Page:Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, tome 1.djvu/91

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AVERTISSEMENT




L’Académie d’Amiens[1] mettait chaque année au concours un sujet pour un prix de Lettres ou d’Éloquence ; en 1772 elle proposa l’éloge de Voiture, en 1778 celui de J. B. Rousseau, en 1781 celui de Gresset. Pendant trois années consécutives, bien qu’elle eût pris le soin d’avertir qu’un éloge académique ne devait être ni une oraison funèbre, ni un panégyrique, aucun des mémoires adressés au concours ne lui parut digne de remporter le prix. En août 1784, elle proposa pour la quatrième fois l’éloge de Gresset, et le prix devait en être quadruple, c’est-à-dire 1, 200 livres ou quatre médailles d’or[2]. Les mémoires devaient être envoyés, francs de port, ou sous le couvert de l’intendant de Picardie, avant le 15 juin 1785, au secrétaire perpétuel de l’Académie avec une devise répétée sur le billet cacheté, qui devait contenir le nom de l’auteur.

Le 25 août 1786, jour de la fête de Saint-Louis, l’Académie d’Amiens s’assembla le matin au couvent des révérends pères Cordeliers pour entendre la messe et le panégyrique du Saint prononcé par l’abbé Beuzebocq, chanoine de la Cathédrale ; l’après-midi elle tint sa séance publique dans la grande salle de l’Hôtel-de-Ville. Le secrétaire perpétuel, pour lors l’avocat Gossart, annonça que l’Académie préfé-

  1. Lettres, Patentes, Statuts et règlements de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d’Amiens, avec la liste des académiciens. Amiens J.-B. Caron l’aîné, 1785, 47 p. in-12°.
  2. Affiches, annonces et avis divers de Picardie, Arluis et Soissonnois. À Amiens, du bureau des Affiches, chez Caron l’aîné, imprimeur du Roi, place du Périgord, du samedi 11 septembre 1784, 4° p. 148.