Nobiliaire et armorial de Bretagne/Origine et formation des noms de famille

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J. PLIHON ET L. HERVE (3p. 249-281).


Le nom patronymique, nom de famille ou surnom, est un nom commun à tous les descendants d’une même race et transmis par son auteur ; il se continue de père en fils dans la même famille et appartient à toutes ses branches. Le nom propre, nom de baptême ou prénom, est celui qui précède le nom de famille, et il est l’appellation distinctive de chaque individu de la même famille.

On voit par la généalogie de Jésus-Christ que les Hébreux ne connaissaient pas les noms de familles héréditaires. Les Grecs n’en firent pas non plus usage, et, à l’exemple des Hébreux, ils indiquaient le nom de leur père après le leur, pour se distinguer entre eux. La pluralité des noms n’est donc pas antérieure aux Romains qui, suivant Tite-Live, appelaient le nom général qui se donne à toute la race Nomen gentilitium, et le nom personnel Prœnomen. À ces deux noms ils en ajoutèrent par succession de temps un troisième qu’ils appellèrent Cognomen, et qui servait à désigner à quelle branche d’une même famille on appartenait. Enfin, ils faisaient quelquefois usage d’un quatrième nom Agnomen ; mais ce dernier, qui se donnait généralement en mémoire d’une action éclatante, était personnel et non transmissible. De cette dernière espèce étaient le nom d’Africanus pris par l’un des Scipion, d’Asiaticus pris par l’autre, et celui de Torquatus donné à Manlius.

L’empereur César s’appelait Caïus-Julius-César. Caïus était le nom personnel, prœnomen ; Julius était le nom de sa famille, nomen, et César le nom particulier de sa branche, cognomen.

Publius-Cornelius-Scipio-Africanus réunit le prœnomen, le nomen, le cognomen et agnomen.

Les Barbares qui renversèrent l’empire romain, et les Bretons, lors de leur établissement dans l’Armorique, ne portaient, ainsi que les plus anciens peuples, qu’un seul nom propre et individuel ; mais comme les Hébreux et les Grecs, ils énonçaient à la suite de leurs noms celui de leur père, comme Hervé fils de Josselin, Robert fils de Guéthenoc, Raoul fils de Judicaël. On voit par les actes donnés par D. Morice, que cet usage se conserva dans les diocèses de Léon et de Cornouaille jusqu’à la fin du xie siècle. Ainsi une donation de 1069, faite à l’abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, a pour témoins :

Kadou mab (en breton, fils) David. Derian mab Tanguy,
Killœ mab Gusfred, Kadoret mab Huelin,
Saliou mab Gulchuen, Even mab Edern,
Guen mab Gualc’h, Iungomarc’h mab Gurgaraël [1].
Lancelin mab Budoëre,

Dans les autres diocèses, les nobles commencèrent dès le xie siècle à prendre des surnoms qu’ils tirèrent soit de leurs terres, soit de quelque sobriquet. À leur exemple, les individus des classes inférieures qui furent successivement affranchis ou qui conquirent une personnalité plus distincte, au lieu d’être uniquement désignés par leur nom de baptême et celui de leur père, prirent ou reçurent de nouveaux noms, car la plupart leur furent sans doute imposés. Quoi qu’il en soit, toutes ces variétés de noms sembleraient pouvoir se diviser en cinq classes distinctes :

1o Les noms de lieux, soit qu’ils proviennent de provinces, de villes, de paroisses, de chapelles, de seigneuries ou de simples domaines tenus et manœuvrés par des vassaux.

2o Les noms de baptême transmis héréditairement par les pères aux enfants.

3o Les noms de dignités ecclésiastiques ou féodales, fonctions, offices, professions ou métiers ; ceux indiquant la condition et les degrés de parents.

4o Les noms des bonnes ou mauvaises qualités physiques ou morales, auxquels on peut joindre les noms d’animaux, parce que la plupart n’ont été donnés qu’à cause de quelque similitude.

5o Enfin la foule des noms qui ne sont relatifs ni à la terre, ni aux fonctions ou à l’industrie, ni aux qualités ou défauts saillants, mais qu’on a empruntés aux plantes, aux fleurs ou aux fruits ; aux meubles, aux instruments, aux habits ; aux saisons, aux mois ou aux jours de la semaine ; aux éléments, aux astres, aux métaux. En un mot, l’on peut rejeter dans la même catégorie la plupart des sobriquets de tout genre.

De ces cinq variétés de noms, aucune ne peut être attribuée exclusivement aux familles nobles, car les simples tenanciers ont souvent adoptés le nom de leur tenue, les bâtards celui de leur paroisse, et les sobriquets même les plus grotesques étaient portés par les nobles dès le xiie siècle. On peut seulement présumer que les familles le plus anciennement illustrées n’ont jamais dû porter de nom de métiers, et que les familles qui portent ces derniers noms ont eu pour auteur un individu qui exerçait l’industrie rappelée par le nom patronymique.

La coutume des sobriquets s’est conserve dans la classe populaire, comme elle règne dans les écoles parmi les enfants, et l’on voit des jeunes gens qui finissent par s’en accommoder jusqu’à les joindre à leur vrai nom, même dans les actes publics. Les sobriquets sont donc souvent devenus des noms de famille ; cependant ils paraissent avoir été inconnus dans les Gaules sous les Mérovingiens, et sous les Carlovingiens ils n’étaient pas encore héréditaires[2].

Les princes bretons portant souvent le même nom propre, on employa des surnoms particuliers pour les distinguer entre eux pendant les viiie, ixe, xe et xie siècles. Ainsi, on trouve dans cette période de notre histoire :

Grallon Meur (grand), Budic Meur, Daniel Dremruz (face rouge),
Grallon Plam (brillant), Budic Castellin, Daniel Unva,
Alain Rébras (trop grand), Alain Barbetorte, Alain Fergent,
Alain Caignard, Alain le Noir,

Il n’est pas certain que ces surnoms leur aient été donnés de leur vivant ; du moins sur les chartes ils ne signent que leur nom de baptême, qui est effectivement le vrai nom de la personne, et, à l’exemple des princes, les évêques ont retenu cette ancienne coutume.

Plusieurs siècles après l’adoption héréditaire des noms de famille, les femmes n’avaient encore que leur nom de baptême, et l’adoption d’un nom de famille n’a pas été générale en Bretagne avant la fin du xive siècle ; sans cela on n’y trouverait pas autant de familles de paysans qui portent les noms de Blois ou de Montfort, sans doute parce que leur auteur s’était trouvé dans les armées de l’un ou de l’autre de ces deux compétiteurs au duché de Bretagne.

Beaucoup de noms primitifs ont été changés par vanité, et parce qu’ils avaient une signification ridicule en français [3], et les familles y ont souvent substitué des noms des terre, ce qui explique pourquoi un si grand nombre de noms patronymiques sont aujourd’hui perdus. D’autres familles ont traduit leur nom du breton en français, comme les Penfeunteniou, les Penhoat, les Iaouancq, les Roué, les Coat, les Traon, qu’on appelle souvent maintenant : Cheffontaines, Chef-du-Bois, le Jeune, le Roi, du Bois, du Val ; d’autres enfin en ont fait des noms hybrides, comme Châteaufur, Chateaumen, Dounval, la Villéllio, au lieu de Castelfur, Castelmen, Traondoun, Kerillio.

Nous avons dit que beaucoup de noms de baptême étaient devenus des noms de famille ; souvent ils ont été précédés d’un radical breton comme Ker, mot qui correspond à celui de ville dans les autres provinces de France. Ainsi les Tanguy, Salaun, Morvan, Roignant, Jean, Pierre, Pol, Derrien, sont devenus des Kertanguy, Kersalaun, Kermorvan, Kerroignant, Kerjean, Kerber, Kerbol, Kerderrien.

Les Châteaubriant, Goasbriant, Guébriant, Kerbriant, Trobriant se nommaient Briant. Les premiers appelèrent château leur habitation ; les suivants élevèrent la leur, soit sur le bord d’un ruisseau (Goas), sur un gué (Gué) ou dans un vallon (Traon ou Tro). Les noms de lieux se sont formés non-seulement par l’adjonction a un nom de baptême des radicaux Castel, Goas, Gué, Guern, Ker, Les, Land, Loc, Plou, Roc’h, Tref, et autres dont nous donnerons en même temps que de ceux-ci la signification ; mais ils ont été appelés de leur position topographique, du voisinage de quelque pierre, montagne, arbre, etc., et tous ont une signification.

Dans la Haute-Bretagne, les noms de lieux se sont souvent composés d’un nom patronymique suivi des désinences aye, aie ou ais, et ière ou , qui deviennent ey et y en Normandie et sont synonymes d’ac en Gascogne.

Ainsi on trouve des :

Le Bel de la Bellière, Leziart de la Leziardière,
Belin de la Belinaye, Mancel de la Mancelière,
Bidé de la Bidière, Martin de la Martinière,
Bigot de Bigotière, Morin de la Morinaye,
Blanchard de la Blanchardaye, Morice de la Moricière,
Breton de la Bretonnière, Piron de la Pironais.
Le Duc de la Ducheté, Provost de la Provostaye ou Provosté,
Le Fer de la Ferrière, Réau de la Réauté,
Ferron de la Ferronnaye, Robin de la Robinaye,
Hersart de la Hersardaye, Vincent de la Vincendière.

Ces desinences doivent être prises dans le sens du pluriel : ainsi la Bellière, la Martinière, la Vincendière, ne signifient pas la demeure d’un le Bel, d’un Martin, d’un Vincent, mais plutôt des le Bel, des Martin, des Vincent.

Les noms de saints rappellent une chapelle ou un ermitage sous le vocable de ce saint ou habité anciennement par lui. Cependant quelques-uns ne sont pas des noms de lieux, mais des enseignes de marchands au moyen âge, dont ces marchands se sont fait des noms de famille ; c’est pour cela que nous avons tant de Sainte- Croix, Sainte-Marie, Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-Jean, etc.

Les noms ou surnoms tirés de la forme du caractère, des qualités ou des défauts des individus, du mois de leur naissance ; les noms d’animaux et même les surnoms les plus grotesques peuvent appartenir à des familles d’ancienne extraction noble, aussi bien que les noms rappelant la patrie, comme le Gall, Gallois, le François, l’Anglois, le Normand, l’Angevin, Mancel, Picart, Bourgoing, Gascoing, le Valois Poilevin, Lionnais, Lallemand, Lombart ; mais on comprend que ces dernières familles ne sont pas originaires de Bretagne.

