Les vitraux du Moyen âge et de la Renaissance dans la région lyonnaise/1.02.2

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Deuxième Vitrail. — Vie de saint Jean l’Évangéliste.

1° Guérison d’un boiteux à la porte du temple de Jérusalem (Act, iii, 1 et suiv.)

2° Saint Jean dans la cuve d’huile bouillante : ces deux premiers médaillons sont modernes, mais reconstitués de façon à compléter l’enchaînement des faits et en s’aidant de sujets analogues, empruntés à des vitraux du treizième siècle.

3° L’ange dicte l’Apocalypse à saint Jean (fig. 19) (Apoc, i, 10 et suiv.) : sur le livre que saint Jean tient à la main on lit :

A P
PO S
CA I
LI 10
Fig. 19. — L’Ange dicte l’Apocalypse à saint Jean
Fig. 20. — Dieu apparaît à saint Jean

4° Dieu apparaît à saint Jean. (Apoc, i, 13 et suiv.) Cette magistrale composition est (fig. 20) la traduction littérale de la vision apocalyptique de l’apôtre saint Jean.

Entouré des sept chandeliers d’or et des sept étoiles, le Fils de l’homme, vêtu d’une longue robe et ceint au-dessous des mamelles d’une ceinture d’or, tient à la bouche le glaive à deux tranchants : « au moment où je l’aperçus, je tombai comme mort à ses pieds ; mais il mit sur moi sa main droite, et me dit : Ne craignez point, je suis le premier et le dernier. »

5° Vision de saint Jean : au déclin de sa vie, saint Jean, d’après la tradition et la Légende dorée, eut une vision dans laquelle Notre-Seigneur, entouré de ses apôtres, lui annonça la fin de sa vie militante. La place primitive et rationnelle de ce sujet était au rang suivant qui précède la mort de saint Jean.

6° Les évêques d’Asie prient saint Jean de laisser un écrit. D’après saint Jérôme, saint Jean composa son Évangile à la prière des évêques d’Asie. (Hyeronym., de Scripte Eccles.)

Fig. 21. — Mort de saint Jean

7° Mort de saint Jean : c’est encore au texte de Jacques de Voragine qu’il faut recourir pour expliquer les détails de cette composition (fig. 21). Saint Jean, âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, vient de faire creuser sa tombe au pied de l’autel, dans l’église où il avait coutume de rassembler les fidèles et, revêtu de ses habits pontificaux, s’y ensevelit lui-même. Au nombre des disciples en pleurs qui l’entourent, nous retrouvons saint Polycarpe et saint Ignace d’Antioche, mitre en tête et le bâton pastoral à la main.