Méthode pratique d’orchestration symphonique/Trombone

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Enoch & Cie Éditeurs (p. 35-36).

Trombone (en Ut)
à coulisse et à pistons

Les parties de Trombones s’écrivent en Clef de Fa[1]
40

\relative c, {
  \override Staff.TimeSignature #'stencil = ##f
  \cadenzaOn
  \clef bass
  s128^"Etendue."
  \tiny e4
  \normalsize f g a b_"* Evitez d’attaquer au delà du FA." c d e f g a b c d e f^"*"
  \tiny g a ces
  \bar "||"
}

Voici quelques explications sur le mécanisme du Trombone à coulisse.

Il y a sept positions :

La première (la coulisse étant complètement fermée), donne les harmoniques en si Bémol.svg (les mêmes et à l’unisson du Cor si Bémol.svg grave).

Chaque série de sons harmoniques est baissée d’un 1/2 ton par un petit allongement de la coulisse.

La 2me position donne les harmoniques en la Bécarre.svg, et ainsi de suite en allongeant la coulisse pour chaque série.

La 3me

position donne les harmoniques de la Bémol.svg.

La 4me

de sol.

La 5me

de sol Bémol.svg, ou fa Dièse.svg.

La 6me

de fa Bécarre.svg.

Et la 7me

de mi Bécarre.svg.

À la 7me position le tube est complétement allongé, et toute la gamme chromatique se trouve dans les harmoniques des 7 positions.

La 7me position est la plus mauvaise, les sons graves deviennent sourds. Avec le Trombone à coulisse il faut éviter les traits rapides, à cause des fréquents changements de positions qu’ils pourraient exiger, il faut éviter dans les traits vifs, les grands écarts, surtout dans les sons graves. Mais les gammes diatoniques et chromatiques se font très facilement même dans des mouvements assez vifs. Les intervalles les plus difficiles en mouvements précipités sont ceux qui contiennent des tritons ou quintes diminuées ainsi que les 7mes et certaines octaves brisées nécessitant des changements de positions éloignées (comme l’octave de si Bécarre.svg).

Avec le Trombone à pistons, tout est possible, le doigté en étant aussi facile que celui des autres instruments à pistons. Cependant, dans les mouvements vifs, il ne faut pas le traiter comme le Cornet à pistons.

Le compositeur doit toujours écrire en vue des Trombones à coulisse, par la raison que dans les orchestres symphoniques, il y a plutôt des Trombones à coulisse que des Trombones à pistons.

Pour l’orchestre on écrit le plus souvent trois parties de Trombone : 1er, 2me et 3me[2] ; dans les Partitions on peut les écrire toutes les trois sur la même portée, cependant il est préférable d’écrire celle de 1er et 2me sur une seule portée et la 3me séparément, aussi bien pour la partition que pour l’exécution.

Le 1er et le 2me Trombone s’écrivent dans un registre plus élevé que le 3me (que bien des auteurs appellent Trombone basse).

On emploie les Trombones à volonté, aussi bien dans les Grands Tutti que dans les passages doux ; on leur fait faire quelquefois des Chants ou Contre-Chants à l’unisson, on peut aussi ne faire entendre qu’un Trombone, par exemple le 1er en solo, ou le 3me seul, formant Basse ou Contre-Chant avec les Cornets[3], ou toute autre combinaison.

On peut aussi écrire des tenues piano pour un, deux, ou pour les trois Trombones.

  1. Les anciens auteurs écrivaient les 1ers Trombones en clef d’Ut 4me ligne et très souvent le 1er en clef d’Ut 3me, mais alors le 1er était un Trombone Alto, plus petit que le Trombone Tenor, le seul dont on se sert actuellement pour les trois parties.
  2. Il est des morceaux légers qui ne comporteraient pas trois Trombones ; on peut n’en mettre qu’un ou pas du tout.
  3. Surtout dans la musique de danse.