Les familles le Bret, Bretagne, le Breton, Larvor (l’armoricain) ont sans doute une origine bretonne, mais il a fallu qu’elles eussent émigré dans d’autres provinces, lorsqu’elles ont reçu leur appellation.

Beaucoup de noms sont des adjectifs en breton, composés d’un substantif suivi de l’augmentatif ec, euc, oc ou ac, suivant les dialectes, ou du diminutif ic. Le français a pareillement des augmentatifs qui sont ard, eau et u, et des diminutifs et, in, ot.

Ainsi le Guen, le Blanc, devient Guennec ou Guennoc, c’est-à-dire Blancart, Blanchard.
Scouarn, oreille, devient Scouarnec, c’est-à-dire oreillard.
Penn, tête, devient Pennec, c’est-à-dire Têtard ou Têtu.
Pav, patte, devient Pavec, c’est-à-dire Pattu.
Gar, jambe, devient Garec, c’est-à-dire Jambu.
Corn, come, devient Cornec, c’est-à-dire Cornard ou Cornu.
Boc’h, joue ; augmentatif Boc’hec, joufflu ; diminutif Boc’hic.
Goz, vieil ; augmentatif Cozec, vieillard ; diminutif Cozic.

Richard est l’augmentatif de Riche, dont Richelet est le diminutif. Coignet, Grandet, Jolivet, Noblet, Robinet, Roitelet, Jardinet sont les diminutifs de Coing, Grand, Jolif, Noble, Robin, Roi, Jardin. Une autre terminaison des noms bretons est le pluriel ; nous en citerons plusieurs exemples, et nous ferons observer que l’usage de donner une terminaison plurielle a un nom de famille, pour designer collective- ment les individus qui composent cette famille, continue toujours à être suivi. On sait qu’en Italie les noms de famille se mettent aussi au pluriel, et en Pologne au féminin.

Nous répéterons que les noms de profession ou de métier n’ont vraisemblablement pas appartenu dans le principe à des nobles, car il est probable que ces professions ou métiers ont été exercés par les premiers auteurs de ces familles, qui en ont gardé le nom. On pourrait en conclure que les familles qui ne portent qu’un nom de terre sont plus anciennes que les autres ; toutefois, on ne doit rien avancer à cet égard d’une manière absolue, car, d’une part, on rencontre des noms de métier portes par des seigneurs des le xii siècle, et d’un autre côté, on sait qu’un grand nombre de noms patronymiques sont aujourd’hui perdus. Un nom de métier n’implique donc pas toujours l’existence d’un ancêtre qui a exercé cette profession. Si le Connétable de Clisson eût vécu plus tôt, son surnom de Boucher eut pu passer à sa race. On appelle tous les jours Maçon celui qui fait beaucoup bâtir, sans pour cela tenir la truelle, et une famille Boulanger a été ainsi nommée pour avoir nourri a ses dépens toute une ville, pendant une disette.

On trouve aussi, dès le temps de la formation des noms, un très grand nombre de roturiers qui ont pris des noms de lieux ; mais le plus souvent ces noms, à la différence de ceux des familles nobles, ne se rattachent pas à un domaine particulier. On s’appelait du Bois, sans dire de quel bois ; de la Vigne, du Pré, sans designer quelle vigne ou quel pré, et de même du Champ et des Champs, de la Cour, du Pour, du Val, de la Porte, de la Planche, de la Rue, de la Croix, du Chemin, de la Pierre, du Portail, etc. Ces noms sont excessivement communs en breton et en français, et un grand nombre, sans qu’il y ait encore ici rien d’absolu à affirmer, ont été donnés dans le principe à des bâtards, en raison des circonstances dans lesquelles ils ont été recueillis[4].

Dans les deux derniers siècles, tous les bourgeois vivant noblement, c’est-à-dire ne faisant pas le commerce, dès qu’ils étaient possesseurs d’un petit quartier de terre en prenaient le nom, et quittaient même souvent leur ancien nom de famille pour celui de leur domaine, vanité que Molière a ridiculisée dans ces vers de L’École des Femmes :

Quel abus de quitter le vrai nom de ses pères Pour en vouloir prendre un bâti sur des chimères ! De la plupart des gens c’est la démangeaison ; Et sans vous embrasser dans la comparaison, Je sais un paysan qu’on appelait Gros-Pierre, Qui n’ayant pour tout bien qu’un seul quartier de terre, Y fit à tout l’entour faire un fossé bourbeux, Et de Monsieur de l’Isle en prit le nom pompeux.

Nous ignorons si c’est avant d’avoir fait ces vers ou après, que Jean-Baptiste Poquelin devint M. de Molière (du Moulin), mais il paraît que la mode fut contagieuse, même pour lui.

« Plusieurs suppriment leurs noms, dit aussi la Bruyère, qu’ils pourraient conserver sans honte, pour en adopter de plus beaux ou ils n’ont qu’à perdre, par la comparaison que l’on fait toujours deux qui les portent, avec les grands hommes qui les ont portés. » II s’en trouve enfin qui, nés à l’ombre d’un clocher de Léon et de Cornouaille, allongent leur nom d’une terminaison étrangère, croyant se rendre des personnages plus importants.

Tout le monde connaît de ces individus cosmopolites qui répondaient dans leur enfance au nom de Martin, par exemple, et qui, suivant la province ou le pays dont ils ont intérêt à se dire originaires, deviennent des Kermartin en Basse-Bretagne, des la Martinière dans la haute, des Martinville en Normandie, des Martincourt en Picardie, des Martinbourg en Flandre, des O’Martin en Irlande, des Mac Martin en Écosse, des Fitz Martin ou Martinson en Angleterre, des Martinski en Pologne, des Martinowitz ou Martinoff en Russie, des Martini, Martinelli, Marlinosi, Martinengo en Italie, des Martineng en Dauphiné, des Martignac en Gascogne, des Martinez en Espagne, et qui en passant par Montmartin et Martigny, finissent par mourir Martineau.

Court de Gébelin, dans son Monde primitif analysté[5], traitant de l’origine des noms de famille, rapporte à son tour les métamorphoses que M. Trottin faisait subir à son nom dans ses voyages, où il devenait Trottincourt en Picardie, Trottinville en Normandie, Trottigneuc dans le Perche, Trottinguer en Bretagne, Trottinifere en Poitou, Trottignac en Périgord, Trottinargue en Languedoc, Trottinoz en Franche-Comté, Trottini en Italie, Trottinski en Pologne, Trottimbach en Allemagne, etc.

Mais ce n’est point un traité des usurpateurs de noms que nous faisons ici ; nous n’avons voulu qu’indiquer seulement la formation et l’origine des noms. Pour trouver nos exemples, nous n’avons eu qu’à compulser les registres de l’état-civil dans un certain nombre de communes, et souvent même qu’à nous promener dans les rues d’une grande ville, en prenant note des noms des marchands sur les enseignes. Ces noms formeraient un vaste glossaire, dont nous sommes loin d’avoir épuisé la liste que d’autres continueront.

Nous terminerons ce préambule en faisant remarquer que si la connaissance de la langue romane et du breton eût été plus répandue, bien des gens auraient sans doute évité le non sens grammatical d’accoler la particule de à des épithètes adjectives ou à des prénoms, à des noms de métiers ou même à des noms d’animaux, ce qui se voit souvent.


PREMIÈRE CLASSE


NOMS DE FAMILLE TIRÉS DES NOMS DE LIEUX[6]


Principaux radicaux bretons et noms qui en dérivent.


AOT.

Aot, rivage, nom de famille correspondant ou synonyme en français de : la Rive, du Rivage.

AVAL.

Aval, pomme, pluriel Avalou, Avaleuc et Avalot, lieu abondant en pommes, la Pommeraye.

BALAN.

Balan, genêt, Balanan, Balanec, Kerbalanec, la Genêtaye.

BEG.

Bec, pointe, du Bec, des Pointes, Becmeur, grande pointe.

BÉVEN.

Béven, bouleau, Bévenec, la Boulaye.

BEUZ.

Beuz, Beuzit, buis, pluriel Beuzidou, la Boëssière, la Boissière ou la Boixière.

BOT. Bot ou Bod, en construction : le Vot, buisson, du Bos, du Bosc, du Busc, du Buisson, Boquet, du Bouchet, la Barte, la Brosse, la Brousse, la Touche, les Touches. BoT-glazec et Bollazec, buisson de verdure. BoD-ivin, buisson d’if . BoT-deru ou derff, — de chfine. BoD-illio, — de lierre. BoD-illy, — de cormier. BoT-garz, buisson de la haie. BoT-meur, — grand. BoT-Quénal, nompropre. BoT-Miliau, idem. BoD-Igneau, idem. BoD-ros, — de roses ou du tertre. BoT-lor6, — de laurier. BoD-onn, — de frfine. Bot-sco, — de sureau. BoD-6nes, buisson de Tile. BoD-illis, — de rgglise. BoT-cudon, — du ramier. BoT-orel, — de la bille. BoT-téo, — épais. BoT-quéau, — creux. Les noms des paroisses de Bobital, Bodivit, Bothoa, Botlfean, Boquen et Botsorhel ont le mfime radical. BRAN. Bran, Br6, en gallois, Braidd, (mom, coWisJd’ou les noms de paroisses ou de families de Brains, BrGlfes, BrandSrion, Br§al, Bréc6, Brech, Bréhant, BrShat, Bréhoat, Br616venez, Brglidy, Bréteuil, Bréventec, Brenilis, Branbuan, Brangays, Brangolo, BrSmeur, BrShonic, Brenolou, BrGzal, Brescanvel, Brgneuc, Brénéen f Branseuc, Brambeat, BressSan, BrenGol. BRUG. Bruc, bruyfere, des Brieux, la Bri&re. CA8TBL, chateau, du Chastel, Castel. GA8TBL. GOAT. Coat ou Coet, bois ; diminutif Coadic, CouSdic, Petit-Bo is, Broel, Breil, du Breuil, la Touche, des Touches. Coat ou CofiT-Arel, nom propre et nom de famille. CoAT-ar roch, bois de la Roche. CoAT-an Rouz, nom de famille. CoAT-an scour, — de la branche. CoAT-ar Moal, nom de famille. CoAT-bihan, — petit. CoAT-an garz, bois de la haie. CoAT-Inisan, nom propre et nom de famille.

