Organt

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Texte établi par Charles Vellay, Eugène Fasquelle, éditeur (L’Élite de la Révolution) (Tome premierp. 1-216).


ŒUVRES COMPLÈTES

DE SAINT-JUST





PREMIÈRE PARTIE

ORGANT




Organt parut, en deux volumes, vers la fin de 1789, sans nom d’auteur. Le n° 6 des Révolutions de France et de Brabant l’annonça ainsi : « Organt, poème en vingt chants, avec cette épigraphe : Vous, jeune homme, au bon sens, avez-vous dit adieu ? » Plus tard, Barère, dans ses Mémoires (IV, p. 406), raconta en ces termes les circonstances qui accompagnèrent la publication d’Organt : « Saint-Just n’était âgé que de dix-sept ans, lorsque le public en France s’occupait de l’arrestation du cardinal de Rohan, à l’occasion de l’affaire scandaleuse du collier. Le jeune poète sentit sa verve s’enflammer d’indignation en entendant raconter la dissolution de mœurs et les anecdotes de la cour de Marie-Antoinette. A cet âge, le sentiment des convenances n’est pas toujours ce qui guide un esprit ardent. A peine sorti du collège, Saint-Just composa donc un poème en huit chants, sur l’histoire du collier de diamants. Il fut imprimé sous le titre d’Organt. A peine ce poème satirique eut-il paru, qu’un ordre ministériel ordonna de rechercher l’auteur pour le mettre à la Bastille. Saint-Just fut dénoncé et poursuivi en Picardie où il habitait ; mais il vint se cacher à Paris chez un négociant de son pays, nommé M. Dupey, et y demeura jusqu’à l’époque des États-Généraux. Le 14 juillet 1789, en démolissant la Bastille, mit un terme à ses embarras. » En réalité, tout, dans ce récit, est d’une invraisemblance manifeste : il paraît certain, au contraire, qu’Organt fit peu de bruit, si peu même que, trois ans plus tard, en 1792, quand Saint-Just fut élu à la Convention, l’éditeur put remettre en vente ce qui restait de la première édition, sous ce nouveau titre : Mes Passe-Temps, ou le Nouvel Organt, par un député à la Convention Nationale. Saint-Just d’ailleurs n’avait eu aucune part à cette réapparition d’Organt. Cette œuvre légère ne paraît point avoir été, à ses yeux, autre chose qu’un divertissement passager, et la brève préface dont il la fit précéder ne révèle qu’un mépris hautain pour son propre ouvrage. Organt, en effet, serait à jamais oublié s’il ne servait aujourd’hui à éclairer et à préciser un moment curieux de l’évolution morale de Saint-Just. Camille Desmoulins était, plus que Barère, dans la vérité, quand il racontait, dans la Lettre à Arthur Dillon, l’insuccès d’Organt : « Ce qu’il y a d’assommant pour sa vanité, c’est qu’il (Saint-Just) avait publié, il y a quelques années, un poème épique en vingt-quatre chants, intitulé Organt. Or, Rivarol et Champcenetz, au microscope de qui il n’y a pas un seul vers, pas un hémistiche en France qui ait échappé et qui n’ait fait coucher son auteur sur l’Almanach des Grands-Hommes, avaient eu beau aller à la découverte ; eux qui avaient trouvé sous les herbes jusqu’au plus petit ciron en littérature, n’avaient point vu le poème épique en vingt-quatre chants de Saint-Just. » D’ailleurs, ni Barère ni Camille Desmoulins eux-mêmes ne semblent avoir bien connu Organt : l’un y trouvait huit chants, l’autre vingt-quatre.

En réalité, Organt n’a ni huit ni vingt-quatre chants, mais vingt. C’est une sorte d’épopée plaisante, dans le goût du temps, pleine d’allusions à des personnages contemporains, souvent dénuée d’intérêt, mais dont certains passages révèlent déjà un talent réel et vivant.


Préface.


J’ai vingt ans ; j’ai mal fait ; je pourrai faire mieux.

CHANT I


ARGUMENT

Comment Sornit devint âne ; comment sa mie Adelinde fut violée par un Hermite ; comment l’Amour délivra Sornit ; comment la Folie devint Reine du monde.

