Page:Émile Nelligan et son œuvre.djvu/95

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.
45
LES PIEDS SUR LES CHENETS


Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À tout l’ennui que j’ai, que j’ai !…