CoAT-Ivy, idem. CoAT-losquet, — brfll6. CoAT-men, — de la pierre. CoAT-mGncc’h, — des moines.

,.

CoAT-meur, — grand. CoAT-quelven, — des noisettes. CoAT-doun, — profond. CoAT-quéau, — de la caverns. CoAT-dreuz, de travers. GoAT-grizibu, — des racines. CoAT-16dan, - large. CoAT-saout, — du bétail. CoAT-Congar, nom propre et nom de Coat an empren, du rayon de roue. famille. CoAT-Morvan, nom propre et nom de CoAT-61ez, — des anges. famille. CoAT-an-fao, — du hdtre. CoAT-cren, — du tremble, la Tremblaye. GLEUZ. Clbuz, fosse, p/wnW Cleuziou, la Fosse, des Fosses, Clezmeur, grand fossg. GOMBOT. Gombot, Stage, terrasse, de l’Estrade. GRBAQ’H. Crbac’h, Grec’h ou Quénec’h, mont, du Mont (voyez M&nbz, Ros et Run). CREAo’H-quérault, montdu hgrault. CREAa’H-Riou f nom propre etnom de famille. CREAGfe-Morvan , nom propre et nom de CREAa’H-meur. — mont grand . famille. CREAtfH-mGnec, — pierreux. Crb AO’H-Miquel, idem. QufiNECH-quiv-illy, — de la souchp du CREAo’H-grizien f de la racine. cormier. corn- Corn, pluriel Cornou ; diminutif Comic, du Coin, Coignet, Le Gorgne. CRIBIN. Crib in, Gribineo, Cdte, de la Coste, de la Grée, des Grées. D&ROFF. D4roff, chdne, Dervec, Dervenec, — lieu abondant en chfines, la Chesnaye, du Chesne, des Ghesnes, de Caine, du Quesne, du Chesnoy, du Quesnoy, Chesnel, du Rouvre, du Rouvray, du Rouvroy. DOUR. Dour, diminutif Dourio, eau, de l’Aigue, — Dourven, — eau blanche, Dourduff, — eau noire. DOR. Dor, porte, de la Porte, Delporte, des Portes, Portail. Tomb III. ’*>

OREN.

Dren, épine, Kerdren ou Kerdrain, — l’Epinaye. DREZ.

Drez, ronce, Drézec, Drézenec, lieu abondanten ronces, Ronsard, la Ronci&re. nez.

Enez, He, pluriel Inizi, — de l’lsle, des Isles, finez-gaér, — Belle-isle. FAVEN.

Faven, pluriel Fao, hdtre, du Fay, du Faou, Kerfaven, Favec, Favenec, FaouBd, et son diminutif FaouBdic, lieu abondant en hfttres, La Charmoye. FROST.

Frost, lieu inculte, desert, Gastine, la Gastinais. GARZ.

Garz, haie, des Hayes, des Essarts, Brou, de la Brosse, des Brosses. GOAZ.

GoAz, p/unWGoaziou, f _ , XT J , M t ^

ruisseau, de la Noue, de laNoS, du Chanel. 

..<

Goazel, pluri&l Gouazellou

GoAz-Moal, nom de famille. GoAz-lin, ruisseau du lin. GoAZ-Briant, idem. GoAz-qu61en, — du houx. GoAz-glas, ruisseau vert. GoAz-caér, — beau. GoAz-ven ou guen, — blanc . GoAz-ien, — froid. GoAz-duff, — noir. GoAz-clin, — du coude*. GoAz-ruz, — rouge.

GOUEZ.

Gouez, arbre, Guézennec, Guéhenneuc, lieu abondant en arbres. GOVEL.

Govel, pluriel Gouvello, forge, des Forges, de la Forge, de la Ferronaye, .de la Farge.

  • Le chateau du Goazclin ou Gueaclin, berceau de la fainille du counetable, et situe dans la paroisse

de Saint-Coulomb, atait pris ce nom de sa position sup un roc her dans la mer, a l’embouchure d’un ruisseau qui formait un coude ou repli. Ce chateau fut aussi appele Guarplic, mot a. peu pr4s sjnonjme d u precedent, le premier signifiant ruisseau du coude, et le second anse sinueuse (sinus areuatus.)


^

GUti. Gu6, gu6, Gu6-Briant, nom propre et Gui-Madeuc, nom de famille. nom de famille. Gu£-mén6, gué de la montagne. GUERN. Gukrn, en construction : le Vern, diminutif Guernic ; pluriel Guernigou, aulne, oiarais, de Launay, des Aulnayes, de la Vergne, de Vernfede, des Maretz, du Vernay, du Vernoy. GuBRN-ar-c’han, marais du canal. GuERN-Isac, nompropre. GuERN-61ez, — des anges. GuERN-Even, idem. GUIC. Guic (vicus), bourg, du Bourg, GuinSvos, — Neuf bourg et Bourgneuf (voyez Plo8). guini. Guini, des vignes, du Vignau, Vignon. ILLY. Illy, cormier, Corn-illy, Treff-illy, Trécévilly, Traonrivilly, Mesilly. ’ HALEG. Halec, HalSguen, saule, HalSguec, lieu abondanten saules, la Sauldraye, la Soraye, la Saussaye. KER. Ker ou Quer, en construction : Guer, diminutif Keric, pluriel Kerigou ; ville, lieu, maison, du Mas, du Mesnil, de la Case, du Hamel [voyez aussi Ti). GorrS-quer, Hauteville ; Gou81et-quer, Basse-ville. KER-gos, ville vieille ; Cos-quer, Vieuville. KsR-duff, ville noire. KsR-c’hoent, Belleville et Beaulieu. KER-madec, Richelieu ; Madec est aussi un nom de famille. KsR-a-dreuz, — de travers. KsR-an-draon, — du vallon ; Vaucel. KER-aér, KER-a8ret, — de la couleuvre, des couleuvres. KEn-M& , nomproprcctnomde famille. KER-névez, — ville neuve. KER-ven, — blanche. KER-nec’h, — d’en haut. KER-an-garz, — de la haie. KER-an-Gal, nom de famille. KER-an-Guen, KcR-Guen, idem. KER-Ranou, idem. KER-an-tour, — de la tour. KER-aot, — du rivage. KER-Audren, nom propre et nom di famille.

KER-am-barz, — du barde. KER-an-manac’h, — du moine. KBR-am-bellec, — du prttre. KER-am-Borgne, nom defamille. KER-am-puil, — abondant. KER-an-flec’h, — des Scuyers. KER-an-forest, — de la fordt. KER-losquet, — briil6. KER-Derien, nom de famille. KER-faven, — du hfitre. KER-Gadiou (Cadiou), nom de famille. KER-Gallic, idem. KER-Garadec, nom propre et nom de famille. KER-Gariou (Cariou), idem. Ker-goat, — du bois, KER-goff, — du forgeron. KER-Gongar, nom propre. KER-gour-na-dec’h, ville de l’homme qui ne fuit pas. KER-Grist, — du Christ. KER-groaz, — de la croix. KER-gil61en, — du houx. KER-guern, — du marais. KER-guz, — de la cachette. KER-Hamon, nom propre et nom de famille. KER-illy, — du cormier. KER-illio, — du lierre. KER-Ynizan, nom de famille. KER-Jagu, idem. KER-iar, — de la poule. KER-Jan, nompropre et nom de famille. KER-Geffroy, idem. KER-Josse, idem. KER-16an, — du moine. KER-Marec, — du chevalier, et nom de famille. KER-Menguy, nom propre et nom de famille. KiR-men, KER-menou, - de la pierre, ou des pierres. KER-Autret, nom propre et nom de famille. KER-balanec, — du gendt* KER-bihan, — petit. KER-Biriou (Piriou), nom de famille. KBR-brat, — du pr6. KER-buzic, — du buis. KER-Daniel, nom propre et nom de ou des pierres. KER-merc’hou, — des fllles. KER-mérien, — des fourmis. KER-meur , grand lieu , Grandville , Magneville. KER-Morvan, nom propre et nom de famille. KER-Moysan, idem. KER-Roignant, idem. KER-Roudault, idem. KER-Pezdron, idem. KER-Prigent, idem. KER-radenec, — de la fougfere. KER-Raoul, nom propre et nom de famille. KER-Riou, idem. KcR-Rivoal, idem. Ker-toz, — du tertre. KER-Saint-Gilly, nom de famille. KER-Salaun, nom propre et nom de famille. KER-Saux, KER-Sauzon, — du Saxon, des Saxons. KER-scaven , et KER-scao , ville du sureau. KER-vasdoug (ou goasdouS), — du vassal de Dieu. KER-vastard, — du b&tard. KER-véguen (ou Guéguen), nom propre et nom de famille. KER-yvin, — de l’if. KER-Yvon (ou KER-Eosen), nom propre et nom de famille.

