Page:Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, tome 1.djvu/213

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pierre, fils de Maximilien, avocat au Conseil d’Artois, paroissien de Saint-Aubert, et Jacqueline-Margueritte Carraut, fille de Jacques-François, marchand brasseur, et de Marie-Margueritte Cornu, paroissiens dudit Saint-Jean ; la signature du contrat eut lieu le lendemain 2 janvier.

Quatre mois environ après la célébration de ce mariage, fut baptisé en la paroisse de la Madelaine, le 6 mai 1758, Maximilien-Marie-Isidore, né le même jour sur les deux heures du matin en légitime mariage dudit Maximilien-Barthélemy-François et de Jacqueline Carraut. Le nouveau-né eut pour parrain M. Maximilien Derobespierre, son grand’père paternel et pour marraine Marie-Marguerite Cornu, sa grand’mère du côté maternel. Ce Maximilien-Marie-Isidore Derobespierre n’est autre que le conventionnel.

Il paraît donc hors de contestation que sa famille était originaire de Carvin où ses ancêtres avaient occupé des charges importantes.[1]

Les de Robespierre, DRobespierre ou Derobespierre possédaient même un blason qu’avait fait enregistrer Yves DRobespierre, marchand d’épines à Carvin, en conformité de l’arrêt du 5 mars 1697 ; ces armoiries étaient d’or, à une bande de sable, chargée d’un demi-vol d’argent.[2].

  1. Les archives du Pas-de-Calais possèdent, dans la série E, quelques documents intéressants provenant de la collection V. Barbier ; citons une « lettre d’achat au profit de Joseph du Quesne, censier de la grande censé de Camphin », signée de R. de Robespierre (1604) ; un bail de terres, labourables, consenti par M. de Launay à Marie-Antoinette Martin, veuve de Martin de Robespierre (20 juin 1730) et différents actes signés R. de Robespierre, R.-C-M. De Robespierre, Martin De Robespierre, L.-T.-J. Derobespierre.
  2. M. de Marquette publie, à la page 402 de son Histoire générale du Comté de Harmes, les renseignements suivants sur l’étymologie du nom de Robespierre et sur les armoiries d’Yves Derobespierre ; nous reproduisons ces lignes à titre documentaire.

    « Il ne faut pas perdre de vue que les armoiries parlantes ont eu leur règne et une signification par rapport aux familles qui les ont employées. Je crois que celles qui ont été enregistrées après la comparution et la déclaration d’Yves Robespierre veulent exprimer ces deux mots : le voleur Pierre, ou Pierre le voleur. La racine du premier est Rob ou Rouba qui signifie vol, d’où le demi-vol d’argent, et le sable de la bande rappellerait la pierre pul-