Il prit un jour envie à Charlemagne
De baptiser les Saxons mécréans :
Adonc il s’arme, et se met en campagne,
Suivi des Pairs et des Paladins francs.
Monsieur le Magne eût mieux fait, à mon sens,
De le damner que de sauver les gens,
De s’enivrer au milieu de ses Lares,
De caresser les Belles de son temps,
Que parcourir maints rivages barbares,
Et pour le Ciel consumer son printemps.
Dix ans entiers, sur les rives du Xante,
On vit aux mains les Mortels et les Dieux.
Passe, du moins, c’était pour deux beaux yeux,
Et cette cause était intéressante :
Mais je plains bien les Héros que je chante.
Comme des fous, errans, sans feu ni lieu,
Depuis quinze ans, les sires vénérables
Et guerroyaient, et s’en allaient aux diables,
En combattant pour la cause de Dieu.
Tout allait bien, et le bon Roi de France
De triompher caressait l’espérance,
Quand lui, l’armée, et tout le peuple franc,
Devinrent fous, et vous saurez comment.
Le blond Sornit, Sire de Picardie,
Ayant en croupe Adelinde sa mie,
Errait au sein d’une épaisse forêt,
Où le pouvoir d’une triste magie,
Des voyageurs plaisamment se jouait.
Le passager un siècle cheminait
De çà, de là, par maintes avenues,
A droite, à gauche, et sans trouver d’issues ;

Car la forêt, par un enchantement,
Suivait les gens, s’avançait à mesure,
De quel côté qu’on tentât aventure.
Sornit le preux s’ennuyait cependant ;
Dans ces déserts sa valeur abusée,
Depuis longtemps ne s’était exercée ;
Sornit brûlait de signaler encor
Et son grand cœur et sa haute vaillance,
Pour Adelinde, et l’Amour, et la France.
De temps en temps il sonnait de son cor ;
Tout répondait par un profond silence.
Mais un beau soir il voit venir enfin
Un Chevalier enveloppé d’airain,
Le pot en tête, et la lance à la main,
Et sous lequel un pallefroi superbe,
D’un pied léger effleure à peine l’herbe.
Il accourait à pas précipités ;
Sornit s’avance, et lui crie : Arrêtez,
Chevalier preux, si n’êtes pour la France.
Je suis pour moi, dit l’autre avec fierté,
Et sur le champ remets à ma puissance
Ce Palefroi, cette jeune Beauté,
Si n’aimes mieux mourir pour leur défense.
Vain Chevalier, les perdrai s’il le faut,
Dit le Picard, mais périrai plutôt ;
Et tout à coup ses yeux bleus s’arrondissent,
Et l’un sur l’autre ils fondent tous les deux :
Sous les éclairs leurs casques retentissent,
La forêt tremble et les chevaux hennissent.
Plein de fureur, l’un et l’autre guerrier,
En cent détours, et de taille et de pointe,
Multipliait le volatil acier.
Par-tout la force à l’adresse était jointe.
Tantôt le fer, étendu mollement,
Du fer rival suivait le mouvement ;
Puis tout à coup leur fougue redoublée,
D’un bras soudain alongé, raccourci,
Cherche passage au sein de l’ennemi.

Et fait frémir la forêt ébranlée.
Alinde en pleurs, un bras au ciel tendait,
Et son amant de l’autre entrelaçait ;
Ses cris perçans et le bruit de l’épée,
De la nuit sombre augmentent la terreur ;
Elle criait, d’épouvante frappée :
Ah ! déloyal, percez plutôt mon cœur !
A la faveur de son coursier agile,
Notre inconnu s’élance brusquement,
Prend dans ses bras Adelinde immobile,
Pique des deux, et fuit comme le vent.
Glacé de honte, enflammé de courage,
Plein de regret, plein d’amour, plein de rage,
Sornit s’emporte, et vole sur ses pas.
Linde criait, et lui tendait les bras :
Bientôt après devant eux se présente,
Environné d’une onde transparente,
Un grand châtel, couvert de diabloteaux
Tenant en mains des torches, des fanaux,
Dont le zéphyr, dans les replis des flots,
Allait briser l’image étincelante.
Sornit hâtait son cheval au galop.
Au son du cor le pont-levis s’abaisse.
L’inconnu passe, et Sornit aussi-tôt.
Soudain le pont se lève avec vitesse ;
Tout disparaît, les fanaux sont éteints.
Devers le ciel Sornit tendait les mains ;
Par-tout il roule une ardente prunelle,
A haute voix Adelinde il appelle.
Rien ne répond : seul, l’écho de ces lieux
Renvoyait Linde à son cœur amoureux.
A la douleur succède la furie.
La lance au poing, il saute de cheval :
J’aurai ma Dame, ou j’y perdrai la vie.
La porte était d’un acier infernal ;
Sa lance en feu contre elle se partage :
Plus furieux de se voir désarmé,
En cris confus il exhale sa rage,

