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Les Bains de Loèche, Suisse, Canton du Valais/Voies de communications

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VOIES DE COMMUNICATIONS


On peut arriver à Loèche de deux côtés différents du Valais par La Souste (en allemand Susten), de l’Oberland bernois par le col de la Gemmi. Le passage de la Gemmi a l’avantage du pittoresque, mais il n’est praticable que pour les piétons et les mulets et reste souvent couvert de neige jusqu’à la fin de juin. La plupart des baigneurs passent donc par La Souste, station du chemin de fer la plus rapprochée des bains de Loèche et qui est reliée à Loèche-les-Bains par une belle route carrossable.

Les voyageurs venant de France se rendront en Valais par les lignes de Neuchâtel, Vallorbes ou Genève-Lausanne. D’Italie, la route la plus directe est celle du Simplon, construite par Napoléon Ier et aboutissant à Brigue. D’Uri et des Grisons, on peut passer par le col élevé de la Furka, que traverse également une belle route carrossable.

On trouve à la station de la Souste des voitures confortables, qui amènent les voyageurs en trois heures et demie jusqu’à la porte des hôtels.

Il y a aussi un bon hôtel à la Souste où on peut très bien se restaurer ou coucher pendant la nuit si on y arrive tard ou avec le mauvais temps.

La route passe par Loèche-ville, le Pont de la Dala et Inden, en décrivant de nombreux lacets. Le piéton peut l’abréger d’une heure au moins en prenant des sentiers appelés « courtes » dans le pays ; l’un d’eux commence à Loèche-ville, un autre au Pont de la Dala. On peut aussi descendre du chemin de fer à la station de Varone et monter à pied par Salgesch et l’ancienne route des bains. En arrivant à Inden, on voit de l’autre côté de la vallée le joli village d’Albinen dont les chalets sont construits en bois de mélèze et brunis par le temps. Si on veut goûter le bon vin du Valais et les viandes crues des montagnes, il faut s’arrêter à Inden à la restauration au sommet du village.

Le passage de la Gemmi, l’un des plus hardis et des plus pittoresques de la Suisse, est en même temps le plus court chemin pour passer des merveilles de Chamonix à celles d’Interlaken et de l’Oberland bernois.

Le voyageur venant de l’Oberland se rend en voiture ou en diligence de Thoune ou de Spiez à Kandersteg. Il passe à Mühlinen, à Reichenbach, d’où l’on a une belle vue sur les cîmes de la Blümlisalp, à Frutigen, Kandergrund (Hôtel Altels) et arrive à Kandersleg (Hôtel Gemmi ; Hôtel de l’Ours, 20 minutes plus loin). C’est là qu’on prend des chevaux et des guides pour le passage de la Gemmi.

Après Eggenschwand et le pont de la Clus, la route monte en zigzags. Chalets de la Wintereggmatt, Spitalmatt-Hütten. Vue sur l’Altels, le Rinderhorn, le glacier de Zagen, le Balmhorn ; puis Schwarenbach, où se trouve une auberge et d’où l’on fait volontiers l’ascension du Balmhorn.

Trois quarts de lieue plus loin le lac de Dauben et enfin le col de la Gemmi, où l’on a construit en 1879 le petit hôtel « Wildstrubel », qui est très-bien tenu et que nous pouvons recommander aux passants. Arrivé au haut du col, le voyageur a tout à coup devant les yeux le superbe spectacle de la vallée de Loèche à 400 mètres au-dessous de lui, de la vallée du Rhône, de la Bella-Tola, du Mont-Cervin, des Mischabel, du Weisshorn, du Torrenthorn. Mais avant d’atteindre le village de Loèche qu’il domine perpendiculairement, il faut qu’il descende à pied ou en chaise à porteurs le fameux sentier en zigzags qui a été taillé dans le roc. Quoique assez large et sans danger pour les piétons, ce sentier côtoie des précipices vertigineux ; les touristes non aguerris feront bien de se faire escorter d’un solide gars.

Pour faire la route en sens contraire, s’adresser à Loèche-les-Bains, au commissaire des guides ou au bureau de l’hôtel, pour se procurer des guides, mulets et chaises à porteurs. Pour la descente de Loèche dans la plaine, le mieux est de recourir au bureau de l’hôtel. Toutes les courses sont tarifées.