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LA QUESTION D’ALSACE

seconde matinée, dont le bénéfice devait être versé à la caisse de secours pour les sinistrés d’Italie. Le programme comportait les Plaideurs, de Racine, L’anglais tel qu’on le parle, de Tristan Bernard, et un acte de Valabrègue. Le 31 décembre, la Revue reçut une ordonnance qui interdisait la représentation. Comme le directeur de la Revue se rendait au ministère pour s’y entretenir d’une affaire de loterie, on lui insinua alors que l’affaire de la représentation prendrait une autre tournure si la Revue alsacienne illustrée voulait donner également des pièces de théâtre allemandes. Le directeur observa seulement que le théâtre municipal donnait assez de pièces allemandes pour contenter les vœux de la population, et que le succès des représentations françaises prouvait que celles-ci répondaient à un besoin. Cette conversation était purement privée. Devant l’émotion que soulevait l’interdiction, les organes officiels affirmaient que le refus opposé par la Revue alsacienne illustrée de donner des représen-