Quand tout à coup il se trouve enfermé.
Le cœur humain est né pour la faiblesse,
Et l’héroïsme est un joug qui l’oppresse.
Le Chevalier commença par jurer,
Par braver tout, et finit par pleurer.
Dans le château quand Linde fut entrée,
Le ravisseur, la tenant par la main,
La conduisit, interdite, éplorée,
En certain lieu lugubre et souterrain ;
Puis il s’en fut. Il paraît à sa place
Un gros Hermite enflammé par la grâce,
A la lueur d’un lustre de cristal.
Ses yeux brillaient d’un éclat infernal ;
Le Moine en rut, dans sa rage cinique,
Sur ses appas porte une main lubrique ;
D’un bras nerveux à terre il vous l’étend,
Et Linde en pleurs criait : Mon Révérend !
Ce fut en vain : d’une moustache rude
Il va pressant sa bouche qui l’élude,
Et sa main dure, en ces fougueux transports,
De ce beau sein meurtrissait les trésors.
Linde mourait de plaisir et de rage,
Le maudissait en tortillant du cu,
Et quelquefois oubliait sa vertu.
Oh ! qu’il est doux, dans le feu du bel âge,
Pour un tendron, à son penchant livré,
De recevoir sur ses lèvres brûlantes
Mille baisers d’un amant adoré,
De le presser en des mains caressantes,
De se livrer et se laisser charmer !
Mais qu’il est triste, hélas ! de se confondre
Avec quelqu’un qu’on ne saurait aimer,
De se sentir à regret enflammer,
Et malgré soi brûler et lui répondre !
Linde pleuroit dans les bras du vilain.
Après qu’il eut sa luxure assouvie,
Il l’emmena sur une tour d’airain,
Qui commandait à toute la prairie.

Tel autrefois Saint-Jean le songe-creux,
Dans son désert, rêvant l’Apocalypse,
Était porté sur la voûte des cieux,
Comme Lansberg pour prédire une éclipse :
Il voyait là des animaux pleins d’yeux,
Des chandeliers, des vents, des sauterelles.
Des chevaux blancs, et quelques jouvencelles :
Linde ne vit ces objets merveilleux,
Et seulement le déloyal Hermite
Vous la posa brusquement de son long
Sur un chariot traîné par un Démon
Qui dans les airs soudain se précipite.
« Adieu la belle ; adieu, dit l’homme à froc,
« Dans un désert prenez en patience
« Cette aventure, et je jure Saint-Roch
« Que de vos jours ne reverrez la France :
« Vous apprendrez le but de l’Enchanteur ».
Mais suivons Linde ; elle appelle mon cœur.
Après avoir, dans sa course rapide,
Un jour entier fendu l’espace vide ;
Après avoir franchi de vastes mers,
Des monts, des lacs, des cités, des déserts,
Son char léger s’abattit de lui-même
Sur un rocher où Neptune orageux
Venait briser ses flots impétueux.
Dans le transport de sa douleur extrême,
De cris perdus elle frappa les cieux,
Et mille pleurs coulèrent de ses yeux.
« Quelle est, hélas ! quelle est ma destinée !
« S’écria-t-elle, après quelques instans,
« Dans l’univers errante, abandonnée,
« Triste jouet de noirs enchantemens,
« Loin d’un amant à vivre condamnée !
« C’est donc ici que le ciel rigoureux
« Fixe à jamais mon destin amoureux.
« Que deviendrai-je en ces déserts sauvages ?
« J’entends la mer se briser sur ces plages ;
« Tout est brûlé des feux ardens du jour…

