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Le Roman d’un rallié (éd. 1902)/Partie I/Chapitre II

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Albert Lanier, Imprimeur — Éditeur (p. 17-35).

II

K. Street est une rue originale ; son nom et la manière dont les maisons y sont numérotées lui donnent une allure yankee : mais sa tranquillité, ses petits jardins paisibles rappellent la Hollande et, d’autre part, l’étonnante fécondité des architectes qui y ont apposé leurs signatures donne à penser que les habitants sont des cosmopolites originaires de tous les coins du monde ; il n’en est rien. Les propriétaires de K. Street sont pour la plupart des Américains, mais des Américains d’un genre spécial : banquiers retirés des affaires, diplomates et hommes politiques recueillant leurs souvenirs, généraux démissionnaires, collectionneurs, artistes, lettrés, hommes de Club et de causerie dont les gens de New-York, disaient à Bourget, non sans un peu de dédain « They have plenty of time for afternoon teas »[1]. Aucun d’eux est né là, par la raison qu’il y a seulement quarante ans, l’endroit devait être un cloaque où les petits nègres prenaient leurs ébats librement. Washington ressembla longtemps à une ville de l’ouest dont le boom[2] aurait avorté. Les avenues dessinaient un plan gigantesque, quelques poteaux pourris marquaient des carrefours grandioses, mais le Capitole restait isolé sur sa colline, avec des masures à ses pieds, comme si la masse de l’immense édifice eût effrayé les particuliers et les eût retenus de se construire en ce lieu des demeures définitives. L’envie au reste n’en venait à personne. Les rives du Potomac constituaient un fâcheux exil non seulement pour le personnel des légations mais pour les fonctionnaires, les sénateurs et représentants, forcés d’y séjourner. Les temps ont changé ! Qui donc s’avisa le premier de la beauté du site ? Qui osa le premier, sans en avoir l’obligation, se faire Washingtonien ? Il faudrait retrouver le nom du hardi et ingénieux citoyen et lui dresser une de ces statues de bronze au socle de marbre rouge qui font si bon effet, entourées de parterres fleuris, dans les nombreux squares de la cité fédérale. En tous cas, son exemple fut suivi et, de tous les états de l’Union, on afflua sur Washington. Ce ne fut pas un boom. Cela n’eut rien de la course au clocher qui se produit lorsqu’un décret présidentiel ouvre à la colonisation quelque partie de ces territoires, jadis garantis aux Peaux Rouges, et dont les malheureux se virent chassés peu à peu par l’invasion blanche. On n’eût pas, comme dans l’Oklahoma, le curieux spectacle d’une cavalcade endiablée de settlers, pressés de s’assurer des terrains, éperonnant leurs montures pour arriver premiers, s’installant le révolver à la main, au centre du champ hâtivement délimité pour le mieux défendre contre la rapacité des voisins. Les colons de Washington étaient riches et se piquaient de belles manières ; ils se partagèrent posément le sol de K. Street et des rues avoisinantes et surveillèrent avec soin la construction de leurs pénates fantaisistes.

