Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 7.djvu/239

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L’Atelier, autre journal rédigé par des ouvriers, conjure ses frères d’arrêter le mouvement irréfléchi qui les portait, dans le premier moment, à briser les machines.

Tous les journaux s’efforcent à l’envi de calmer et de flétrir un autre sentiment barbare que malheureusement l’esprit de parti avait travaillé pendant quinze ans à soulever ; nous voulons parler des préventions nationales. Il semble qu’un jour de révolution a fait disparaître, en la rendant inutile, cette machine de guerre de toutes les oppositions.

Paix extérieure, ordre intérieur, confiance, vigilance, fraternité, voilà les mots d’ordre de toute la presse[1].


52. — PÉTITION D’UN ÉCONOMISTE[2].


On signe en ce moment une pétition qui demande :

Un ministère du progrès ou de l’organisation du travail. À ce sujet la Démocratie pacifique s’exprime ainsi :

« Pour organiser le travail dans la société française, il faut savoir l’organiser dans l’atelier alvéolaire de la nation, dans la commune. Toute doctrine sérieuse de transformation sociale doit donc pouvoir se résoudre dans une organisation de l’atelier élémentaire, et s’expérimenter d’abord sur une lieue carrée de terrain. Que la république crée donc un ministère du progrès et de l’organisation du

  1. À partir du second numéro de la République française, celui du 27 février jusqu’au n° 5, du 1er mars 1848, le nom de Bastiat figure à la dernière ligne du journal avec les noms de ses autres rédacteurs. Il n’en est plus ainsi dans les numéros suivants : Bastiat ne signe plus le journal ; il se borne à signer ses propres articles.(Note de l’édit.)
  2. N° du 2 mars 1848 de la République française.(Note de l’édit.)