Lann. Lann, lande, Lannec, pluriel Lannegou, lieu abondant en landes, des Landes, Landais, de la Landelle, Lanmeur, — grande lande, Lanven, — blanche lande. LAN. Lan, territoire, n’est plus connu que dans LArt-Derneau, territoire de Saint-Ternec. LAN-Dujan, — de Saint-Tujan. Lan-IKs, — de l’figlise. LAN-Jamet, — de Jamet, LAN-Loup, — de Saint-Loup. LAN-Houarneau, — de Saint-Herv6. LANN-Ion, — d’lon ou Huon. LAN-Edern, — de Saint-Edern. LAN-ascol, — du chardon. LAN-ros, — du tertre. LAN-Sulien, — de Saint-Julien. LAN-Tivy, — de Saint-Divy. LAN-Ildut, — de Saint-IIdut. la composition des noms de lieux. LAN-Divisiau, territoire de S l -Tiviziau. Lam-BoI, — de Saint-Pol. LAM-Ber, — de Saint-Pierre. LAM-prat, — du pr6. LAN-Urien, — de Saint-Urien. LAM-Billy, — de Saint-Billy. LAN-iffern, — de l’enfer. LAN-Goueznou, — de Saint-Goueznou. LAN-Guénan, — de Saint-Quénan. LAN-D61eau, — de Saint-T616au. LAN-d^yenec, — des falaises. LAN-goat, — du bois. LAN-Modez, — de Saint-Modez. Les. Les, juridiction {aula, curia), Cour, de la Cour, la Court, de la Barre, des Barres, et dans d’autres cas, lisi&re, marche, frontifcre (voyez Marz), de laMarche, la Marque, du Bordage, de la Borde, des Bordes. tiES-coat, la cour alias la lisifere du bois. LES-Guen, — de Blanche, nom propre. Lss-guern, — du marais. LES-melchen, — du trifle, LES-neven, — d’Even, nom propre, Lis-ongar, — de Congar, idem. LES-louc’h, la lisifere de la mare. LES-qu61en, — du houx. LES-quifflou, — des souches. LES-Moal, — de Moal, nom de famille. LES-ar-Drieux, — du Trieux (rivifcre). LE8-mez, — de la plaine. Le village le plus 61oigné du bourg. dans une paroisse, se nomme souvent Les, suivi du nom de la paroisse, etdans ce cas Les signifle lisifere, fronti&re, marche, comme en Prance Le Plessis-Us-Tours et tant d’autres lieux. Nous trouvons en Bretagne des : Lss-Ergug. LES-Plouénan. LE8-0ulien, paroisse de Goulien. LE8-Plougoulm. Lss-Cast. LES-Plogoff. LEs-Guiel, paroisse de Plouguiel. Lis-Ivy, paroisse de Saint-Divy.

LIORS.

Liors, pluriel Liorsou, diminutif Liorsic, jardin, Gardin, Jardin, Jardinet. LOG.

Log (locus), pluriel Lojou, loge, ermitage* des Loges, Cotin, de la Celle, de la Chambre, la Cambe, Delcambre, dela Grange, de la Baume, la Cabane, laBauche, du Buron.

Loc-Christ, ermitage du Christ. Loc Majan, ermitage de Saint-Majan. Loc-Maria, — de Marie, Loc-Eguiner, — de Saint-Eguiner. LocJlonan, — de Saint-Ronan. Loc-Kirec, — de Saint-Kirec. Loc-Ildut, — de Saint-Ildut. Loc-Harn, — de Saint-Hemin. loug’h. ^

Loug’h, pluriel Lohou, mare, 6tang, lac, de la Marre, des Marres, du Marois, des Maretz (voyez Guern, Poul et Stand). MARZ.

Marz, pluriel Marziou, marche, des Marches, de la Marque, {voyez Les). MEN.

Men, pierre, pluriel M§no, Ménou. MGnec, — lieu abondant en pierres, la Perrifcre, des Perriferes, Mengleuz, — la Carrifere. m&nez.

M£nez, montagne, du Mont, des Monts, du Molard, du Moncel, du Monceaux {voyet Creach, Ros et Run).

mez.

M^z, pluriel M^ziouet Mizou, campagne, champ sans cldture, plaine, des Champs, de Camp ( voyez Parg).

MEZ-Grall, nompropre etnom de famille. MEz-guen, — champ blanc. MEZ-an-run, champ ou plaine du tertre. MEZ-G&r&decnompropre&tnomde famille MEz-an-ven, — des pierres. MEz-gou&z, — de l’arbre. MEZ-cam, — courbe, alids Clinchamps. MEz-naot, — du rivage. MEZ-noalet, — du foyer. MEZ-guéo, — du creux. Msz-hir, — long, alids Longchamps. Mez-ros, — du tertre. MEZ-meur, — grand champ. MEZ-illy, — du cormier. MEz-caér, — beau champ.

minig’hi.

Miniq’hi, contraction de minetfh-ti (maison de moines), Asile, Refuge. MIUN.

Milin, moulin, des Moulins, de Moli&re, Molines, Mellinet. MOUDEN.

Mouden, manoir bfttisur 6minence, la Motte, delaMothe, du Mottay, de la Mottaye. MOGUER.

Moguer, mur, duMur, pluriel Moguérou, Moguériec, — lieu abondant en murs. Ker-Moguer, — maison du mur. Plou-Moguer, — peuplade du mur. Portz-Mogubr, — cour du mur. Tr6-moguer, — passage du mur. MOUSTER.

Mouster, monast&re, du Moustier, duMoustoir. ONN.

Onn, frfine, Onoec, lieu plants de frflnes, du Fresne, de la Fresnaye, du Fresnoy. PALUDEN.

Paluden, Palud, cftmimi/i/Paludic, pluriel Paludou, palus, la Palue. PARC*

Parc, pare, champ, (voyez Mez). PARC-scau, — champ du sureau. Parg-coz, — vieux champ. PARC-an-Prévost, — nom de famille. PEN.

Pen, tfite, olim Teste, Chef, Cap. PBN-aot, — chef du rivage. PEN-an-coat, contraction Pen-hoat, chef PEN-guilly , — du revers (de la montagne). du bois. PEN-al-lan, — de la lande. PEN-hoadic, — du petit bois. PEN-marc’h, — du cheval. PEN-an-dreff, — dela barrifere. PEN-an-nec’h, — de la montagne. PEN-an-ros, PEN-ros, — du tertre. PEN-po(illou, — des mares. PEN-ar-rue, — de la rue. PEN-quer, — chefdeville. PEN-ar-pont, — du pont. . PEN-Thifevre, — du Trieux (rivifere), PEN-feunteniou, — des fontaines, PEN-guern, PEN-an-vern, — du marais. PEN-treff, — de la trfeve. PEN-trez, — de la grfeve. PLOE Plof, peuplado, village, bourg, Vieux-bourg, Neuf-bourg, Bourg-neuf, Bourg-blanc, Riche-bourg. Ce mot, dont on fait plou, pleu, pl4 Qtplu, et qui a pour sinonyme latin pleb$, K entre dans la composition de la plupart des noms de paroisses, et par suite des noms de families. PLou-Ian, — peuplade de Saint-Jean. PLOU-névez, — Bourg-Neuf. PLEU-meur, — Grand-Bourg. PLEU-bihan, — Petit-Bourg. PLOU-Edern, peuplade de Saint-Edern. PLO-Ermel, — de Saint-Armel, PLU-squellec, — peuplade 6chelonnée. PLOU-Fragan, — de Saint-Fragan. PLU-Maudan, — de Saint-Maudan. PLou-Goulm, — de Saint-Golomban. PLou-Guen, — de Saintc-Guen. PLu-Dual, — de Sainl-Tugdual. Le mot Plot’ s’entendait anciennement de tout le territoire d’une paroisse occupy par la plfebe ou menu peuple (plouiziz), et Guic (latin vicus) du bourg seul, c’est-4dire du chef-lieu de la paroisse. On voitdans des titres du xvi g sifcele les paroissiens de : PLo6-gaznou, PLO^-miliau, PL08-rin, PLo8-lan, PLOfi-gastel, vUm A r assembles aux bourgs de Porz. Guic-caznou. Guic-miliau. Guic-rin. Guic-lan. Guic-castel. PoRz,/>/MnWPorziou et Porzou, dominutif Porzic (cors, cortis), cour, et aussi port de mer et portail. PoRz-sal, cour de la salle. PoRz-moquer, cour de la muraille. PoRz-meur, — grande. PoRz-pt>der, — du potier. PoRz-an-parc, Courchamp. Cos-porzou, — vieilles cours. PoRz-Jézégou nom de famille. Poul. PouL,/)/wrfe/Poulou, diminutif Poulic, mare, delaMarre, des Marres, Bellemarre (voyez Guern et Louo’h). PouL-fanc, mare de fange. PouL-piquet, mare des pies. PouL-pri, — de boue. - PouL-broc’h, — du blaireau. 4 PouL-dour, — d’eau. Pouuc-guen f contraction Pouliguen, PouL-duff, — noire. petite mare blanche. PouL-tousec, — du crapaud. PouL-ranet, — des grenouilles. __- —Iligiiized by

Pont. Pout, pluriel Pontou, da Pont, du Ponceau, du Ponchel. P^REN. P£ren, pluriel Pérenou, poire, Poirier, du Perrier, des Perriers. Prat. Prat, diminutif Pradic, pluriel Pradigou, prairie, du Pr$, des Prez, des PrSaux. . Quenquiz. Quenquiz, pluriel Quenquizou, maison de plaisance, du Plessix, de la Plessft, du Plexis* QuSlen. Qu4len, houx, Qu616nec, Kergu61enen, Kcrgu61en, — du Houx, de la Houssaye. Quiluen. Quiluen, pluriel Quilli, Quillio, Quilliou, crdte, alids, revers, croupe, en parlant d’une montagne ; et suivant Le Pelletier, locus recedendi. Quu-u-douarec, — crfite terreuse. QuiLU-venec, — crfite pierreiise. QuiLLi-madec, —fertile. Quinyi. Quinvi, Quinviec, mousse, de la Moussaye. Quilvid. Quilvid, lieu plants de noisetiers, la Coudraye, du Coudrai, la Couldre. QUI8TINID. QuiSTiNiD, la Chateigneraye, de Chasteigner. QuArizeg. QuArizec, Quérizit, Cerisier, la Cerisaye. Raden. Raden, fougfcre, Radenec, Kerradenec, lieu abondant en fougfcres, du Pougeray, des Pougerets.

Tomb III. 33
Rest.
Rest, bois, forêt, diminutif Restic, pluriel Restou, Restigou, — de la Forest, Selve, (silva) voyez Coat.
Penanrest, — chef du bois.
Rest-meur, grand bois. Ker-Rest, maison du bois.


Roc’hel et Roc’h.
Roc’hel, pluriel Roc’helou ; Roc’h, pluriel Roc’hou, Roche, la Roque, du Rocher, des Roches, des Rochettes, du Roc, de la Roquette, Roquel.
Roc’h-caër, — Belle roche. Roc’h-Morvan, nom propre et nom de
Roc’h-Congar, nom propre et nom de famille.
famille. Roc’h-Moysan, idem.
Roc’h-fort, — Rochefort. Roc’h-Périou, idem.
Roc’h-Huon, nom propre et nom de Roc’h-mélen, — Roquebrune.
famille. Roc’h-duff, — Roche-noire.
Roc’h-Jagu, idem. Roc’h-glas, — Roquevert.
Roc’h-Derrien, idem.