La première fois qu’Étienne de Crussène avait descendu K. Street, il s’était amusé des renseignements que lui donnait son compagnon : cette façade gothique avec ses tourelles et ses fenêtres à meneaux, c’était l’hôtel d’un Philadelphien enrichi dans le commerce et grand bibliophile ; le dessin de ces chapiteaux et de ces cannelures avait été levé à Rome pour satisfaire un natif de Buffalo, ex-ministre des États-Unis en Italie et possesseur de tout un quartier de Pittsburg ; cet autre, originaire de l’Illinois, avait rapporté de Nuremberg le goût des hauts pignons et des bois sculptés ; et celui-ci avait voulu, autour de lui, la délicate ornementation et les enroulements mièvres de la Renaissance. Étienne se rappelait encore sa surprise en constatant que le numéro 1310 était devant lui ; il pensait en avoir pour trois quarts d’heure de marche, car peu d’instants avant il avait remarqué la maison portant le numéro 906, une jolie petite maison en briques blanches ornée de frises en terre-cuite. Son cicerone, devinant la cause de sa perplexité s’était mis à rire ; « Washington, lui avait-il expliqué, se compose de rues transversales et numérotées qui coupent à angle droit les rues perpendiculaires au Capitole, désignées, celles-là, par les lettres de l’alphabet. Le numéro d’une maison indique de la sorte sa situation. Le 1310 dans K. Street est la dixième maison du treizième bloc, c’est-à-dire du bloc compris entre la treizième et la quatorzième rue. » Ce 1310 dans lequel il avait pénétré, ce jour là, pour la première fois, n’avait pas de prétentions architecturales. C’était une simple bâtisse à cinq fenêtres de façade dont la simplicité eut étonné et pour ainsi dire, choqué le regard au milieu de toutes les élégances environnantes, si les murs n’avaient été, presque complètement, tapissés de plantes grimpantes à feuillages multicolores savamment entrelacées de façon à former une mosaïque. De cette masse de verdure s’échappait, d’ailleurs, un porche de bois vernis d’un dessin spirituel et exquis ; et à travers les fenêtres, des fenêtres Anglaises à guillotine, ornées de petits rideaux de soie crème et de stores vieux rose, certains détails d’intérieur se révélaient qui faisaient dire aux passants : voilà une demeure où la vie doit être douce.

Ce soir, les lampes électriques brillaient à travers les stores vieux rose comme sous le porche de bois vernis qui, éclairé ainsi par en dessous, prenait un air de fête. Un tapis, jeté sur les marches, descendait jusque dans la rue ; des lierres minuscules et des vignes aux feuilles pourpres se hissaient curieusement le long des montants afin de voir entrer les invités. Étienne s’arrêta pour laisser passer trois dames emmitouflées. Elles descendaient d’un de ces étranges petits omnibus qui basculent sur de grandes roues et dont la portière s’ouvre à deux battants, le plus comiquement du monde, grâce à un cordon que tire le cocher. On est sensé y tenir quatre ; en fait, deux personnes suffisent à les remplir. Aussi le déballage de ces dames avait-il demandé quelques minutes. Étienne reconnut l’une d’elles et salua. « Oh ! mister Crousshaine, s’écria-t-elle, glad to see you »[3] ; et s’adressant à la plus jeune de ses compagnes : « My love, here is M. Crousshaine, the French marquess, you know, who comes from Brittany and plays the piano so well ! »[4]. Miss Bessie ne savait pas du tout qu’il y eût à Washington un marquis Français qui venait de Bretagne et jouait bien du piano ; mais comme ces particularités n’avaient en elles-mêmes rien de déplaisant, elle sourit avec gentillesse et tendit la main au jeune homme : « She is our niece, you know, and so sweet !… reprit l’exubérante lady, and here is my sister who was touring with her in the Bahama lslands. They arrived yesterday »[5]. Étienne salua de nouveau et remarqua que l’air des Bahamas avait mis de belles couleurs sur les joues de la nièce et que les deux tantes se ressemblaient à ne pouvoir les distinguer l’une de l’autre. Miss Mabel et miss Clara Simpson ne s’étaient pas mariées parce que, disaient-elles, Dieu les avait faites inséparables et que l’idée seule de se séparer les révoltait. On se gardait donc de les inviter l’une sans l’autre ; elles en eussent été froissées. Mais il était très rare de les voir répondre ensemble à une invitation par le motif que, dès que l’une revenait du Canada, l’autre partait pour la Floride : c’était toujours de courtes absences motivées par le salut des petits nègres ou des petits peaux-rouges, un congrès, une conférence, la première pierre d’une école ou l’inauguration d’un hôpital..… seulement ces absences se succédaient si régulièrement qu’au bout de l’année, miss Mabel et miss Clara se trouvaient avoir passé dix ou douze jours de compagnie dans leur hôtel de Washington. Nulle théière pourtant n’était plus hospitalière que la leur. Le premier et le troisième lundi de chaque mois, de quatre à sept, on était certain de la trouver pleine d’excellent thé sous un large capuchon brodé, et si d’aventure, les respectables demoiselles manquaient simultanément à leur poste, le breuvage parfumé était versé aux visiteurs par quelqu’une de leurs nombreuses nièces, prévenue télégraphiquement, accourue la veille de Boston, de Baltimore, d’Albany, de Charleston (elles en avaient partout !) et devant repartir le lendemain.

