Lettre 819, 1680 (Sévigné)

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819. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ À MADAME DE GRIGNAN.
Aux Rochers, ce samedi 15e juin.

Je ne réponds rien à ce que vous dites[1] de mes lettres ; je suis ravie qu’elles vous plaisent ; mais si vous ne me le disiez, je ne les croirois pas supportables. Je n’ai jamais le courage de les lire tout entières[2] , et je dis quelquefois : « Mon Dieu ! que je plains ma fille de lire tout ce fatras de bagatelles ! » Quelquefois même je m’en repens et crois[3] que cela vous jette trop de pensées, et vous fait peut-être une sorte d’obligation très-mal fondée[4] de me faire réponse[5] : c’est sur cela, ma bonne, que je vous gronde ; eh, mon Dieu ! laissez-moi vous parler et causer avec vous, cela me divertit ; mais ne me répondez point, il vous en coûte trop cher[6], ma chère 1680 bonne ; et quand vos lettres sont longues, quoique je les aime chèrement, elles me font une peine incroyable par rapport à votre santé : la dernière passe les bornes du régime, et du soin que vous devez avoir de vous. Vous êtes trop bonne de me souhaiter du monde ; il ne m’en faut point : me voilà accoutumée à la solitude : j’ai des ouvriers qui m’amusent ; le bien Bon[7] a les siens tout séparés. Le goût qu’il a pour bâtir et pour ajuster va au delà de sa prudence : il est vrai qu’il nous en coûte peu[8], mais ce seroit encore moins, si l’on se tenoit en repos. C’est ce bois qui fait mes délices ; il est d’une beauté surprenante ; j’y suis souvent seule avec ma canne et avec Louison : il ne m’en faut pas davantage. Je suis assez souvent dans mon cabinet, en si bonne compagnie[9] que je dis en moi-même : « Ce petit endroit seroit digne de ma fille ; elle ne mettroit pas la main sur un livre qu’elle n’en fût contente. » On ne sait auquel entendre. J’ai pris les Conversations chrétiennes, qui sont[10] d’un bon cartésien, qui sait par cœur votre Recherche de la vérité[11], et qui parle de cette philosophie et du souverain pouvoir que Dieu a sur nous, et que[12] nous vivons, et que nous nous 1680 mouvons et respirons en lui, comme dit saint Paul[13], et que c’est par lui que nous connoissons tout. Je vous manderai s’il[14] est à la portée de mon intelligence ; s’il n’y est pas, je le quitterai humblement, renonçant à la sotte vanité de contrefaire l’éclairée[15] quand je ne le suis pas. Je vous assure que je pense comme nos frères ; et si j’împrimois, je dirois : « Je pense comme eux. » Je sais la différence du langage politique à celui des chambres[16]  : enfin Dieu est tout-puissant, et fait tout ce qu’il veut ; j’entends cela : il veut notre cœur, nous ne voulons pas lui donner, voilà le mystère[17]. N’allez pas révéler celui de nos filles de Nantes ; elles me mandent qu’elles sont charmées de ce livre[18] que je leur ai fait prêter. Vous me faites souvenir de cette sottise que je répondis pour ne pas aller chez Mme de Bretonvilliers[19], que je n’avois qu’un fils ; cela fit trembler vos prélats. Je pensois qu’il n’y eût en gros que le mauvais air de mon hérésie ; je vous en parlois l’autre jour ; mais je comprends que cette parole fut étrange. 1680 Dieu merci, ma chère Comtesse, nous n’avons rien gâté ; vos deux frères ne seraient pas mieux jusqu’à présent, quand nous aurions été molinistes. Les opinions probables, ni la direction d’intention dans l’hôtel de Carnavalet, ne leur auroient pas été plus avantageuses que tout le libertinage de nos conversations. J’en suis ravie, et j’ai souvent pensé avec chagrin[20] à toute l’injustice qu’on nous pourroit faire là-dessus.

