Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/52

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Le nouvel étudiant s’en allait souvent à la ville voisine habitée par le roi, et un jour qu’il se promenait sur les places publiques il entendit publier, à son de trompe, et au nom du souverain, que celui qui réussirait à faire rire la princesse sa fille, atteinte d’une maladie que le rire seul, au dire des médecins, pouvait guérir, obtiendrait sa main.

De retour à la maison, il raconta ce qu’il avait entendu publier, et la fée lui répondit :

— Il ne tient qu’à toi d’épouser la princesse et dès demain, si tu le veux, je te mettrai à même de la faire rire.

— Qu’inventez-vous pour cela ?

— Tu le verras demain, si tu es toujours décidé à tenter l’aventure. »

Le lendemain, après le déjeuner, la fée lui demanda s’il avait réfléchi à sa proposition.

— Oui, dit-il, et j’attends ce que vous allez me donner pour faire rire la malade.

— Va dans la cour où tu trouveras une voiture qui marche seule, ce qu’on a pas encore vu. Monte dedans, va te promener à la ville, et, si la princesse te voit, je t’assure qu’elle rira de bon cœur.