Comme le lundi suivant était précisément le troisième du mois, Étienne fut invité séance tenante à se présenter ce jour-là chez les misses Simpson. On lui promit une « special attraction », la présence très recherchée de Mr et Mrs Hetley : « You know all about them of course »[6] ajouta glorieusement miss Clara. Il s’agissait d’un « couple dramatique » que le Washington mondain, à peine revenu de ses villégiatures d’été, ne se contentait pas d’acclamer chaque soir au théâtre de Pensylvania-Avenue, mais qu’il s’ingéniait encore à fêter chaque après-midi. Étienne promit de venir. Cependant une femme de chambre qui portait, sans grâce et sans plaisir, le tablier fin et le gracieux petit bonnet des servantes Anglaises, avait ouvert la porte et introduit les arrivants dans un vestibule pavé de mosaïque et lambrissé de chêne. Il fallut encore cinq minutes pour détortiller les dentelles et les boas. Cette opération s’accomplit au milieu d’un déluge de paroles, de rires, d’exclamations. Étienne attendait poliment, non sans éprouver une impatience qui se traduisait, malgré lui, dans l’expression de son regard devenu subitement un peu froid, presque dur. La jeune nièce qui était prête depuis longtemps et passait une inspection domiciliaire, s’en aperçut et le regarda avec plus d’intérêt..… Enfin ! le dernier fichu est accroché aux porte-manteaux, la dernière agrafe est vérifiée, le dernier coup d’œil est donné au grand miroir encastré dans la boiserie. Miss Mabel et miss Clara pénètrent dans le salon avec la majesté des voiliers qui franchissent la passe de Sandy-Hook, à l’entrée de la baie de New-York.

C’est un joli salon, spacieux, en forme de galerie. Les murs, moitié lambris, moitié tentures, sont clairs ; les lambris, blancs ; les tentures, rosées. Il en résulte une impression lumineuse très intense, au sortir de ce vestibule sombre. De belles tapisseries anciennes ferment de grandes baies donnant dans les pièces voisines. Il y a peu de bibelots ; il n’y en a aucun qui n’ait une valeur artistique. Tel qu’il est, ce salon rappelle à la fois l’Angleterre d’aujourd’hui et la France d’il y a cent ans. Il se rattache aux deux époques et aux deux pays, sans qu’on puisse vraiment dire pourquoi et comment. Il a la sobriété de décoration et l’unité harmonieuse du siècle dernier, en même temps que l’éclectisme fantaisiste et les recherches de confort du temps présent. Nos grand’mères, cependant, s’y sentiraient dépaysées et des Anglaises en feraient mal les honneurs ; ah ! oui, très mal ! Étienne, qui connait bien Londres, sent distinctement combien la Tamise coule loin d’ici. Jamais encore il n’avait eu, à ce point, la sensation de cet éloignement.

