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Mémoires historiques/Introduction/Chapitre 5 - Fortune/Commentateurs

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SECONDE PARTIE

COMMENTATEURS ET CRITIQUES


Si c’est un sujet d’étonnement pour un Européen de constater que les Chinois, malgré les révolutions terribles qui ont bouleversé leur pays, ont su éviter les éclipses de la barbarie et se transmettre d’âge en âge un patrimoine intellectuel toujours intact, c’en est un plus grand peut-être de voir comment ces textes vieux de plusieurs siècles sont encore universellement étudiés et compris. Un lettré lit Se-ma Ts’ien avec plus de facilité que nous n’expliquons Rabelais ou Montaigne. La langue écrite, en effet, étant par ses origines idéographiques presque indépendante du langage parlé, n’en subit pas les modifications incessantes et possède une grande stabilité : elle est d’ailleurs une langue savante, puisqu’on ne peut l’apprendre que dans les livres ; aussi reste-t-elle sensiblement identique à ce qu’elle est chez les anciens auteurs qui passent pour en offrir les modèles parfaits. Telles sont les causes qui ont produit ce phénomène unique au monde d’une littérature à la fois aussi vieille que les plus vénérables et aussi vivante que les plus modernes.

Quoique les Mémoires historiques soient en général d’une intelligence assez aisée, ils contiennent cependant des difficultés qui tiennent à la nature même de l’oeuvre : les institutions politiques et administratives ne sont plus aujourd’hui ce qu’elles étaient il y a deux mille ans ; les noms de lieu et les divisions géographiques ont changé ; Pour savoir quelles étaient les attributions d'un fonctionnaire dont nous parle Se-ma Ts'ien, ou pour identifier les villes qu'il mentionne, des recherches érudites sont nécessaires. En outre, cet auteur ne donne souvent que des renseignements fort courts sur un événement ou sur un homme que d'autres ouvrages peuvent nous apprendre à mieux connaître : il est donc utile de préciser ce que ses indications ont parfois de trop vague. Enfin nous avons montré que les Mémoires historiques reproduisent de longs fragments du Chou king et renferment d'autre part des morceaux de pure littérature ; pour éclaircir les obscurités des pages archaïques et pour analyser les finesses ou les préciosités des poésies et des dissertations, les efforts de la critique la plus savante seront souvent indispensables. Le livre de Se-ma Ts'ien a donc besoin de commentaires ; les Chinois ont l'esprit trop porté vers ce genre de travaux pour avoir failli à la tâche.

Les bonnes éditions modernes de Se-ma Ts'ien renferment des extraits des trois commentaires qui seuls nous ont été conservés ; ce sont ceux de P'ei Yn, de Se-ma Tcheng et de Tchang Cheou-tsie.

P'ei Yn CCXI-1 est le fils de ce P'ei Song-tche qui fit un commentaire renommé de l' « Histoire des trois royaumes » de Tch'en Cheou CCXI-2. Il avait pour appellation Long-kiu et était originaire de Wen-hi dans la commanderie de Ho-Long (aujourd'hui sous-préfecture de Wen-hi, préfecture secondaire de Kiang, province de Chàn-si). Nous savons fort peu de chose sur lui : son père mourut en l'an 451 après J.-C, à l'âge de quatre-vingts ans et lui-même était revêtu d'une haute dignité littéraire pendant les années 465-472. Son commentaire, intitulé Explications réunies du Che ki CCXII-1, comprenait quatre-vingts chapitres. Pour le rédiger, il avait fait de grandes lectures et les critiques modernes louent l’étendue de ses connaissances ; ils lui reprochent cependant d’avoir écourté la seconde partie de son oeuvre ; c’est ainsi que, pour la section des che kia à partir du chapitre XLVIII, et pour la section des lie tchoan à partir du chapitre LXXXIX, il se borne à copier les annotateurs du Ts’ien Han chou. C’est à P’ei Yn que nous devons la conservation partielle du commentaire de son prédécesseur Siu Koang dont il fait de très nombreuses citations. Siu Koang CCXII-2 avait pour appellation Yé-min ; il était originaire de Kou-mouo CCXII-3 dans la commanderie de Tong-hoan (à 50 li de la sous- préfecture de Tchou-tch’eng, préfecture de Ts’ing-tcheou, province de Chan-tong). Il mourut en 425 après J.-C. vers l’âge de soixante-dix ou quatre-vingts ans ; son livre sur Se-ma Ts’ien était intitulé « Sons et sens du Cheki CCXII-4 » et se composait de treize chapitres. . .

