Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 7.djvu/441

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elle-même les bienfaits à répandre. Quelle pure gloire et quelle noble manière de se venger, s’il est vrai, comme on le dit, qu’elle y a été méconnue ! Voyez, bonne madame Schwabe, à prendre la grande cantatrice par cette corde du cœur. Je réponds du succès sur ma tête.

Nous touchons à une nouvelle année. Je fais des vœux pour qu’elle répande la joie et la prospérité sur vous et sur tout ce qui vous entoure.




11 mars 1849.

Je suis en effet d’une négligence horrible ; horrible, c’est le mot, car elle approche de l’ingratitude. Comment pourrais-je l’excuser, après toutes les bontés dont j’ai été comblé à Crumpsall-house ?

Mais il est certain que mes occupations sont au-dessus de mes forces. J’en serai peut-être débarrassé bientôt. D’après les avis que je reçois de mon pays, je ne serai pas returned. On m’avait envoyé pour maintenir la République. Maintenant on me reproche d’avoir été fidèle à ma mission. Ce sera une blessure pour mon cœur, car je n’ai pas mérité cet abandon ; et en outre, il faut gémir sur un pays qui décourage jusqu’à l’honnêteté. Mais ce qui me console, c’est que je pourrai reprendre mes relations d’amitié et les chers travaux de la solitude.

…C’est avec surprise et satisfaction que j’apprends votre prochain passage à Paris. Je n’ai pas besoin de vous dire avec quel plaisir je vous serrerai la main ainsi qu’à M. Schwabe. Seulement je crains que cette date ne coïncide précisément avec celle de nos élections. En ce cas, je serai à deux cents lieues, si du moins je me décide à