Ros, Run. Ros, Rosec, Run, pluriel Runiou, tertre, Eigne’ [voyez aussi Creac’h et Ménez). Ros-coat, le tertre du bois ; Ros-erff, — du sillon. - %vd - <Ate*0- Ros-ervo, — des sillons. Ros-coff, — du forgeron. Ros-illy, — du cormier. Ros-logot, — de lasouris. Ros-madec, Richemont. Madec est aussi un nom de famille. Ros-inarc’h, — du cheval. Ros-marec, — du chevalier. Marec est aussi un nom de famille. Ros-nivinen, — le tertre de l’if. du Tertre, des Tertres, du Mont, de la Ros-trenen, — le tertre des Spines. Ros- vera, — du marais. Ros-am-poul, - de la mare. Ros-cam, — courbe. Ros-lan, — de la lande. RuN-meur, — grand. RuN-vezit, — du buis. RuN-fao, — du hfitre. RuN-vezret, — du cimetifere. RuN-Herv6, nom propre et nom de famille. AL. SAL,/>/MnWSaliouetSalou, Salle, Saliot, de la Salle, des Salles, Kersaliou, —la maison des Salles. streat. Streat, chemin, du Chemin, de la Rue, de laRuelie, de la Chaussee (stratus), de Lestrat, Kerstrat, — la maison du chemin. Digitized by Google

C0UR. Scour, branche, Malbranche. STANG. Stang, 6tarig (voyez Louc’h), de l’Estang. STER. Ster et Stir, rivifcre, de la Rivifere. T^VEN. TOven, Tévennec, Landévenec, dune, falaise. TI. Ti, maison (latin mansio) du Mas, de Machaud, du Mesnil, des Masures, de Sesmaisons (voyez aussi Ker). .Ti-nSvez, — maison neuve. Ti-losquet, — maison brtilGe. Ti-meur i Grand maison. Ti-men et Mendi, — de pierre. et j Ti-duff, — noire. Meurdi. I Grand mesnil. Ti-soul, — detjhaume, Chaumette, du Ti-great, — maison faite. Chaume. TOUL. Toul, trou, pertuis, Maupertuis ; en langue romane, Bodin ou Boudin. Toulgoat ou Toulencoat, — le trou du Bois, — Toulalan, — le trou de la lande. TRfeZEL. TrSzel, barrifcre de la Barre, de Bar, de Barras. TRAON. Traon, Tro, pluriel Troniou, en construction, Droniou, val, vallon, valine, des Vaux, de Vaux, la Valette, la Combe. TRAON-doun, — val pro fond. Traon-Elorn, nom propre et nom de riviire, TRAON-tossen. — de la butte. TRA0N’névez, — neuf . TRO-Guindy, — de la riviere de Guindy. TRAON-vilin w/TRn-melin, — dumoulin. TRAON-maner, val du manoir. TRo-feunteniou, — des fontaines. ’ TRO-logot, — de la souris. TRAON-Mériadec, nom propre et nomde famille. TRAON-Gall, nom de famille. Trogo(T, — du forgeron.

TaxoN-gouez, — des arbres. Tao-long, — du navire. TRO-ménec, — pierreux. Tro-Eon, nom propre et nom de famille. TRO-griffon, — du griffon. TRO-meur, — grand val. TRAON-bihan, — petit, la Valette. TRON-son, — escarp6. Tao-morbihan, — de la petite mer. TRo-bodec, — buissonneux. TRAON-len, — de l’6tang. Tao-gou8r, — du ruisseau. On trouve en outre dans la Haute-Bretagne, des Vauvert, Vauclair, Vaucouleurs, VaudorS, VauQeury, Vaucel et Vaucelle (valli cella). trepp.

Tref etTKEV tphtriel TrShou, Trévou, trfeve, tribu, succursale, en construction : Tré et Trem.

Ce mot entre dans la composition d’un grand nombre de noms de chapelles et de families.

TRti-Anna, tribu de Sainte-Anne. TR£-Pomp6, tribu de Sainte-Pompée. TR^-dern, — de Saint-Edern. TR6-Babu, — de Saint-Pabu. TaEPF-illis, — de l’Eglise. TREFF-iagat, — de Saint-Riagat. TREFF-Lév§nez, — de Sainte-Lévénez ou TREFF-Laouénan, — de Saint-Laouénan • de la Joie. TR£-M61oir, — de Saint-MSloir. TR6-Maria, — de Sainte-Marie. TRfi-Ouergat, — de Saint-Ergat. TR^-Majan, — de Saint-Majan. TRiS-Maudan, — de Saint-Maudan. TR*-Léon, de Saint-Léon. TREM-Edern, — de Saint-Edern. A l’exceptionde TrefBlis {succursale de l’Eglise), tous les autres exemples sont des noms de saints précédés du mot tre/fet donnds k des lieux. treiz ou tr£.

Treiz, en construction Tr6, passage, pas, du Pas. TR£-gastel, — passage du chftteau. TRi-ouret, — passage des cochons. TRri-gou8t, — du bois. TRti-meur, — grand. Tafi-goazel, — du ruisseau. Tafi-biquet, — des pies. TR^-guer, — de la ville. „ TRti-mel, — du mail. Tafi-men, TRi-menec, TRtf-veneuc, — TRti-bodennic, — du petit buisson. pierreux. TR6-Qec’h, — des Scuyers.

Tati-lan, — de lalande. TRti-sev-illy, — od pousse le Cormier. Tr* est aussi une proposition qui entre dans la formation de quelques noms composes, et correspond au latin trans, ultra, propd. Les noms propres de saints ou d’hommes imposes k beaucoup de lieux, et portés ensuite par des families comme noms patronymiques, sont ainsi que nous Tavons fait remarquer, pr§cédés d’un radical breton, tel que Bot, Br6, Ker, Coat, Lan, Loc, Guic, PlouS, Traon, Treff. Un 1r&s grand nombre font pr£céder le nom propre de la qunlifloafion exclusive de saint. Ainsi on trouve en Bretagne les families de : c 26i Saint-AUouarn. Saint- Amadour. Saint-Aubin. Sainl-Bihy. Saint-Brice. Saint-Brieuc. Saint-Carr6. Saint-Cast. Saint-Denis. Saint-Denoual. Saint-Didier. Saint-Eesn. Saint-Eloy. Saint-Etienne. Saint-Eve. Saint-Georges. Saint-Gilles. Saint-Goueznou. Saint-Guédas. Saint-Hilaire. Saint-Hugeon. Saint-Jean. Saint-Illan. Saint-Jouan. Saint-Lanvoa. Saint-Lauren s. Saint-Léon. Saint-Ma Ion. Saint-Marc. Saint-Martin. Saint-Marzault. Saint-Méen. Saint-Meleuc. Saint-Meloir. Saint-Memin. Saint-Nouay. Saint-Pezran. Saint-Pfere. Saint- Paul. Saint-Pern. Saint-Potan. Saint-Riou. Aux noms de lieux se rattachent encore les noms qui indiquent la plus ancienne patrie, comme : L’Arvor (V Armoricairi), TAnglois (le Saos), 1’ Angevin, l’Allemand, le Berruyer, le Bret, le Breton, Bretagne, le Bourgoing, Crozon, Cuzon, Champagne, le Flamand, France, le Frangois, le Gall, Gallo, Gallou, Gallais, le Gallois, Galliot, le Gascoing, le Juif, Léon, Leonard, LSonais, le Lamballays, Lombart, Mancel, Montfort, Morin, le Normand, le Norois, Paris, le Parisy, lePicart, Pleiber, Plougoulm, Pondaven, le Poitevin, Quemper, QuernG (Cornouaille), le Saux (le Saxon, I’anglais), Sibiril, le Spagnol, Trgguier. DEUXIEME CLASSE NOMS DE BAPTfeME TBANSMIS HtiRéDITAIREMENT COMME NOMS DE FAMILLE. Voici les principaux en Bretagne : Armel ou Arzel. L’Arzur (Artur). Alan, diminutif Alanic, pluriel Aleno (Alain). Auffret, Auffray, Autret. Aubert. Audren. Banéat (Benolt). Bernez (Bernard). Bertel (Barlh616my). Bizien. Briant. Caradec. Cadiou. Gariou. Charles, Chariot, Charlet. Colas, Colin, Colart, Nicol, Nicolas, Nicolazic, Colet.

Conan. Coulm (Colomban). Daniel, pluriel Dflntelou. Davy, Divy, (David). Denoual. Denez (Denis). Derrien. Dider (Didier). Elard (voyez H61ar). Edern. Even, pluriel Eveno, Euzen, pluriel Euzénou (Yves, Yon). F61ep (Philippe). Fransez (Frangois). Gildas. Grail (Grallon). Guillerm, rfiminw/i/Guillermic, pluriel Guillermo, Guillot^GuilloUjGuillotou,

  • Guillouzou, Guillaume, Guillotin,

Guillemin, Guillemet, Guilleminot, • Guillemot, Guillouet). Goualder (Gaultier, Vautier). Gestin. GuGganton. GuGran, diminutif Guéranic (Guirin, Garin). Gugguen, pluriel Guéguénou. Guénégan. Guy, diminutif Guyet, Guyon, Goyon, Gouéon, Gouyon, Gougeon, Goion. Guyomar’ch, Guimar, Guivarc’h, pluriel Guimarho. Hamon, pluriel Hamonou. Herfy (Henri). Herv 6, pluriel HervSou. H61ar, H61ary, Elard (Eloy). Hue, Huon, Hugues, Huguet, Hugo, Hugon, Hugonet : Jaffrez, diminutif Jaffrezic, pluriel Jaffrézou (Geoffroi, Godefroy). Jagu, J£gu, diminutif Jéguic, pluriel Jégo, Jégou. Jaoua, Jaouen, Jouvin, Jouhan, diminutif Jouhannic, Jouhanneau. Jan, diminutif Janip, pluriel Janou (Jenn, Jehannot, Janrn). Jalm (Jacques), Jacq, Jacob, Jaquet f Jaquinot, Jamin, Jaquot, Jamet. Jégad«n, pluriel Jégadou. Jord (Georges). Judical, Jézéquel, Jézégou, Gicquel, Gicqueau. Judoc Josse). Kerrien ou Querrien. Laurans (Laurent). Léier (Léger). Loiz (Louis). Lucas (Luc. Mah£, Mac£, Maz6, Mao (Mathieu). Marc, Marcot. Marzin (Martin, Martinet, Martinel, Martineau). Marie. M^riadec. Menguy. Michel, Michelet, Michelot, Michaud, Michelin. Morvan, diminutif Morvanic (Morice, Moricet). Moysan (Moise). N&telec (Nom, Nouel). Nic, pluriel Nicou (Nicaise). Olier v Olivier). Paol, Pol (Paul, Paulin, Paulet.) Per, pluriel Périou, Pierre, Pezron, Perrot, fitre, Peronnet, Perrin, Perrotin, Perririet. Prigent. Querrien ou Kerrien. Rannou (Ren6). Révérand. Rio, Riou. Rivoal, Rivoalan (Raoul). Holland. Rouault, Roudaulf, Rouzault, Ropartz (Robert).

