Lettre 822, 1680 (Sévigné)

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822. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ À MADAME DE GRIGNAN.
Aux Rochers, vendredi 21e juin.

Le mauvais temps continue, ma chère fille ; il n’y a d’intervalle que pour nous faire mouiller. On se hasarde sous l’espérance de la Saint-Jean, on prend le moment d’entre deux nuages pour être le repentir du temps[1], qui enfin veut changer de conduite, et l’on se trouve noyés. Cela nous est arrivé deux ou trois fois ; et pour être un peu mieux garantis que par des casaques et des chapeaux, nous allons faire planter au bout de la grande allée, du côté du mail, une petite espèce de vernillonneterie[2], et une autre au bout de l’infinie[3], où l’on pourra se mettre à couvert de tout, et causer, et lire, et jouer : en sorte que[4] ces deux petits parasols ou parapluies seront un agrément et une commodité, et ne nous 1680 coûteront presque rien. Voilà les grandes nouvelles de nos bois ; je serois tentée de les faire mettre dans le Mercure galant. Vous m’en parlez vraiment d’une façon trop plaisante ; je vous remercie de l’endroit que vous m’avez envoyé : si je croyois y retrouver encore la belle Mlle de Sévigné, et la fête sur les galères que M. de Vivonne n’a point donnée à Mme la comtesse de Grignan[5] je ferois la dépense de l’acheter ; mais craignant aussi de n’y pas voir des relations de vos fêtes nocturnes de Rochecourbières, je me contenterai de l’emprunter à Vitré. Je ne sais comment vous pouvez dire que la devise[6] ne fut pas aussi juste pour vous que pour Madame la Dauphine : j’entre dans votre pensée ; il faut quelqu’un qui ait bien du fond d’esprit : je ne veux pas vous louer ; mais c’est précisément pour vous, et c’est une jolie chose de dire qu’il y ait plus de charmes au dedans qu’au dehors ; ne soyez donc point ingrate au bon Clément ; jamais rien ne sera si joli.

Je rétracte ce que j’avois dit en courant et sans y penser ; vous me faites voir que j’ai eu tort de badiner sur M. d’Oldenbourg[7] ; ne sommes-nous pas, comme vous dites, accoutumés à des noms aussi allemands[8] ? celui-là pourtant ne pouvoit être de vos amis, étant toujours en Suède ; mais pour le nom, il n’étoit point barbare : ce fut ma plume qui voulut faire cette méchante plaisanterie.

Mais en voici bien une autre : mes femmes de chambre, 1680 me voyant occupée de ce beau chapelet[9] , ont trouvé plaisant de m’écrire la lettre que je vous ai envoyée[10], et qui a si parfaitement réussi, qu’elles en ont été effrayées, comme nous le fûmes une fois à Fresnes, pour une fausseté que cette bonne Scudéry avoit prise trop âprement : vous en souvient-il ? Elles me virent donc vous envoyer cette lettre, partagées entre pâmer de rire et mourir de peur[11]. « Comment, disoit Hélène, se moquer de sa maîtresse ! — Mais, disoit Marie, c’est pour rire, cela réjouira Madame la Comtesse. » Enfin elles ont tant tortillé autour de moi, qu’ayant tâté et trouvé le terrain favorable, elles m’ont avoué[12] qu’elles avoient fait écrire cette lettre par Demonville ; elles m’ont dit qu’elle étoit encore toute mouillée, que je devois bien la reconnoître[13] pour une friponnerie, plutôt que de vous l’envoyer, que depuis trois nuits elles ne dormoient pas, et qu’enfin elles me demandoient pardon. Voyez si vous ne reconnoissez[14] pas votre mère à ces sottes simplicités, qui vous ont tant divertie à Livry, et que je souhaite qui vous divertissent encore[15]. Vous n’avez donc plus qu’à me mander pourquoi vous m’avez envoyé ce beau chapelet que je méconnoissois[16] ; et moi je vous en remercierai aussitôt. Si je voulois, je citerois M. de la Roche- 1680 foucauld, qui étoit aussi aisé à tromper que moi ; mais il avoit tant d’autres sortes de mérites, que je n’en puis pas faire une consolation ni une comparaison.

