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Nouvelles poésies (Van Hasselt)/Les Genêts

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Études rhythmiques
Nouvelles PoésiesBruylant et Cie (p. 277-278).


Les genêts.





Lasst euch pfücken, lasst euch pfücken,
xxxxLichte Blümlein, meine Lust !
Uhland.





Loin des villes, ces cirques de bruit,
Loin des villes, ces cirques de haines,
Les bruyères ont vu dans leurs plaines,
Vu fleurir le genêt, cette nuit.
Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes,
Mes amis, tressons-nous des guirlandes !


Oh ! les steppes de sable moirés,
Les bruyères paisibles et douces,
Où fleurit côte à côte des mousses
Le genêt aux pétales dorés !
Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes,
Mes amis, tressons-nous des guirlandes !

Retirons et nos cœurs et nos pas
Du milieu des discordes civiles
Qui se heurtent partout dans les villes,
Combattants leurs stériles combats.
Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes,
Mes amis, tressons-nous des guirlandes !

Dans les bois pleins d’ombrages épais
Nous avons tant de fleurs printanières,
Et surtout dans les mornes bruyères
Le genêt, cette fleur de la paix.
Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes,
Mes amis, tressons-nous des guirlandes !



Juin 1857.