Le Zend-Avesta (trad. Darmesteter)/Volume II/Vendidad/Fargard 8

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Traduction de James Darmesteter

Édition : Musée Guimet. Publication : Ernest Leroux, Paris, 1892.
Annales du Musée Guimet, Tome 22.


VENDIDAD
Fargard 8
8.
Ce Fargard traite surtout des funérailles et de la purifieation qui les suit :

I (1-3). Purification de la maison où un homme est mort. II a (4-13). Funérailles.
II b (14-22). Purification de la route où ont passé les funérailles.
II c (23-25). Défense de jeter des vêtements sur un cadavre.
III (26-32). Péchés contre nature.
IV (33-34). Le contact d’un squelette ne souille pas.
V a (35-72). Purification de l’homme souillé par le contact avec la Nasù. Le Barashnûm de neuf nuits.
VI (72-80). Purification du feu.
VIT (81-96). Formation du feu Bahrâm.
V b (97-107). Purification dans le désert.


FARGARD 8

Ce Fargard traite surtout des funérailles et de la [.lurification qui suit. I (1-3). Purification de la maison où un homme est mort. II fl (4-13). Funérailles.

II b (14-22). Purification de la route où ont passé des fun irailles. II c (23-2o). Défense de jeter des vêlements sur un cadavre. III (26-32). Péchés contre nature. IV (33-34). Le contact d’un squelette ne souille pas. V a (35-72). Purification de l’homme souillé par le contact avec la .asu. Le Barashnûm de neuf nuils.

VI (73-80). Purification du feu. VII (81-96). LefeuBahràm.

V b (97-107). Purification dans le désert. Appendice A. Les Cérémonies funèbres chez les Parsis. Appendice B. Les Dakhmas.

I

1. Si un chien ou un homme meurt sous une cabane de bois ou une cabane de feutre ’, que feront les adorateurs de Mazda ? 2 (4). Ahura Mazda répondit :

Ils chercheront à l’entour un Dakhma, ils iront à la découverte d’un Dakhma. S’ils trouvent le mort plus facile à transporter, ils emporteront le mort ; ils laisseront sur place la demeure et la parfumerout avec l’Urvâsni, le Vohù-gaona, le Yohù-kereli, le Iladhànaêpata ou toute autre plante odorante .

3 (8). S’ils trouvent la demeure plus facile à transporter, ils emporteront la demeure et laisseront le mort sur place ’ ; ils parfumeront la demeure avec l’Urvâsni, le Vohù-gaona, le Vohù-kereli le Hadbànaèpata ou toute autre plante odorante.

Il a.

4. Créateur du monde des corps, saint !

1. dàuru-upadaranù va uematô-aiwivarané va : il s’agit d’un abri mobile, par opposition à une maison fixe, quelque chose comme l’oba des Tartares, une de ces cabanes de planches ou de feutre que l’on appelait sous les khalifes (hdruina, 4<jU> et qui se prêtaient d’ailleurs aussi bien aux pavillons princiers qu’aux tentes des nomades (Journal asiatique, 18G9, I, 222).

Cet abri, ne contenant qu’une chambre, n’a pas d’endroit que l’on puisse réserver pour le mort, comme les maisons ordinaires (V, 10 ; VIII, 8). — dàuru-upadaraiia est traduit dur madam-ddsiuàr « support de bois » ; nemalù-aiwivarana est traduit namal apar-labûshnih (lire labihltijd ; Farg. I.X, 46, 71) « revêtement àenamal », persan -u, feutre). — L’analyse du Dinkàrt a l’expression générale khàn : madam klidn man kalhâ ai/dv ansliûtà dar barà vilêrèl « de la demeure oii meurt un chien ou un homme ». — Cf. Farg. V, 38, note 73.

2. urvàsni, rà-san (^j-lj), plante dont l’odeur est comme celle de l’ail). — voliù- {raona, litt. « à belle couleur n,/ni-r]ûn : d’après Fràmji, serait le /oMn ou olibanuui ; doit désigner une plante ou un bois aux feuilles ou à l’écorce noire, car vobù-|faona se dit des cheveux noirs {Farkanij /.oud-pehlvi, p. 6). — vohù-kereli, kàkarl ; d’après FitAMji, l’aloès. — hadhànaèpala, la grenade (voir vol. 1, Lxv). 3. Si le Dakhma est facilement accessible, on commence par se débarrasser du 120 A^NALES DU MUSÉE GUIMET

Si dans la maison d’un adorateur de Mazda un chien ou un homme meurt, et qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente*, et qu’il fasse obscur, ou que le jour soit à sa fin^ et que troupeaux et hommes s’égarent’, que feront les adorateurs de Mazda’ ?

5 (14). Ahura Mazda répondit :

Le lieu de cette maison mazdéenne où le sol est le plus net et le plus sec, et par oii passent le moins le petit bétail et le gros bétail, et le feu d’Ahura Mazda, les faisceaux consacrés de Baresman, et le fidèle ; 6 (16). Créateur du monde des corps, saint ! A quelle distance du feu ? A quelle distance de l’eau ? A quelle distance des faisceaux consacrés de Baresman ? A quelle distance du tidèle ? 7 (n). Ahura Mazda répondit :

A trente pas du feu ; à trente pas de l’eau ; à trente pas des faisceaux consacrés de Baresman" ; à trois pas du fidèle. 8 (18). En ce lieu les Mazdéens creuseront une fosse ’", profonde d’un demipied si la terre est dure, d’une demi-taille d’homme si elle est molle " : [ils déposeront sur la place soit des cendres, soit de la bouse ’-] et déposeront par-dessus des briques, de la pierre ou de la poussière de terre très sèche " ; corps ; s’il ne l’est pas, soit à raison de l’éloignement, soit à raison de la saison, on commence par purifier l’abri.

4. tiarenti va, pun bûland vàl damak u pendant souffle violent du vent ». La présence de bûland repose sur une fausse étymologie ibùland ^ berezant), mais la paraphrase est juste dans son ensemble. — bar est ici le latin flare, l’anglais lo bloic. 5. temanhàm ; génitif pluriel faisant adverbe : cf. Etudes iraniennes, I, 126. 6. aiwig-àtô ayàn va, pun madam i/dmatîinishnih dar zakyôm « quand ce jour est en voie de passer ».

7. Voir Farg. 111, il, note 17.

8. Que feront-ils du corps qu’ils ne peuvent transporter au Dakhma ? 9. Cf. Farg. lit, 15-17.

10. 11 s’agit des maisons trop petites ou trop modestes pour avoir une chambre mortuaire particulière (Farg. V. 10). Aujourd’hui on ne se donne même plus la peine de creuser cette fosse de dépôt : on dépose le mourant au rez-de-chaussée sur une dalle de marlire, qui l’isole suffisamment pour que le reste de la maison ne soit pas souillé.

11. La (erre molle étant plus pénétrahle à la souillure. 12. Manque dans le Vendidad pehlvi.

13. Substances moins pénétrables à la souillure. ishtyébê, khislil ; zarshtvahé, kalhd (l’original du manuscrit a. l sang >< pierre »,

9 (21). et là ils déposeront le corps iiianiuié, deux nuits durant, trois nuits durant, ou un mois durant, jusqu’à ce que les oiseaux reprennent leur ’o, les plantes leur poussée, les eaux cachées leur course, et que le vent dessèche la terre.

1 (23). Et quand les oiseaux reprendront leur vol, les plantes leur poussée, les eaux cachées leur course, et que le vent desséchera la terre ’*, alors les adorateurs de .Afazda feront une brèche [dans le mur’"] et deux hommes robustes et experts"’, se dépouillant de leurs vêtemenis , le prendront de sa couche de terre ou de pierre, ou de la maison de plâtre ’■, et le déposeront sur un lieu oîi ils savent qu’il y a toujours des chiens carnivores et des oiseaux carnivores ’■'.

