Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu/265

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Ce dimanche-là, c’était la fête du village, la fête annuelle et patronale qu’on nomme assemblée, en Normandie.

Depuis huit jours on voyait venir par les routes, au pas lent de rosses grises ou rougeâtres, les voitures foraines où jettent les familles ambulantes des coureurs de foire, directeurs de loterie, de tirs, de jeux divers, ou montreurs de curiosités que les paysans appellent « Faiseux vé de quoi » .

Les carrioles sales, aux rideaux flottants, accompagne d’un chien triste, allant, tête basse, entre les roues, s’étaient arrêtées l’une après l’autre sur la place de la mairie. Puis une tente s’était dressée devant chaque demeure voyageuse, et dans cette tente on apercevait par les trous de la toile des choses luisantes