Vous me demandez des lettres de la F… : tenez, mon ange, en voilà une toute chaude[21] ; je vous conjure que cela ne retourne point. Je ne comprends rien du tout à M. de la Trousse, ni à Mme d’Épinoi[22], ni à ce laquais qui a volé ; je me ferai instruire, et vous enverrai la lettre. Vous verrez que cette bonne Lavardin est toute désolée : qui pourroit s’imaginer qu’elle ne fut pas transportée de marier son fils[23] ? C’est pour les sots ces sortes de jugements ; el mundo por de dentro[24] : c’est un livre espagnol, 1680 dont vous auriez fait le titre par vos réflexions, qui m’en ont fait souvenir. C’est une place bien infernale, comme vous dites, que celle de celle qui va quatre pas devant[25], et pensez-vous qu’une perte de sang à celle qui va quatre pas derrière[26] soit bien agréable ? Tenons-nous-en à croire fermement que personne n’est heureux. Ce petit Chiverni[27] me le paroît assez ; voyez donc comme il a bien su se tirer de sa misère. Votre pauvre frère est bien propre à n’être jamais heureux en ce monde-ci ; pour l’autre, jusqu’ici, selon les apparences, il n’est pas dans le bon chemin[28]. Monsieur de Châlons[29] est dans le ciel ; c’étoit un saint prélat et un honnête homme : nous voyons partir tous nos pauvres amis.

Je mandois l’autre jour à Mme de Vins que je lui 1680 donnois à deviner quelle sorte de vertu je mettois ici le plus souvent en usage, que c’étoit la libéralité[30]. Il est vrai que j’ai donné, depuis que je suis arrivée, d’assez grosses sommes[31] : un matin, huit cents francs, l’autre mille francs, l’autre cinq ; un autre jour trois cents écus : il semble que ce soit pour rire, ce n’est que trop une vérité. Je trouve des métayers et des meuniers qui me doivent toutes ces sommes, et qui n’ont pas un unique sou pour les payer : que fait-on ? il faut bien leur donner. Je n’en prétends pas, comme vous voyez, un grand mérite[32], puisque c’est par force ; mais j’étois toute éprise de cette pensée en lui écrivant[33], et je lui dis cette folie. Je me venge de ces banqueroutes sur les lods et ventes. Je n’ai pas encore touché ces six mille francs de Nantes : dès qu’il y a quelque affaire à finir, cela ne va pas si vite. Il me vint voir l’autre jour[34] une belle petite fermière de Bodégat, avec de beaux yeux brillants, une belle taille, une robe de drap d’Hollande découpé sur du tabis[35], les manches tailladées : ah, Seigneur ! quand je la vis, je me crus bien ruinée ; elle me doit huit mille francs. Tout cela s’accommodera. Vous voulez savoir mes affaires[36] ? M. de Grignan auroit été amoureux de 1680 cette femme ; elle est sur le moule de celle qu’il a vue à Paris. Ce matin, il est entré un paysan avec des sacs de tous côtés ; il en avoit sous ses bras, dans ses poches, dans ses chausses ; car en ce pays-ci[37] c’est la première chose qu’ils font que de les délier[38] ; ceux qui ne le font pas sont habillés d’une étrange façon : la mode de boutonner son justaucorps[39] par en bas n’y est point encore établie ; l’économie est grande sur l’étoffe des chausses ; de sorte que depuis le bel air de Vitré jusqu’à mon homme, tout est dans la dernière négligence. Le bon abbé, qui va droit au fait, crut que nous étions riches à jamais : « Hélas ! mon ami[40], vous voilà bien chargé ; combien apportez-vous ? — Monsieur, dit-il en respirant à peine, je crois qu’il y a bien ici trente francs. » C’étaient[41], ma bonne, tous les doubles[42] de France, qui se sont réfugiés dans cette province, avec les chapeaux pointus, et qui abusent ici[43] de notre patience.

