Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XI.djvu/183

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Dès qu’elle l’aperçut, elle se jeta vers lui en criant :

— Sauvez-moi, sauvez-moi, Gontran… On a tué quelqu’un dans notre chambre.


Les explications furent difficiles. M. Trouveau, cependant, raconta la vérité et demanda qu’on relâchât immédiatement mamzelle Clarisse, dont il répondait sur sa tête. Mais le commis voyageur en chaussettes, ayant examiné le cadavre, affirma qu’il y avait crime, et il décida les autres voyageurs à empêcher qu’on ne laissât partir mamzelle Clarisse et son amant.

Ils durent attendre l’arrivée du commissaire de police, qui leur rendit la liberté, mais qui ne fut pas discret.

Le mois suivant, M. le Premier Amandon recevait un avancement avec une nouvelle résidence.


La Chambre 11 a paru dans le Gil-Blas du mardi 9 décembre 1884.