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Nous n’irons plus au bois (Weckerlin 1870)

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Chansons et rondes enfantines, Texte établi par Jean-Baptiste WeckerlinGarnier (p. 104-105).


NOUS N’IRONS PLUS AU BOIS

(RONDE)



\version "2.14.2"
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<<
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d4 e | d8. c16 b8 d | c4 b8[ a] | g4~g8 r8 \bar "||" g8. g16 g8 a | g4 d | \break
g8. g16 g8 a | g4 d | d' b | d b8 b | c8. b16 c8 a | g fis g r8 \bar "||" \break
} % staff chant
\addlyrics {
  Nous n’i -- rons plus au bois, 
  Les lau -- riers sont cou -- pés, 
  La bel -- le que voi -- là La lai -- rons- nous dan -- ser_? __
  En -- trez dans la dan -- se, vo -- yez comme on dan -- se 
  Sau -- tez, dan -- sez, Em -- bras -- sez cell’ que vous ai -- mez.
} % lyrics
\new Staff  {
  \clef treble
  \key g \major
  \time 2/4
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<g d b>8.[ <g d b>16 <g d b>8 <a d, b>] | << { g4 d } \\ { c2 } >> | <d' b>4 <b g> | <d b>4 <b g> | <c a>8.[ <b g>16 <c fis,>8 <a d,>] | <g b,>[ <fis a,> <g b,>] r8 \bar "||" \break
} % staff piano_sol
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  \override Rest #'style = #'classical
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} % staff piano_fa
>>
} % rel_c




La belle que voilà, la lairons-nous danser ?
Mais les lauriers du bois les lairons-nous faner ?
Entrez dans la danse, etc.
 
Mais les lauriers du bois les lairons-nous faner ?
Non, chacune à son tour ira les ramasser.
Entrez dans la danse, etc.


Non, chacune a son tour ira les ramasser ;
Si la cigale y dort, ne faut pas la blesser :
Entrez dans la danse, etc.

Le chant du rossignol la viendra réveiller
Et aussi la fauvette avec son doux gosier :
Entrez dans la danse, etc.

Et aussi la fauvette avec son doux gosier,
Et Jeanne, la bergère, avec son blanc panier :
Entrez dans la danse, etc.

Et Jeanne, la bergère, avec son blanc panier,
Allant cueillir la fraise et la fleur d’églantier :
Entrez dans la danse, etc.

Allant cueillir la fraise et la fleur d’églantier,
Cigale, ma cigale, allons, il faut chanter :
Entrez dans la danse, etc.

Cigale, ma cigale, allons, il faut chanter,
Car les lauriers du bois sont déjà repoussés :
Entrez dans la danse, etc.



Le jeu de cette ronde est peu compliqué ; à chacun des couplets une fillette entre dans le cercle, jusqu’à épuisement de celles qui tournent.

Dans l’Instruction du Comité de la langue, etc., M. Ampère dit que cette ronde doit appartenir à un climat plus méridional que celui des environs de Paris, où les lauriers ne croissent pas. Nous observerons à notre tour que dans une chanson populaire cela n’a aucune portée, et si l’on plante du romarin (rose marine) à l’entour de la tombe de M. d’Malbrough, cela n’affirme pas que cette chanson, toute parisienne, soit née au bord de la mer.

Nous n’irons plus au bois est cité dans les Chansons du Cambrésis sous cette forme :

Nous n’irons plus au bois,
Les roses y sont cueillé’s ;
La belle que je tiens
Je la laisse échapper.

Dans d’autres versions, les rameaux remplacent les lauriers et les roses.