Nouveaux contes berbères (Basset)/118

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Ernest Leroux, éditeur (Collection de contes et de chansons populaires, XXIIIp. 164-165).

118

Le voleur et ses deux femmes (218).
(Mzab).

Un homme avait épousé une femme ; il était voleur de son métier. Quand il avait dérobé quelque chose, il le portait chez lui et sa femme le cachait. Celle-ci mourut ; son mari voulut se tuer. Une autre femme l’entendit et lui dit : « Est-ce que ta femme est morte ? Je t’épouserai (si tu veux), et je ferai comme elle. » Il accepta. Elle ajouta : « Va voler à présent. » Il alla dans un verger dérober un voile (qui trempait). Il le tira de l’eau et le porta à sa maison. Sa femme le prit, le mit dans la marmite, plaça au-dessus le keskass et alluma du feu. Les gens de la ville vinrent chez l’homme et lui dirent : « Tu as volé. — Entrez, répondit-il, et cherchez. » Ils entrèrent, cherchèrent et ne trouvèrent rien. Le maître de la maison se dit : « Cette femme-ci est plus forte que la première. »