Vous m’avez fait un grand plaisir de me parler de Montgobert : je crois bien[44] que ce que je vous mandois étoit inutile[45], et que votre bon esprit auroit tout apaisé. C’est ainsi que vous devez toujours faire, ma bonne, malgré tous ces chagrins passagers : son fond est admi- 1680 rable pour vous[46]  ; le reste est un effet d’un tempérament[47] indocile et trop brusque : je fais toujours un grand honneur aux sentiments du cœur ; on est quelquefois obligé de souffrir les circonstances et dépendances de l’amitié, quoiqu’elles ne soient pas agréables[48]. Pauline me mande-que la Gogo[49] l’a mise dans sa chambre par charité ; vraiment je la louerai de cette bonne œuvre. Elle m’en parle elle-même fort plaisamment, disant, après beaucoup de raisons, que la petite circonstance aussi d’être la fille de la maison l’avoit entièrement déterminée à cette belle action. Je lui enverrai un de ces jours de méchantes causes à soutenir à Rochecourbières[50] : puisqu’elle a ce talent, il faut l’exercer. Vous aurez M. de Coulanges, qui sera un grand acteur ; il vous contera ses espérances, je ne les sais pas[51]  ; et il craint tant la solitude qu’il ne veut pas même écrire aux gens qui y sont. Grignan est tout propre pour le charmer[52]  ; il en charmeroit bien d’autres : je n’ai jamais vu[53] une si bonne compagnie ; elle fait l’objet de mes desirs ; j’y pense sans cesse dans mes allées, et je relis vos lettres en disant, comme à Livry : « Voyons et revoyons un 1680 peu ce que ma fille me disoit, il y a huit ou neuf jours ; » car enfin c’est elle qui me parle ; ainsi je jouis de


De peindre la parole, et deCet art ingénieux
De peindre la parole, et de parler aux yeux[54], etc.


Vous savez bien que ce ne sont pas les bois[55] des Rochers qui me font penser à vous : au milieu de Paris je n’en suis pas moins occupée ; c’est le fond et le centre ; tout passe, tout glisse, tout est par-dessus[56], et ne fait que de légères traces à mon cerveau.

Du But me mande que l’on travaille à votre chambre, et que Caret dit qu’elle sera faite dans quinze jours ; il ne tiendra plus qu’à vous de vous rapprocher de moi, qui suis, comme vous voyez, l’amie de l’amie ; cela n’est pas trop éloigné. J’ai vu qu’il y avoit quatre degrés ; il n’y en a plus que trois ; je vous promets d’avoir quelque bonté et de faire un effort sur mon cœur pour vous placer à ma fantaisie. 1680


J’ai oublié mon Agnès[57]  ; elle est jolie pourtant ; son esprit a un petit air de province. Celui de Mme de Tarente est encore dans les grandeurs[58]. Les chemins de Vitré ici sont devenus si impraticables, qu’on les fait raccommoder par ordre du Roi et de M. le duc de Chaulnes ; tous les paysans de la baronnie[59] y seront lundi.

Adieu, ma très-chère : quand je vous dis que mon amitié vous est inutile, eh, mon Dieu[60] ! ne comprenez-vous point bien comme je l’entends, et où mon cœur et mon imagination me portent ? Pensez-vous que je sois bien contente du peu d’usage que je. fais de tant de bonnes intentions[61]  ? Vous comprenez bien aisément un sentiment si naturel ; vous êtes méchante de vous en fâcher ; pour vous punir, je ne vous aimerai que comme je fais, et je ne croirai point que l’on puisse aimer davantage. Répondez toujours oui à M. de Grignan quand il demande s’il est bien avec moi. Dites-moi si vous ne mettez point[62] la petite d’Aix avec sa tante[63], et si vous ôterez Pauline d’avec vous : c’est un prodige que cette petite ; son esprit est son dot[64] ; voulez-vous lui ôter cela, la rendre une personne toute commune ? Je la mènerois 1680 toujours avec moi, j’en prendrois mon plaisir[65], je me garderois bien de la mettre à Aix avec sa sœur[66] : enfin, comme elle est extraordinaire, je la traiterois extraordinairement[67].

