Les Fouteries chantantes/08

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LE DÉMOCRATE RECONNU,

OU

SUITE DES DEUX TÊTES
DANS LE MÊME BONNET.

CHANSON GRIVOISE.


Air : Tiens, voilà ma Pipe.


Voyez en militaire ;
Avez-vous des yeux ?
Pour cette douce affaire,
Ne suis-je pas mieux ?
D’un Caporal soldé,
Je vais prendre le ton ;
En bougre décidé,
Je foutrai plus d’un con.

Allons, grosse bougresse,
Viens, mets-toi donc là ;
Présente-moi la fesse :
Ah ! bon, comme cela.

Si jamais tu recule,
Écoute-moi soudain,
Aussi-tôt je t’encule,
Infernale putain.

Je sens mon vit qui dresse ;
Voyons ton conin,
Branle-moi, ma déesse,
Et que mon engin,
Sans se gêner farfouille,
En ton fameux quibus,
Ou qu’on coupe ma couille
Jusqu’au rasibus.

Je te fouts en levrette,
Ma sacrée Putain ;
Chatouille ma roupette :
Pour ce beau dessein,
Regarde mon habit ;
Il annonce un fouteur ;
À mon superbe vit,
Ne fouts donc pas malheur.

Aujourd’hui pour te plaire,
D’un bel habit bleu,

J’ai, pour te satisfaire,
Employé le beau jeu.
Ça, fouterai-je en cuisse,
Ou près de ton tetton ?
Mais point de chaude-pisse
Dans ton sacré con.

Je fus pris par l’oreille
En ce taudion ;
Ce ne fut pas merveille,
Voulant foutre un con ;
Connu pour Calotin,
Je n’eus qu’à me sauver,
En quittant la Putain,
Sans pouvoir l’embrasser.


Les Fouteries chantantes, 1791 - Fleuron - Soleil