Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XI.djvu/143

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


LE PÈRE MONGILET


Dans le bureau, le père Mongilet passait pour un type. C’était un vieil employé bon enfant qui n’était sorti de Paris qu’une fois en sa vie.

Nous étions alors aux derniers jours de juillet, et chacun de nous, chaque dimanche, allait se rouler sur l’herbe ou se tremper dans l’eau dans les campagnes environnantes. Asnières, Argenteuil, Chatou, Bougival, Maisons, Poissy, avaient leurs habitués et leurs fanatiques. On discutait, avec passion les. mérites et les avantages de tous ces endroits célèbres et délicieux pour les employés de Paris.

Le père Mongilet déclarait :

— Tas de moutons de Panurge ! Elle est jolie, votre campagne !