« Ainsi mon cœur est brùlé par l’amour !
« O mon amant, quel effroyable espace
« En ce moment te sépare de moi !
« Que dis-je ? hélas ! mon cœur est près de toi ;
« Le tien peut-être a volé sur ma trace » !
Alinde alors poussa de longs sanglots,
Fondit en pleurs, et tomba sur le dos.
Dans ce moment d’amour et d’infortune,
Tendre Sornit, que n’étais-tu présent !
Ces yeux errans sous leur paupière brune,
Ces bras d’ivoire étendus mollement,
Ce sein de lait que le soupir agite,
Et sur lequel deux fraises surnageaient,
Et cette bouche et vermeille et petite
Où le corail et les perles brillaient.
Au Dieu d’amour tes baisers demandaient.
Quelques instans, Adelinde, plaintive,
De son amour entretint les regrets ;
Et soit le bruit des vagues sur la rive,
Soit même encor cette stupide paix
Qui naît du choc de nos troubles secrets ;
Elle dormit. Le Maître du tonnerre
Fit le sommeil exprès pour la misère.
Dans une tour, notre amant enfermé,
Voyant Alinde à ses baisers ravie :
« Amour, dit-il, Amour qui m’as charmé ;
« Ah ! suis ma Dame, et protège sa vie ;
« Rappelle-lui ses plaisirs, ses sermens ;
« Protège-la contre les maléfices,
« Contre elle-même et les enchantemens,
« Et quelquefois peins-lui tous les supplices
« Qu’elle me coûte en ces lieux effrayans.
« Quand elle dort, que ta voix lui rappelle
« Dans ces cachots que je veille pour elle ».
Comme il parlait, le tendre Chevalier
Sentit son dos en voûte se plier ;
En un poil dur sa peau douce est changée,
Ses mains d’ivoire et ses pieds rembrunis

En un sabot sont soudain racornis.
Pousse une queue, et sa tête allongée
D’oreilles d’âne est bientôt embranchée.
Tendre Sornit, du moins, dans ton malheur,
L’enchantement ne changea point ton cœur !
II veut parler, ses soupirs énergiques
Font du châtel résonner les portiques.
Le Dieu d’amour, qui l’avait entendu,
Pleure le trait que son arc a perdu.
« Eh quoi ! dit-il, moi, le Roi de la terre,
« J’aurai rendu cent Héros mes captifs,
« Et j’aurai fait qu’un ange de lumière
« Aura quitté le séjour du tonnerre,
« Pour forniquer avec deux tetons juifs ;
« Et mon courroux n’aura pas la puissance
« De se venger d’une telle insolence !
« Ah ! pour jamais périsse mon carquois,
« Si le Ténare est rebelle à ma voix,
« Si les Démons, les vents, et le tonnerre,
« Au même instant ne servent ma colère ».
Amour alors, affourché sur un vent.
Pique des deux, et vole au firmament.
Il était l’heure où, des grottes de l’onde,
Phébus se lève aux barrières du monde.
Les Chérubins, dans leurs alcôves d’or,
Sur l’édredon là-haut dormaient encor.
Amour arrive, et le vaste Empirée
De tout côté frémit à son entrée ;
Et sa présence a plongé tous les cieux
Dans un repos tendre et voluptueux.
Dieu sommeillait sans sceptre et sans couronne,
Sur le dernier des degrés de son trône,
Le cou posé sur un broc de nectar ;
Et cependant les rênes de la Terre
Erraient sans guide et flottaient au hasar.
Amour les prit, et monté sur un char
Qui contenait l’attirail du tonnerre,
La foudre en main, il sillonne les airs.

Menace, rit, évoque les enfers.
Le jour s’enfuit, l’éclair part, le ciel gronde,
Mille Démons, mille spectres hideux,
De leurs nazeaux, de leurs culs, de leurs yeux,
Soufflent dans l’ombre une lueur immonde.
Le gros Hermite, au donjon de sa tour,
En cercles vains agite sa baguette ;
Enchantemens, grimoires, amulette.
Tout est rebelle, et tout cède à l’Amour.
L’Hermitte enfin sort par une fenêtre.
Assis en l’air sur un grand farfadet ;
Sa dextre main une corne tenait,
L’autre la queue, et le monstre planait.
L’on vit soudain la forêt disparaître.
Et le château du profane Enchanteur
Dans l’horizon s’éclipser en vapeur.
Il ne resta qu’un âne dans la plaine :
Cet âne-là l’on devine sans peine.
Amour sourit avec un air malin,
De ce triomphe, ouvrage de sa main.
Aux flancs de l’âne il ajuste ses ailes,
D’un bond léger lui saute sur le dos,
Et de sa voix caressant les échos,
Sornit s’élève aux plaines éternelles.
Sauf le dessein, peut-être audacieux,
De dérober la foudre dans les cieux.
L’on applaudit à l’heureuse aventure,
Qui de l’Hermite a puni la luxure.
Mais cet amour, enfant capricieux,
Le plus petit et le plus grand des Dieux,
Pour l’intérêt d’une faible vengeance,
En arrachant aux fers un Paladin,
En prépara d’autres au genre humain.
Surcroît aux maux qui menacent la France.
Amour partit, et laissa dans les airs,
Et le tonnerre, et les fatales rênes,
Au gré du vent flottantes incertaines ;
Mais les coursiers qui, frappés des éclairs.

