Lettres à Herzen et Ogareff/À Ogareff (28-07-1870)

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Lettres à Herzen et Ogareff
Lettre de Bakounine à Ogareff - 28 juillet 1870



LETTRE DE BAKOUNINE À OGAREFF


28 juillet 1870. Locarno.


Eh bien ! mon vieil ami ! Me voilà de nouveau dans mon paisible Locarno et je n’en sortirai pas avant qu’une affaire, vraiment sérieuse, ne m’appelle autre part. J’ai trouvé les miens en bonne santé et je suis heureux d’être auprès d’eux. As-tu connaissance de ce fait, que Nétchaïeff a trouvé moyen de s’introduire chez Talandier et que, nonobstant nos avertissements, notre ami l’a reçu chez lui et l’a présenté à Mroczkowski, qui, de son côté, s’empressa de le recommander à l’iconoclaste Bradlaugh et au Français Dupont, membre du Conseil général de l’Association Internationale des Travailleurs ? J’ai écrit de Neuchâtel des lettres très énergiques à Talandier et à Mroczkowski, sans leur cacher la vérité et j’espère qu’ils feront leur possible pour réparer cette faute. On m’écrit que Netchaïeff se propose de reprendre la publication de la Cloche à Londres, qu’il n’a pu continuer à Genève, après la publication de la brochure de Semène S. Interroge Joukovski, il t’en dira plus long.

J’ai reçu mon thé. Grand merci de ma part à Marie et à Henry. Je me suis mis fermement au travail. Et toi, mon vieil ami, que fais-tu, comment ça va-t-il ? Et ta commune rurale de la Russie ? Si tu apprends quelque nouvelle intéressante ou si tu trouves quelque chose d’important dans les journaux, surtout dans les feuilles russes, fais-m’en part. Envoie-moi donc, je t’en prie, un journal russe après que tu l’auras lu, je te le retournerai très régulièrement.


Adieu, Ton M. B.