action, avec réflexion ou sans réfléchir, et accordez-moi la grâce de recevoir dignement votre Saint-Sacrement, pour la rémission de mes péchés et pour la vie éternelle. Daignez, ô Fils de Dieu, m’admettre aujourd’hui à votre sainte Cène ! Je ne vous trahirai pas devant vos ennemis et ne vous donnerai pas le baiser de Judas, mais je vous dis comme le larron sur la croix : Seigneur, souvenez-vous de moi dans votre règne éternel ! Ainsi soit-il. »
  7. P. 117.
  8. P. 262.
  9. P. 302.
  10. P. 191.