Avez-vous lu[17] la Gazette de Flandre ? voici qui va vous dégoûter de la sagesse humaine, puisque même après la mort on n’est point exempt des injustices de la fortune. « M. de la Rochefoucauld, dit cette gazette, a laissé un écrit où il dit que Gourville l’a toujours utilement et fidèlement servi, et qu’il se repent bien de n’avoir point laissé à sa prudence le soin de négocier le mariage de son petit-fils avec Mlle de Louvois, parce qu’il y a été trompé. » Je ne pense pas qu’il y ait une plus ridicule chose ; de quelque lieu qu’elle vienne, elle est bien diabolique.

On me mande que les conversations de Sa Majesté avec Mme de Maintenon ne font que croître et embellir, qu’elles durent depuis six heures jusqu’à dix, que la bru y va quelquefois faire une visite assez courte ; qu’on les trouve chacun dans une grande chaise, et qu’après la visite finie, on reprend le fil du discours. Mon amie[18] me mande qu’on n’aborde plus la dame sans crainte et sans respect, et que les ministres lui rendent la cour que les autres leur font.

Mme de la Sablière est dans ses Incurables, fort bien guérie d’un mal[19] que l’on croit incurable pendant quel- 1680 que temps, et dont la guérison réjouit plus que nulle autre. Elle est dans ce bienheureux état ; elle est dévote et vraiment dévote ; elle fait un bon usage de son libre arbitre ; mais n’est-ce pas Dieu qui le lui fait faire[20] ? n’est-ce pas Dieu qui la fait vouloir ? n’est-ce pas Dieu qui l’a délivrée de l’empire du démon ? n’est-ce pas Dieu qui a tourné son cœur ? n’est-ce pas Dieu qui la fait marcher et qui la soutient ? n’est-ce pas Dieu qui lui donne la vue et le desir d’être à lui[21] ? c’est cela qui est couronné ; c’est Dieu qui couronne ses dons. Si c’est là ce que vous appelez le libre arbitre, ah ! je le veux bien. Nous reprendrons saint Augustin : je reviens à mon amie[22] .

Elle mène Mme de la Fayette chez cette aimable dévote ; peut-être que c’est le chemin qui fera sentir à Mme de la Fayette que sa douleur n’est pas incurable. Elle m’a paru jusqu’ici fort insensible à toutes les autres choses, et même à son fils ; mais que sait-on ce qui nous attend ? c’est ce que je me dis sur le sujet du mien. Comment voulez-vous que je le marie ? le voilà attaché à sa grosse cousine de V…[23]. Il m’en parle très-plaisamment ; c’est bien par là qu’on marche à la fortune. Voyez ce petit menin de Chiverni : avec sa petite mine chafouine, et son esprit droit et froid, il a trouvé le moyen de se faire aimer de Mme Colbert ; il épouse sa nièce : soyez persuadée que vous lui verrez[24] bientôt toutes ses 1680 belles terres dégagées, toutes ses dettes payées, et que le voilà hors de l’hôpital, où il étoit assurément. Mais on ne se refond point ; tout cela va comme il plaît à la Providence. Je vois si trouble dans la destinée de votre frère, que je n’en puis parler. Je ne vois point les petits-enfants qui me viendront de ce côté ; je vois les vôtres tout jolis, tout venus, et je crois que votre santé est meilleure : voilà ce qui me charme ; mais je vous conjure, ma très-chère et très-bonne, de ne point abuser de ce mieux, et de craindre de retomber dans vos maux.

