Page:7e Congrès hygiène sociale Roubaix 1911.djvu/14

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qualité a l’agréable mission de vous souhaiter la bienvenue. Je le ferai de tout cœur, et je crois répondre à votre désir, bien que notre Président de l’Alliance d’hygiène sociale ne soit pas là, en rappelant tout ce que nous devons à M. Léon Bourgeois. Sa très grande compétence, sa haute autorité, sa sûre direction ont fait de lui — on ne peut faire un plus bel éloge — le digne successeur de notre fondateur, M. le président Casimir Périer. (Applaudissements.)

Au fauteuil, je rencontre M. Siegfried, qui préside la première séance de ce Congrès où l’on va se consacrer particulièrement à l’étude du problème de l’habitation salubre, je rencontre ; dis-je, M. Siegfried, ce législateur averti et bienfaisant, qui a attaché son nom respecté aux premières lois sur les habitations à bon marché. (Applaudissements.)

Dans un autre compartiment de nos études se trouve aussi M. Ribot, que nous verrons tout à l’heure, et qui a donné son nom, comme M. Siegfried, à une loi fort bienfaisante. (Applaudissements.)

Eh bien, il me vient à l’esprit que quand plus tard les gens qui s’occuperont d’histoire sociale fouilleront nos archives pour y trouver l’histoire sociale de notre temps, ils ne pourront que s’instruire en relisant les rapports si substantiels et si précieux dont j’ai pris connaissance et qui ont été de la part de certains d’entre vous la préparation véritablement utile de notre beau Congrès.

Mes chers collègues, nous sommes ici dans une ville qui se prête admirablement aux études que vous allez faire. Lorsque dans notre pays du Nord nous voulons essayer une institution nouvelle, lorsque nous voulons voir où elle peut porter, lorsque nous avons à nous inspirer de quelque hardiesse pour l’inaugurer, c’est à Roubaix que nous venons, car Roubaix est le pays de toutes les initiatives généreuses. (Applaudissements.)

On y fait toujours crédit aux hommes de bonne volonté.

Eh bien, dans cette ville qui est une ville de labeur implacable, qui est une ville de progrès, sans timidité, nous allons travailler sans relâche avec toutes nos ressources, et je crois que quand nous aurons, par nos travaux, acheminé le travailleur vers l’habitation salubre à laquelle il a droit, lorsque nous aurons préparé pour ses poumons l’accès à l’air pur et qu’il s’en pourra gorger, si nous y avons introduit le bonheur,