Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 6.djvu/13

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À LA JEUNESSE FRANÇAISE




Amour de l’étude, besoin de croyances, esprit dégagé de préventions invétérées, cœur libre de haine, zèle de propagande, ardentes sympathies, désintéressement, dévouement, bonne foi, enthousiasme de tout ce qui est bon, beau, simple, grand, honnête, religieux, tels sont les précieux attributs de la jeunesse. C’est pourquoi je lui dédie ce livre. C’est une semence qui n’a pas en elle le principe de vie, si elle ne germe pas sur le sol généreux auquel je la confie.

J’aurais voulu vous offrir un tableau, je ne vous livre qu’une ébauche ; pardonnez-moi : qui peut achever une œuvre de quelque importance en ce temps-ci ? Voici l’esquisse. En la voyant, puisse l’un d’entre vous s’écrier comme le grand artiste : Anch’io son pittore ! et, saisissant le pinceau, jeter sur cette toile informe la couleur et la chair, l’ombre et la lumière, le sentiment et la vie.

Jeunes gens, vous trouverez le titre de ce livre bien ambitieux. Harmonies économiques ! Aurais-je eu la prétention de révéler le plan de la Providence dans l’ordre social, et le mécanisme de toutes les forces dont elle a pourvu l’humanité pour la réalisation du progrès ?

Non, certes ; mais je voudrais vous mettre sur la voie de