Je n’ai rien à vous répondre sur ce que dit saint Augustin, sinon que je l’écoute et je l’entends, quand il me dit et me répète cinq cents fois dans un même livre[25] que tout dépend donc, comme dit l’Apôtre, « non de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde à qui il lui plaît[26] ; que ce n’est point en considération d’aucun mérite que Dieu donne sa grâce aux hommes, mais selon son bon plaisir, afin que l’homme ne se glorifie point, puisqu’il n’a rien qu’il n’ait reçu[27]. » Et tout un livre sur ce ton, plein des passages de la sainte Écriture, de saint Paul, des oraisons de l’Église : il appelle notre libre arbitre une délivrance et une facilité d’aimer Dieu, parce que nous ne sommes plus sous l’empire du démon, et que nous sommes élus de toute éternité, selon les décrets du Père Éternel avant tous les siècles. Quand je lis tout ce livre[28], et que je trouve tout 1680 d’un coup : Comment Dieu jugeroit-il les hommes, si les hommes n’avoient point de libre arbitre ? en vérité, je n’entends point cet endroit, et je suis toute disposée à en faire un mystère[29] ; mais comme ce libre arbitre ne peut pas mettre notre salut en notre pouvoir, et qu’il faut toujours dépendre de Dieu, je ne cherche pas à être éclaircie davantage sur ce point, et je veux me tenir, si je puis[30], dans l’humilité et dans la dépendance. Si vous avez le livre de la Prédestination des saints, lisez-le, ma fille, vous en verrez beaucoup plus que je ne vous en dis.

Nous avons ici une petite huguenote qui dit que les enfants morts sans baptême vont droit en paradis sur la foi de leurs pères. Ah ! Mademoiselle, vous vous moquez de moi : comment voulez-vous qu’un enfant d’Adam[31], qu’une partie de cette masse corrompue, voie et connoisse Dieu ? Il ne faut donc point de rédempteur, si l’on peut aller au ciel sans lui : voilà, Mademoiselle, une grande hérésie. J’étonnai un peu ma petite huguenote ; je lui abandonnai les abus et les superstitions[32], je ne la poussai point sur le Saint-Sacrement, je me contentai d’assurer que je mourrois volontiers pour la réalité de Jésus-Christ. Je lui demandai pourquoi elle ne vouloit point invoquer les saints, puisque parmi les huguenots ils se recommandent aux prières les uns des autres ? Enfin, je me réveillai beaucoup par cette dispute : sans cela j’étois morte ; car cette fille étoit venue avec une Mme de la Hamélinière, dont le mari est votre parent.

1680 Cette femme est une espèce de beauté que vous avez vue une fois à Paris ; elle a un amant à bride abattue ; elle est deux ou trois mois chez lui ; elle s’en va à Paris, à Bourbon, familièrement avec lui ; elle va partout avec son équipage[33] ; elle est présentement ici, avec six beaux chevaux gris, qui sont à Monsieur le Marquis ; c’est aussi le cocher de Monsieur le Marquis et son carrosse[34] : elle en parle sans fin et sans cesse. Elle n’est pas souvent chez son mari, dont les terres sont en décret[35] ; car votre cousin s’est ruiné, comme un sot, dans son château. Cette femme n’a point d’affaires ; elle ne cherche[36] qu’à faire des visites ; elle vient de vingt lieues loin, et tombe ici, comme une bombe, à l’heure que j’y pense le moins. D’abord me voilà à me cacher dans ces bois, comme vous savez, pour différer mon martyre ; enfin il faut revenir ; je trouve[37] cette grande et belle femme, que je ne connois quasi point, avec une troupe à peu près comme celle de Mme de Chevigny[38] à Fresnes, une petite fille, une demoiselle toute bouclée (c’est la huguenote), une autre guimbarde. Je me mets d’abord dans les belles humeurs[39] de dire, malgré moi, des rudesses, une 1680 chaise qu’on va rompre, une cérémonie de guinguois : « Ne voudriez-vous pas, Madame, que je passasse devant vous ? » On soupe enfin ; et pour interrompre la continuité ridicule de mes bâillements, je m’amuse à disputer contre cette fille, et cela me réveille[40]. Il y a trois jours que cette femme est plantée ici ; je commence à m’y accoutumer ; car comme elle n’est pas assez habile pour être charmée de la liberté que je prends de faire tout ce qu’il me plaît, de la quitter, d’aller voir mes ouvriers, d’écrire, j’espère qu’elle s’en trouvera offensée[41] ; ainsi je me ménage les délices d’un adieu charmant, qu’il est impossible d’avoir quand on a une bonne compagnie : voilà le train qui m’est venu, et qui s’en ira quand il plaira à Dieu ; je vous assure au moins que je ne le retiendrai pas. Je vous conjure, ma très-chère, de ne point répondre à tout ceci : je me divertis à causer, et c’est tout ce que je veux.