Après P’ei Yn il faut franchir trois siècles et arriver au milieu de la dynastie T’ang pour trouver de nouveaux commentateurs de Se-ma Ts’ien ; dans la première moitié du VIIIe siècle. de notre ère parurent presque simultanément les « Perquisitions dans les obscurités du Che ki CCXII-5 » par Se-ma Tcheng CCXII-6 et les « Sens corrects du Che ki » par Tchang Cheou-tsie.

Nous ne connaissons pas la date exacte à laquelle Se-ma Tcheng publia son livre ; comme cet auteur fait dans ses préfaces une revue très complète des érudits qui ont abordé avant lui le même sujet d’études et qu’il ne mentionne pas Tchang-Cheou-tsie, il y a lieu de penser qu’il écrivait avant lui. Se-ma Tcheng CCXIII-1 avait pour appellation Tse-tcheng ; il se rattachait à la famille de Se-ma Ts’ien et prit, pour se distinguer de son illustre ancêtre, le surnom de « petit Se-ma » ; il était originaire du Ho-nei (aujourd’hui la partie du Ho-nan qui est au nord du Hoang-ho et une petite partie du Chân-sî) ; il remplit diverses fonctions à la capitale pendant la période k’ai-yuen (713-742 ap. J.-C.). Ses travaux sur le Che ki se composent d’un commentaire en vingt-trois chapitres et de deux chapitres d’annotations, d’une préface, d’une postface, d’un chapitre intitulé « Annales principales des trois souverains » et d’une préface à ce chapitre sous le nom de « Préface au Che ki complété » CCXIII-2.

Dans la préface et la postface du commentaire, Se-ma Tcheng examine et critique ses prédécesseurs. Dans son énumérationnous relevons, outre les noms de Siu Koang et de Pei Yn dont nous avons parlé plus haut, ceux de plusieurs auteurs dont les écrits sont aujourd’hui perdus ; ce sont, par ordre chronologique : sous les Han postérieurs (25-220 ap. J.-C), Yen Tou CCXIII-3 dont le commentaire en un chapitre était intitulé « Sons et sens » ; — vers la même époque, un auteur inconnu dont l’ouvrage en cinq chapitres était appelé « Sons et obscurités » ; — sous la dynastie des Ts’i méridionaux (479-501), Tseou Tan-cheng CCXIII-4, auteur d’un « Sons et sens » en trois chapitres ; — sous la dynastie des Soei (581-618), Lieou Kou-yen CCXIV-1, qui composa un livre en trente chapitres ; — enfin sous les T’ang, pendant la période tckeng-koan (627-650). Lieou Po-tchoang CCXIV-2 auteur d’un « Sons et sens » en vingt chapitres.