Elle lui revient, une demi-heure plus tard, quand les convives se trouvent réunis autour d’une table chargée de roses rouges et roses qui courent sur la nappe, dessinant un tissu parfumé. En Angleterre, ces fleurs eussent été disposées autrement, d’une façon plus savante, mais mièvre et cherchée ; ici, elles s’amoncèlent comme dans un parterre : on leur demande d’être belles et de sentir bon, voilà tout. Étienne songe qu’une sorte de symbolisme inconscient préside à l’arrangement d’un repas Anglais et que les multiples petits objets qui entourent les dîneurs semblent être là pour l’accomplissement d’un rite.… Il regarde le maître et la maîtresse de la maison, pour voir s’ils accomplissent un rite. Le général Herbertson est déjà engagé dans une conversation à trois avec ses voisines et paraît s’amuser beaucoup. Étienne se le représente à Bull-Run, tout jeune, à peine sorti de West-Point, étrennant son uniforme neuf, ralliant sa compagnie décimée et chargeant avec cette furie calme qui a rendu son nom célèbre. Trente ans ont passé là-dessus ; c’est de l’histoire. Mrs Herbertson est en beauté ; une traîne d’églantines en diamants étincelle sur son corsage de satin noir qui encadre ses épaules admirables. Elle parle à son voisin de droite, le ministre de Danemarck ; elle a l’accent chantant de Baltimore ; le ministre est un peu distrait par le voisinage des belles épaules. Étienne découvre tout à coup que les deux seuls Européens qui soient à cette table, le diplomate Danois et lui-même, ne ressemblent pas aux autres ; ils pensent à plusieurs choses à la fois ; ils ne se donnent pas tout entiers au délassement de l’heure présente. Ce dîner de quatorze personnes, à peine commencé, paraît aussi animé que le serait un dîner Français aux approches du dessert. En France, même si les convives se connaissent, il y a vingt minutes de réserve, de contrainte : les hommes cherchent ce qu’ils vont dire ; les femmes se comparent entre elles sans en avoir l’air. Ici les sentiments se manifestent d’une manière bien plus primesautière..… Étienne écoute le rire frais et clair des deux jeunes gens assis en face de lui, quand une voix de jeune fille vient le tirer de sa rêverie. « Eh bien ! dit sa voisine, qu’avez-vous donc ce soir ? Savez-vous que vous ne m’avez pas encore adressé une seule parole ? Vous n’avez pas honte ? Moi qui croyais que les Français étaient si gais ! » Étienne est très confus et rougit un peu ; il explique à quoi il songeait. Ada Jerkins l’écoute avec intérêt et s’épanouit à l’idée d’une supériorité nouvelle de l’Amérique sur l’Angleterre. Elle n’a jamais été à Londres et ne sait pas comment on y dîne ; mais cela doit être bien vrai ce que dit le marquis, oh ! oui, bien vrai !.… Cette fine critique lui semble remarquablement présentée et très douce à entendre..… Elle ne se rend pas compte que si, dans un chemin de fer Français ou Allemand, elle entend jamais dire du mal des Anglais, une bouffée de colère montera à son joli visage. Mais c’est vraiment bien naturel qu’à Washington les fleurs soient plus belles et les gens plus spirituels et les causeries plus animées et les repas plus gais.… c’est bien naturel, puisque Washington est en Amérique.

