Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 11.djvu/447

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calculs de l’univers, — pour frustrer toutes les prédictions, et pour raturer — la sentence vermoulue qui m’a stigmatisé — sur des apparences ! Chez moi le flot du sang — a jusqu’ici vainement coulé en extravagance ; — maintenant il se détourne et reflue vers la mer, — où il va se confondre avec l’empire des ondes — et couler désormais dans le calme de la majesté. — Convoquons maintenant notre haute cour du parlement ; — et choisissons si bien les membres de notre conseil — que le grand corps de notre État puisse marcher — de pair avec la nation la mieux gouvernée, — et que la paix ou la guerre, ou toutes deux à la fois, — soient pour nous comme des connaissances familières.

Au grand juge.

— Et en tout cela, mon père, vous me prêterez votre concours suprême. — Après notre couronnement, nous réunirons, — comme je l’ai déjà déclaré, tous nos États ; — et, si Dieu souscrit à mes bonnes intentions, — nul prince, nul pair n’aura sujet de souhaiter — que le ciel abrège d’un seul jour la vie fortunée de Harry !

Ils sortent.

Scène XVI.


[Le Glocestershire. Le jardin de Shallow au crépuscule.]


Entrent Falstaff, Shallow, Silence, Bardolphe, le Page et Davy.

SHALLOW.

Allons, vous verrez mon verger ; et sous une tonnelle nous mangerons une reinette de l’an dernier, que j’ai greffée moi-même, avec un plat d’anis et n’importe quoi… Venez, cousin Silence ; et ensuite au lit !