Mlle du Plessis est à son couvent ; vous ai-je dit comme elle a joué l’affligée, et comme elle voloit la cassette, pendant que sa mère expiroit ? Vous ririez[42] de voir comme tous les vices et toutes les vertus sont jetés pêle-mêle dans le fond de ces provinces ; car je trouve des âmes de paysans plus droites que des lignes, aimant la vertu, comme naturellement les chevaux trottent. La main qui jette tout cela dans son univers, sait fort bien ce qu’elle fait, et tire sa gloire de tout, et tout est bien. M. de la Garde vous en dira sur ce ton plus que moi[43], 1680 il est trop plaisant ; il m’a écrit une grande lettre d’amitié : il me dit qu’il s’en va vous voir ; je ne crois pas qu’il ait fini son affaire : si vous me demandiez ce que c’est, j’en serois bien empêchée. Adieu, ma chère enfant.

  1. Lettre 822. — 1. « Pour le repentir du temps. » (Édition de 1754.)
  2. 2. Dans l’édition de 1737 : « une petite espèce de tente. » Allusion au Vernillon de Fresnes. C’était, selon M. Dubois (Recherches nouvelles sur Mme de Sévigné, Paris, Tecliener, i838, p. 46), un pavillon rustique bâti au bout du parc, près d’un ruisseau qu’on appelait la Vernette. Voyez la fin de la lettre du 31 juillet suivant ; voyez aussi la lettre de du Plessis Guénégaud à Pompone, datée du Verniilon, 12 mars 1666, et la réponse de Pompone, publiées dans les Mémoires de Coulanges, p. 396-402.
  3. 3. Une des principales allées du parc des Rochers.
  4. 4. Les mots en sorte que manquent dans le texte de 1754. Celui de 1737 n’a pas le dernier membre de phrase : « et ne nous coûteront presque rien ; » et termine l’alinéa après : « Voilà les grandes nouvelles de nos bois, » pour reprendre à : « Je rétracte. »
  5. 5. Voyez ci-dessus, p. 320, note 7.
  6. 6. Il più grato nasconde. Voyez la lettre du 31 mai précédent, p. 431.
  7. 7. Voyez les lettres du 3 mai et du 31 juin précédents, p. 37S et p. 334. — Dans l’édition de 1754 : « que j’ai tort d’avoir voulu badiner sur ce comte d’Oldenbourg, »
  8. 8. Ce qui suit, jusqu’à la fin de l’alinéa, n’est pas dans le texte de 1737, qui continue ainsi : « Au reste, ma fille, je veux vous apprendre que mes femmes de chambre, etc. »
  9. 9. Voyez la lettre du 12 juin précédent, p. 453 et 454.
  10. 10. Sans doute la lettre de la F… dont il a été question au 15 juin précédent, p. 460.
  11. 11. « Partagées entre l’envie de rire et la peur de me fâcher. » (Édition de 1754.)
  12. 12. « Que m’ayant trouvée dans un bon moment, elles ont tâté et trouvé le terrain favorable, et m’ont avoué. (Ibidem.)
  13. 13. « …par Demonville ; et elles m’ont dit que je devois bien la reconnoître. » (Ibidem.)
  14. 14. « Si vous ne retrouvez pas. » (Ibidem.)
  15. 15. « Qui vous réjouissent encore. » (Ibidem.)
  16. 16. « Que j’ai méconnu. » (Ibidem.)
  17. 17. Cet alinéa et le suivant ont été donnés pour la première fois par Perrin dans sa seconde édition (1754).
  18. 18. Mme de Coulanges.
