Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 5.djvu/528

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INCOMPATIBILITÉS


PARLEMENTAIRES[1].





Citoyens représentants,


Je vous conjure de donner quelque attention à cet écrit.

— « Est-il bon d’exclure de l’Assemblée nationale des catégories de citoyens ? »

— « Est-il bon de faire briller aux yeux des représentants les hautes situations politiques ? »

Voilà les deux questions que j’y traite. La constitution elle-même n’en a pas soulevé de plus importantes.

Cependant, chose étrange, l’une d’elles, la seconde, — a été décidée sans discussion.

Le ministère doit-il se recruter dans la Chambre ? — L’Angleterre dit : Oui, et s’en trouve mal. L’Amérique dit : Non, et s’en trouve bien. — 89 adopta la pensée américaine ; 1814 préféra l’idée anglaise. — Entre de telles autorités, il y a, ce semble, de quoi balancer. Cependant

  1. Cet opuscule, publié en mars 1849, fut réimprimé, en 1850, peu de mois avant la mort de l’auteur. L’opinion qu’il y développe avait dans son esprit des racines profondes, ainsi qu’on peut le voir, au tome 1er, par sa Lettre à M. Larnac, qui date de 1846, et, de plus, par l’écrit de 1830, intitulé : Aux Électeurs du département des Landes. (Note de l’éditeur.)