Page:Érasme, Bonneau - La Civilité puérile, 1877.djvu/81

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ouvert ; tout plissé de rides, c'est un signe de sénilité ; mobile, il rappelle le hérisson ; menaçant, il fait songer au taureau.

Avoir la morve au nez, c'est le fait d'un homme malpropre ; on a reproché ce défaut à Socrate le Philosophe. Se moucher avec son bonnet ou avec un pan de son habit est d'un paysan ; sur le bras ou sur le coude, d'un marchand de salaisons. Il n'est pas beaucoup plus propre de se moucher dans sa main pour l'essuyer ensuite sur ses vêtements. Il est plus décent de se servir d'un mouchoir, en se détournant, s'il y a là quelque personne honorable. Si l'on se mouche avec deux doigts et qu'il tombe de la morve par terre, il faut poser le pied dessus. Il n'est pas convenable de souffler bruyamment par les narines, ce qui dénote un tempérament bilieux ; encore moins de faire entendre un ronflement, marque de violence, si cela est passé en habitude ; c'est excusable chez les asthmatiques et chez ceux qui ont l'haleine