Se-ma Tcheng ne se contenta pas de profiter des essais de ses devanciers pour écrire un commentaire plus parfait que le leur ; il nourrit aussi pendant quelque temps le projet de modifier le texte même de Se-ma Ts’ien, en le débarrassant des interpolations de Tch’ou Chao-suen, en corrigeant les fautes de méthode qu’il remarquait dans la distribution des chapitres, en comblant les lacunes qu’il croyait découvrir ; il expose tout son plan de réformes dans la « Préface au Che ki complété ». Cependant, quand il se fut mis à l’oeuvre, il éprouva quelque crainte de porter une main imprudente sur un monument consacré par l’admiration des siècles ; il renonça donc à son dessein primitif et se borna, sans toucher au texte reçu, à y ajouter d’une part des annotations, d’autre part un chapitre préliminaire. Les annotations sont de courts résumés, en phrases de quatre caractères, de chacun des 130 chapitres des Mémoires historiques ; elles n’ont,à vrai dire, aucun intérêt et ne jouent que le rôle d’un médiocre mémento CCXIV-3. Quant au chapitre préliminaire sur les trois souverains CCXIV-4, il doit son origine aux modifications qu’avait subies la doctrine des cinq éléments depuis l’époque de Se-ma Ts’ien. Au IIe siècle avant notre ère, on ne parlait que des cinq empereurs ; après Lieou Hiang et Lieou Hin CCXIV-5, on compta les trois souverains avant les cinq empereurs. Aux yeux de Se-ma Tcheng, l’histoire devait donc commencer, non par les cinq empereurs comme l’avait pensé Se-ma Ts’ien, mais par les trois souverains. Cependant les trois souverains sont Fou-hi, Chen-nong et Hoang-ti ; or Hoang-ti est déjà le premier des cinq empereurs dans le système de Se-ma Ts’ien ; pour respecter l’intégrité des Mémoires historiques, Se-ma Tcheng fut donc obligé de remplacer Hoang-ti par un autre personnage et c’est pourquoi il intercala Niu-koa entre Fou-hi et Chen-nong ; il avoue d’ailleurs que la triade Fou-hi, Niu-koa, Chen-nong ne s’accorde pas fort bien avec la doctrine des cinq éléments, car les deux premiers de ces souverains régnèrent tous deux par la force du bois au lieu de se succéder en vertu de la substitution de l’un des cinq éléments à un autre CCXV-1. Fou-hi et Niu-koa correspondent tous deux au bois ; ils forment donc une dualité indivisible et c’est bien ainsi qu’ils apparaissent sur les bas-reliefs du IIe siècle après notre ère trouvés dans la province de Chan-tong ; le sculpteur les a représentés sous les traits d’un homme et d’une femme enlaçant leurs queues de serpent, symbole du couple primitif, qui se dégage encore à peine des fantaisies de la légende, on ne saurait les séparer sans faire violence à l’idée même qui leur a donné naissance ; en voulant les considérer comme deux personnages distincts, Se-ma Tcheng se met en contradiction avec le mythe d’où il les tire. Il en a d’ailleurs eu conscience, car après avoir parlé de Fou-hi, Niu-koa et Chen-nong , il propose une autre théorie d’après laquelle les trois souverains seraient les dynasties célestes, terrestres et humaines : ce dernier système, malgré son ancienneté qui paraît remonter au moins aussi haut que l’époque de Ts’in Che-hoang-ti CCXV-2, malgré sa vitalité qui lui a permis de revivre trans- planté dans certaines histoires du Japon, enfin malgré son apparence logique qui a engagé les auteurs du T’ong kien kang mou à l’adopter, n’a cependant aucun fondement dans la réalité ; il n’est qu’une pure imagination de l’esprit désireux de remonter à un premier commencement absolu. Dans sa double tentative pour compléter l’oeuvre de Se-ma Ts’ien soit par les trois souverains Fou-hi, Niu-koa et Chen-nong, soit par les dynasties surnaturelles du Ciel, de la Terre et de l’Homme, Se-ma Tcheng n’a rien ajouté de positif à l’histoire de Chine.

Ce fut sans doute peu de temps après les « Perquisitions dans les obscurités du Che ki » que parurent les « Sens corrects » de Tchang Cheou-tsie CCXVI-1, publiés en 737 sous la forme d’un volume en trente chapitres. On ne sait rien sur la vie de Tchang Cheou-tsie : son commentaire est surtout remarquable par les renseignements géographiques qu’il nous donne ; il les tire pour la plupart du Kouo ti tche CCXVI-2 ou « Géographie générale » ; ce dernier ouvrage date aussi de l’époque des T’ang ; il fut composé par plusieurs personnes sous la direction de T’ai, roi de P’ou, au temps où ce prince était encore roi de Wei ; il est aujourd’hui perdu ; mais à la fin du siècle dernier un certain Suen Sing yen CCXVI-3 a réuni tous les fragments qu’il en a pu trouver, notamment dans les citations qu’en fait Tchang Cheou-tsie, et il a publié en 1797 le livre ainsi partiellement reconstitué.

