Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/88

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Abbregé de la deuxiesme Partie, dans laquelle sont rapportées les conséquences de ces Expériences, touchant la matière qui peut remplir cet espace vuide en apparence, divisée en plusieurs propositions, avec leurs démonstrations.

propositions


i. Que l’espace vuide en apparence n’est pas remply de l’air extérieur qui environne le tuyau, et qu’il n’y est point entré par les pores du verre.

2. Qu’il n’est pas plein de l’air que quelques Philosophes disent estre enfermé dans les pores de tous les corps, qui se trouveroit, par ce moyen, au dedans de la liqueur qui remplit les tuyaux.

3. Qu’il n’est pas plein de l’air que quelques-uns estiment estre entre le tuyau et la liqueur qui le remplit, et enfermé dans les interstices ou atomes des corpuscules qui composent ces liqueurs.

4. Qu’il n’est pas plein d’un grain d’air imperceptible, resté par hazard entre la liqueur et le verre, ou porté par le doigt qui le bouche, ou entré par quelqu’autre façon, qui se rarefieroit extraordinairement, et que quelques-uns soutiendroient se pouvoir rarefier assez pour remplir tout le monde, plustost que d’admettre du vuide19.

19. Voir en particulier la première Narration de Roberval, supra, p. 24.