  19. 19. Une très-grande passion pour M. de la Fare. (Note de Perrin.) — On lit dans les Mémoires de Dangeau, à la date du 9 janvier 1693 : « Mme de la Sablière mourut hier à Paris ; c’étoit une femme qui avoit une grande réputation pour son esprit, et qui depuis longtemps étoit retirée aux Incurables (aujourd’hui les Incurables-femmes, rue de Sèvres) où elle menoit une vie fort austère et fort exemplaire. » Voyez la lettre du 14 juillet suivant, p. 527 et 528.
  20. 20. L’édition de 1754 n’a pas ce membre de phrase, et déplace, en les mettant ici, les mots : « n’est-ce pas Dieu qui a tourné son cœur ? »
  21. 21. « …qui lui donne le desir d’être à lui. » (Édition de 1737.)
  22. 22. Cette phrase et tout l’alinéa suivant manquent dans l’édition de 1737, qui établit ainsi la transition : « Revenons à saint Augustin, sur lequel je n’ai rien à vous répondre, sinon, etc. »
  23. 23. Voyez plus bas, p. 548, note 15 ; et la Notice, p. 215 et 216.
  24. 24. Outre l’édition de 1754 que nous citons d’ordinaire, il y en a une autre, de la même année, imprimée en plus petits caractères ; c’est elle qui donne ici verrez ; l’autre porte reverrez.
  25. 25. Voyez la lettre du 26 juin suivant, p. 487.
  26. 26. Êpître de saint Paul aux Romains, chapitre ix, verset 16 ; aux Éphésiens, chapitre i, versets 5 et 6
  27. 27. Première Épître aux Corinthiens, chapitre i, verset 31, et chapitre iv, verset 7.
  28. 28. Dans sa première édition (1737), Perrin a ainsi abrégé cette phrase : « Quand on me parle ensuite du libre arbitre, je suis toute disposée, etc. »
  29. 29. « À croire que c’est un mystère. » (Édition de 1754.)
  30. 30. « Je n’ai pas besoin d’être éclaircie sur ce passage, et je me tiendrai, si je puis, etc. » (Ibidem.)
  31. 31. « Comment ! vous voulez qu’un enfant d’Adam, » (Ibidem.)
  32. 32. Dans le texte de 1737 : « je lui abandonnai certains abus qu’on nous reproche. »
  33. 33. « Familièrement avec lui, et partout avec son équipage. » (Édition de 1754.)
  34. 34. « C’est aussi le cocher et le carrosse de Monsieur le Marquis. » (Ibidem.) — Voyez la lettre du 26 juin, p. 486, note 7.
  35. 35. Une terre est en décret, lorsqu’on en poursuit l’adjudication. Voyez le Dictionnaire de Furetière, au mot Décret.
  36. 36. « Cette femme, qui n’a point d’affaires, ne cherche, etc. » (Édition de 1754.)
  37. 37. Il fallut… je trouvai. » (Ibidem.)
  38. 38. « Qui ressembloit à celle de Mme de Chevigny. » (Ibidem.) — Paule de la Rivière, fille unique d’Humbert, baron de la Rivière, et de Claude de Pradine. Elle avait épousé, le 31 janvier 1665, François de Choiseul, comte de Chevigny, qui vivait encore, avec elle, au mois de mars 1691, et dont elle eut huit enfants.
  39. 39. «  « Me voilà d’abord dans ces belles humeurs. » (Édition de 1754.)
  40. 40. « Je m’amusai… et cela me réveilla. » (Édition de 1754.)
  41. 41 « Mais j’espère que n’étant pas assez habile… elle s’en trouvera offensée. » (Ibidem.)
  42. 42. « …est à son couvent : si vous saviez comme elle a joué l’affligée… vous ririez, etc. » (Ibidem.)
  43. 43. Après ces mots : plus que moi, l’édition de 1737 n’a plus que la petite phrase : «  « Adieu, ma chère enfant, » qui manque à celle de 1754.