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Les pleurs de Niobé, les larmes d’Éloa

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Les Perles rouges : 93 sonnets historiquesBibliothèque-Charpentier (p. 34-35).


XVII


Les pleurs de Niobé, les larmes d’Éloa
Roulent en feuilles d’or sur le stuc du piédouche ;
Un murmure l’effleure, une flamme le touche :
Ce chant vient d’un bouvreuil ; l’astre est un althœa.

Le parterre est tracé comme un alinéa ;
Le Zéphyre aux Hébés met des fleurs à la bouche ;
La mouche de leur joue est vraiment une mouche ;
Des mousses, à leur col, contournent un boa.


Là, des collations les pyramides fraîches
Présentaient à piller les confitures sèches :
Le doux rahat-loukoume ou l’exquis dawamesk.

Et, pour que ma lecture à ce lieu s’approprie,
Le livre qu’un rayon, d’ombre et de soleil strie
Est l’auteur curieux, au nom rare : Peiresc.