Vous ne m’avez point dit ce que vous faites de vos meubles d’Aix. Le bon abbé vous est tout acquis ; il approuve que vous ayez fait une antiquité à la moderne, c’est-à-dire toute neuve. Il réglera d’ici votre partage. Il est dimanche 16e juin ; j’écris le samedi, mais il faut que la date fasse honneur à la poste.

Mesdemoiselles, vous devriez bien me mener avec vous à Rochecourbières ; j’y tiendrois fort bien ma place. Hélas ! je suis une biche au bois, éloignée de toute politesse ; je ne sais plus s’il y a une musique dans le monde, et si l’on rit : qu’aurois-je à rire ? je ne songe et je ne respire que l’honneur de vous revoir. Le bon abbé vous fait ses compliments.

  1. Lettre 819 (revue sur une ancienne copie). — 1. « Je ne réponds point à ce que vous me dites. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  2. 2. Mme de Sévigné a écrit « toutes entières. » C’est la leçon du manuscrit et de l’édition de I737 ; celle de 1754 porte « tout entières. » Voyez tome I, p. 346, note 2.
  3. 3. « Quelquefois même je me repens de tant écrire ; je crois, etc. » (Édition de 1754.) — Le texte de 1737, conforme au nôtre pour le commencement de la phrase, donne aussi je crois, au lieu de et crois.
  4. 4. Les mots très-mal fondée ne sont que dans notre manuscrit.
  5. 5. À la suite de ces mots faire réponse, le texte de 1737 donne seulement : « eh ! laissez-moi causer avec vous, » et celui de 1754 : « ah ! laissez-moi causer avec vous. »
  6. 6. Ce qui suit, depuis : « ma chère bonne, » jusqu’à : « votre santé, » manque dans les deux éditions de Perrin, qui ensuite, au lieu des mots la dernière, donnent : « votre dernière lettre. »
  7. 7. « Le bon abbé. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  8. 8. « Qu’il en coûte peu. » (Édition de 1754.)
  9. 9. « Je suis quelquefois dans mon cabinet en si bonne compagnie. » (Édition de 1737.) — « Quand je suis dans mon cabinet, c’est en si bonne compagnie. » (Édition de 1754.)
  10. 10. « Elles sont. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  11. 11. Malebranche composa en 1677, à la prière du duc de Chevreuse, un ouvrage intitulé Conversations chrétiennes, dans lesquelles on justifie la vérité de la religion et de la morale de Jésus-Christ. Le premier volume de la Recherche de la vérité du même auteur avait paru en 1674.
  12. 12. « De sorte que nous vivons, nous nous mouvons, nous respirons (dans 1754 : et nous respirons) en lui. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  13. î3. Dans son discours à l’Aréopage : voyez les Actes des apôtres, chapitre xvii, verset 28.
  14. 14. « Si ce livre. » (Éditions de 1737 et de 1754.) — Immédiatement après, dans le texte de 1737 « est à portée. »
  15. 15. « De faire l’éclairée. » (Édition de 1737.) — Tout ce qui suit cette phrase, jusqu’à l’alinéa qui commence par « Je mandois l’autre jour » (p. 461), manque dans cette même édition de 1737.
  16. 16. Voyez ci-dessus, p. 413.
  17. 17. « Nous ne voulons pas le lui donner, voilà tout le mystère. » (Édition de 1754.)
  18. 18. Le traité de la Fréquente communion. Voyez plus haut, p. 413.
  19. 19. L’intimité de cette dame, femme de Bénigne le Ragois, seigneur de Bretonvilliers, avec Harlay de Champvallon, archevêque de Paris, était d’une inconvenance qui allait jusqu’au scandale. Mme de Sévigné disait que, n’ayant qu’un fils, elle n’avait pas besoin de faire sa cour à l’archevêque de Paris, qu’elle n’estimait pas, et les prélats tremblaient que cet excès de franchise ne nuisît à leur fortune. (Note de l’édition de 1818.) — Voyez la lettre du 25 mai précédent, p. 414 et 415, et la note 21.
  20. 20. Les mots avec chagrin, ne sont que dans notre manuscrit, de même que la phrase suivante : « Vous me demandez, etc. »
  21. 21. Voyez la lettre du 21 juin suivant, p. 473 et 474.
  22. 22. Sans doute une sœur du duc de Rohan, Jeanne-Pélagie. Elle avait épousé, le 11 avril 1668, Alexandre-Guillaume de Melun, prince d’Épinoi, alors veuf de Louise-Anne de Béthune. Elle mourut subitement à Versailles le 18 août 1698 ; elle était veuve depuis 1679. « C’étoit, dit Saint-Simon, qui raconte sa mort en détail (tome II, p. 177 et suivantes), une femme d’esprit et de grand sens, bonne et aussi vraie et sûre que sa sœur de Soubise étoit fausse ; noble, généreuse, bonne et utile amie, accorte, qui aimoit passionnément ses enfants, et qui, excepté ses amis, ne faisoit guère de choses sans vues. »