Salaun (Salomon). San6. Sillau. Sféphan(Etienne, Estiennot). Tanguy. Thomas, rfimmw/i/Thomasic, Thomasset, Thomassin. Tugdual, Tudal. Tépod (Thibaut, ThSpault). Urien., Viau. Vidal. Ynizan, pluriel Ynizano. A cette catégorie se rattachent les noms de baptfime préeédés du mot ab, contraction de mab, flls (voyez D. Le Pelletier et Le Gonidec, verbis ab et mab). Cet usage le plus ancien de tous, puisque, ainsi que^nous Tavons fait observer, il fut employé par les Hébreux et les Grecs, est toujours suivi par les Arabes, et a 6té connu des peuples du Nord. Le plus c61febre de ces noms en Bretagne est celui de Pierre Ab-filard, et on y trouve des : Ab-Alain, Ab-Grall, Ab-Herv6, Ab-Hamon, Ab-Olier, Ab-Arnou, Ab-lSosen, Ab-Jan, Ab-Autret, Ab-ar-Riou, Ab-£guil6, Ab-Iven, Per-Ab-Eosen, Ab-al-16a, Ab-Guillerm, Ab-Ernault, Ab-Morvan. D’aprfcs ce qui prGcfede, Jacques, flls de Robert, setraduit par Jalm-ab-Ropartz, qui devient dans le royaume-uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, James Robertzon, Mac Robert, Fitz Robert, ou O’Robert. TROISIEME CLASSE Les noms de dignites ecctesiastiques ou féodales, fonctions, offices, professions ou metiers ; ceux indiquant la condition et les degrés de parents. S !•’. DigniUs ou fonctions ecclisiastiques. Pape, Pabic. Cardinal. Bscop (l^vftque), TEscobic. Ariagon, Diagon, (archidiacre, diacre). Chaloni (chanoine). Person (recteur). Abbat, abb6, l’Abbey, Aub6. Béiec, dimimitifBégiic, pluriel B616gou, prfttre, le Prestre. Ghapelain. Gloarec, Glec’h, Cterec, le Glerc (on trouve aussi des Beauclerc et des Mauclerc). Cloc’her, clocheteur, sonneur. BédeletBidéo, Bedeau, R, obin, Robinet, Robineau, Robichon.

Priol, prieur. Manac’h, moine, le Moenne, Monge, Rendu, Dimanac’h, Maumoine. Léan, ermite, l’Hermite. Déan, doyen. Jacobin. Pirc’hirin, Pfelerin, Romieu, c’est-a-dire qui a fait le voyage de Rome. DSauguer, collecteur, dlmeur, Massart L’offlcial. § 2*. DigniUs f toddles, fonctions municipals, condition. ImpalaSr, empereur, l’EmpSrifcre, rEmpereur. Rou6, le Roi. Dauphin. Prince. Due. Marquis. Gomte. Bescont, le Vicomte, Bar, Baron. L’Autrou, le Seigneur. Marc’hec, Marec, Chevalier. Bachelier, Bachelot. Le Floc’h, le Flo, l’ficuyer. Le Campion, Champion. Bellour, Beller, guerrier. Mirer, Gouverneur, Chfttelain, Qardeur. Le Goaréguer, r Archer. Le Page, Pagic. Sénéchal. Le Mear, Merret, Merrot, le Maire. Provost, Provostic, prévét, le Provost. B61i, ou le V61i, le Baillif, le Bailly, Bailleul. Barner, le Juge. Border, avocat, TAdvocat. Noble, Noblet, le noble. Bourc’his, Bourgeois. Prud f homme. Sergentet Mesnier. Barz, diminutif Barzic, pluriel Barjou, le barde. Mézec, mSdecin, le Mire. Borel, le bourreau. Goas, Vassal, le Vasseur, le Vavasseur, Chaz6, Foy, id est, homme de foi. Goas Doug, le vassal de Dieu. Capitaine. § 3V Les degris de consanguinity et le rang dans la famille. Le Mestr, diminutif Mestric, leMaltre. L’Ozach, le Marte. Le Tiec, le Manager. Le Coz, diminutif Cozic, pluriel Cozou, vieux, Goascoz, Cosanet, vieillard, Villar, Viel, Vial, le Sesne, Veuillot. Le Hénafl, aln6, Laisn6. Le laouancq, le Jeune. Le Tad, diminutif Tadic, le pfere. Le Jaouer, cadet, MaignS. Llntaon, le veuf. L’Emzivat, Torphelin. Le Ni, neveu, le Nepven, le Neveu. 4 Le Car, Parent. Le Guével, Jumeau, Gémeau, Besson, Bisson. Buguel, pluriel BugalS et ses dirivis, l’Enfant, Bon enfant, Malenfant, Maifllastre, Enfantin. Le Fillor, le fllleul. Le Maguer, le nourrissier. Le DivSzat, le Tardif . Amézec, Voisin.

Le Douaren, le petit-fils. Le Gudver, le Gendre, Gendrot, Gendron, Beaugendre, Maugendre. Le Deun, beau-flls, Filastre. (On trouve aussi des Bonflls et des Malfllastre). Penher, le fils unique, chef hSritier. Hérou, plnriel de Her, héritier. Quenderf, Cousin, Maucousin. Dogan, Cocu. Bastard, batard. Le Goarant, le tuteur. § 4 e . — Professions ou metiers. L’Arc’her, huchier. L’Areur, Laboureur, Chartier, Gharton, Carton. Barazer, Tonnelier. Barver, Barbier. Bolser, ouvrier en voules. Calvfes, Charpentier, Cai penlier, Carlier. Chapuis. Carrer et Carrour, Charron, Garron, Rodier, Royer, Cloc’her, clocheteur, fondeurde cloches. C’hoalenner, Saulnier. Colleter, collecteur. Comm, Foulon, Couer, paysan. Courrgzer, corroyeur, Corvoisier. Coroller, corroyeur, et aussi danseur. Le Digarc’her, le dGfricheur. Le Doubierer, Napier. Forestour, Forestier, Fortier, Verdier. Falc’her, Faucheur, Faucheux, Faucher, Goasteller, p&tissier. Le Gonidec, Laboureur, le Gaigneur, Tascher, Poignant. Le GofT, diminutif Govic, Maréchal, Marchal, Fabre, Favre, le FGbure, le Ffevre , Ferron , Ferrand , Ferrier, Mintier, Taillandier. Guiader, Tisserand, Tixier, Tessier, le Tellier (du latin tela). GuinaSr, Veneur. Guilc’her, Faucheur, Faucheux, Faucher. L’Hostis, hdteiier, i’Hoste, Tavernier. Magnouner, chaudronnier, Magnan, Maignan, Magnin. Marc’hadour, marchand. Tomb III. Massouner, masson, le Maczon. Matez, pluriel Matezou, servante, Ancelle, (ancilla) Ancelot. Méder, moissonneur, Messier. Mérer, métayer, Masurier, Mélivier, Bordier. Mével, valet, Variety valeton, Beauvalet, Naquet, Meschin, Meschinot , Maschinet. Mézer, berger, Bergier, Bouvier, Boyer. Millour et Miller, meunier, le Monnier, Musnier, Moulnier, Mounier, Mognier, Molinier. Minter, chaudronnier, Mintier. Mocaer, porcher. Neuder, flleur, le Tellier. Pastezer, P&tissier. Pastour, Pasteur, Pastoret. P61ier, Técorcheur. Poder et Podeur, Potier, Polhier. Pelleter, Pelletier. Priser, Texpert. Quiviger, tanneur, MGgissier. Quéméneur, tailleur, Cousturier, Parmentier. Quér6, cordonnier, le Sueur. Quidelleur, faiseur de filets. Qu^guiner et Coquin , cuisinier , le Queux (coquinus). Queneuder, bticheron, Bosquillon. Quiguer, Boucher, Mazilier, Viandier. Rideller, Tamisier. Sanquer, piqueur, piocheur. Souner, Ménestrier. Sparler, faiseur de palissades.