1 (29 ;. Alors les porteurs du mort s’assiéront à trois pas du mort el le 

pieux rîalu-Mira aux adorateurs de .Mazda : << Adorateurs de .Mazda, que l’on apporte de l’urine, pour que ces porteurs de morts s’en lavent la chevelure et le corps ! »

écrit comme sng « chien », que le copiste, poui’ monlier son enlenlc du huzvaresli, a bravement transcrit kalba).

14. Huand l’hiver étant passé on pourra aborder les Dalihnias. — Voir le commentaire des §§ 9-10 au Farg. V, 12-13.

15. « Le maître et la maîtresse de la maison sont emportés par la brèche ; les autres par la porte ». — The more scrupulous parties hâve it [the body] removed by a side, in préférence to the usual gênerai entrance »(H. C Briggs, Tlte Parsis, 1852, p. 50). 10. Les porteurs ou Khândijns (v. Appendice .). — vizvôislitàni, traduit zîvândli’im (lire zvnndlûm), glosé tûlihshaktùm « le plus actif » ; vizvàrenirim, hri)-fi pdklûm. ’^osé parhali/itrjklù») punzal,- l ;nr, « le mieux dressé à cette tâche ». I^e premier terme est donc un dérivé de z.i ziv « vivre » ; le second d’un verbe zvar, dont le sens propre m’échappe.

« Le cadavre doit être porté par deux personnes (cf. l’^arg. 111. 13 seq.), n’importe qui elles sont : ce peuvent être un homme et une femme, et mi’mo deux femmes ». 17. Fr.mji : « ils ôtent leurs vêtements pour prendre ceux avec lesquels ou porte les moi’ts ». C’est ce que semble signifier la glose : lak/ivdr ô (ou dn) man glial i/adri’ini’l « en retour ceux dans lesquels on porte ( ?) ». Ces vêtements sont dits " vêtements dcDakhma », ij^j I.L.

18. zcmùislitvc va zurslilvù va up.-i sliaùlieiii v ;> vioiciiêshva. I.rs deux premiers termes zeniôishtvê, zarsbtvè se rapportent à la fosse creusée dans la maison pour recevoir le dépôt du corps (§ 8), et dans skanbcm, traduit kalnk, je vois le kala, la maison mortuaire, dont l’érection est reconiniancb’e Fanj. V, 10, el dont celle fosse est le substitut.

19. Cf. Farg. VI. 45.

20. <( Le chef des porteurs » (des mùil-kashd)t),ii .usii-sdldr proprcmenl dit. Cf. .Xppf.xdick ..

T. H. Itj 122 ANNALES DU MUSEE UUIMEÏ

12 (32). Créaleur du monde des corps, saint ! Quelle est l’urine, ô suint Aliura Mazda, dont les porteurs de morts peuvent se laver la chevelure et le corps ? Est-ce de l’urine de mouton, ou de bœul’, ou d’homme, ou de femme ?

13(35). Ahura Mazda répondit :

C’est de l’urine de mouton ou de l’uriue de bœuf ; non pas de l’urine d’homme ni de l’urine de femme, à moins que ce ne soient un homme et une femme qui ont fait le Hvaêtvadalha-’ : ceux là fourniront l’urine dont les porteurs de morts se laveront la chevelure et le corps". Ub.

1 4 (38). Créateur du monde des corps, saint ! Le chemin par on l’on porte un cadavre de chien ou un cadavre d’homme, est-ce que par ce chemin pourront passer le petit bétail et le gros bétail, les hommes et les femmes, et le feu, lils d’Ahura Mazda, et les faisceaux consacrés de Baresman ?

15 (48). Ahura Mazda répondit :

ie pourront point passer par ce chemin le petit bétail ni le gros bétail, ni hommes ni femmes, ni le feu, fils d’.4hura Mazda, ni les faisceaux consacrés de Baresman’--.

16(41). On mènera trois fois-^ par le chemin un chien jaune à quatre yeux--’ ou un chien blanc aux oreilles jaunes : au passage de ce chien jaune ’il. Le mariage consanguin : cl’, vol. 1, pp.l20-13i. Gomme ces mariages sont une des œuvres les plus redoutées d’.Vhi’iman [Shdyasl là Shdi/ast, XVIIl) et que « le pouvoir d’Atiriman et des démons est plus faible dans le corps de ceu.v qui les pratiquent ))(R,ivàyal pehlvi, ii/md "W^iisr, 11, 4221, leur maèsuia est aussi puissant que le gôinêz.

22. Purification provisoire, qui les protège jusqu’à leur l’etour au village (o matd " â deh) : rentrés là, ils doivent se purifier avec le gômèz et l’eau (Conim.) ; cf. § 36. 2 ;3. Le chemin |)ar où passe le cortège funèbre est hanté de la Druj Nasu. On a chasse du chemin, comme on la chasse du cadavre même, à l’aide du chien : on fait le Sag-did de la route. Cet usage semble tombé en désuétude. 24. Le chien du Sag-did a accompagné le cortège de ta maison mortuaire au Dakhrna : on lui l’ail refaire par Irois fois le chemin inverse. 25. Un chien qui a dcn.v taches au-dessus dea yen..

à quatre yeux ou de ce chien blanc aux oreilles jaunes, ô Spitama Zarathushlra, la Druj Nasu se précipite par les régions du IS’ord, [sous la forme d"une mouche furieuse, genoux courbés en avant, queue en arrière, avec des bourdonnements sans fin, et semblable aux plus infects Khrafstras]-. 1 7 (451. Si le chien ne va pas de bonne grâce-", ô Spitama Zarathushtra, on mènera six fois par ce chemin le chien jaune à quatre yeux ou le chien blanc aux oreilles jaunes : au passage du chien jaune à quatre yeux ou du chien blanc aux oreilles jaunes, n Spitama Zarathushtra, la Druj Xasu se précipite par les régions du jord,[sous la forme d’une mouche furieuse, genoux courbés en avant, queue en arrière, avec des bourdonnements sans fin, et semblable aux plus infects Ivhrafsfras]. 18 (’i~i. Si le chien ne va pas de bonne grâce, ô Spitama Zarathushtra. on mèneraneuf fois-*par le chemin le chien jaune à quatre yeux ou le chien blanc aux oreilles jaunes ; au passage du chien jaune à quatre yeux ou du chien blanc aux oreilles jaunes, ô Spitama Zarathushtra, la Druj Nasu se précipite par les régions du Nord, [sous la forme d’une mouche furieuse, genoux courbés en avaut, queue en arrière, avec des bourdonnements sans fin, et semblable aux plus infects Khrafstras].

19 (i9). Le prêtre, le premier, ira parle chemin, en prononçant ces paroles victorieuses :

Yatha ahû vairyô : < Le désir du Seigneur est la règle du bien. « Les biens de Voliu Manu aux œuvres faites en ce monde pour Mazda ! " 11 fait régner Ahura, celui qui secourt le pauvre. » 20. Kém-nâ Mazdâ^" : -< Quel protecteur m’as-tu donné, ô .Mazda, à l’heure où le méchant m’enveloppe de sa haine ? Ouel autre que ton Feu 26. Les mois entre rrocliets ne se trouvent que dans le Vendidad Sade : ils sont pris du Farg. Vil, 2.

27. yèzi nuit upa ti ; al là madam kiwshèl, v s’il ne l’aime pas » (Framji : agar nahi khôrlhi hoçyàrithl ane khubkhrdhiçthî, « s’il ne [le fait] pas de bon gré, de bonne grâce et bonne volonté). — vî « aimer » ; cf. vilar « qui veut du bien » (Yt. I, 13) ; vya (Y. XLVIII, 7, note 22) ; vaja (Yt. XXll, 16), k/ivùhh/m « désir ». 28. Glose : « 11 faut 3, 6 ou 9 fois, afin que trois fois au moins il aille de lui-même. Il ressort de l’.Vvesla qu’il ne faut pas qu’il aille de force : s’il y a seulement mauvaise grâce, l’opération est valable ■>.