  23. 23. Voyez la lettre précédente, p. 450 et 45i.
  24. 24. « Le monde par dedans. » C’est le titre d’un opuscule de Quevedo, qui est une petite vision satirique sur les inconséquences et fausses apparences du monde. Il est précédé d’une dédicace au duc d’Ossuna, datée du 26 avril 1612. On cite un manuscrit qui porte ce titre plus long : Discurso del mundo por de dentro y por defuera, « Discours du monde par dedans et par dehors, » Cet ouvrage a été souvent imprimé en Espagne ; il en existe aussi une édition de Rouen, datée de 1624. — Tout ce passage, à partir de : « el mundo, etc., » jusqu’à « Tenons-nous-en, etc., » ne se trouve que dans notre manuscrit, où les mots espagnols ont été ainsi défigurés : « il m[u]ndo perdi d’autres. » Nous devons la restitution de ce titre, qui cadre si bien ici avec la pensée de Mme de Sévigné, à MM. Roulin et Viguier, très-versés l’un et l’autre dans la littérature espagnole : à une ingénieuse conjecture du premier, confirmée, sauf une légère modification, par l’existence du livre de Quevedo, que le second nous a fait connaître.
  25. 25. Mme de Montespan.
  26. 26. Mme de Fontanges.
  27. Voyez ci-dessus, p. 272, note 21. La Gazette du 15 juin nous apprend que le comte de Chiverni venait d’épouser Mlle de Sommery (Saumeri).
  28. « Quant à l’autre, s’il en faut juger selon les apparences, je ne vois point jusqu’à présent qu’il soit dans le bon chemin. » (Édition de 1754.) ̃
  29. La Gazette, dans le même numéro que nous venons de citer à la note 27, annonce que Félix Vialard de Herse, évêque et comte de Châlons, pair de France, est mort à Châlons : voyez tome III, p. 491, note 4. L’évêque de Châlons avait signé au contrat de mariage de Mlle de Sévigné (voyez la Notice, p. 331 ;) il avait contribué à la conversion de Turenne.
  30. 30. « …le plus souvent en pratique, et je lui disois que c’étoit la libéralité. » (Édition de 1754.)
  31. 31. « Il est vrai que j’ai donné d’assez grosses sommes depuis mon arrivée. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  32. 32. « Vous croyez bien que je n’en prétends pas un grand mérite. » (Édition de 1754.)
  33. 33. « Toute prise de cette pensée en écrivant à Mme de Vins. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  34. 34. « Je vis arriver l’autre jour, etc. » (Ibidem.) — A la ligne suivante, notre manuscrit porte Baguedat, au lieu de Bodégat.
  35. 35. Sorte de gros taffetas ondé. — Dans les deux éditions de Perrin : « une robe de drap de Hollande. »
  36. 36. Cette petite phrase et la précédente ne se trouvent que dans notre manuscrit.
  37. 37. « Car en ce pays. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  38. 38. « C’est la première chose qu’ils font de les délier. » (Édition de 1737.)
  39. 39. « Le justaucorps. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  40. 40. « Ah ! mon ami. » (Ibidem.)
  41. 41. « C’étoit. » (Édition de 1737.)
  42. 42. On appelait double une petite monnaie de cuivre, valant deux deniers.
  43. 43. Les deux éditions de Perrin donnent ainsi, au lieu d’ici.
  44. 44. « Je crus bien. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  45. 45. « ...que ce que je vous mandois sur son sujet étoit inutile. » (Édition de 1754.)
  46. 46. « …malgré tous les chagrins passagers : le fond de Montgobert est admirable pour vous. » (Éditions de 1737 et de 1754.)
  47. 47. « Du tempérament. » (Ibidem.)
  48. 48. Les deux phrases qui suivent se lisent seulement dans notre manuscrit.
  49. 49. C’est Montgobert que Pauline appelait ainsi dans son langage enfantin.
  50. 50. « J’enverrai un de ces jours à Pauline de méchantes causes à soutenir. » (Édition de 1737.) — « J’enverrai un de ces jours à Montgobert de méchantes causes à soutenir à Rochecourbières. » (Édition de 1754.)
  51. 51. Ces deux petits membres de phrase : « il vous contera ses espérances, je ne les sais pas, » manquent dans notre manuscrit.
  52. 52. « À le charmer. » (Édition de 1754.)
  53. 53. Dans notre manuscrit, par erreur : « je n’en ai jamais vu. »
  54. 54. C’est une partie du quatrain par lequel Brébeuf a traduit ou plutôt paraphrasé les vers 220 et 221 du livre III de la Pharsale de Lucain :

