Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XI.djvu/178

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— V’là mamzelle Clarisse qui va t’à ses amours.

Il avait bien deviné quelque chose, le gros malin, mais il ne cherchait pas à en savoir davantage, et certes il a été bien surpris en apprenant que sa cliente était madame Amandon, madame Marguerite, comme on disait dans Perthuis-le-Long.

Or, voici comment l’horrible découverte eut lieu.


Jamais mademoiselle Clarisse ne venait à ses rendez-vous deux soirs de suite, jamais, jamais, étant trop fine et trop prudente pour cela. Et maître Trouveau le savait bien, puisque pas une fois, depuis huit ans, il ne l’avait vue arriver le lendemain d’une visite. Souvent même, dans les jours de presse, il avait disposé de la chambre pour une nuit.

Or, pendant l’été dernier, M. le Premier Amandon s’absenta pendant une semaine. On était en juillet ; madame avait des ardeurs, et comme on ne pouvait pas craindre d’être surpris, elle demanda à son amant, le beau commandant de Varangelles, un mardi soir, en le quittant, s’il voulait la revoir le lendemain, il répondit :

— Comment donc !

Et il fut convenu qu’ils se retrouveraient à