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OKIGINE ET FORMATION Sieller et Siellour, scelleur. Le Tiec, Ménager. Tocquer , chapelier , le Chapelier , Peutricr. QUATIUEME CLASSE-Le noms des bonnes ou mauvaises qualites physiques ou morales, auxquels on peut joindre les noms d’animaux, parce que la piupart n’ont 6té donnés qu’h cause de quelque similitude. § i w . — Qualitts ou vices physiques ; la forme du corps. Le Grand, Grandin, Grandet. petit , le Petit , Le Bras. Le Meur, diminutif le Meuric. Le Bihan , Bihanic , Petitot. Le Hir, le long. Le Téo, le gros. Le Quéau, lecreux. Le Bolzec, le Courbe. Le Lédan, le large. Le Corvee, le corpulent. Corf mad, bon corps. LeMaguet, nourri, Nourry, Maunoury. Le BouBdec, idem. Le Treut, maigre, le Maingre. Le Lard, le gras, le Dru, diminutif Lardic, Grasset. Le Tano, Tanav. i Le mince, Le Moan, pluriel Moanou. ) Menu Le Scaff, 16ger, Ligier. Le Croum, Le Crom, le courb6, Le Tort. L’Astennet, Tallong6. LeDen, diminutif v Denic, I’homme, le le petit homme, Belhomme, Belhommet. Blajichecoste. Gourden, I’homme court. Gourvil, I’homme laid. Crenn, gros et court, le Fort, Fortin, Fortier. Le Ber, le Beric, le court, Courtin. LeLous. ) , -... I vilain, le Hideux, le Lay. Le Coant, beau, le Baud, le Cointe, le Gentil, Beau vis (bellus visusj, Beau, regard. Le Ca8r, Godin, Joly, Joliff, Jolivet. Le Corre, pluriel Corret, diminutif Corric, nain. Bude, diminutif Budic, Boudic, pluriel Boudigou, le nain. Sioc’han , l’avorton , Ragaud , Ragot, Ragotteau. Pen , Pennec , tfite, Teste , Testard, Penors, tfite de maillet, Martel. Penoignon, tfite d’oignon. Penduff, tfite noire. Pengam, tfite de cot6. Cornec, cornu. Tallec, qui a un grand front, Frontin. ^mAm m*m wm DES NOBIS DE FAMILLE

Talgorn, front eornu. Taldgas, front soucieux. Talarmein, front de pierre. Clorennec, qui a un grand crdne. % Moal, diminutif Moalic, chauve, le Chauff, Chauveau, Chauvel, Chauvelot, Chauvin, Chenu, Canu, Chef pete, Chauvelin. Le Rodellec, lefris<§, Crespel, Peign<5. Le Tous, tondu. Barvec et ( barbu, Barb<5, Barbot. Barvet, J Goadec, Sanguin. Corréoc, coriace. Cras, le Sec BWvec, Poileux, PoilIev<§, Beaupoil, Poilvilain. Bail, marqué au front, Baillet. Le Minec, mine allongge. Mingam J minedetravers(05rffe/ 0r /i/m Becam, J D. le Pelletier), Torcol. Le Boulc’h (mot k mot : entamure), Bee de lifevre. Muzellec, ) qui a de grosses Jfevres, Laviec. S Bouchard, B<§card. fDantec, Dentu. Téodec, qui a la langue <5paisse. Diguer, muet. Le Gac, le Bfegue, B<§gaignon, Brlcart. Boc’het, diminutif Boc’hic, Bochet, joufflu, longue joue. Lagadec, qui a de grands yeux, Bizeul, Longueil, obi] de bceuf. Lagatu, yeux noirs. Bourvellec, qui a de gros yeux. Malvennec, qui a de grands cils, Cillart. Guilc’her, clignoteur, louche. Le Ball, 1’aveugle. Le Born diminutif Borate, le Borgne. Monclus, nazillard. Le Tougn, le Camus. Scouarnec, Toreillard. mamelu. Choquer, Gouguec, qui a un * ros cou ’ Goulon -Queinec, qui a un large dos. Torrec, pansu. Corfdenmad, corps de bonbomme. Covec, Covic, ventru. L’6s61ec, Lés61euc, LeEllec, membru. Tersec, fessu, Pessard. Bronnec, Godec, Bouzellec, tripier. Toullec, perc6. Dornec , diminutif Dornic, qui a de grandes ou de petites mains, Mainard, Bonnemains, Malmains. Cozanet, pourrf, Gaste. Gloanec, crépu. B16vennec, chevelu. Meudec, diminutif Meudic, qui a de grands ou de petits pouces, Poucet. Boz, Bozec, qui a de forts poignets, Paulmier. Ivinec, qui a de grands ongles, Beguivin, pointe d’ongle. Bizec, qui a de grands doigts. Moign, manchot. Troadec, qui a de grands pieds. DouguSdroat, porte pied. Douguézorn, porte main. Glinec, diminutif Glinic, genouillard, Courtgenouil. Garec, diminutif Garic, Jambu, Gambier. Fustec, qui ade grandes quilles. Postec, diminutif Postic, qui a de forts ou de faibles piliers, Postel. Le Cam, boiteux. Gargam, cagnard. PentSzec, bout de pis de vache. Pogam, pied bot. Pavec, diminutif Pavic, pattu. Branellec, Flahec, llec, ) bSquillard. 268 ORIGINE ET FORMATION Quellec, Couillard. Le Guerc’h, le vierge. Diverc’hez, sans pucelage. Le Bervet, le bouilli. Diqu61ou, ch&tr6. Croguennoc, qui k la peau épaisse. Plantec, pied plat. Le Huitellec, le siffleur. Le Pladec, l’applati. Le Danet, le réti, Flambart, Brulart, Ardent. Le Guisquet, le vStu. Le Scotet, i’6chaud6. Daouben, deux tétes, Grossetfite. Les couleurs. le Blanc, Tout blanc, Blancart, Blanchard, Blanchet. Le Guen, Gourguen, Guennec, Guennoc, GuenafT, Le Can, diminutif Cannic. Le Boulloc, le clair. Le Livec, le colore. Le LouSt, Le Gris. Louédoc, moisi. Le Duff, diminutif Dixie, pluriel Duigou, Le Noir, Moreau, Moureau, Morel, Nfcgre, Négrier, Moirel, Moirot. Le Rouz, diminutif Rouzic, Le Roux, Rouxeau, Rousseau, Rouxel, Russel v Rousselet, Rousselot. Le Ruz, Le Rouge, Ruffault, Ruffier. Le Briz, Brisec, Brizeuc, tachet6, Bigarr 6, Barr6, Le Brun, Brunet, Brunei, Peschart, Beausen. Le Glaz, le p&le, le vert, Reverdy. M61en, Gourm61en, Gourmélon, Le Blond, Blondin, Blondel, Blondeau. Djgouédec (de di, privatif, et Gou8dec, sanguin). Le Naour, Le Dor<§. L’Arc’hantec, l’argente. LeBrun, Brunet, Bruni, Bruneau, Brunot Le Splan, le clair. Lp MoguGdec, t’enfum6. § 2 e . — Quality morales, czracteres ; on y joint les noms danimaux, parce que la plupart rtont itt donnes qiCd cause de quelque similitude. Le Sant, diminutif Santic, le Saint, le Bigot. L’Enoret, ThonorS. LeMat, LeBon, Bonin, Boin, D<§bonnaire. Denmat, Bonhomme ; on trouve aussi des Bonflls, Bonamy, Bongard, Bonenfant, Boniface. Dencuff, Gourcuff, Habasq, doux, Doulcet. Le Fur, diminutif Furic, Le Sage, S<§n6. Le Badezet, Le Baptist. homme doux. SSven, pluriel Sévéno, Sévénet, Favenant, le Courtois. Léal, loyal, le preux. Galloudec, le puissant, le Fort. Guiriec, le Franc. Calonnec, le Vaillant, Coeuret. Balc’h, le fier. Madec, I Richard, Riche, Richer, Pinvidic, I Richelet, Richelot. Tourter, qui se bat a coup de téte. Blonser, le nieurtrisseur, Blonsard. Dilasser, celui qui d&ioue les lacets. Quentrec, Quentric, l’6peronn6. DES NOMS DE FAMILLE

envieux. Le Divézat, Tardif, Stoquer, le frappeur. Garo, Sauvage, Sauvageau, Sau-Gouez, ) vaget. Saillour, Sailler, ) T T le sauteur. Lamour, Lamer, ) Lamendotfr, celui qui saute dans l’eau. Le C16véder, l’auditeur. L’aviec, ) n i l e Gourvennec, > Gaouier, le menteur. Poll, vluriel Pollet, le Pou. Diraison, sans raison. Jaodréer, i ldl ° t, le s ot 9 Estii(Siultus). Blot, ) nxj i I le tendre, le mou. Pédel, ) LaGnnec, lettrS. Gorrec, paresseux, Tardif. Lonquer, goulu, l’Engoulvent. Le Dibréder, sans souci. Gourlaouen, l’homme joyeux. Le Dréo, ) _ ., / Le Gai , Baude, c’est-i-dire Le Mao, J .,„..,

qui s ebaudit, Joyant. 

Mavec, J * Cosmao, vieux réjoui. Mignon, Tami, Laim6, Amyot, Mignot, Mignard. Pennec, le Iétu. Le Doujet, le redouts. Le Buanec, le colore (de buan, prompt. LeBraouSzec, TemportS. Le Froter, i Cadour, J Le batailleur. Brouster, Le Stourm, Bataille. Goular, fade. Put, acre. Le Hugrou, Tamer. Dogan, cocu. Cudennec, morne. Cousquer, dormeur. Gourvez, le couchS. Crop, Bavet, Le Leizour, humide. Scournet, glac<§. Rivet, refroidi. Beryet, le bouilli. Dinac’het, désavou£. FallSgan, mal n6. Fournis, parfait. l’engourdi. Noms d’animaux. Le Bleis, le loup, Le Leu, Louvel, Visdelou (visits lupi). Le Noan, Tagneau. Le Maout, le mouton. Cabioc’h, ) * t ^ ™ ,. . » I teteou front de vache. Talbioch, ) Le Taro, le taureau. Cojan, le Bceuf, Bouvillon, Bouvet. Le Saout, Saoutic, Chatal, Le Moc’h, le Pore, Pourceau, Pourcel, Porcelet, Cochon, Bacon. Cosléou, vieux veau, stupide. Milbdo, bfite vivante. bdtail. Le Lous, blaireau, Tassel. Garoff, le Cerf, Chevrel, Chevreuil. Dem, Daim. Le Gad, diminutif Gadic, pluriel Guidon, le Li&vre, Frigat, Becdelifevre. Louarn, renard, Regnard, Goupil. Quéfellec, b^casse, BGgasson, Bégassoux. LaouSnan, roitelet. Labous, oiseau, I’Oisel, Loison, Loizeau, Loaizel. Le Iar, la poule, Poulart. L’Eubeul, poulain. Puz6, chien courant, le Quien. 270 ORIGINE ET FORMATION Quillec, le coq, Visdecoq {visits gal It). Poncin, le Poussin. L’Estic, rossignol. Cohan, Cohanec, chat-huant, chouette, la Choue, Cavan, Chouan 4 . Sparfel, l’Epervier, TEscouble. Emery, HSmery. Danvad, mouton. Canaber, chardonneret. Moullec, pluvier. Cudon, Dub<§, Coulm, colombe, Colombel, Colombeau. pigeon, Pichon. MSlenec, verdier. Moualc’h, merle, Merlot, Merlet. Couail, la caille, Cailleteau. Bran, corneille, Corbel, Corbin, Corbineau. Par, m&le, le Masle. Balaven, papillon. Merrien, fourmis. Brézel, maquereau. Lenvec, lieu (poisson). QurHien, mouehe, lamouche, Moucheron, Bourdon, Preslon. Falc’hun, faucon. CINQUIEME ET DERNIERE CLASSE. Les noms qui ne sont relatifs ni h la terre, ni aux fonctions ou k l’industrie, ni aux qualites ou défau1s saillants, mais qu’on a empruntés aux plantes, aux fleurs ou aux fruits, aux meubles, aux instruments, aux habits, aux saisons, aux mois ou aux jours de la semaine, aux 616ments, aux astres, aux métaux, en un mot Ton peut rejeter dans la mfime categorie la plupart des sobriquets de tout genre. § i fr . — Noms deplantesy fleurs, fruits. Plouzen, brin de paille, Ségalen, brin de seigle. Louzaouen, brin d’herbe. Pellen, brindeballed’avoine. Colober, courte paille. Colcanap, chanvreenfeuilles. Péren, pluriel Pérennou, poirier, La Peyre, De l’Orme, Du Lys, La Luzerne, Cerisier, Meslier, (N&lier). On trouve dans la Haute-Bretagne des : Brindejono, Blaru, Grain d’Orge, Froment, Boucquet, La Palme, Pepin, Orange, Malherbe, Rosier, Malesherbe, Pommier, Malespine, Prunier, Malortie, L’Epine, Nous devons faire observer que plusieurs de ces noms fran^ais sont aussi des noms de lieux.