Tchang Cheou-tsie a ajouté à son commentaire un certain nombre de petites dissertations assez curieuses. Dans la première, il décrit l’ordonnance des Mémoires historiques qui s’étendent depuis Hoang-ti jusqu’à la quatrième année T’ien-han (97 av. J.-C.) et couvrent, selon lui, un espace de 2413 années, ce qui rapporterait la première année de Hoang-ti à l’an 3510 avant J.-C. D’après Tchang Cheou-tsie, Se-ma Ts’ien aurait fixé le nombre des Annales principales à douze pour symboliser les douze mois de l’année ; les dix Tableaux chronologiques correspondraient à la décade kia, i, ping, ting, etc. ; les huit Traités, aux deux équinoxes, aux deux solstices et aux débuts des quatre saisons ; les trente Maisons héréditaires, aux trente jours du mois ; enfin les soixante-dix Monographies représenteraient en nombre rond la période de soixante-douze jours qui, répétée cinq fois, constitue l’année lunaire de trois cent soixante jours. Dans la seconde dissertation, Tchang Cheou-tsie énumère les commentateurs des livres classiques et du Che ki auxquels il a demandé des renseignements. Les quatre dissertations suivantes sont consacrées à des discussions philologiques sur l’emploi et le son des caractères. La septième est un tableau des titres posthumes ; on sait que les princes reçoivent en Chine, après leur mort, un nom qui rappelle leur principale qualité ; comme nous disons Louis le Débonnaire, ou Jean le Bon, ou Charles le Sage, ainsi les Chinois disent le roi Guerrier (Ou wang), ou le roi Pieux (Hiao wang), ou le duc Bienfaisant (Hoei kong) CCXXVII-1 ; le nombre de ces titres n’atteint pas une centaine ; chacun d’eux présente un ou plusieurs sens strictement définis en une phrase de quatre mots ; c’est la liste complète de ces formules qu’a dressée Tchang Cheou-tsie. Sa huitième dissertation est consacrée à l’exposé de la bizarre théorie d’après laquelle chaque royaume sur la terre voyait ses destinées déterminées par les changements astronomiques qui se produisaient dans une partie déterminée du ciel CCXXVII-2. Se-ma Tcheng et Tchang Cheou-tsie n’ont pas eu d’imitateurs imitateurs ; après l’époque des T’ang, aucun commentaire d’ensemble n’a été écrit. Les Mémoires historiques ont cependant continué à préoccuper le monde savant qui a multiplié à leur sujet les études critiques et les éditions.

Les principales éditions sont les suivantes :

Édition du Kouo tse kien de Nanking, publiée sous les Ming la 24e année Wan-li (1596). Cette excellente édition est la première qui ait imprimé les commentaires de P’ei Yn, de Se-ma Tcheng et de Tchang Cheou-tsie en même temps que le texte. Il est à remarquer que les éditeurs de 1596 ont fait quelques coupures dans le commentaire de Se-ma Tcheng.

Plusieurs éditions modernes ne font que reproduire celle de 1596’; quelques-unes cependant sont beaucoup moins complètes’; c’est ainsi que l’une d’elles, publiée à Nanking en 1869, ne présente que le commentaire de Pei Yn.

La fameuse édition, publiée par ordre impérial la 12e année K’ien-long (1747), est calquée sur celle de 1596, mais elle donne le commentaire de Se-ma Tcheng sous une forme plus intégrale : en outre, à la fin de chaque chapitre, sont ajoutées des notes critiques par des lettrés éminents du temps de K’ien-long CCXVIII-1.

Un autre groupe d’éditions comportent, outre le commentaire courant, des annotations critiques au haut des pages ; tels sont :

Le Che ki p’ing lin publié en 1576 par Ling I-tong, dont l’appellation était Tche-long et qui était originaire de Ou-hing CCXVIII-2;

Et le Che ki p’ing lin yuen pen par Tch’en Ouo tse, dont l’appellation était Tse-long CCXIX-1.