29. Voir YasnaXIX, Introduction.

30. Yasiia, XI.VI, 7 ; voiries iioti-s correspondanles. 125 ANNALES DU MUSEE GUIMET

cl Vohu .Manô, par l’œuvre desquolsj’enlretiens le Bien, ô Aluira" ? Révèlemoi donc la Religion comme ta règle ^- ?

Ké verethrem jâ : « Ouel est le victorieux qui protégera ta doctrine ?

Manifeste clairement que je suis le guide pour les deux mondes. Que 

mon Sraosha vienne avec Yoliu Manu, pour [protéger] moi et quiconque tu veux, ù Mazda ^’ ! »

21 (60). (( Protégez-nous de celui qui nous torture ’% ô Mazda et Spenta Àrmaiti. Péris, Druj démoniaque ! Péris, source des démons ’" ! Péris, créatrice des démons " ! Péris, toi qui fais grandirles démons ! Péris et disparais, ô Druj ! Précipite-toi et disparais ! Péris et disparais à toujours par les régions du nord et ne livre plus h la mort le monde corporel du Bien ! » 22, (63). Après cela les adorateurs de Mazda pourront, à volonté, faire passer par ce chemin petit bétail et gros bétail, hommes et femmes, et le feu, fils d’Ahura Mazda, et les faisceaux consacrés de Baresman. Après cela^^, ils pourront dans cette maison mazdéenne préparer les repas de viande et de vin, en toute pureté et sans qu’il y ait péché. Ile.

23 (65). Créateur du monde des corps, saint ! 31. Je n’ai pour me proléger que ma vertu (Vohu Mano) et ton feu, qui déclarera mon innocence dans l’épreuve finale du l)ain de feu. 32. C’est-à-dire qu’il faut prendre la Religion pour règle. 33. Yasna XLIV, "16 ; voir les notes correspondantes. 34. Cette strophe, appliquée dans la Gfttha au Sraosha humain, c’est-à-dire au victorieux Vishtàspa, protecteur du Prophète et de sa religion, est ici appliquée à Sraosha, dieu psychopompe, protecteur des morts dans le passage à l’autre monde. 35. D’Ahriman, de la Druj.

36. daêvô-eitlirè, slirdààn tôklimuli, a’njlisliàn lôkhiuak in’ia zal ; jirdk : « germe des démons ; c’est-ù-dire que le germe des démons vient de là ". 37. daèvù-rrakarshtè, shèddân frâj kavhût ol akârlli « elle créâtes démons, pour le mal » (karstita, de kareîit, le verbe de la création démoniaque). 38. Non pas le jour même, mais le quatrième. » Pendant troisjours et trois nuits après la mort il est défendu de cuiic de la viande dans la maison » CI’. l’ArrKN-DICE A. Si un homme jette sur un mort un vêtement d’étoffe ou de peau , autant par exemple qu’un couvre-pied’", quelle sera la peine * Ahura Mazda répondit :

Quatre cents coups d’Aspahè-ashtra, quatre cents coups de Sraoshôcarana.

24 (68). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme jette sur un mort un vêtement d’étoffe ou de peau, autant par exemple qu’un caleçon à deux jambes^’, quelle sera la peine ? Ahura Mazda répondit ;

Six cents coups d’Aspahè-ashtra, six cents coups de Sraoshô-carana. 25 (îi). Créateur du monde des corps, saint : Si un homme jette sur un mort un vêtement d’étoffe ou de peau, de la dimension d’un vêtement d’homme complet^-, quelle sera la peine •’ Ahura Mazda répondit ;

Mille coups d’Aspahè-ashtra, raille coups de Sraoshù-carana. m.

26 (î4). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme commet de force le péché contre nature, quelle sera la peine ?

Ahura Mazda répondit :

Huit cents coups d’Aspahè-ashtra, huit cents coups de Sraoshô-c arana. 27 (77). Créateur du monde des corps, saint ! 39. Le mort «luit t’tre dépouillé de ses v^temenls, être exposé sur la hauteur « velu de la lumière du soleil » (Farg. 111, note 14 ; VI, -jI, note 35). L’usage mnderne est de lui mettre un linceul aussi vieux et usé que possible : voir Farg. V, note 101.

40. âtLravuna, rwjlil bdp ^ ::= :*pà-bàp). 41. karancm vay(j-gravaiieni, riin-hi’ui kulà 2 griftàr « un ealerou qui prend les deux [jambes] ".

42. S"il jelti’ sur lui un védMiieut cnmpli’l. 126 ANNALES DU MUSEF. GUIMET

S’il le commet volonlairement, quel sera le payemeiil ? 0’" ?1I<3 sera l’expiation ? Quelle sera la purification" ?

Aliura Mazda répondit :

Il n’y a pas de payement, pas d’expiation, pas depurillcation : ï^on crime est inexpiable pour toujours et h toutjamais". 28. Quand en est-il ainsi ?

Quand le coupable appartient, à la confession fdc Zoroastre] ou qu’il est instruit dans la Religion de Mazda.

Si le coupable n’appartient pas à la confession, ou s’il n’est pas instruit dans la Religion de Mazda, son crime est emporté s’il fait confession de la Religion de Mazda avec l’intention de ne plus commettre par la suite ces actes de transgression. 29. Car la Religion de Mazda, ô Spitama Zarathushtra, emporte de l’tiomme qui fait confession le lien de son péché. Elle emporte l’abus de confiance ; elle emporte le meurtre d’un fidèle ; elle emporte l’enterrement d’un cadavre ; elle emporte un crime inexpiable ; elle emporte la pire usure ; elle emporte tous les péchés que l’on peut commettre.

30. La Religion de Mazda, ù Spitama Zarathushtra, nettoie le fidèle de toute mauvaise pensée, toute mauvaise parole, toute mauvaise action, aussi vite qu’un vent puissant nettoie la plaine.

S’il n’accomplit désormais que des actions bonnes, ô Spitama Zarathushtra, la bonne Religion de Mazda opère parfaite expiation. 31 (f’i). Créateur du monde des corps, saint ! Quel est l’homme qui est un démon ; quel est l’homme qui sacrifie au démon ? Quel est l’homme qui est l’incube du démon, qui est le succube du démon*" ? Quel est l’homme qui sert de femme au démon’*" ? Quel est l’homme qui vaut un démon ? Quel est l’homme qui est tout entier un démon

  • ’ ? Quel esl l’homme qui, avant de mourir, est déjà un démon et qui,

après la mort, devient un des démons invisibles ^ 43. VoirFarg. 111, 38, texte et note.

44. Cf. Farg. III, 39. Les trois paragraphes suivants reproduisent Farg. 111, 40-42. 45. kliavzô... khumltô : khafzak, khumhak. Glose : « qui fait avec les démons leuvre de mule ou de femelle ». — klmmlia signifie proprement « vase, réceptacle » (comparer l’emploi du mot dans saint Paul), kliavza est le correspondant mâle : le sens primitif esl inconnu.

46. ku-nùiri : exemple de I interrogatifau sens péjoratif (cf. sscr. kim-nara). Glose : « comme une femme est obéissante envers son mari, ainsi lui envers les démons ». 47. Lvàs daêvù, hàvindi shêdà ; cf. Lvat zcmô (Fai’g. VII, 45, note 63). — vispôdaêvô, « tout entier un démon en méchanceté ». 48. Un maiiiyava daèva, un ,/in comme les Prêtas indiens et les Larves, qui sont les ombres des méchants.

32 (102,. Âhura Mazda répondit :

L’homme qui charge le mâle ou qui reçoit le màlew, ô Spitama Zarathushtra, voilà l’homme qui est un démon, voilà l’homme qui sacrifie au démon. Voilà l’homme qui est l’incube du démon, qui est le succube du démon. Voilà l’homme qui sert de femme au démon, voilà l’homme qui vaut un démon, qui est tout entiei- un démon. Voilà l’homme qui avant de mourir est déjà un démon et qui après la mort devient un des démons invisibles ; tant l’homme qui charge le mâle que celui qui reçoit le mâle ". IV.