Ce dernier nom a M donné aux in surges du Maine en 1793, parce qu’ils contrefaisaient le cri de 

la chouette pour se reconnattre dans les bois pendant la nuit. Leurs premiers chefs furent les f re res Cottereau, qui tiraient de leur céte* leur nom des Cottereawc (cultarellij, paysans revoltes du xn« siecle, ainsi appeles parce qu’ils 6taient armes de courtes dagues, ou couteaux. ifev DES NOMS DE FAMILLE •271 § 2*. — Noms de meubles, instruments, habits. la fl£che. Charette, La Chaise, BouSste, Harpe d’asne, L’Epée, Longuépée, Carrel, Garat, Harnois, Beauharnais, La Selle, L’Eperon, Du Heaume, Gapelle, Chaperon, Bonnet, Bonnetbeau, Cotelle (petit manteau), P61isson (surtout fourr6), Chappe de laine, Stoquer (le) TrSbuchet. Grise laine, Brassart, Cour temanche itMalmanche Courte braie. Gourte heuse, Le Digouris(sans cetnture), Martel, Hachette, Bervas (court b&ton), Baton, Jarry, Bourdon, La Massue, Foulon, Pot et du Houle (Olla), Chauderon, Bonnescuelle, Nau (vaisseau), Boisselle, Boisseau, Muidebled, Palévars, Cartier, Le Peigne, HeuzS et Botte, Sabot, Soulier, Chauczon, Chausse blanche. Le Bas, Porte mule, Beaudrap, Gousset, L’Ecu, Malécu, FortScu, Beaumortier, L’aiguillon, Gigault. § 3*. — Nomsde saisons, mois, jours, Moments, astres, mttaux. Bonjour, Printemps, Bontemps, Hyver, Janvier (Guenveur), Féburier, Mars, Apuril (Ebrglec), May, Juin, Han (le) (l’Bte), L’Eost (aotit), Pasquier et Pascal, Nou61 (Néd61ec), Toussaint, L’Air ou Lair (Le Néar), De l’Aigue, Bonneau ; Fontaine, D’outre l’eau, Mortemer, Rivi&re, Taniou (dufeu), Tison, Fumée, Soleil, L’Etoile, Le Fer, Le Naour, Tor, Dor6. L’Arc’hantec, l’argentd. Ces deux derniers noms figurent déja parmi ceux empruntés aux couleurs ; Fontaine Qt Riviire se trouvent aussi dans les noms de lieux. § 4*. — Les sobriquets de tout genre. Le Dieu et ses dérivés Amour de Dieu, Amondieu, Dieu avant, DieudonnG, Dieu le veult, Dieulengarde, Donadieu, Espfcrendieu, Enfandieu (l’J, Baillehache, Bonnechose. Beauchel, Beaujeu, Barbechat. Bonnefoy, Beausire, Boncompagnon, 272 ORIGINE ET FORMATION Bonneserre, Bonenfant, Bienassis ou Malassis, Bienvenu, Beauxhostes, Barbe d’or, Bonaventure, Brise acier, Duracier, Brisebarre, Briselance, BrisScu, Boilfeve ou Boileau, Boisvin, Bras de fer, Chante clerc, Chantoiseau, Chante prime, Chante grue, Chanteloup, Chantepie, Chantemerle, Chefdanne, Chef de mail, Cinquante hommes, Cordeboeuf et Couil liboeuf, Coppequesne, Gouldebouc, Coupechoux, Couppegorge, Coupvent, Crochebec, Courapied, Disnematin, L’Ecot et Malescot, Aux fipaules, Eveillechien, Gastebled, Gatechair, Grattecuisse, Grosse tfite, Guetteliepvre, Lasbleis (tue loup), Machefer, Machegland, Malarm§ Malarroi, Malitorne, Malmouche, Malterre, Maleteste, Malgaignant, Malhoste, Malemains, Malestroit, Malmuse, Mauchevalier, Maubec, Maugiron, Maulévrier, Mauregard et Beauregard, Mauconduit et Mauduit, Mauny (malm nidus), Mauconvenant, Maunoury, MausabrS, Mauvilain, Naturel, D’Oultre en outre, Passavant, Painenbouche, Paindavoine, Pardessus, Paix de cceur, Perceval et Parcevaux. PiedlevS, Piedru, Piedefer. Pied’oie, Piedelou, Patenostre, Pied-tord, Piederat, Piedevache, Pillavoine, Poildegrue, Portenseigne, Quatrebarbes, Quatresols, Rougebec, Sacquespée, Sans avoir, Sauvegrain, Sixdeniers, Taillecol, Taillefer, Taillepied, Taillevent, Tranchevent, Tirecoq, Toraval (casse pomme), TourneboBuf, Tournemouche, Tournemine, Touchefeu, Tout en outre, Tranchelion, Tranchemer, Tranchant, Trousse b&con (Pore), Trousse boeuf, Tuboeuf, Vieille tete, Voisin et ses dérivés : Appel voisin, Bon voisin, Mauvoisin, Rechignevoisin, Pillevoisin, etc., etc. Tous les noms ci-dessus sont tirfs des Preuves de VHistoire de Bretagne, de dom Morice, du Traitt de la Noblesse, de la Roque, et du Nobiliaire de Bretagne. IlsonUt<§ pour la plupart portes par des families d’ancienne extraction noble dont plusieurs existent encore. DES NOMS DE FAMILLE * 273

Toutefois, on peut remarquer que las noms de la dernifere classe ont rarement leurs synonymes en breton ; cependant ils appartiennent comme les autres k notre province, mais particuli&rement k la Haute-Bretagne. D’apr&s ce qui pr£cfede, il nous semble superflu de chercher k d£montrer que les noms n’ont pas pu 6tre form£s par une combinaison fortuite de voyelles et de consonnes, mais qu’ils ont 6té pris dans la langue parl£e et ont dfi n£cessairement avoir un sens.

Si aujourd’hui Interpretation de beaucoup d’entreeux est perdue, c’est que d’une part l’orthographe a subi de grandes alterations dans le cours des sifecles ; et de l’autre que le mfime individu ne peut pas posséder tous les idiomes, patois ou dialectes auxquels ces noms ont ete empruntes. Un travail complet sur la matifere demanderait done le eoncours des 6rudits de tous les pays ; mais nous en avons dit assez pour exposer la marche k suivre dans des recherches de cett$ nature. Un nom est une propriete dont les revolutions sociales n’ont jamais pu detruire le prestige, et aussi longtemps que lafamille subsistera, toutes les formules egalitaires seront impuisantes k empdeher l’autorite d’un nom. II est vrai que quelques utopistes malfaisants n’ont pas craint de proposer la suppression de la famille, et, sous pretexte de progr&s, de nous faire retrograder jusqu’aux sifecles les plus barbares ; mais cette monstrueuse conception a rencontre peu de partisans. Nous recommanderons aux réformateurs de cette 6cole d’ajouter k leur programme le remplacement des noms de famille par des numéros d’ordre, pour obtenir un classement, ou mieux un déclassement plus complet de Tespfece humaine ; mais jusqu’k cequece changement radical soit opere, les families comme les nations auront une histoire qu’elles tiendront iconserver. Les possesseurs legitimes de noms déjd, illustres comprendront les devoirs que cet avantage leur impose ; ceux dont les noms sont plus obscurs s’en consoleront en songeant que : Qui sert bien son pays n’a pas besom d’aieux ! ~3©§F<g^tefSae*>°

Tomb III 35

  1. Cartulaire de Quimperlé, apud D. Morice, t. I, Preuves, col. 432.
  2. D. de Vaines, Dictionnaire Diplomatique.
  3. De nos jours même, la famille Poilvilain a pris lettres à la chancellerie pour s’appeler dorénavant Soivilain.
  4. À ce sujet, nous ne voyons pas pourquoi on ne donne plus aux bâtards de noms qui leur permissent, une fois devenus hommes, de se confondre avec les autres familles sans que leur origine soit indiquée par leur nom. Nous avons vu la même semaine trois enfants naturels nés à Morlaix, auxquels on avait imposé les noms de Dièze, Bémol et Bécarre. N’était-il pas plus simple de leur donner un nom en conformité de leur signalement ou du lieu ou ils étaient exposés ? Et par exemple, si l’un avait de grands yeux, de le nommer Lagadec, ou Garec s’il avait de fortes jambes, ou Scouarnec s’il avait de longues oreilles. Ces noms, porte"s par une infinité de familles, ne sont point ridicules comme ceux qu’on a infligés a ces malheureux. Nous recommandons cette observation aux maires ou a leurs secrétaires, qui ont de trop fréquentes occasions de la mettre en usage.
  5. 9 vol. in-4e Paris 1775-1784.
  6. Dans les exemples suivants entrent un grand nombre de noms de terres, domaines ou seigneuries ajoutés par les failles à leur nom patronymique.