Ne sentent plus de main qui les réprime,
Des cieux profonds escaladent la cîme ;
Leur frein rougit d’une écume de feu,
Leur crin se dresse, ils s’agitent, hennissent,
Et par les airs, d’un pied fougueux bondissent :
Le char s’ébranle, et la foudre s’émeut ;
Son roulement remplit au loin le vide.
Frappe le ciel, emporte les coursiers.
Qui, furieux, impétueux, légers.
Enflamment l’air dans leur course rapide.
Des Chevaliers qui regagnaient le camp.
Virent de loin ce spectacle frappant.
Chacun avait sa douce amie en croupe
Loyalement, et l'amoureuse troupe
Allait errant et par monts et par vaux.
Anes la nuit, et le jour des Héros.
   Trois ils étaient, le Sire de Narbonne,
Guy de Bretagne, Etienne de Péronne ;
Tous fort courtois et loyaux Paladins,
Cherchant par-tout les hautes aventures.
Couverts d’honneur, de fange et de blessures ;
Car nos aïeux, comme nous, étaient vains,
Braves, légers, et de la renommée.
D’un nez avide avalant la fumée :
Jusques au bout les Gaulois seront ains.
   Le Chevalier Etienne de Péronne,
Avecque lui belle Dame menait,
Qu’à fétoyer les gens il obligeait,
Comme charmante et benoîte personne.
Qui des humains les autels méritaient.
Cettuite dame, on l’appelait Folie ;
Son œil était égaré, mais fripon.
Telle devrait se montrer la Raison ;
Elle plairait par la supercherie.
Et ferait plus, par un coin de teton,
Qu’avec Socrate, et Jésus, et Platon.
Folie est sotte ; oui, mais elle est jolie ;
Elle suivait en croupe le Héros,

Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/48 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/49 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/50 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/51 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/52 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/53 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/54 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/55 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/56 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/57 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/58 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/59 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/60 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/61 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/62 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/63 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/64 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/65 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/66 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/67 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/68 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/69 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/70 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/71 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/72 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/73 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/74 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/75 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/76 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/77 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/78 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/79 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/80 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/81 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/82 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/83 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/84 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/85 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/86 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/87 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/88 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/89 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/90 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/91 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/92 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/93 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/94 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/95 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/96 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/97 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/98 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/99 CHANT VII

Argument
Comment l’Ange gardien berné se vengea : comment Organt voyagea dans le Ciel, monté sur un Docteur.