33 (107). Créateur du monde des corps, saint I

L’homme sera-t-il pur, ù saint .Mazda, qui aura touché un cadavre desséché, mort depuis plus d’un an- ?

34 (I0f< . .Ahura .Mazda répondit :

Il sera pur. Le sec ne se mêle pas au sec’-. Si le sec se mêlait au sec. 49. arsLaca viptù arshaca vaèpajô ; ijâshani v’njtak u’jùslian v’ipViii’dak : cf. Dddistdn LXXI, en particulier J§ 6-7 ; D’uikart, VIII, 35, 13. 50. Tout passant peut tuer de son autorité propre le coupable pris sur le fait : cf. Saddar, IX, 4 et plus bas, § 74, note.

51. On a déjà vu plus haut (Farg. VI, 1) que la terre souillée de nus’i est pure au bout d’un an. D’ailleurs, le cadavre desséché ne contient plus aucun des éléments liquideset solidesdout la décomposition engendre l’infection. On expose les cadavres à la dent des fauves pour séparer les os qui sont inoffensifs de la graisse qui est le siège de la corruption (v. s., page 93, note 34) : dès que ce résultat est produit, de quelque façon que ce soil, le danger d’impureté a disparu. 52. nôit lilshku kishkvài sraèsbjèili : srish est le persan sirishian, ^~j^, mêler ^en particulier de l’eau à la terre) ; siiU/t est la colle. — Le principe posé dans ce paragraphe a conservé sa force sous l’Islam : « Pour encourir leur immondicité dans l’attouchement des Chrétiens et autres idolâtres, dit Gabriel de Cliinou, à propos des Musulmans de Perse [Relation nouvelle du Levant, p. 88), il est nécessaire que, s’ils les touchent, leurs vêtements soient mouillés. C’est à cause, disent-ils, f/n’élanl .vm l’immundicHé ne s’attache pas ;... ce qui est cause que dans les villes oii leurs .Mullas et Docteurs ont plus d’autorité, ils font parfois défendre par leurs Kans que lorsqu’il pleut, les Chrétiens ne sortent pas de leurs maisons, de crainte que par accident, venant aies heurter, ils ne soient rendus immondes. » — Aujourd’hui encore, en Perse, « les jours de pluie, les Juifs doivent rester enfermés chez eux, car l’impureté religieuse, conduite par l’eau de pluie, irait du .luif au Musulman " LWUiance isvaélile universelle, 1885, p. 73> 128 ANNAI,ES DU MUSEE GUIMET

bien vile, tout ce monde matériel de moine serait plus qu’un seul criminel, désireux de détruire le bien, et dont l’âme gémira un jour, à cause du nombre infini d’êtres qui meurent sur la lace de cette terre^*. Va.

3o (111). Créateur du monde des corps, saint ! Peut-on purifier, ô saint Ahura Mazda, l’homme qui a louché de la iasu (le chien ou de la Aasu d’homme ?

36(113 . Ahura .Mazda répondit :

On le peut.

Suivant quelles règles ?

Si la Nasu a déjà été chassée’ par les chiens carnivores ou les oiseaux carnivores, il se lavera le corps avec de l’urine de bieuf et de l’eau, el il sera pur"’.

Si la Xasu n’a pas encore été chassée par les chiens carnivores ou par les oiseau.x carnivores, les adorateurs de Mazda commenceront par creuser trois trous dans le soF", et là il se lavera le corps avec de l’urine de bœuf, non pas avec de l’eau . Et l’on prendra mon chien"** ; on l’amènera en le portant — et non autrement — en le portant par devant^. .53. Voir Farg. V, 4 el 7.

5-4. Voir Farg. VII. 29, noie 3J.

55. Tel esl le cas du Nasà-snlùr après des funérailles conduites réguliércmeul (cf. supra, § 13, note 2’2) : d’après le § 98, c’est un .ù-xhi’ii, un lavage trente fois relié lé.

56. J^a .asu ayant pris possession intime de l’iiomme, il faut la grande purilication, le Bavusltnûm de neuf nuits. — La disposition du lieu de purification^ du Dnrashnûm-gnli, esl décrite plus au long au Farg. suivant, §^ 2-11. 57. Voir plus bas, note 60 et Farg. XIX, note 49. 58 « Mon ctiien », le chien qui combat si bien l’ennemi. — {fadlnvii, plus probablement « une chienne », le mot étant féminin. 59. Traduction conjecturale, le sens précis du mot important, nizliberela, étant incertain (ptoi hard ijadn’inishni/i). La construction esl aussi obscure : j ;adh-wa zazayàii luitiilicrcla nuit aiii/.hlicrotù iii/lihcrctàj liaoa |)aiirvacil)ja ; on alleudrail l’accusalif, (jadbwàm.

38(121). Les adorateurs de Mazda creuseront une seconde série de trois trous dans le sol, et là il se lavera le corps avec de l’urine de bœuf, non pas avec de l’eau". Et l’on prendra mon chien ; on l’amènera en le portant

— et non autrement — en le portant par devant. Et l’on attendra jusqu’à ce que le dernier cheveu du haut de la tête soit séché. 39(i ?5). Les adorateurs de Mazda creuseront alors une troisième série de trois trous à neuf pas des précédents, et là il se lavera le corps avec de l’eau"’, non plus avec de l’urine de bœuf.

40 (127). Il se lavera les mains en premier lieu. S’il ne se lave pas les mains en premier lieu, il se rend tout le corps impur"’. Quand il se sera lavé les mains trois fois, ses mains une fois bien lavées, lu lui verseras de l’eau sur le sommet- de la lofe, par devant".

41. Créateur du monde des corps, saint !

Quand les bonnes eaux atteignent le sommet de la tète, par devant, où se précipite la Druj Nasu ?

60 Âbàlisli, dans sa polémique contre le Mobed Alarfarnbag, demande pourquoi on se lave d’abord avec dixgômèz, puis avec de t’eau. Le Mobed répond qu’un mailre de maison n"enlève pas lui-même le fumier de sa maison, mais le fait enlevei- par SCS domestiques : ainsi, l’eau étant plus noble que le gôméz, on fait enlever par le (jôiiiéz le gros de l’impureté, et l’eau n’intervient que pour rincer, alors que l’impureté ne peut plus l’atteindre {Abâlis/i, éd. Barthélémy, ch. v et note 19). — Il esta remarquer que, te rôle du rjôrnêz achevé, le chien ne parait plus, ce qui suppose que la Druj Nasu est suffisamment paralysée.

61. En le touchant avec ses mains impures. — « 11 se lave les mains en remontant jusqu’au coude ».

6-2. liarcsLiiùui ; a donné son nom à toute l’opération qui commence là. — L’eau est versée comme le gomèz, avec une cuiller attachée à un long bàlou, le bàlon à neuf nœuds (voir le Fargard suivant, § 14).