Enfin une troisième classe d’éditions comprend celles qui n’ont pas ou presque pas de commentaires. Parmi elles il faut faire une place à part au Che ki luen wen CCXIX-2 dont l’auteur, Ou Ts’i-hien, mourut une dizaine, d’années avant l’année 1686, date à laquelle sa publication vit le jour grâce à un certain Ou Hing-tsou ; cette édition présente l’avantage considérable pour un Européen d’être parfaitement ponctuée ; les notes, très courtes, ne portent jamais que sur la forme littéraire mais sont souvent d’un grand secours pour l’intelligence correcte du texte. — Nous apprécions moins un autre genre de ponctuation qui consiste à placer des séries de points le long des phrases où le style de l’écrivain est particulièrement remarquable ; dans les éditions de luxe, ces points sont de couleurs différentes suivant le genre d’admiration que veut manifester l’annotateur ; dans les réimpressions communes, les couleurs sont remplacées par les formes des points qui sont ou des cercles, ou des ronds noirs, ou des triangles, ou des virgules renversées ; en 1877, à Ou tch’ang (province de Hou-pé), on a republié par ce procédé économique les Mémoires historiques ponctuées par Koei Tchen-tch’oan CCXIX-3 et Fang Wang-ki CCXIX-4 sous le titre de Koei Fang p’ing tien che hi CCXIX-5.

Quant aux études critiques auxquelles ont donné lieu les Mémoires historiques, elles sont innombrables. Comme Se-ma Ts’ien a reproduit une grande partie du Chou king, on a souvent à invoquer son témoignage quand on parle du texte de ce classique ; aussi son nom est-il cité à maintes reprises dans les grandes collections du Hoang Ts’ing king kié et du Siu hoang Ts’ing king kié. En outre, les auteurs de traités critiques sur l’art d’écrire l’histoire consacrent généralement un ou plusieurs chapitres de leurs ouvrages à Se-ma Ts’ien ; il faudrait donc les énumérer tous si l’on voulait faire une bibliographie complète. Je me bornerai à citer ici les livres que j’ai eus entre lés mains et dont j’ai fait usage :

Le Che t’ong CCXX-1, ou « Compréhension des historiens », publié en 713 après J.-C. par Lieou Tche-ki ;

Le Che ki tcheng ou CCXX-2, ou « Correction des erreurs du Che ki », par Wang Yng-ling (1223-1296 ap. J.-C); ces quelques pages font partie du onzième chapitre du Koen hiue ki wen ;

Le Che ki toan tch’ang chouo CCXX-3 « ou Dissertation sur les défauts et les qualités du Che ki », par Ling I-tong, l’auteur du Che ki p’ing lin ; on trouvera cet opuscule dans la collection intitulée Hai chan sien koan ts’ong chou ;

Le Che ts’i che chang kio CCXX-4, ou « Propositions sujettes à discussion sur les dix-sept historiens », publié en 1787 par Wang Ming-cheng, dont l’appellation était Fong-kié ;

Le Eul che eul che tcha ki CCXX-5, ou « Mémoire critique sur les vingt-deux historiens », par Tchao I, dont l’appellation appellation était Yun-song : ce lettré naquit en 1727 et mourut en 1814 ; son livre parut en 1800.

L’abondance des travaux dont les Mémoires historiques ont été l’objet est la meilleure preuve qu’on puisse donner de l’estime dans laquelle ils sont tenus par les Chinois. Ils sont, après les textes proprement appelés classiques, le plus répandu et le plus étudié des ouvrages de l’ancienne littérature. Il nous reste à montrer pour quelles raisons les Européens ratifieront le jugement favorable porté sur Se-ma Ts’ien par ses compatriotes.



CCXI-1. 裴駰 , app. , originaire de 龍鮈 : Fils de 問喜 (372-451 ap. J.-C.). Cf. Nan che, chap. XXXIII ; Song chou, chap. LXIV et les notes de Se-ma Tcheng à la préface de P'ei Yn.

