Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XI.djvu/145

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


nades en omnibus pour vos bêtes de promenades dans les bois.

On lui demandait :

— Goûtez-y, Mongilet, venez une fois à la campagne, pour essayer.

Il répondait :

— J’y ai été, une fois, il y a vingt ans, et on ne m’y reprendra plus.

— Contez-nous ça, Mongilet.

— Tant que vous voudrez. Voici la chose : Vous avez connu Boivin, l’ancien commis-rédacteur que nous appelions Boileau ?

— Oui, parfaitement.

— C’était mon camarade de bureau. Ce gredin-là avait une maison à Colombes et il m’invitait toujours à venir passer un dimanche chez lui. Il me disait :

— Viens donc, Maculotte (il m’appelait Maculotte par plaisanterie). Tu verras la jolie promenade que nous ferons.

— Moi, je me laissai prendre comme une bête, et je partis, un matin, par le train de huit heures. J’arrive dans une espèce de ville, une ville de campagne où on ne voit rien, et je finis par trouver au bout d’un couloir, entre deux murs, une vieille porte de bois, avec une sonnette de fer.

Je sonnai. J’attendis longtemps, et puis on m’ouvrit. Qu’est-ce qui m’ouvrit ? Je ne le sus