Les Automobiles à Mozac (France - 63) avant les années 60

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cahier des arrêtés municipaux et registre des délibérations du Conseil municipal de Mozac
Les automobiles à Mozac avant les années 60

Aux archives communales de Mozac, dans le registre des arrêtés municipaux, nous trouvons de 1904 à 1952, une succession de réglementations de la circulation des automobiles. Nous présentons ces textes étonnants par leur modernité par ordre chronologique. D’abord, ils combattent les excès de vitesse.

Le 11 juillet 1904 : « Le Maire de la commune de Mozac, considérant qu’en présence des dangers qui menacent de plus en plus la sécurité publique, par suite tant de l’accroissement du nombre des automobiles que des excès de vitesse si fréquemment constatés, il y a lieu de réglementer la circulation des automobiles sur le territoire de la commune de Mozac. […] Art. 1 : Les conducteurs d’automobiles ne devront pas aller à plus de vingt kilomètres à l’heure dans la traversée du bourg de Mozac. Art. 2 : Ils devront ralentir à la vitesse d’un homme au pas dans les endroits étroits, encombrés, au moment des foires, marchés, fêtes, comportant des rassemblements très compacts et des foules serrées. Art. 3 : Ils devront s’arrêter à toute réquisition des autorités chargées de la police de la circulation. […] Art. 4 : La gendarmerie, le garde champêtre et tous officiers de police judiciaire, agents de la force publique sont chargés de l’exécution du présent arrêté. »

Le 23 septembre 1927, pour les mêmes raisons (« un véritable danger pour la sécurité publique »), la vitesse est limitée à 10 km/h pour les poids lourds (à l’époque, poids total en charge supérieur à 3 tonnes) et à 15 km/h pour les véhicules légers (poids inférieur à 3 tonnes). Cela représente donc une baisse de 5 km/h pour les voitures en raison de l’augmentation de leur nombre.

La vitesse maximale autorisée est en revanche augmentée par un nouvel arrêté municipal le 30 novembre 1936 : 25 km/h pour les véhicules légers ou dits « de tourisme » (soit un gain de 10 km/h) et 15 km/h pour les poids lourds (soit un gain de 5 km/h).

Le 7 janvier 1952, le Commissaire de police de Riom propose au Sous-Préfet d’harmoniser les limitations à 50 km/h pour les véhicules de tourisme et à 30 ou 35 km/h pour les poids lourds et motocyclettes dans l’agglomération riomoise ; Auparavant, il y avait de grandes disparités dans les vitesses accordées entre Châtel-Guyon, Riom et Mozac ; seules communes à avoir pris des arrêtés pour la limitation de vitesse. Par exemple, à Marsat ou à Enval, rien n’interdisait de rouler à 80 km/h ; vitesse qui avait d’ailleurs été proposée au Sous-Préfet pour cette harmonisation. Le Commissaire lui a fortement déconseillé de suivre cet avis.

Au départ la réglementation était prise au niveau communal. Mais le décret du 10 juillet 1954 fixe au plan national à 60 km/h la vitesse maximale en agglomération (50 km/h pour les poids lourds). Il faudra attendre le 1er décembre 1990 pour la limitation à 50 km/h qui permet du coup de se conformer à la politique européenne de sécurité routière.

Enfin, une délibération du Conseil municipal de Mozac datée du 25 février 1935 décide – non pas de la limitation de vitesse – mais de l’emplacement d’un parking : « En raison de l’encombrement dont elles sont la cause et de leur bruit gênant pour les voisins, les voitures de Monsieur Ducros et de la Manufacture des Tabacs devront dorénavant stationner sur la place du Marché aux Planches. » À l’origine cette place n’était donc pas destinée à cet effet ! Ironie du sort, elle deviendra la place Camille-Rigal, depuis matérialisée en réel parking.