63. Sur la partie antérieure delà tète.

64. t ;va aèshàm, litt. « où de ces [parties] » ; glose : « des parties de devanl ou des parties de derrière ». — La Druj est expulsée de tous les membres un à un, de la tète aux pieds, en allant du membre droit au membre gauche pour les membres symétriques, et pour les membres non symétriques de la partie antérieure ii la partie postérieure. Elle descend ainsi de la tète à la mâchoire, A l’oreille, il l’épaule, à l’aisselle, à la poitrine, au dos, au sein, à la côte, à la hanche, aux parties génitales, à la cuisse, au genou, à la jambe, à la cheville, au cou-de-pied, à la plante du pied, à l’orteil. La Druj suit dans sa retraite l’oi’dre invei’se de celui qu’elle a suivi dans son invasion : car, d’après le (jrand nuiidaliisli (p|). 70-71 , quand Aliiiman 130 ANNALES DU MUSEE GUIMET

Ahura Mazda répondit :

La Druj Nasu se précipite par devant, entre les deux sourcils. 42 ii34). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent, par devant, entre les deux sourcils, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

La Druj Nasu se précipite sur l’arrière de la tête. 43 (137). Créateur du monde des corps, saint i Quand les bonnes eaux atteignent l’arrière de la tête, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Par devant, sur la mâchoire, se précipite la Druj Nasu. 44 (liO). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la mâchoire, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur l’oreille droite se précipite la Druj Nasu. 45 (Ii3). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent l’oreille droite, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur l’oreille gauche se précipite la Druj Nasa. 46 (li’î). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent l’oreille gauche, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur l’épaule droite se précipite la Druj iNasu. porta la mort sur Gayomart, elle entra par le petit doigt du pied gauche (cf. § 71), puis monta au cœur, à l’épaule et eufin au sommet de la tète (.^ 40) : et à préseul encore la mort s’empare du pied tout d’abord. 47 (149). Créateur du monde des corps, sainl ! Quand les bonnes eaux alteignent l’épaule droite, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Sur l’épaule gauche se précipite la Druj Nasu. 48 (152). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les lionnes eaux atteignent l’épaule gauche, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Sur l’aisselle droite se précipite la Druj iXasu. 49 (1-5). CréaleuL’ du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent l’aisselle droite, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda lépondil : Sur l’aisselle gauche se précipite la Druj Nasu. 50 (158). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent l’aisselle gauche, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Par devant, sur la poitrine, se précipite la Druj Nasu. 51 (161). Créateur du monde des corps, saint ’. Quand les bonnes eaux atteignent par devant, sur la poitrine, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Sur le dos se précipite la Druj Nasu. 52 (i(3i). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent le dos, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Sur le sein droit se précipite la Druj Nasu. 132 ANNALES DU MUS/JlE GUIMET

53 (167). Créateur du monde des corps, saini ! Quand les bonnes eaux atteignent le sein droit, oià se précipite la Druj Nasu ?

Aliura Mazda répondit :

Surle sein gauche se précipite la Druj Nasu. 54 (l’O). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent le sein gauche, ovi se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur la côte droite se précipite la Druj Nasu. 55 (l^S). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la côte droite, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur la côte gauche se précipite la Druj Nasu. 56(176’. Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la côte gauche, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur la hanche’" droite se précipite la Druj Nasu. 57 (179). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux alleignont la hanche droite, où se précipite la Druj NasH ?

Ahura Mazda répondit :

Sur la hanche gauche se précipite la Druj Nasu. oS (182). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la hanche gauche, où se précipite la Druj Nasu ?

G5. Ou « sur la fesse », sraonim, Iraduil SltNK (.scMna/i- pour sn’inak, ou srinal,’ pour sruifil,-, p ^3j^, Jj^ ; pcul-iHrc srûl> rr ij}j^, nirmc sens) : cf. Fary ;. VI, 20, note 11. Ahura Mazda répondit :

Sur la région sexuelle se précipite la Druj .asu. S’il s’agit d’un homme, tu aspergeras d’abord les parties postérieures, puis les parties antérieures ; s’il s’agit d’une femme, tu aspergeras d’abord les parties antérieures, puis les parties postérieures.

39 (■’«7). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la région sexuelle, où se précipite la Druj N’asu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur la cuisse droite ^° se précipite la Druj >'asu. 60 (190). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la cuisse droite, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur la cuisse gauche se précite la Druj iasu. 61 (193). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la cuisse gauche, où se précipite la Druj Nasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur le genou droit se précipite la Druj Nasu. 62 (195). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent le genou droit, où se précipite la Druj iXasu ?

Ahura Mazda répondit :

Sur le genou gauche se précipite la Druj Masu. 63 (199). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent le genou gauche, où se précipite la Druj Nasu.’

C6. ràncm, rdn. 134 ANNALES DU MUSEE GUIMET Ahura Mazda répondit : Sur la jambe droite’^' se précipite la Druj .asii. 64 (202). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atleigjnent la jambe droite, où se précipite la Druj Nasu •-’ Ahura Mazda répondit : Sur la jambe gauche se précipite la Druj .asu. 65 (202). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la jambe gauche, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Sur la cheville droite se précipite la Druj Nasu. 66 (208). Créateur du monde des corps, saint I Quand les bonnes eaux atteignent la cheville droite, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda, répondit : Sur la cheville gauche se précipite la Druj Nasu. 66 (208). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent la cheville gauche, où se précipite la Druj Nasu ? Ahura Mazda répondit : Sur le cou-de-pied droit se précipite la Druj Nasu. 68 (214). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent le cou-de-pied droit, où se précipite la Druj Nasu ? .^hura Mazda répondit : Sur le cou-de-pied gauche se précipite la Druj Nasu. 67. ascùm ; défini (Farg. IX, 23) : « du genou à l’undroil où s’attactie la clieville (zangipài) ».

69 (217). Créateur du monde des corps, saint ! Quand les bonnes eaux atteignent le cou-de-pied gauche, où se précipite la Druj ISasu ?

Ahura Mazda répondit :

Elle tourne sous la plante du pied : on croirait voir une aile de mouche. 70 (220). L’homme presse l’orteil, lève les talons, et tu verses Teau sur la plante du pied droit : la Druj iasu se précipite sur la plante du pied gauche.

Tu verses l’eau sur la plante du pied gauche : la Uruj Nasu tourne sous l’orteil : on croirait voir une aile de mouche. • 71 (2-25). L’homme presse le talon, lève l’orteil, et tu verses l’eau sur l’orteil droit ; la Druj iasu se précipite sur l’orteil gauche. Tu verses l’eau sur l’orteil gauche : alors la Druj Nasu s’enfuit parles régions du Nord, sous la forme d’une mouche furieuse, genoux courbés en avant, queue en arrière, avec des bourdonnements sans fin, et semblable aux plus infects Khrafstras.

72. Et tu déclameras ces paroles, les plus victorieuses et les mieux guérissantes de toutes (§§ 19-22) :

Vathà ahù vairyô : « Le désir du Seigneur est la règle du bien. « Les biens de Vohu Mano aux œuvres faites en ce monde pour Mazda ! « Il fait régner Ahura, celui qui secourt le pauvre. » Kém-nà Mazdù : « Quel protecteur m’as-lu donné, o Mazda, à l’heure où le méchant m’enveloppe de sa haine ? Quel autre que ton Feu et Vohu Manô par l’œuvre desquels j’entretiens le Bien, ô .hura ? Révèle-moi donc la Religion comme la règle. »

74. Ké verellirein-jà : «Quel est le victorieux (jiii protégera ta dorlriue ? Manifeste clairement que je suis le guide pour les deux mondes. Que mon Sraosha vienne avec Vohu Manô, pour [protéger] moi et quiconque tu veux, ô Mazda ! » 75. « Protégez-nous de celui qui nous torture, ô .Mazda et Spefila Àrmaiti ! Péris, Druj démoniaque ! Péris, source des démons ! Péris, créatrice des démons ! Péris, toi qui fais grandir les démons ! Péris et disparais, ô Druj ! l^récipite-toi et disparais !

Péris et disparais à toujours par les régions du nord et ne livre plus à la 

mort le monde corporel du Bien !

VI

73 (229). Créateur du monde des corps, saint !

Si des adorateurs de Mazda, en marche ou en course, à cheval ou en voilure, rencontrent un feu brûleur de Nasu^ et des hommes sont Ih à faire cuire ou brûler* de la Nasu, que feront ces adorateurs de Mazda ?

Ahura Mazda répondit :

Ils tueront l’homme qui fait cuire la Nasu^’ : oui, ils le tueront ; ils renverseront le chaudron, ils renverseront le support. 75 (237). A ce feu lu allumeras du bois, pris à des arbres qui ont en eux le germe du feu"-, ou pris des faisceaux mêmes préparés pour alimenter ce feu’^ ; puis on portera plus loin ce bois, et on le dispersera, afin qu’il s’éteigne plus rapidement"*.

