Page:Aimard, Auriac - L’Aigle-Noir des Dacotahs.djvu/80

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CHAPITRE vi

l’eau !


Penché sur la longue crinière de son rapide cheval, Waltermyer dévorait l’espace, suivi du père désolé, et de quelques braves compagnons. Chacun courait en silence, sans respirer, l’œil au guet, l’oreille tendue. Toute la troupe savait qu’une minute perdue serait un malheur irréparable.

Mais on restait indécis sur la direction à prendre. Miles Morse qui suivait à grand-peine l’allure impétueuse du trappeur, lui fit part de ses incertitudes.

— Ah ! je le sais bien, mon chemin, répondit-il brusquement en galopant toujours ; comprenez-