Les Logiciels libres en documentation/7

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Avanti se veut un logiciel à l’utilisation transparente pour l’utilisateur. Malheureusement, il n’est encore qu’en version beta (la 1.0 beta 2), et ne dispose pas encore d’un installateur automatique. À noter que la version 1.0 beta 3 est parue le 18 juin ; je ne l’ai pas testée. La version 1.0 beta 2 s’installe sur tout système pouvant supporter JRE (Java Runtime Environment).

Pour pouvoir le tester, j’ai dû faire appel aux compétences d’un informaticien, M. Diabel Ndaye. Bien que selon lui, elle ne soit pas particulièrement compliquée, elle requiert tout de même de comprendre à la fois le fonctionnement de Java et celui de DOS, toujours intégré à Windows. Elle se résume en l’indication de chemins d’accès au logiciel à des dossiers utiles à son fonctionnement. Il est à noter que bien peu de documentalistes passeraient cette première étape, d’autant plus qu’elle est une indication forte sur son état d’achèvement.

Le logiciel est entièrement préconfiguré. Le nombre de champs, leurs caractéristiques sont fixés, et le documentaliste utilise directement le logiciel pour opérer la saisie de son fonds. Après l’écran d’accueil, il dispose d’un certain nombre de boutons, qui correspondent à autant de fonctions.

Le lancement du logiciel se fait via la console Windows (voir Image 16 ci-dessous).

Fichier:Avanti-console.jpg
Image 16 : Lancement du logiciel Avanti

Il y a quatre boutons : Quit, Search, New et Notes. Le premier provoque la fermeture du logiciel ; le second, placé à coté d’un champ de saisie, lance une recherche ; le troisième change la physionomie de la fenêtre, toute blanche auparavant. Un certain nombre de champs apparaissent, qui permettent le catalogage d’un nouveau document.

Toutes les opérations se déroulent dans une seule fenêtre. Lorsque j’ai testé Avanti, il proposait le catalogage des documents sur dix champs, ce qui est somme toute assez rudimentaire, mais suffisant :

  • Title number : numéro unique attribué au document, sur 6 caractères, soit 3 milliards de possibilités en utilisant chiffres, 26 lettres (en excluant majuscules et signes diacritiques) et 2 signes de ponctuation (point-tiret), mais il est bien sur possible d’en utiliser plus ;
  • Title : titre, sur 80 caractères ;
  • Sub-Title : sous-titre, sur 80 caractères ;
  • Author : Auteur, sur 64 caractères ;
  • Second Author : Auteur secondaire, sur 64 caractères ;
  • Illustrations : Illustrations, sur 64 caractères ;
  • Series title : Titre de la collection, sur 80 caractères ;
  • Publisher : Éditeur, sur 64 caractères ;
  • Copyright : un champ sûrement moins utile en France, sur 20 caractères ;
  • Notes : Notes, sur seulement 80 caractères.

Il est évident que la longueur des champs est ajustée en fonction des usages anglo-saxons, notamment pour ce qui est du copyright. On peut regretter l’absence d’un troisième champ titre, d’un champ proposant le choix entre différents types de documents (notamment pour différencier les périodiques), d’un champ résumé, d’un autre champ date, et enfin d’un champ collation.

Un module nommé Notes ouvre une seconde fenêtre. Il permet de copier-coller des textes en attendant de les utiliser dans le logiciel (notices bibliographiques), ou de copier à partir du logiciel d’autres notices ; cependant ni l’enregistrement ni l’impression ne sont encore possibles.

Avanti propose une base enregistrée de démonstration, contenant 70 titres, et qui permet de faire des recherches. Ces recherches se font sur le contenu entier d’un champ. La fonction a donc un intérêt limité, puisque non seulement il est impossible d’indexer les documents par mots-clés, et donc de les rechercher de la façon la plus efficace, mais il est de plus impossible de rechercher sur un nom d’auteur incomplet (ne comprenant pas le prénom par exemple), ou sur un nom mal orthographié. La recherche n’est en outre possible que sur les champs titre et auteur. Lorsqu’une seule réponse est trouvée, Avanti affiche directement la fiche de l’ouvrage ; sinon il en affiche la liste.

L’utilisation d’Avanti se limite à la gestion d’un fonds de petite taille, faite de façon simple. Nous avons déjà vu qu’il y a un certain nombre de champs, et qu’il en faudrait probablement plus. La recherche doit encore être améliorée. Il ne peut donc satisfaire qu’un centre de taille limitée, qui ne fait pas souvent appel à la base.

Le principal reproche que je ferai à ce logiciel est la technologie qu’il a choisi, c’est à dire Java. Bien que multi-plateformes, elle est extrêmement complexe à utiliser pour un informaticien, et les développeurs la maîtrisant assez pour programmer du code Java (le Java de Sun Microsystems) sont assez rares. C’est à mon avis ce qui explique la lenteur du développement.

Plan[modifier]