68. âlareni nasiipâkein ; employé soit pour consumer la matière morte, soit pour la préparer comme aliment (Farg. 1, il, note 77). 09. hàm-pacàn... bàvajAii, a/cvêii pacénd... ham hàvdd{/tdvénd’ !). Le premier terme signifie « cuire » ; le second est traduit par Fi-àmjî « brûler » [bdllo hui ; pacân étant pakâvto hul), traduction appuyée par le Palet h-ani (§ 9) : agar nasd padash sôkktam upuUhlam «si j’y ai brûlé ou fait cuire de la Nasa, (sur le feu) ». 70. Tîjç... vr/.fsv £-’ ; -Up Oîvta ; r, ^îaî’.tcv ôavaTîjr. {Str.bo., XV, 141). Cf Farg. I, note 37. — Glose : « Le premier venu peut tuer, sans décision du.juge, le brùleui’de charogne {nasd-pnk), le voleur de grand chemin, le pédéraste et son complice » ; cf. Vd. III, note 82.

71. dishlàni, dcfj ; voir Etudes iraniennes, I, p. 26. 72. Du bois qui brûle facilement.

73. Traduction conjecturale : yat vâaèlem àlarcm uzdarcza aèlayàu iicvaraàu àtarecaresU, aijûp amat îlùn dtàsli ô liambasl kavd-ât, aîg/iash dar va/.hdûnt luivàdt, oldshdn urvar dtdsh-tôkhmak. Le pehlvi semble signifier : « ou bien, quand ainsi le feu est en faisceau, c’esl-à-dire est ramassé, ces bois qui ont le germe du feu ». Je traduis littéralement le zend : « ou bien ce feu, le faisceau du bois qui va au feu » (’.' àlarc-carcsli, génitif de àlarc-car, cf. nar-s !i, génitif de nar, est traduit en pehlvi dtdsliti’iklimnk comme àlarc-cillna : mais il y a à craindre qu’il n’y ait li une confusion de copiste et que la vérilahle traduction du mot ne soit perdue. 74. On allume un nouveau feu au feu Nasupàka ; on dispose ce nouveau feu de façon à co qu’il s’éteigne bientôt ; mais avant qu’il s’éteigne on y a allumé un second feu et nu répète cette opération neuf fois : le neuvième feu ainsi obtenu, qui dé

76(242). Ainsi on déposera un premier faisceau sur la terre à une fratare-vîtasti en avant du feu brûleur de Nasu"" : puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement. 77 (215). On déposera un second faisceau sur la terre, à une fratarevîtasti en avant du feu brûleur de Nasu ; puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement. On déposera un troisième faisceau sur la terre, à une fratare-vîtasti en avant du feu brûleur de JN’asu ; puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement.

(tn déposera un quatrième faisceau sur la terre, à une fratare-vîtasti en avant du ïcu brûleur de Nasu ; puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement.

On di’posera un cinquième faisceau sur la terre, à une fratare-vîtasti en avant du feu brûleur de Nasu ; puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement.

On déposera un sixième faisceau sur la terre, à une fratare-vîtasti en avant du feu brûleur de Nasu ; puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement.

i-ivi ! du feu impur par huil iûliTiiieiliaires d’uue impuretù de plus en plus atténuée, représentera le premier feu rendu à sa pureti première et pourra entrer dans la composition de VAtas/i Bahrâm.

Le procédé employé aujourd’hui pour la purification des feux dilfère du précédent, quoique suivant le même principe. On tient un plateau métallii]ue percé au-dessus du feu à purifier : on a mis sur ce plateau des copeaux et de la poussière de bois de santal, qui s’enflamment à la chaleur du feu, sans contact direct. Du feu ainsi créé on en tire un autre par le même procédé et ainsi de suite ù neuf reprises : le neuvième feu sera pur (Dosaboai I-’ramji^ Histonj of llic l’arsis, II, 213). 75. Peut-être << dans la terre » : d’après les Hivàyats, encfTet, on creuse des trous dans la terre, à un empan l’un de l’autre, afin de recevoir ces feux [âsta^h’i m’id merdi mynna airinjal nuh giiiradàl kai’iden az rjuwadàl â gutradiilynh vrd/j.il hrxli hrin naskekct ; Rivàyat pazend, 5 a).

76. Sic. Lire : « du précédent •> : le texte étant donné en abrégé dans les manuscrits on a répété machinalement le premier terme qui ne convenait qu’une fois. Fratare-vilasli : peut-être" une grande TÏtasti ». Les mesures tirées des dimensions des membres sont naturellement variables : il y avait sans doute une grande vitasii, une moyenne et une petite : cf. Farg. l., 8. On peut aussi considérer fr.il.nre comme une préposition indépendante : « en avant •> : ainsi l’entend le Itivàyat précédent, puisqu’il prescrit une distance d’une vitasii. T. II. 18 I3R ANNALES DU MUSEE GUIMET

On (]épu^el’auu septième faisceau sur la terre, à une fratare-vîtasti en avant du feu brûleur de Xasu : puis on le portera en avant et on le dispersera, pour qu’il séleigne plus rapidement. On déposera un liuiliènie faisceau sur la terre, à une fratare-vîtasti en aant du feu brûleur de Nasu ; puis on le portera en avant et on le dispersera ^, pour qu’il srteigne plus rapidement. 78 (215). On déposera un neuvième faisceau sur la terre, à une fratarevîtastien avant du feu brûleur de Nasu ; puis on le portera en avant et ou le dispersera, pour qu’il s’éteigne plus rapidement. TU ’24). Et si alors un homme, ô Spitaraa Zaralhushtra, apporte pieusement à ce feu de l’Lrvàsni, du Vohû-gaona, du Vohû-i<ereti, du Hadhànaèpala. ou aucune autre plante odorante ; ,so (-Us), de tout côté où le vent porte le parfum du feu, de ce côté le feu a tuei par milliers les Daêvas invisibles’^ les démons, engeance des ténèbres, les couples de Vàtus et de Pairikas ". VII

S] (2.51). Créateur du mon le des corps, saint : Si un homme porte au Dàilyô-gàlu-" le feu où l’on a brûlé de la iNasu, quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps*’ ? .hui’a Mazda répondit :

La même que si, ici-bas, il avait porté au Dàilyô-gâtu dix mille brandons

  • ^-.

77. Voir plus haut, S 2, uole 2.

78. Il aurii toute la puissance du feu /tuliniin : d. Vasiia , 1 cl la Kirya eorres- |iiincluiite.

7 !>. Voir vol. I, 90, iiolc 5 :j.

■SU. dàitvô-ffàlu, te /hid-ynlt, « le lieu léj^iliiue >■, la piaee iiaLurulle du ieu pur, l’aiilet du l’eu Bahràm.

81. Dans l’autre monde.

82. àlare-saot ;anriin : il s’agit des pièces de bois de sandal avec lesquelles ou en-Uelient le feu Bahràm. tl reçoit, six. de ces pièces à chaque gàh, soit treule-six par .jour (voir vol. I, Lxl.

I.e Vcudidail v ;i passer ii,-i l’u reuc les divers fcu.v employés et souillés dans les

82 (254). Créaleur du monde des corps, saiiil !

Si un homme porte au Dàityô-gàtu le feu où l’on a brûlé les liquides impurs, quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps ? Ahura Mazda répondit :

La même que si, ici-bas, il avait porté au nàilyù-gAlu mille l)randoii>, 83 (257). Créateur du monde des corps, saint !