O jeunes cœurs, c’est ainsi qu’on vous damne ;
Lancés à peine au sein du tourbillon.
Des séducteurs la criminelle adresse,
De l’innocence assiège la faiblesse,
Et par les sens lui donne la raison :
Dans une coupe aimable, enchanteresse.
Leur main adroite embaume le poison.
L’innocent boit ; adieu son innocence.
Adieu vertus, adieu paix de l'enfance.
Qu’arrive-l-il à l’esprit égaré ?
Avec l’Eglise et les Saints il fait schisme.
Met en oubli le dévot catéchisme,
Et les leçons de Monsieur le Curé.
Ainsi parlait d'Antoine le bon Ange,
Vilipendé naguère au cabaret,
Comme la Grâce au profane il versait.
Sur un nuage à grands pas il marchait,
Disant parfois : Il faut que je me venge !
Dans sa fureur, le front il se cogna,
Qui, sous le coup, étincelle jeta.
Il en sortit, par le même passage,
Certain projet bien méchant, quoique sage.
Ce grand dessein était de désunir
Antoine Organt, et cette Villageoise
Par qui jadis avint ladite noise :
Nice s’entend. Il sauta de plaisir ;
Et déployant ses ailes diaprées,
Et par les bords artistement dorées.
Il s’envola, derrière lui laissant
Certain rayon d’odorante lumière.
Qui jaillissait du céleste derrière.
Et suspendu majestueusement,
Droit il s’envole au pays des chimères,
Reines du monde, et sur-tout de nos pères.
Sur les confins de ce sot Univers,
Affreux séjour, et terme où tout expire,
Du vieux néant s’étend le vaste Empire ;
C’est là qu’on voit ces fantômes divers,
Enfans légers du sommeil et de l’ombre,
Se promener sous des formes sans nombre,
Au sein profond de l’éternelle nuit,
Fuyant le jour qui les anéantit.
Là, sont Docteurs, Médecins, et Sophistes,
Marchands de Ciel, Sectateurs, Alchimistes
Tendant la main, et maîtres d’un trésor ;
Creux Charlatans, dont la sotte science,
Ou bien plutôt notre avare ignorance,
A chaque instant métamorphose encor
L’or en fumée, et la fumée en or.
C’est là qu’on voit le Temple de Mémoire ;
L’orgueil en fut l’ingénieux auteur,
Et s’y plaça sous l’heureux nom de Gloire.
11 le bâtit de la sombre vapeur
Des actions fameuses sur la terre,
Et des forfaits enfantés par la guerre.
Il est assis sur des lauriers honteux.
Tenant en main quelques rameaux poudreux,
Dont il se sert à repousser sans cesse
L’opprobre altier qui le suit et le presse,
Et détourner l’importune lueur
De ce flambeau, dont l’équité terrible,
D’un œil profond, avide, incorruptible,
Vient éclairer le néant de son cœur.
Il a les mains et la lèvre sanglante,
Les yeux tendus, superbes, menaçans,
Et toutefois la bassesse impudente
Autour de lui brille un profane encens.
Dont la vapeur et les flots imposans
Font voir l’idole au travers d’un nuage
Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/102 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/103 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/104 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/105 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/106 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/107 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/108 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/109 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/110 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/111 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/112 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/113 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/114 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/115 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/116 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/117 82 OEUVRES COMPLÈTES DE SAINT-JUST La glaciale et brûlante R , De qui les feux ont fait rougir l'amour, Et dont le cœur, digne de Messaline, Parodia la Trinité divine, Avec trois culs l'un par l’autre pressés, Et se heurtant, unis et divisés. F , suivant et mignon des Héros, Lequel jamais ne dormit sur le dos; Cette C , nouvelle Cythérée, Que sur le sable apporta la marée; Et Dor , dont le palais branlant Mâche les vers de sa dernière dent; Cette Ch , ânesse de Cythère, Divinité dont Cybelle est la mère; FI enfin, sot avec dignité, Thersite en scène, Achille au Comité. Or de nos jours Balourdise inhumaine, Tantôt Thalie, et tantôt Melpomène, Sur un nuage attelé de dindons, Pendant la nuit, a, de ces régions, Devers Paris traîné ces Licophrons, Et notre France est une colonie Des champs déserts de l'Asinomaïe. Gente Huberti, mon Preux ne vous vit point Dans ce pays; vous étiez à Cythère Avec l’Amour, dont vous êtes la mère. Mathieu Paris n’est garant sur ce point; Mais vos talens valent bien sa chronique. Turpin était le minois d’Angélique; L’Abbé Tritême était celui d’Agnès. Organt s’en fut au Temple du Génie; Certaine odeur de loin prenait au nez, Odeur asine, odeur d’Académie. Figurez-vous les Quarante assemblés. Au milieu d’eux paroissait la Science, . Chroniqueur d’Arioste. . Chroniqueur de la Pucelle. Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/119 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/120 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/121 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/122 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/123 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/124 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/125 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/126 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/127 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/128 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/129 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/130 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/131 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/132 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/133 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/134 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/135 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/136 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/137 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/138 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/139 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/140 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/141 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/142 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/143 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/144 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/145 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/146 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/147 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/148 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/149 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/150 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/151 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/152 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/153 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/154 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/155 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/156 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/157 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/158 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/159 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/160 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/161 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/162 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/163 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/164 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/165 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/166 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/167 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/168 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/169 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/170 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/171 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/172 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/173 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/174 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/175 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/176 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/177 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/178 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/179 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/180 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/181 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/182 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/183 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/184 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/185 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/186 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/187 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/188 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/189 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/190 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/191 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/192 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/193 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/194 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/195 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/196 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/197 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/198 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/199 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/200 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/201 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/202 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/203 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/204 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/205 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/206 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/207 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/208 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/209 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/210 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/211 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/212 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/213 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/214 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/215 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/216 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/217 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/218 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/219 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/220 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/221 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/222 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/223 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/224 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/225 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/226 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/227 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/228 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/229 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/230 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/231 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/232 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/233 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/234 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/235 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/236 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/237 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/238 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/239 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/240 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/241 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/242 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/243 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/244 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/245 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/246 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/247 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/248 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/249 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/250 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/251 Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/252