Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/49

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gna tout attristé, cheminant lentement à travers les sentiers des bois dans lesquels il s’attarda à manger des cornes ou des alizes. Le soir venu, s’étant égaré et ne sachant où coucher, il eut l’idée d’imiter le petit Poucet et de grimper dans un arbre pour tâcher de découvrir un gîte. Bien lui en prit, car il aperçut une lumière et se dirigea de ce côté.

Un château s’offrit bientôt à sa vue. Il frappa timidement à la porte de ce logis pour demander à passer la nuit. Une belle dame vint lui ouvrir, et, en examinant le petit voyageur, son cœur s’attendrit. « Entre, mon enfant, s’écria-t-elle, viens réparer tes forces. » Elle lui fit servir un pigeon rôti, et, lorsqu’il eut bien mangé, elle lui dit d’aller prendre du repos.

Le lendemain matin, Jean, en se réveillant, sentit quelque chose de dur sous son oreiller. Il regarda ce que c’était et découvrit un sac renfermant cinquante écus. « Cet argent n’est point à moi, pensa-t-il, je ne dois pas y toucher. »

Afin de ne pas abuser de l’hospitalité de