Si un homme porte au Dâityô-j^àtule feu oîi l’on a i)rùlr (Infumiei-^’, quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quille le corps ? Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityô-gàtu cinti cents brandons. 84 258). Créateur du monde des corps, saint 1

Si un homme porte au Dàityô-gàtu le feu où le potier cuit son pot*% quelle sera sa récompense quand l’espril aura quille le corps .’ usages mondains ; il les éiiumère dans l’ordre descendant d’iuipuieté. Le l’eu nasupâka est le plus impur.

83. iiruzda-pàka ; d’après Fr.m.)i, le feu des teinturiers : mais celte traduction repose sur une fausse lecture du pehlvi, qui peut se lire ranfj-pùk « hriMe-eoulcuir •>, mais qui est en réalité une simple transcription du zend /• !’(/ (ou niz)-pdk. I^eGrand Rivàyat y voit « le feu sur lequel on bn’ile le /lèlii- » i := liikbra ; v. Farg. V, 44, note 32) ; il ajoute la glose malheureuse •■ c’est-à-dire rang Idl ; », due à la même erreur : mais on peut garder la traduction, sans la glose, d’autant plus que l’analyse du D’inharl porte (§ 4G) : » Du mérite de purilier le feu bri’ileur de /eî.sa, cl de porter au Dàdgâli le feu brûleur de liêhr, le feu sarasp et les divers feux d’artisans [âtfhh-i hikliar-pâlv u sarasp ; zakic pcshakdn-kârân jûljùt dur kùv ijak/isanÙDd). Le feu sarasp étant le sairihya, qui suit immédiatement l’inMizcla-pàka, il suit que iiruzda est synonyme de hihlira et désigne toute impureté liquide sortie du i-orpt ; ; le feu uruzda pàKa est moins impur que le feu nasii-pàka qui est eu contact avec toutes les impuretés du corps.

84. sairihya, le pehlvi a le mot obscur xanisp ; le /liciii/ni a jS’j — Il ajoule la glose : « c’est-à-dire le feu des bains ». C’est peut-être la raison pour laquelle les bains étaient défendus : d’après Josué le Stylite (ch. x.v, tr. Martin), les Mages renversèrent le roi sassanide Balash (lire Kavàd) pour avoir construit des bains. Le système des bains entraînait la souillure du feu, i)arce qu’ils étaient chauffés avec du fumier. — L’Ardâ V’irdf, WA, montre aussi que les hains étaient niai vus : le fJinkarl, VIII, 27, semble indiquer une concession. 85. khumbat liaca zcmaini-pacikàt : le Uivàyat a dtaski k/iiim-paz c le feu du uilier » ; le sens littéral semble : « le feu qui vient du pot cuit eu terre ■. l’.l la noir suivante.

Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityô-gâtu quatre cents brandons.

85(259). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme porte au Dàityô-gâtu le feu où le verrier fond le verre^’"', quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps ? Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dâilyô-gâtu autant de brandons qu’il a porté de verres dans ce feu**’.

86(260). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme porte au Dâityô-gâtu le feu de l’aonya parô-berejya^^ quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps ? .hura Mazda répondit :

La ’même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityô-gâtu autant de brandons qu’il a porté de bois dans ce feu*’.

87 (2(Ji). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme porte au Dàityô-gâtu le feu de dessous le poinçon de l’orfèvre en or’"', quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps ? Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityô-gâtu cent brandons. 86. liliumbat biica yàmù-pacikâl, « le feu qui vient du pot cuit en verre » (si yàiua = jâm ; jdm se dit de toute sorte de coupe, mais a eu aussi le sens de verre : v. Vutlers, s. V.). — Peut-être kbumba désigne-t-it, non le vase produit par t’industi-ie de l’ouvrier, mais « te vase où cuit la terre, te vase où cuit [et fond] le verre ". 87. yavat abmài y.-imnnàni paitinàm saii-inàm : yamanàm pour yàmaiiàm. — paitinàui sairinàm est pour ’paiti-sarinàm, un à un, tète par tête. — On attendrait pour la symétrie « trois cents brandons >.

88. aonya est te nom d’un instrument à l’eu, qui revient au ,^ 93 : il doit avoir une ilestination agricole, car il est dit parô-berejja et berejya est le Génie des grains (vol. I, 32) ; et d’autre part, la fin du paragraphe prouve que l’on porte dans ce feu quantité de plantes ou de bois (paitinàm urvaraniim). 89. La symétrie demanderait : deux cents brandons. 90. pisrat baca zaranyô-saèpât, erezatô-saèpàt, etc. Le pehlvi entend : " du p’ililr (transcription de pisra *pithra ?) à ponile d’or, d’argent, etc. » : pisra doit donc désigner l’iiistinimenl que manie l’artisan et non sa forge. 88 (262). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme porte au Dàityô-gàlu le feu de dessous le poiiirou de rorfèvre en argent, quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps ?

Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Uàilyô-gàfu quatre-vingt-dix brandons.

89 ( :it33). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme porte au Dàityô-gàtu le feu de dessous le poinçon de l’ouvrier en fer", quelle sera sa récompense quand l’esprit aura quitté le corps ?

Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityô-gàtu quatre-vingts brandons.

90(264). Créateur du monde des corps, saint ! Si un homme porte au Dàityô-gàtu le feu de dessous le poinçon de l’ouvrier en acier, quelle sera sa récompense quand lespril aura quitté le corps ?

Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityô-gàtu soixante-dix brandons.

91 (265). Créateur du monde des corps, saini I Si un homme porte au Dàityù-gàln le feu d’un loin-, quelle seia sa i-i-compense quand l’esprit aura quitté le corps ? Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàilyô-gàlu soixante brandons. 92 (200). Créateur du monde dos corps, saint I 91. F^e forgeron, _f^.

92. laiiural, lanùr, le four ilii liniilaiixcr. — l ;iiuir.’i l’sl ciiipriiiili’ ;ï une laiii ;ue si" miliqiic, araméeii (anûrû, ht’ljrou ^’IT’. si iiii lidiiiinr |Hii(c ;iii Iti’iil (i-l ;;1Iii le Imi du cliaïKlioii ’ , (|iiolltï sera sa i.T(imi»fiisc (|iian(l l’csinil ,nir,i (niill(’ li’ rorps ? liiiiii Ma/,ila icpoiidil :

l.ii iiuMiic ([lie s’il avail. ici-l) ;is, poilt- au l>;)il -,nrilii ciiuiuiinlc Itraii-

lliHlS.

((,’{ 1-07). Ciralciif (lu UM)ii(lt’ des cdiiis, saiiil ! Si un liiuunii’ piuii- au l) ;ihù-}^àlu li’ l’eu de l’aonya takhairya"’, qut’llf scia sa l’rcumixMisi’ (luaiid l’ospiil iiura (piillr le corps ? Aliura Ma/.da icpiuidil :

l. ;i uiiMiu’ cpic s’il a ;iil, ici-ims. pnili’ au l)iMl -,ii ;llii ipiaiiiulc hrandons.

f)4(-^’(iS). CivaliMii’ du uiondo des coips, saint ! Si un lioninu' pi>rl(> au l) ;ilyô-g ;lu le l’eu des heri^ei’s"’. quelle sera sa réciMiipeuse quand l’i^spril auiM (|uillé l(> eorps ? Aliuia Ma/da l•l^pondil :

La uièuu’ (|ue s’il aail, iei-l>as, poi’lé au Dàityù-gàtii trente brandons. |9.’i C-OO’i. Cirateur du nioiulc des coips, sain ! I Si nii honune porte au l>àil

-gàtM le l’eu du eanipemeul’"', (piellesera sa roeonipense (|uand l’esprit aura quitté le eorps .’ linra Ma/da répondit :

la même (pie s’il aait, iei-has. ptuté au !)àilv()-sàtu vingt brandons].

!Hi (-"«)• Créateur tin inonde des corps, saint ! 

Si un homme porte au l) :iil(i-gàln le l’en du lover"", ([uelh^ sera sii réiMUipen <e ipiand l’esprit aura qnilté le eorps ’ 93. di>litul. (A- ;; : v note 71 : i^Vsl le l’Iiniiciron iImiis l.’ijiiel un ciiil tt^s aliments : il. Yasna IX, 11, noio 3P>.