CCXI-2. 陳壽 (233-297 ap. J.-C.), auteur du 三國志 . Cf. Tsin chou, chap. LXXXII.

CCXII-1. 史紀集解 .

CCXII-2. 徐廣 . D’après le Nan che, chap. XXXIII, il avait pour appellation 野人 et mourut en 425, âgé de plus de quatre-vingts ans ; d’après le Song chou, chap. LV, il avait pour appellation 徐民 et mourut en 425, à soixante-douze ans ; d’après le Tsin chou, chap. LXXXII, il mourut à soixante-quatorze ans.

CCXII-3. 姑幕 , à 50 li de la sous-préfecture de 諸城 .

CCXII-4. 史紀音義 .

CCXII-5. 史紀索隱 .

CCXII-6. 史紀正義 .

CCXIII-1. 司馬貞 , app.子正 ; surnom 小司馬 .

CCXIII-2. 補史紀序 . — Cette préface et les Annales principales des trois souverains (San hoang pen ki) se trouvent à la suite du CXXXe chapitre de Se-ma Ts’ien dans l’édition des Mémoires historiques publiée à Chang-hai en 1888.

CCXIII-3. 延篤

CCXIII-4. 鄒誕生

CCXIV-1. 柳顧言 .

CCXIV-2. 瀏白莊 .

CCXIV-3. Ces annotations ont été reproduites par l’édition de 1596 à la fin de chaque chapitre.

CCXIV-4. On trouvera plus loin (p, 3-22) la traduction complète de ce chapitre.

CCXIV-5. Cf. p. CXCII, n. 1.

CCXV-1. Cf. p. 10, n. 2 et 3.

CCXV-2. Cf. p. 17, n. 2.

CCXVI-1. 張守節 .

CCXVI-2. 括地志 , composé sous la direction de 泰 , roi de P’ou 濮 , au temps où il était roi de 魏 .

CCXVI-3. 孫星衍 .

CCXXVII-1. Les princes étant désignés dans l’histoire sous leur nom posthume, il est nécessaire, dans la traduction, de placer ce nom après leur titre de roi, duc ou marquis ; ainsi on ne dira pas Wen, duc de Lou, mais le duc Wen de Lou. Au contraire le nom personnel sera mis en premier lieu ; ainsi on dira Tan, roi Ou, de la dynastie Tcheou l’ordre des mots dans la phrase est ainsi exactement l’inverse de ce qu’il est en chinois : 周武王旦 .

CCXXVII-2. Cf p. VIII, n. 2.

CCXVIII-1. Cette édition, est à mes yeux, la meilleure de toutes ; il en existe de nombreuses réimpressions dont l’une, celle qui a été publiée en 1888 à Chang-hai par la librairie du T’ou chou ki tch’eng est très facile à acquérir pour le prix fort modique de 2 dollars. C’est à cette réimpression que nous nous référons dans les citations que nous faisons de Se-ma Ts’ien.

CCXVIII-2. 史紀平林 publié par 淩以棟 , appellation 稚隆 originaire de 吳興 .

CCXIX-1. 史紀平林原本 publié par 陳臥子 , appellation 子龍 , originaire de .

CCXIX-2. par

CCXIX-3. .

CCXIX-4. .

CCXIX-5. .

CCXX-1. 史通 , par 劉知幾 appellation Tse-yuen 子元 . Un certain P’ou K’i-long (appellation, Eul-t’ien), qui était originaire du Kiang-sou et fut reçu docteur en 1724, ajouta au Che t’ong des notes étendues auxquelles il donna le nom de t’ong che. L’oeuvre de Lieou Tche-ki augmentée des additions de P’ou K’i-long porte le titre de Che t’ong t’ong che 史通通釋 . Les citations que nous en faisons se réfèrent à une réimpression de 1885.

CCXX-2. 史記正吳 , par , appellation .

CCXX-3. , dans la collection .

CCXX-4. par , appellation .

CCXX-5. , par , appellation .