Page:Érasme, Bonneau - La Civilité puérile, 1877.djvu/111

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vouloir ressembler aux baladins et aux singes. Suivant ses moyens et son rang, selon le pays et la coutume, on doit tenir à la propreté du vêtement ; il ne faut se faire remarquer ni par le débraillé, ni par une élégance indiquant le faste et la mollesse. Un peu de négligence dans l'ajustement ne messied pas à la jeunesse, mais il ne faut pas pousser cela jusqu'à la malpropreté.

Il y a des gens qui barbouillent de gouttes d'urine les bords de leurs chausses et de leur pourpoint ou qui portent sur leur jabot, sur leurs manches, de sales incrustations, non de plâtre, mais de morve ou de crachats. Il en est dont le manteau tombe tout d'un côté ; d'autres qui le laissent flotter en arrière jusqu'au bas des reins, et cela passe, aux yeux de certaines gens, pour de l'élégance. Comme c'est chose bienséante que les vêtements soient propres et soignés, de même faut-il qu'ils aillent bien. Si tes parents t'ont donné des habits élégants, ne tourne pas les yeux