OV. aonyat liiii-.i tal ;li ;ùr ;ij : pour uonya, cl. uoU’ 88. A’». |iaitl.’it liaca sl ;((in"i-|>a àt, miii iw hnrà î sMr-pàn. « du cluMnin m’i l’on i ;arde le trouiieau ".

!H5. st>aiivài liaoa : co parai ;raplie maaque dans le Yeadidaii pelilvi. Selon le vieux 

Hivàyal, sliaii-xa désijjne le 1^^. la campaï ;ne, le désert : il s’ai^irait des feux allun >és pour se garder dans la nuit. Cf. note 98. ’,17. iia/illslilat liaca, niiii ifizii’^t lniiii slHijiixliiii. » [te l’eu] qui vieiil de tout près, de

Ahura Mazda répondit :

La même que s’il avait, ici-bas, porté au Dàityo gâtu dix brandons.

V h.

07(271). Créaleurdii iiioiide des corps, saiiil I

Un homme peul-il se pnrilier, n siiiiil Aliiiia Mii/dii, (|iii ;i loiiclic iiii cadavre en pleine solitude, loin de loiil lien liahih’" .’ Alîura Mci/da répondil :

il le peut, ô siiinl Zaralhnslilr.i

Suivant quelles règles .’

Si la Nasii a déjà élé IVappée pai’ les chiens ciinivoics (mi 1( !s oiseaux carnivores""^ il se lavera’"" le corps avec de l’urine de Ixeuf Irenle fois, se frottera’"" trente fois, et cela vaudra inirilication de preniiei- ordre"". 99 (278). Si la Nasii n’a pas élé frappée^ |>ar les chiens carnivores ou les oiseaux carnivores, il s( ; lavera ((uinzc l’ois- ; jiuis il courra la dislance d’un hâthra.

I ;i cluuiilire ;i CDUi-licr " (le l’en il(iiiiolii|iir, Ir l’en ilii I’omt, ijui ne scrl (|ii’ ;i n’cliuiil- 1er et est le moins t’K|Mis(’ aux souillures).

98. dûirè iisalii r<-i/. :ii !li.~iin ; Ir.aduil /)»«/ :.«/i’ / ii’i rail ; (jiic niliil :) iintdam. jniii shil.in- : razô est donc s/iUmi, qui, d’après le conloxlc, iloil ili’simier la campagne, le déscri, le sliîiirya (v. note 96). Le sc^ns lilléral es ! doiii’ ; ■< en lien lointain, do désert. ■■. razô :^ sscr. ralias, « solilndo ■■. - - Voir l ;i I radiiclion dn pdiU i de Idiile relie seclion, du §97 au S 104. dans Wkst, /’a/itur, TrxU, II, 455. 99. S’il y a eu Sag-did, de fail : voir plus haut S§ 35- ;}G et l-’arg. Vil, 29 el noies. 100. Lilt. sen(U’ du Safi-d’iif cl la gravité de la souillure qui s’ensuit. — Sur le liàthi-ii, voii’ l’arg. Il, u.de :{2.

100 (-HI). 11 courra jusqu’à ce qu’il rencontre homme vivant, eu élevant hfuil la voix : ■< Je suis sous le coup [du contact] d’un mort, et impuissant lie penséf, impuissant de parole, impuissant d’action’"^ : veuillez me purifier "" ! » Il courra ainsi jusqu’à qu’il atteigne [cet homme]. Si l’homme ipfuse de le purifier, cet homme lui remet le tiers du péché"". 101 (-•’^"). Il courra un second hâthra ; il courra une seconde foisjus- (juà ce (ju’il atteigne un homme. Si l’homme refuse de le purifier, cet homme lui remet la moitié de son péché""’.

102 (2i’l). Il courra un troisième hâthra ; il courra une troisième fois jusqu’à ce qu’il atteigne un homme. Si l’homme refuse de le purifier, cet homme lui remet tout son péché.

103 (29i). Il continuera à courir jusqu’à ce qu’il atteigne la maison, le bourg, le district, le pays le plus voisin, levant haut la voix : « Je suis sous le coup [du contact] d’un mort, et impuissant de pensée, impuissant de parole, impuissant d’action : veuillez me purifier ! » Si on ne le purifie pas, il se lavera le corps avec de l’urine de bœuf et de l’eau, et il sera pur’"'. 104 soo). Créateur du monde des corps, saint !

lOo. lierezvô-g-el (KM vacô râzayàn : pun buland rasishnlh gavishn ai ârâst. — avaiiislila, lill. « je nie tiens sous », c’esl-ù-dire« je suis sous le coup de ce coutact ». — anacsboni iiiano, al,/ivàsl/ir havà-am punm’inishn ., a’ig/tam pun islitht là Invàn..., « je n’ai point mon désir avec pensée... c’est-à-dire je ne puis me purifier » : anaêsba marque l’impuissance, cf. Yasna XLVI, 2 « : il est impuissant de pensée^ de parole et d’action, parce que par le fait de sa souillure il est armés/it et exclu de tout rommerce humain et de toute œuvre : « à raison de mon impureté, je ne puis chercher à faire bonnes œuvres de pensée, de parole et d’action » (rhnan’th roi puii mitris fm gavislin hurmlm kirfak hôi/nhi’inistan là tavdn ; Epitre de Mànûshcihar, I, ii, 9). 104. isacla mê... « cherchez pour moi purification » ; glose : « c’est-à-dire purifiezmoi ».

105. bakhsbcnlt’, •■ ils lui remettent le tiers de la faute », involorilairement, en la prenant sur eux-mêmes. hakLsb, « donner », a aussi le sens de « pardonner », d’où le persan linkhsh-vdni} « pardonner» : la formule liakhsliâyanda lakhshi’n/ishgfir traduit le ^P-J o’»-J’ «lu Coran.

lUG. I,a mollir du reste, Ir sci’niid liers.

107. " Une fois ainsi lavé, il pourra vaquer à ses occupations, ainsi (lu’il est dit ; fravaii’i (lire fraltairi : FRAGMENTS, ad Vd. XIX, -41) frakcrcnaol vàslrê vereziiit, il pourra travailler, il pourra cullivcr. Quelques-uns disent : il peut vaquer au travail, mais ne doit pas assister au sacrifice » [tant qu’il n’a pas subi le Bavashnûm en règle]. s’il rencontre de l’eau sur son chemin, et que l’eau le lasse tomber sous le coup de la peine "’N quelle sera la peine ? 105 (3031. Ahura .Mazda répondit :

Oualre cents coups d’Aspabê-ashIra, quatre cents coups de Sraoshô-carana.

106 (304). Créateur du monde des corps, saint ! S’il rencontre des arbres sur sa roule, et que ces arbres le fassent tomber sous le coup de la peine’"", quebe sera la peine ? Ahura .Vazda répondit :

Quatre cents coups d’Aspahè-asliIrn. quatre cents coups de Sraoshô-carana.

Telle est la peine, telle est l’expiation ipii dégage le fidèle qui se soimict à l’expialion ; non celui qui ne s’v soumet pas : celui-là cerlainemeni ira habiter la maison de la Druj"".

Ashem vohû. La sainteté est le bien suprême et c’est aussi le bonheur. Bonheur à celui qui est saint de la sainteté suprême ’" ! 108. iifsb cilliàro fraoirisvcili : litt. < l’eau tombe SOUS expiation ». miii lojixh» fnjl cartel.. Il l’a souillée en y mettant le pied [tihjhash raijln dur anakhliinrl). 109. « Des arbres propres au feu ». Eu les touchant, il souille le l’eu qu’ils couliouni’ut ou le feu qu’ils alimenteront. 110. Imité du Yasna XLIX, 11 d. — Cf. Farg. XIV, 18. 111. Yasna XX.

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