    C’est de lui (du Phénicien) que nous vient cet art ingénieux

    De peindre la parole et de parler aux yeux,
    Et par les traits divers des figures tracées

    Donner de la couleur et du corps aux pensées.

    — La Pharsale de Brébeuf a paru de 1653 à i655, en cinq parties, réunies plus tard sous un titre commun portant la date de 1656.

  55. 55. « Que ce n’est pas les bois. » (Édition de 1754.)
  56. 56. « Par-dessus ou à côté. » (Ibidem.) — Le dernier membre de phrase : « et ne fait, etc., » manque dans le texte de 17S4 et termine la lettre dans celui de 1737. — L’alinéa suivant n’est que dans notre manuscrit ; le nom propre par lequel il commence est écrit ainsi : Dubin ; ce doit être une faute, pour du But : voyez ci-dessus, le commencement de la lettre du 3 mai, p. 373, et celle du 12 juin, p. 450. — L’amie dont il est parlé trois lignes plus loin est sans doute Mlle de Méri.
  57. 57. Voyez les lettres des 20 et 25 mai précédents, p. 409-411, 413 et 414.
  58. 58. « Dans le grand air. » (Édition de 1754.)
  59. 59. La baronnie de Vitré. « Les baronnies (en Bretagne) sont au nombre de neuf, dont les deux premières, sans contestation, sont celles de Léon et de Vitré, qui appartiennent à MM. les ducs de Rohan et de la Trémouille. » Voyez le mémoire d’un intendant de Bretagne, publié dans la Correspondance administrative sous Louis XIV tome I, p. 461 et 462, et notre tome II, p. 307, fin de la note 2.
  60. 60. Les mots eh, mon Dieu ! ne sont que dans notre manuscrit.
  61. 61. Ce qui suit, jusqu’à c « Dites-moi, etc., » ne se trouve également que dans notre ancienne copie.
  62. 62. « Si vous ne mettrez point ; » (Édition de 1754.)
  63. 63. Voyez la lettre du 9 juin précédent, p. 442 et la note 15
  64. 64. Son dot est la leçon du manuscrit. Dot (dost) est du masculin dans le Dictionnaire de Nicot. — « Son esprit est sa dot. Voulez-vous la rendre une personne toute commune ? » (Édition de 1754.)
  65. 65. « J’en ferois mon plaisir. » (Ibidem.)
  66. 66. Marie-Blanche, sœur aînée de Pauline, étoit aux Filles de Sainte-Marie, à Aix, où peu de temps après elle entra en religion. (Note de Perrin.)
  67. 67. La lettre finit ici dans le texte de 1754, et toute la suite ne se lit par conséquent que dans notre manuscrit.