Étienne se hausse peu à peu au diapason général ; son anglais s’affermit, s’améliore ; il ne s’embarrasse plus dans ses phrases ; il n’a plus besoin de revoir, en pensée, le dictionnaire ou la grammaire pour trouver un mot ou conjuguer un verbe. Il s’écoute un instant et constate combien ses progrès ont été rapides ; il en ressent une joie extrême. Cette constatation augmente son assurance. Leur causerie a dévié : il devient tout à fait éloquent sur le sujet des femmes Américaines et de Mary Herbertson en particulier. Mary Herbertson qui est à l’autre bout de la table, ne s’aperçoit pas du tout qu’on parle d’elle ; elle s’entretient familièrement avec un des deux jeunes gens qui riaient tout à l’heure. Il y a des roses le long de son corsage, les mêmes qui courent sur la nappe, toutes orientées du même côté comme pour se précipiter vers la jeune fille et la prendre d’assaut. C’est un joli spectacle. Elle-même ressemble à une de ces fleurs ; elle en a la fraîcheur et l’éclat. Son profil est très fin, sa tête s’incline légèrement quand elle demeure silencieuse ou qu’elle réfléchit et puis se redresse dès qu’elle parle et alors, on sent le fluide du vouloir qui coule en elle. Ce n’est pas le vouloir robuste et raisonné de l’homme énergique, encore moins celui de la femme capricieuse ou mesquinement entêtée ; c’est quelque chose d’indéfinissable fait d’équilibre, d’harmonie, de certitude lucide et de grâce enveloppante… c’est une sorte de mélange de lumière et de chaleur. Ada Jerkins vient d’associer ces deux mots en parlant de son amie, pour qui elle professe une admiration naïve et absolue. Étienne s’en est emparé aussitôt. Voilà une définition qui le satisfait presque. La première fois qu’il a vu Mary Herbertson, il a oublié de regarder ses traits parce qu’il regardait son âme ; et depuis, c’est toujours cette âme qu’il voit comme si Mary était en cristal. Ada, maintenant, lui raconte des choses passées et intimes qui l’intéressent au plus haut point. Elle sautille d’un détail à un autre comme un oiseau et son babil rappelle vraiment celui des petites créatures ailées qui se rencontrent, l’été, dans les branchages ; un autre s’y perdrait : Étienne est tout oreilles. Son imagination complète les descriptions sommaires d’Ada : la petite ville de l’ouest, dernière garnison du général Herbertson, où sa fille apprit à marcher et à lire ; la demeure des parents de Mrs Herbertson, une demeure un peu rococo, située dans un vieux quartier de Baltimore, où Mary passa une partie de son enfance ; la pension de « Milady Ratlesnake »[7] ( c’était le nom que lui donnaient ses élèves ) où se noua l’amitié de Mary et d’Ada ; enfin le Country Club, dans les Adirondacks[8] où, pendant plus d’un été, les jeunes filles menèrent une joyeuse existence de sport et de plein air ; tous ces tableaux passent et repassent devant lui, mais en morceaux, comme les images à reconstituer qu’on donne aux enfants pour les faire tenir tranquilles en les amusant. Les soldats du général et les maîtresses de la pension défilent à travers le récit, en compagnie d’une vieille négresse qui sauva la vie à Mary et d’un Indien qui lui apprit à faire du filet. Ce sont les Adirondacks qui fixent le mieux la pensée d’Ada. Elle décrit le beau paysage tranquille et solitaire, les grands bois, les montagnes qui sont rouges le matin et violettes le soir, le lac avec ses berges de roseaux où s’enfoncent les canoes Canadiens en écorces d’arbre, le retour des chasseurs portant le gros gibier sur leurs épaules, la pêche aux lanternes dans les ruisseaux bruissants. — Le club est installé dans des bâtiments rustiques ; il y a 20 à 25 chambres réservées aux familles des membres qui se font inscrire en temps voulu. Les autres se logent sous des tentes ; même beaucoup préfèrent cela. On respire mieux.

Quand le dîner prend fin, Étienne est saisi de remords à l’endroit de son autre voisine à qui il n’a pas dit deux mots. Que pensera-t-elle des Français !… Heureusement qu’elle avait un flirt à sa gauche ! Ada, se reproche d’avoir trop parlé. « On croira encore que je suis bavarde ! se dit-elle, et certes, rien n’est plus injuste. » Mais ni Étienne ni Ada ne se rendent compte que Mary Herbertson a été l’unique objet de leurs pensées, et le centre de tous leurs discours.

  1. Ils ont tout plein de temps pour prendre du thé dans l’après-midi.
  2. Expression américaine intraduisible indiquant un accroissement soudain de richesse et de prospérité.
  3. Oh ! mister Crousshaine ! Bien contente de vous revoir !
  4. Mon amour, voici mister Crousshaine, le marquis Français, vous savez, qui arrive de Bretagne et joue si bien du piano.
  5. Elle est notre nièce vous savez, et si charmante !… Et voici ma sœur qui vient de faire avec elle un tour dans les îles Bahama. Elles sont arrivées hier.
  6. Vous savez tout ce qui les concerne, bien entendu !
  7. « Madame Serpent à Sonnettes. »
  8. Les « Country Clubs » où les membres peuvent, résider en été avec leurs familles, existent sur plusieurs points des États-Unis et notamment dans les Adirondacks, montagnes situées au nord de l’état de New-York près de la frontière Canadienne.